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Archive pour le 22 juillet, 2008

Et votre confort M. Ould Kablia ?

« Le confort douillet » de Addi Houari n’a absolument rien à voir avec votre confort M. Ould Kablia, de vos compaires et le confort des béni-oui-oui du parlement. Ce n’est pas digne de s’en prendre à la personne qui est d’un avis contraire. Boussouf ou un autre ne sont pas des saints. On ne vous a pas entendu sur les victimes de Boussouf: Abane, Khider et autres illustres patriotes.
L’Algérie a vu comment les décideurs, enfants de Boussouf par excellence, ont soudoyé les moudjahine comme vous et les séparer du peuple. L’Algérie est devenue un butin pour vous. Vous avez des droits que nous les misérables n’aurons jamais. Au moment où des centaines de milliers de personnes croupissent dans les bidonvilles, vous vous arrogez le droit de tout rafler vous et maintenant vos enfants. Sans qu’ils soient dans le besoin.
L’Esprit Boussouf encore en vigueur, ne laisse pas de liberté de critiquer et crier très fort à l’injustice dans les médias en Algérie.
L’histoire ne manque pas des situations où des héros sont devenus la honte de leur peuple. Pétain, MNA, vous rappellent-t-ils quelque chose ?
Grâce à vous, de tels commentaires sont passibles de la peine de mort en Algérie. Alors que ce devait être une libre expression. On a le droit à l’autocritique. Y’a pas que vous qui savez parler. On n’est plus à la révolution où les divergences étaient interdites.

Par un anonyme

Vous nous faites honte !

Rappel de quelques événements pour se rendre compte de la honte que nous font ceux qui dirigent ce pays. 

Avion de Angela Merkel troué :

Un incident s’est déroulé aux alentours de 13h30 (le vol était prévu à 15h) lors de l’accostage de la passerelle à la porte de l’avion mais une mauvaise manipulation d’un des agents au sol a causé des dommages au fuselage de l’avion de la chancelière allemande Angela Merkel en visite à Alger les 16 et 17 juillet derniers.
Un trou de 30 centimètres était béant sur le fuselage de l’Airbus Théodor Hess de la Bundesluftwaffe qui était donc obligé de rester au sol

Moratinos et le mauvais interprète:  

Lors de la conférence de presse animée à Djenane El Mithak, par le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci et son homologue espagnol, Miguel Angel Moratinos, le 8 juillet dernier, l’interprète recruté à l’occasion a commis une bourde impardonnable. En effet, traduisant de l’espagnol vers le français, l’interprète a carrément déformé les propos du chef de la diplomatie espagnole. Alors que M. Moratinos a déclaré que le Maroc et l’Algérie sont des pays amis tout comme le Sahara occidental, notre interpréte a fait la traduction suivante: «Le problème du Sahara occidental doit être réglé par les deux parties l’Algérie et le Maroc». Comprenant parfaitement la langue de Molière, le ministre espagnol a rétorqué en disant: «Je n’ai pas dit ça» !   

Office national du Hadj échoue !  

L’office national du Hadj a échoué, de l’avis même du ministre des affaires religieuses, dans sa mission d’organiser la saison du Hadj.   

Identification des puces:

Depuis février 2008, lAutorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) ne cesse de parler d’une date butoir pour la fin de l’opération d’identification des puces anonymes de la téléphonie mobile. Hier encore, l’ARPT a décidé de proroger au 10 octobre 2008 le délai. 

Pas d’assurance vie pour nos diplomates !

La fille du diplomate Belaroussi a déclaré au quotidien El Watan que les servcies des Affaires étrangères leur ont dit qu’il n’ y a aucune assurance vie pour nos diplomates exerçant dans des pays en guerre. « Nos diplomates doivent savoir qu’ils ne sont protégés nul part par leur Etat », lance Safia qui considère cette réaction comme un «deuxième assassinat» de son père. El Mouhtarem

Actes de décès pour les deux diplomates

La famille du diplomate algérien, Belaroussi, assassiné en Irak en juillet 2005, a indiqué au quotidien El Watan avoir reçu le 21 juillet dernier l’acte de décès de leur père. « Les responsables de l’administration des affaires étrangères,  nous ont informés qu’ils ne pouvaient rien faire pour réclamer les corps des défunts dont l’exécution a été annoncée par Al Qaïda le 27 juillet 2005″, a déclaré en pleurs Moufida Belarouci.

