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Archive pour juillet, 2008

Annaba: Le fils d’un député RND placé sous mandat de dépôt

Pour outrage à corps constitué, le procureur près tribunal de Annaba a auditionné et placé, hier, sous mandat de dépôt le fils du député du RND Hamarnia Mohamed Tayeb, président du bureau de wilaya de l’UGTA et coordinateur du parti RND à Annaba. Agé de 24 ans, ce jeune homme a été arrêté, jeudi dernier, en plein centre-ville, alors qu’il était en infraction au code de la route. Il a été prié par l’agent de police chargé de la circulation en faction de remettre les papiers de son véhicule pour un retrait de permis. Ne voulant pas obtempérer, le fils du député s’est montré arrogant et a « arrosé » l’agent de propos à la limite de la décence. Pis, il s’est emporté dans le véhicule de police appelé en renfort pour le conduire au siège de la sûreté de wilaya. Son procès est programmé pour le courant de cette semaine.

Conférence de presse de Karim tabbou

ta.jpgLe secrétariat national du Front des Forces Socialistes a le plaisir de vous inviter à un point de presse qui aura lieu le lundi 07 juillet 2008 à 11H00 au siège national.  

Le premier secrétaire développera le point de vue du parti sur la situation politique du pays et rendra compte des travaux de la session ordinaire du conseil national qui s’est déroulée les 5 et 6 juillet 2008.

Rectificatif

Pour information,

Délégation du FFS au XXIIIe Congrès de l’Internationale Socialiste qui s’est tenu les 30 juin, 1er et 2 juillet à Athènes.

Karim TABBOU, 1er Secrétaire
Karim BALOUL, secrétaire international
Salima GHEZALI, conseillère diplomatique du Président.

Amicalement,

Le secrétariat aux relations internationales

Les barons de la drogue bloquent l’ouverture de la frontière avec le Maroc

oudj.jpgLe récent accord algéro-marocain sur le transit et l’échange d’électricité vient d’apporter deux réponses à la question de la fermeture des frontières terrestres.

La première est que le gouvernement algérien est favorable à la coopération et l’entraide économique avec le Maroc. La deuxième réponse est que l’électricité comme le gaz sont les seuls produits que les réseaux de contrebande ne peuvent s’accaparer. Ils sont donc autorisés à traverser légalement la frontière. Tout le reste des produits qui traversent illégalement la frontière (drogues, carburant, produits alimentaires, médicaments, …) sont gérés par des circuits de contrebande tombés au fil du temps sous le contrôle direct des généraux du système makhzénien du DRS. Le monopole de la contrebande leur rapporte des gains de plus d’un milliard de dollars par an uniquement pour le hachich. Ils ne veulent donc pas partager cette source de gain facile avec des réseaux concurrents que l’ouverture des frontières va faciliter.  C’est donc bien le monopole des véritables barons algériens du trafic de drogue qui bloque la décision d’ouverture malgré l’appel fraternel pressant et répété du gouvernement marocain.   

On savait tous que la contrebande frontalière était couverte par les corps constitués qui fermaient les yeux en échange de commissions plus ou moins grosses selon les grades. Mais depuis la reddition en juillet 2006 du «baron» Ahmed Zendjabil, surnommé le «Pablo Escobar» algérien, on a apprit avec stupeur que ce n’était qu’un homme de paille. Alors que la frontière a été fermée en août 94 sur décision du DRS, Zendjabil a été remis en selle en 1997 pour organiser les réseaux de clientèle en Europe avant ceux du transit algérien. C’est l’ex-Chef de sûreté d’Oran qui a affirmé «avoir délivré un passeport à Zendjabil en 1997 sur ordre du DRS dont il était un indicateur» (El Watan du 23-10-2006).  

Auparavant, Zendjabil était connu de la police comme un acteur du fameux réseau Taïwan des véhicules volés en Europe et recyclés en Algérie avec de vraies-fausses cartes grises. Ce trafic de voitures Taïwan était en fait une idée diabolique du DRS pour compromettre les membres des corps constitués, des magistrats, des fonctionnaires… C’est une méthode connue des services secrets de salir le casier judiciaire pour décrédibiliser par anticipation des éléments jugés peu fiables selon les normes maffieuses du pouvoir. Habib Souaïdia, l’officier auteur du livre
La Sale Guerre, a été, comme certains de ses collègues du bataillon des forces spéciales de Lakhdaria, une des victimes de ce coup monté.   

