Les P/APC du FFS n’iront pas à la rencontre avec Bouteflika

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Le Front des forces socialistes (FFS) a décidé de boycotter la cérémonie de clôture de la formation initiée par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, au profit des 1541 présidents d’Assemblées populaires communales (APC).

Prévue pour le samedi 26 juillet à l’université des sciences et de la technologie de Bab Ezzouar (USTHB), la clôture solennelle de cette session de formation des élus locaux, qui a débuté au mois d’avril et a pris fin en juin dernier, aura lieu sous l’égide du président de la République. Hormis le FFS, toutes les autres formations politiques seront présentes au rendez-vous de ce samedi, où est attendu un discours du chef de l’Etat. Un discours où il annoncera probablement des mesures et des dispositions concernant l’avenir du pays.

« Manœuvre politicienne »

Le premier secrétaire du FFS, Karim Tabbou, a tenu, au préalable, à donner certains détails sur la formation avant de s’étaler sur les raisons du boycott. S’agissant de ce dernier point, M. Tabbou qualifie à la fois de drôle et de triste le fait que les proches concernés ignorent totalement l’objectif et le sens de cette rencontre organisée et planifiée par les plus hautes instances du pays. «Il est écrit dans l’invitation adressée aux élus qu’une rencontre de clôture de la session de formation est prévue pour ce samedi. Celle-ci est, de notre point de vue, une autre manœuvre politicienne destinée à chercher une légitimité. Il s’agit en toute vraisemblance de faire des assemblées locales des amortisseurs d’un moteur (l’Etat) qui ne fonctionne plus », a estimé M. Tabbou, qui est persuadé que cette opportunité va être exploitée par le régime pour l’annonce de mesures constitutionnelles. «Les décideurs veulent nous mettre devant le fait accompli. Ils envisagent d’annoncer la révision de la Constitution et dans ce cas, le FFS ne sera pas présent à cette cérémonie et ne cautionnera pas les décisions des décideurs», a soutenu le premier secrétaire du FFS, en s’interrogeant sur ce que peuvent faire et dire les élus du FFS face à un chef de gouvernement qui a dissous, il y a quelques mois, les APC et APW à majorité FFS. «Quel serait la responsabilité des élus FFS dans une rencontre ayant une arrière-pensée politique ? Quelle sera l’attitude des élus du FFS ? N’ayant pas de réponse à ce genre de questionnements et sachant pertinemment que cette rencontre est éminemment politique, j’ai demandé aux élus de ma formation de boycotter cette cérémonie», a expliqué M. Tabbou. Concernant la formation en elle-même, le premier secrétaire a expliqué qu’il a réuni, à la fin de la session, ses éléments pour faire une évaluation du travail effectué durant quatre semaines à raison d’une semaine sur deux.

De l’avis de notre interlocuteur, les élus de sa formation ont déjoué plusieurs tentatives de manœuvres et de détournement de ce cycle de formation à des fins politiciennes. M. Tabbou illustre ses propos par un exemple concret relatif à l’incident qui a eu lieu dans l’un des six centres qui a abrité cette session, en l’occurrence Ksar El Boukhari. « Dans ce centre, les élus du RND et du FLN ont tenté de transformer la formation en un regroupement pour afficher leur soutien à un troisième mandat pour Bouteflika. Ils ont même essayé de créer une association de maires pour faire campagne dans ce sens, si ce n’était l’intervention des élus FFS », a déploré le premier secrétaire du FFS. Pour mettre devant leurs responsabilités les initiateurs de cette action, le parti d’Aït Ahmed, selon son porte-parole, a élaboré une déclaration où il énumère les besoins, en termes de moyens et de budget, des APC afin de soulager les souffrances des citoyens. « La déclaration qui, au départ, a eu un écho favorable, a été signée par toutes les formations, y compris le RND et le FLN. Ces derniers se sont malheureusement, retirés immédiatement après savoir subi des pressions », a souligné Karim Tabbou. Ce dernier n’a pas nié que les élus du FFS ont relevé quelques points positifs enregistrés lors de cette session, notamment les communications et les interventions des universitaires qui étaient d’un niveau supérieur. La rencontre a aussi permis aux P/APC des différentes régions du pays de se rencontrer et d’échanger leurs expériences. El Watan

Commentaires

  1. amina dit :

    BRAVO F.F.S.
    Le peuple vous sera redevable et reconnaissant.
    Le pouvoir en place, n’est pas legitime, n’a jamais respecté les elus locaux du peuple, ce n’est q’une justice rendu aux electeurs de tourner le dos au mal-elu president d’algerie qui veut forcer sa legitimité par ce genre de rendez-vous et des fausses « consultations/referendum » du peuple.
    Pour que l’Algerie (le peuple et meme les enfants de cette nomenklatura) ait une chance au futur, il faut une alternative au pouvoir cad ce n’est pas avec la carcasse et racaille et les re-belotes qu’on reussit.
    Les Ouya-hia et Bel-khadem sont usés et perimés et n’ont rien de nouveau pour le pays. Avec eux le pays regresse.
    Salutations.

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