El Mouhtarem

Une famille face au mépris …

falmille.jpgLes évènements qui suivent et rapportés par le quotidien arabophone « Al-Fadjr » dans son édition du 8 avril 2008 et toujours en ligne dans son édition électronique d’aujourd’hui (lundi 21 juillet 2008), se sont produits dans la commune de Bouchekouf, dans la wilaya de Guelma.

Le journal fait état de dépassements qui « dépassent l’entendement » commis à l’endroit d’un citoyen, par le Directeur du complexe de confection d’habillement militaire. Celui-ci, selon le journal, citant le plaignant « a procédé à  la démolition de sa maison, mitoyenne au complexe, alors que la victime détient tous les documents attestant qu’il en est propriétaire. »    

Les faits, écrit le journal sur la base d’informations fournies par le concerné, remontent au 16 avril 1991, lorsque Rouaikia Boudjema avait bénéficié d’une autorisation d’ériger une habitation sur un terrain, appartenant aux Bien de l’Etat, « délivrée par l’officier responsable du complexe d’alors, en la personne de Mrimeche Salim. »

Cependant, poursuit la victime, se confiant au journal, le 27 décembre 2004, « un autre responsable est installé en remplacement de Rouaikia. Le nouveau Directeur, l’officier Mohamed Arahmania remet tout en cause et sans aucun préavis, « intime l’ordre à Rouaikia Boudjema de quitter la demeure et de l’évacuer sur le champ. » En réaction au refus de son antagoniste de se  plier à cette injonction, expliquant  qu’il n’avait aucune autre maison où abriter sa famille, il se voit licencié de son poste de travail, en tant que jardinier du complexe ».

Dans ses démarches en vue de récupérer sa maison, Rouaikia Boudjemaa affirme avoir sollicité même le Président de la République qu’il a réussi à rencontrer à deux occasions, rapporte le journal. Sa première rencontre avec Bouteflika remonte à 2004, à la Grande Mosquée d’Alger, lors de la prière de l’Aïd El Kabir et où il a pu lui remettre une lettre dans laquelle il expose les dépassements dont il a fait l’objet. La suite réservée à ces doléances par les services de la Présidence était « de saisir l’instance judiciaire et de s’en remettre à son verdict ». Sa seconde rencontre avec le Président a lieu le 25 décembre 2005, dans les mêmes circonstances et au même endroit.

La réponse  qu’a formulée le président, écrit le quotidien, citant Rouakia était textuellement : « Sur la tête de ton père et sur celle de ton grand-père, sache que le Directeur du complexe ne te touchera pas, s’il se confirme que tu détiens un document des Biens de l’Etat attestant ta possession du lot de terrain. »

Après tant de péripéties et de nombreuses autres démarches, Rouaikia continue-t-il son récit au journal, se résout à porter sa cause devant la justice, le 8 février 2006. L’affaire jugée en première instance, au tribunal de Bouchekkouf, rétablit le plaignant de son droit et rejette l’accusation  « de construction illicite sur un terrain appartenant au complexe de confection d’habillement militaire ». Le Directeur du complexe, ne l’entendant pas de cette oreille, décide de faire appel devant la Cour de cassation de Guelma qui tranche en sa faveur. De son côté, Rouakia Boudjemaa, porte plainte devant le Ministre de la justice, « qui demande à consulter le dossier de l’affaire en question »