Ahmed Zendjabil a causé un séisme à l’échelle des autorités algéro-marocaines en se rendant à la police de
Blida et en demandant à bénéficier de l’amnistie prévue par
la Charte de réconciliation nationale. Il a surtout déjoué le scénario de son élimination avec de grosses manchettes à la une des journaux.  

Aussitôt son arrestation rendue publique, la presse a vite pris la mesure de l’ampleur du scandale en croyant découvrir une nouvelle affaire Khalifa qui fera vendre les journaux. Elle a vite été rappelée à l’ordre pour oublier le nom de Zendjabil et tout ce qu’il représente.   

«Les officiers de police qui avaient déclenché des enquêtes sur la base de ses aveux ont été sommés de cesser toute investigation…. Un colonel du DRS, qui enquêtait sur le trafic de drogue à Oran avait été mis aux arrêts par le chef de la 2ème région militaire» (El Watan du 23-10-2006).  

Le général Kamel Abderrahmane, ex-directeur central de la sécurité de l’armée (DCSA) et commandant de la 2ème région, a été publiquement mis en cause par l’ex-wali d’Oran Bachir Frik au cours de l’audience de son procès qui l’a condamné à 8 ans de prison.   

Aujourd’hui, Zendjabil croupit dans l’isolement d’une prison secrète du DRS. Au même titre que Hassen Hatab ou Abderrezk El para, il détient des secrets sur l’implication directe du DRS comme commanditaire du terrorisme qui a ensanglanté le pays. Zendjabil a avoué que sur ordre de ses officiers traitants, il servait d’agent de liaison avec des groupes terroristes pour les financer et leur livrer armes et munitions transitant par le Maroc. Il leur dictait aussi des cibles à abattre ou à terroriser.   

Les relations de Zendjabil avec l’establishment marocain ne pouvaient qu’être couverte par la hiérarchie militaire algérienne du renseignement puisqu’elles remontaient jusqu’au général Hamidou Lâanigri, ex-DGSN marocain tombé en disgrâce depuis. L’arrestation de Zendjabil a aussitôt fait tomber le réseau de ses fournisseurs marocains. Notamment Cherif Benlouidene, alias Kharaz, qui connaissait tous les secrets de son client et ami. Sa chute a entraîné celles de ses complices hauts gradés dans la gendarmerie royale, la police et la douane. Le roi du Maroc ne transige pas avec ce genre d’organisation maffieuse qui peut se développer en contre-pouvoir puissant dans le style colombien.   

En Algérie, seuls quelques lampistes ont été arrêtés alors qu’ils avaient reçu des ordres et des commissions pour laisser Zendjabil utiliser à sa guise le port d’Oran sans que ses véhicules bourrés de drogue ne soient fouillés.  

Deux ans après l’arrestation de Zendjabi, on ne sait pas qui l’a remplacé pour servir de faire-valoir, mais on sait que le trafic de drogue n’a pas cessé et que le monopole a été renforcé par le durcissement des contraintes imposées aux petits concurrents. Des hauts gradés continuent de contrôler le trafic de drogue et laissent leurs subordonnés racketter les petits «hallabs» qui utilisent des mulets pour transporter toutes sortes de marchandises. Comme l’axe Oujda-Maghnia est plus encombré et surveillé, les contrebandiers descendent jusqu’à l’axe Figuig-Bechar.   

Pour satisfaire leur appât du gain facile, certains généraux n’ont aucun scrupule à sacrifier les populations frontalières. On ne sait pas ce que ça coûte du côté algérien. Personne ne s’est jamais intéressé à mesurer les conséquences de la fermeture des frontières. Mais la région est du Maroc, surnommée l’Oriental, souffre du mur algérien.  

A Oujda, le Chambre du Commerce a fait une étude sur l’apport du secteur informel de la contrebande hors trafic de drogue. Le chiffre d’affaires annuel a été estimé en 2004 à 6 milliard de dirhams (environ 500 millions $). Le nombre de personnes employées était de 6000, essentiellement des jeunes. Le «blocage» de 2 à 3 millions de touristes algériens enlève au Maroc un apport de 2 à 3 milliards de dollars par an. Ce blocage empêche aussi la création de plus de 1000 PME/PMI devant générer plus de 30.000 emplois uniquement dans la région d’Oujda. Alors qu’ils s’implantent partout au Maroc, les investisseurs étrangers, surtout français, évitent l’Oriental à cause de sa proximité avec l’Algérie assimilée à un horrible épouvantail.   

