Maamar Boudersa au sujet de l’autonomie de la Kabylie

La crise du pouvoir centralisateur et monopoliste qui ne laisse aucun pouvoir aux collectivités locales (APC-APW) pousse les gens à chercher des solutions qui leur paraissent les meilleures pour régler les problèmes de ses habitants. L’autonomie peut être interprétée de plusieurs manières. La réduire à la seule Kabylie est une question sujective qui regarde l’auteur. Les actuels codes de l’APC et de l’APW sont en contradiction flagrante avec l’esprit et les lettres des articles 14,15 et 16 de la consititution qui parlent déjà de décentralisation et de participation des citoyens à la gestion des affaires publiques. Pour celà, il faut que l’exécutif de wilaya soit élu par l’APW et responsable devant elle. Actuellement, c’est l’APW et l’APC qui sont responsables devant le wali, représentant de l’exécutif. Il faut proposer de nouvelles lois relatives à la commune et à la wilaya, où les exécutifs seront élus et responsables devant les élus. Le pouvoir veut créer des wilayas-déléguées, alors que la consitution actuelle limite les collectivités aux seules communes et wilayas. Au lieu de s’attaquer à Ferhat M’henni, il faut s’attaquer au système de pouvoir qui a permis l’émergence de ce monsieur qui est connu de tous. L’échec et l’amertume sont suicidaires. On n’a pas le droit moral de juger un homme qui vit un état suicidaire, politiquement, culturellment s’entend. Il a ce courage de déranger les âmes mortes qui se réveillent quans les autres proposent. Les âmes mortes n’ont pas de propositions. Ils savent dénigrer les autres qui inventent les idées qui leur parait nouvelles. La décentralisation du pouvoir est une revendication nationale du Sud au Nord, d’Est en Ouest. Pourquoi avoir l’autorisation d’Alger pour creuser un puit au Sud, à Adrar. Pourquoi demander un crédit à Alger, alors que l’agence locale peut l’accorder. Il faut connaitre le véritable fonctionnment des administrations et de l’économie pour connaitre les souffrances du peuple algérien. Tout se décide à Alger. Il faut laisser l’autonomie aux collectivités locales dans tous les domaines qui ne relèvent pas de la souveraineté nationale (défense, affaires étrangères, monnaie, etc..). Les Algériens se sont autodéterminés en 1962. Ils ne peuvent pas s’autoadministrer en 2008. Les APC et APW n’ont pas le droit de prélever les taxes locales. Le pouvoir central les prélève à leur place et les leur donne comme il veut quand il veut. Il a endetté beaucoup de communes. La fiscalité prétrolère est mal répartie entre les communes. Ce sont les communes et wilayas pauvres qui se sont appauvries par ce système de répartition des ressources fiscales. Il faut proposer l’alternative à ce système de pouvoir par la fondation de la république algérienne démocratique et sociale, telle que voulue par les héros légendaires du 1er novembre 1954 par l’élection d’une Assemblée Nationale Constituante qui aura le pouvoir d’élaborer et de voter la consitution de la république voulue par nos aînés qui se sont sacrifiés par leurs vie. Aujourd’hui, le seul sacrifice demandée est une vertue: du courage, de la lucidité, de l’intelligence et l’avenir de l’Algérie avant l’avenir du pouvoir. Le choix s’opère vite. Le pouvoir est provisoire, l’Algérie est éternelle. Elle a appartenu à nos ancêtres et elle appartiendra aux générations futures. Elle n’est pas la propriété du pouvoir.
Merci.
Par MAAMAR BOUDERSA pour www.ffs1963.unblog.fr

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