La nuit où le cauchemar commence…

Le 8 février 2006, à minuit, poursuit le journal, « au moyen d’un bulldozer, le Directeur du complexe défonce la porte de la maison objet du litige et la vide de tout son ameublement et autres appareils électroménagers pour les transporter et les parquer à l’intérieur du complexe et procédé, par la suite, à la démolition de l’habitation sous les yeux des enfants, terrorisés par ces scènes de violence ». « La famille  Rouaikia, précise le journal, n’a, à ce jour pas pu récupérer ses biens confisqués. »

Le cauchemar de cette famille, jetée à la rue, ne fera que commencer. En effet, relate la victime, « sa femme et lui ont été emmenés dans la caserne de la Gendarmerie pour y être enfermés, trois jours durant. » Dans la même nuit de leur arrestation,  écrit le journal, citant toujours la victime, le procureur de la République de la cour de Bouchekouf, « arrive et se met à proférer des insultes à son encontre et ce, en présence du Chef de brigade. Ce dernier, ajoute-t-il, le projette par terre pendant que d’autres gendarmes se mettent à lui porter des coups de pied. », Même son épouse, et sa fille, âgée de 16 ans, ont subit les brutalités des mêmes gendarmes. Selon le témoignage de Madame Rouaikia Hadda, rapporté par le journal, « elles ont été passées à tabac et traînées par les cheveux, par le Chef de brigade nommé « Hocine » précise-t-elle dans son récit, « celui-ci lui passe les menottes au travers d’une branche d’arbre  pour s’occuper de la jeune fille qu’il saisit par les cheveux pour la traîner par terre ». Indignée par tant de violence, confie Madame Rouakia, « elle brise la branche avec laquelle elle assène des coups au chef de brigade, craignant, selon elle, que l’assaillant ne porte atteinte à l’honneur de sa fille. » 

Une famille dans la détresse …

Depuis ces évènements, la famille Rouaikia est devenue SDF et a trouvé refuge dans un hangar pour animaux. Ce qui n’est pas sans incidences sur la santé des enfants qui ont dû mettre fin à leur scolarité dont deux  errent  à travers les rues de Blida, selon le journal qui précise que l’un d’entre eux souffre d’une affection cardiaque et d’aliénation mentale. Même les certificats médicaux établis par la famille Rouaikia en conséquence, et pour les verser au dossier de plainte « ont été confisqués par les gendarmes ».  Poursuivant leur acharnement, « les auteur de ces agissements, affirme le couple Rouaikia, s’en sont pris aux arbres fruitiers plantés aux alentours de la maison et les arrachant et détruit des ruches lui appartenant. »

A travers son  témoignage, la famille Rouakia veut « lancer, par le biais du journal, un cri de détresse en direction du Président de la République et du Ministre de la justice et Garde des sceaux  et solliciter leur intervention  pour « l’arracher à la misère et au dénuement dans lesquels elle a été jetée, par des personnes censées  préserver la dignité et la vie des citoyens  que sont des gendarmes de la commune de Bouchekouf et qui n’acceptent pas les décision de justice à laquelle elle s’en est remis, comme les lui ont suggéré les services de la présidence ».

Traduction R. Zenati (Les intertitres  ne sont pas du journal)

En souvenir de Ali Belaroussi et de mon ami Azzedine Belkadi

deuxdiplomates.jpg

Le 25 juillet 2005, j’étais avec des amis journalistes quand j’ai appris ton assassinat par des terroristes en Irak. Les journalistes m’ont posé une question sur ton éventuelle appartenance au DRS algérien. Te connaissant depuis de longues années, j’ai vite démenti ces allégations mensongères. Je savais que l’accusation visait à justifier ton assassinat.

Azzedine, tu étais estimé pour ta simplicité, ta modestie et ta conduite exemplaire. Tu étais au service de la jeunesse et du mouvement associatif. Tu es mort en martyr. Repose en paix mon ami.  El Mouhtarem

L’Algérie est-elle à la veille d’une révolution démocratique ?

Les jours du général Mohamed Mediene dit Toufik à la tête du DRS sont comptés. Son limogeage ou «sa démission» sont imminents. Cette fois, il ne peut survivre au terrible scandale de la révélation du journal italien La Stampa qui a décrit comment les moines de Tibhirine et l’évêque d’Oran ont été assassinés par les militaires.

Le silence pesant du pouvoir algérien et de tous ses satellites, qui n’ont pas encore réagi, prouve qu’un profond malaise s’est installé à la tête de l’Etat et de l’ANP. Ce calme malsain précède la tempête qui ne va pas tarder à s’abattre dans les sphères du pouvoir ou… dans la rue.

La parenthèse de 20 ans de dictature militaire depuis les événements d’octobre 88 va-t-elle enfin se refermer pour laisser le processus politique de souveraineté populaire reprendre son cours?

Toufik a été nommé au département renseignement et sécurité (DRS, ex-Sécurité Militaire) en septembre 1990 en même temps que son adjoint Smain Lamari (décédé en septembre 2007). Ils ont été proposés à ces postes au président Chadli par son directeur de cabinet, le général Belkheir qui couvaient leur carrière depuis longtemps. Toufik et Smaïn n’ont dû leur longévité qu’à leur folie sanguinaire et à la protection de Belkheir, lui-même protégé par de puissants lobbies.

Mais l’énormité du scandale de la tuerie des moines et l’émotion suscitée par la mise en scène de leur décapitation sont telles que ces lobbies protecteurs ne peuvent plus rien faire pour eux. Le linge sale du sang des manipulations du terrorisme doit maintenant être lavé entre algériens. L’honneur de toute une armée vient d’être bafoué par une telle infamie.

Pour se maintenir à leurs postes, Toufik et Smaïn ont commis les pires crimes et exactions, contre le peuple et contre leurs propres compagnons d’arme.

Déjà en janvier 92, le président Chadli voulait limoger Toufik et le général Khaled Nezzar, alors ministre de la défense. Il n’en eut pas le temps et fut destitué. Son successeur «imposé par l’armée» Mohamed Boudiaf était arrivé à la même nécessité de se débarrasser des patrons de la sécurité militaire qui géraient et protégeaient les réseaux de corruption. Il fut assassiné d’une rafale dans le dos le 29 juin 1992.

En juillet 1993, Kasdi Merbah, ancien patron de la sécurité militaire sous Boumediene de 1962 à 1978, a senti un vent de changement à la tête de l’ANP avec la nomination de Liamine Zeroual qui venait de remplacer Nezzar, qui avait échappé de peu à un attentat à la bombe à El Biar. Il s’est proposé à Zeroual pour reprendre du service à la tête de la SM. Il fut assassiné le 21 août 1993.

En 1996, Zeroual, devenu président de la république a voulu nommer le général Saidi Fodil à la place de Toufik. Son assassinat fut maquillé en accident de la route à Ouargla où il était en poste à la tête de la 4ème région militaire.

En 1997, Zeroual a voulu nommer son ami, le général Mohamed Betchine, ex-patron de la SM (88-90), comme ministre de la défense pour se débarrasser de Toufik. Ce dernier a répliqué par l’organisation de massacres de civils à grande échelle qui créèrent la psychose jusqu’aux portes d’Alger. Les souvenirs de Raïs, Bentalha, Beni-Messous, etc… ont atteint les sommets de l’horreur. Betchine, puis Zeroual furent poussés à la démission.

Enfin, en avril 2001, deux ans après son élection, Bouteflika a tenté de limoger Toufik, qui a aussitôt enflammé la Kabylie avec la complicité de ses alliés dans la gendarmerie. Et pour empêcher le FFS et le RCD de récupérer le mouvement de protestation, Toufik a provoqué la création des arouch en les infiltrant. Le brasier kabyle fut entretenu jusqu’à la conclusion d’un accord sur le 2ème mandat de Bouteflika.

Aujourd’hui, la situation est des plus critiques pour le pays. D’un côté, Bouteflika, malade et en fin de règne, ne présente plus aucune crédibilité ni pour le régime, ni pour la population. D’un autre côté, l’agent du DRS Ahmed Ouyahia, sentant l’aubaine du chaos, fait le forcing pour asseoir son autorité sur les appareils sécuritaires et prendre le pouvoir par la censure et la répression des opposants.

Le tout nouveau mandat d’arrêt lancé contre le président soudanais, Omar El Bechir, par le procureur général de la Cour pénale internationale (CPI), est venu ajouter de l’huile sur le feu qui a gagné les sphères du pouvoir, complètement affolées.

La vérité sur les «assassinats pédagogiques» des chrétiens en Algérie, que le DRS voulait attribuer à des «terroristes islamistes», est maintenant dévoilée au grand jour. Ce nouvel épisode de l’affaire des moines donne du crédit à toutes les autres révélations faites par des officiers du DRS et de l’ANP qu’on peut découvrir sur le site du MAOL (www.anp.org) ou dans les livres publiés par Hichem Aboud, Habib Souaïdia, Mohamed Samraoui, Abdelkader Tigha.

Cela veut dire aussi que toutes les plaintes déposées contre les généraux (disparus, assassinats, torture, etc…) vont être regardées d’un autre œil et leur procédure accélérée.

Mais, alors qu’on sent bien que les généraux en poste ou à la retraite s’agitent dans tous les sens, il est regrettable de constater que les opposants politiques et les intellectuels continuent à somnoler comme s’ils n’étaient pas concernés.

Il faut se rendre compte que l’Algérie politique n’est ni en avance, ni en retard. Elle ne peut vivre qu’au rythme que lui imprimeront ses élites. A l’échelle individuelle, on peut parler de drames. Des intellectuels et des militants, qui étaient arrivés à maturité politique dans la période 88-92, peuvent se sentir aujourd’hui comme des vieillards aigris et dépassés qui ont raté quelque chose dans leur vie après ces vingt années de dictature.

Mais à l’échelle d’une Nation, l’expérience algérienne peut se comparer à celles d’autres pays qui ont connu les mêmes troubles générationnels causés par des coups d’Etat et des dictatures militaires. Aujourd’hui, ces pays ont des régimes démocratiques stables et sont devenues des puissances régionales et économiques reconnues et respectées dans le concert des Nations.

On peut citer l’exemple si proche de l’Espagne du général Franco qui a semé la terreur de 1936 à 1974, avant de laisser ce pays se reconstruire socialement et se stabiliser politiquement. Au Portugal, la longue dictature du général Salazar avait virtuellement éliminé les partis politiques, laissant un grand vide comblé par les militaires qui ont petit à petit lâché le pouvoir aux civils qui gouvernent depuis deux décennies.

Plus loin de nous, au Brésil, les militaires ont pris le pouvoir par un coup d’Etat en 1964, avant d’en être chassés par les civils en 1985. En Argentine, après 20 ans de «péronisme», l’armée fomente un coup d’Etat en 1976 entraînant un lourd bilan de 30.000 disparus exécutés ou morts sous la torture. Les civils ont repris le pouvoir en 1983 et passé les militaires en jugement.

Les expériences les plus proches de ce que vit l’Algérie sont assurément les exemples turc, grec et chilien. Dans ces pays, «l’armée a pris le pouvoir par des coups d’Etat, instauré des dictatures, suspendu la Constitution, promulgué l’état d’urgence ou d’exception, annulé des élections, dissous les assemblées, interdit les syndicats, censuré la presse, violé les droits de l’Homme, emprisonné, torturé, assassiné, etc…». Malgré ça, ces pays vivent aujourd’hui dans des régimes démocratiques modernisés et stables depuis une vingtaine d’années grâce à la résistance militante et au courage de leurs élites.

Tous ces exemples si proches de notre expérience prouvent que «l’horloge politique» algérienne ne peut tourner que si les élites se hissent à la hauteur de l’Histoire de leur peuple. Et se rendent compte que la paralysie intellectuelle et militante est le résultat de la stratégie mise en œuvre par le «makhzen du DRS» de Toufik: répression, censure, arrestations, tortures, assassinats, attentats,… et corruption massive.

Les élites civiles et militaires doivent maintenant créer des commissions d’enquête à l’APN et à l’ANP, demander des comptes et la dissolution du DRS. Les intellectuels et les journalistes doivent s’exprimer sur ce sujet et lancer des enquêtes. Une Nation et un système politique et social ne peuvent évoluer et se régénérer que s’ils consentent à faire des sacrifices.

Du fond de leurs tombes, les têtes des moines trappistes sont revenues nous parler et demandent aux algériens de couper les têtes de ceux qui les ont mis dans le trou.

Par Saâd Lounes

Le FLN et l’université

Le Front de libération national (FLN) organise chaque année son université d’été dans l’une des universités algériennes. En 2006, le parti de Belkhadem avait choisi l’université de Béjaia pour organiser son activité. Durant 10 jours, les militants du FLN ont bénéficié des infrastructures de l’université, de la cité université pour l’hébergement et le restaurant université pour la bouffe. Même le trasport était assuré par les bus de l’université. Cette année encore, le FLN organisera son université d’été à l’université de Blida.

Sachant que le ministre de l’enseignement supérieur est militant du FLN, les gens ont le droit de s’interroger sur la prise en charge des vacanciers du FLN. Est-ce que les autres partis politiques ont le droit d’organiser leurs activités au niveau des universités ?

Bled Lkachir !

Cette publicité est parue aujourd’hui à l’occasion de la fête nationale de police. Le groupe Bellat est spécialisé dans  le cachir, le paté et la margarine.    

…………………………………………………………………………………. 

logogroupe2.pngFELICITATIONS

Monsieur Moussa Bellat, ses enfants et l’ensemble des collaborateurs du groupe Bellat adressent leurs chaleureuses félicitations à

Monsieur ALI TOUNSI

directeur général de la Sûreté nationale

et au corps de la police du 22 juillet 2008. Qu’ils trouvent ici toute notre reconnaissance pour tous les efforts déployés pour le maintien de l’ordre et la sécurité du citoyen.

Veuillez accepter, monsieur le directeur général, l’expression de nos sentiments les plus respectueux.

Président du groupe M. Bellat

Dahou Ould Kablia répond à Addi Lahouari

ouldkablia.jpgPar Dahou Ould Kablia (*)
Vous avez pris, depuis longtemps, la courageuse initiative, d’ouvrir les colonnes de votre journal à tous ceux qui souhaitent enrichir le débat national sur les questions les plus diverses impliquant le passé, le présent, ou le devenir de notre pays. Dans le numéro du 20 juillet, ce fut le tour du Pr Addi Lahouari de le faire à travers une mise au point ciblée, qu’il a mise à profit pour commettre un long développement sous le titre «devoir de mémoire et les impératifs scientifiques».
La lecture de ce réquisitoire amène, malheureusement pour lui, à la conclusion qu’il ne possède ni la mémoire suffisante pour traiter des problèmes de la guerre de Libération nationale, ni la méthodologie indispensable pour les analyser de manière scientifique. Son analyse est basée essentiellement sur des préjugés fallacieux à l’endroit de certains dirigeants de cette époque et des convictions non moins fallacieuses sur l’influence de ces dirigeants sur la seule force de l’Etat post-Indépendance, c’est-à-dire l’institution militaire. Se dédouanant de prime abord et à plusieurs reprises de toute «hostilité envers cette institution», il n’en déclare pas moins que sa forte politisation et le rôle qu’elle s’est attribué, de l’Indépendance à ce jour, sont à l’origine de toutes les dérives qui ont mené le pays, selon ses dires, à «la faillite de l’économie nationale, l’archaïsme de l’école, l’effondrement de l’université, le délabrement des hôpitaux, l’arbitraire des tribunaux, la corruption généralisée…», et cela par le fait que le choix des hommes à tous les niveaux de responsabilité a été et est toujours imposé par l’armée «pourvoyeur exclusif de légitimité», par officines interposées. Sur sa vision propre de cette institution, il la verrait, quant à lui, une armée «forte, disciplinée, professionnelle, loyale, respectueuse de la Constitution et des dirigeants issus d’un suffrage populaire seul source de légitimité». Sans m’attarder sur son déni de légitimité au suffrage populaire tel qu’il se pratique dans notre pays, je reviens sur le sens qu’il entend donner, dans cette vision, à sa conception «d’armée disciplinée», qui n’a pas été choisi innocemment. Disciplinée serait donc, d’après lui, synonyme d’aveugle, sourde, aphone et probablement paraplégique. Alors qu’il sache que dans la plupart des pays du monde, notamment chez les plus puissants et les plus démocratiques, l’institution militaire est, face aux périls permanents, un rempart solide, une force matérielle et une force morale, donc une force forcément politique dont le poids a un rapport direct avec toutes les stratégies de défense et de survie élaborée ou mises en œuvre. L’Algérie, encore moins, ne peut échapper à cette règle ; elle qui a pu accéder à l’Indépendance dans la plénitude de sa souveraineté grâce à l’Armée de libération nationale et au sacrifice incommensurable d’une population qu’elle a mobilisée et encadrée. Depuis, elle n’a cessé de faire face aux dangers, celui de l’éclatement de l’unité intérieure dès les premières années de l’Indépendance, puis celui de l’agression extérieure à sa frontière Ouest à la même époque et d’autres dangers encore dont le plus grave a failli, durant la décennie rouge, emporter l’Etat, pulvériser le ciment social, plonger la nation dans un système d’un autre âge par une expérience projetée que M. Addi imaginait se déclinant en «régression féconde». Ensuite pour expliquer comment l’institution militaire a accédé à ce statut de super-Etat, notre professeur-historien prend le chemin le plus saugrenu : l’influence maléfique d’un seul homme, Abdelhafidh Boussouf qui a imprimé aux cadres de l’armée, une culture politique basée sur la volonté de puissance faisant de l’Algérie une «réalité mystique dans laquelle les Algériens sont dissous et n’ont aucune existence humaine». Il ajoute : «L’esprit Boussouf a vidé l’indépendance de son contenu et donné la victoire à la France trente ans après l’insurrection de Novembre !» M. Addi ne mesure nullement l’incongruité de ses propos avançant de nouvelles accusations d’une extrême gravité : Boussouf «suspicieux voyant des traîtres partout et assassinant à tour de bras». Boussouf «hostile à Ferhat Abbès qu’il insultait publiquement, révélant sa haine pour les politiciens et les valeurs libérales ». Il n’entre pas dans mon intention de réfuter dans cet article, l’inconsistance de ses propos. Cela serait sans effet sur quelqu’un qui a dépassé toutes les limites de l’outrance contre un homme dont il ignore tout, tout en suggérant de «combler une lacune en préparant des thèses sur sa personne ». L’outrance est dirigée également et surtout contre une institution, l’Armée nationale populaire, qui porte bien son nom de socle puissant de la souveraineté populaire qu’elle sert par son patriotisme, son sens du devoir, sa cohésion, sa compétence et son engagement. Je n’en dirai pas plus, laissant le soin aux lecteurs d’apprécier la littérature de notre professeur qui a encore beaucoup de choses à apprendre sur une révolution riche de hauts faits guerriers et de valeurs patriotiques irréversibles, avant de distiller sa «science académique» aux autres. Un conseil toutefois, que M. Addi reste dans le confort douillet de son Université de Lyon, dans sa nouvelle patrie ; qu’il laisse Boussouf reposer en paix, qu’il laisse l’institution militaire achever sa mission contre les ennemis en tous genres de la nation et qu’il laisse les Algériens d’ici assumer leur passé et construire avec les dirigeants qu’ils se sont librement donnés leur avenir.
D. O. K.
(*) Président de l’association nationale des anciens du MALG

Commentaire: Pourquoi Ould Kablia n’a pas répondu à l’article paru récemment dans le journal italien La Stampa , sous la plume de Valerio Pellizzari, accusant l’Armée algérienne d’avoir tué les moines de Tibhirine? El Mouhtarem 

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