Depuis sa création en 994, Oujda la «cité martyre», comme la nomment les historiens, était le point de passage obligé des caravaniers. Les sultans de Fès et Tlemcen se la disputèrent. Elle symbolise aujourd’hui le martyre de la désunion des peuples du grand
Maghreb.
Oujda est condamnée à vivre avec les algériens. Elle a enfanté Bouteflika qui l’a oubliée et ne songe qu’à mourir au pouvoir à Alger, alors qu’il n’a jamais pensé à revenir dans sa ville natale avec l’habit et les honneurs de président.  

Oujda a aussi enfanté le clan d’Oujda qui a renversé le GPRA de Ferhat Abbas et Benyoucef Benkhedda pour prendre le pouvoir en 1962. C’est aussi à Oujda qu’a été formée la première promotion Larbi Ben M’Hidi des «marocains du MALG» qui ont structuré les services secrets algériens qui se sont transformés en Makhzen autour du DRS.   

En soutenant la nomination par le président Chadli de Mohamed Mediene, dit Toufik, à la tête du DRS en 1990, le général Larbi Belkheir a en fait placé un virus mortel dans le cerveau de l’ANP. Comme sous l’emprise d’un sida ou d’un cancer, l’ANP, est devenue comme l’Algérie, un grand corps malade incapable de se débarrasser de ses membres corrompus qui souillent son honneur, salissent ses nobles missions et la discréditent aux yeux de la population.  

Le Makhzen du DRS ne s’est pas contenté de nommer les présidents, les ministres, les ambassadeurs et les attachés militaires. Il a aussi placé des officiers du DRS à la tête des régions militaires. Cette totale anomalie organisationnelle a donné au DRS les pleins pouvoirs et soumis tous les autres officiers de l’ANP sous son autorité.   

Cette grave décadence du pouvoir totalitaire du DRS a engendré la démobilisation politique, la désobéissance civile, la désintégration sociale, la fuite des cerveaux, le phénomène des harragas, la faillite du secteur et du service public, la destruction du tissu économique frontalier, la spoliation de nos richesses, etc …  

La décadence du pouvoir algérien a considérablement affaibli l’Algérie et met dans la gêne ses voisins du Maghreb et du Sahel. Il devient de plus en plus urgent d’isoler le virus et de l’éradiquer.  

Par Saâd Lounès

Liste des 22 colonels promus au grade de général

Il s’agit de :

1- Youcef Bensaci, 2- Abdelkader Benzekhroufa, 3- Mustapha Chakor, 4- Boudersa El Hadi, 5- Djamel Karoui, 6- Noureddine Hambli, 7- Rachid Saoudi, 8- Rabah Akkad, 9- Mohamed Boulahouache, 10- Said Maameri, 11- Mohamed Guelmami, 12- Abdelkader Ait Ouarabi, 13- Abdelkader Kherfi, 14- Mustapha Segueni, 15- Bouabdellah Meliani, 16- Tahar Besbes, 17- Mustapha Debbi, 18- Rachid Chaibi, 19- Mohamed Bachir Souid, 20- Boumediene Maazouz, 21- Omar Farouk Zerhouni, 22- Mohmed Hadjar.

Hommage

Nés à Taourirt Mokrane, respectivement Said le 11janvier 1913 et Ahmed le 23 mars 1921.les deux frères DJEBBAR fusillés pour la patrie, assassinés par les forces armées coloniales dans la nuit du lundi 21 mai 1956. 

Après leur démobilisation du service militaire, accompli sous l’occupation française et leur participation forcée à la deuxième guerre mondiale, les deux frères Said et Ahmed fort de leur expérience en opérations guerrières ont souhaité servir la révolution algérienne dans l’action armée. 

Hélas, malgré leur insistance, la direction collégiale du F.L.N décide autrement, préférant, plutôt leur confier le financement de la logistique; des témoignages d’ex-maquisards disent que cette mission étaient  dictée par le fait que les deux frères étaient aussi de bons politiques et de bons militaires à la fois. 

Issue d’une famille très aisée, par la fonction de commerçant, ils acheminent leurs armes et munitions à bord de leurs moyens de transport et puisant des économies de leurs commerces, d’autres témoins attestent que les deux frères ont même vendu leurs affaires et biens aussi bien du MAROC, PARIS, et LARBAA NATH  IRATHENE pour renforcer la caisse et le trésor de guerre du FLN. 

Avant le déclenchement de la lutte armée, les deux frères adhérent activement à tous les mouvements libérateurs crées tels que : le PPA-MTLD, L’OS, le FLN. 

Comme l’atteste les déclarations des témoins, notamment celle de feu Mohammedi Saïd ex-colonel de la wilaya III, les deux frères étaient connus dans la région de
la Grande Kabylie par leur dévouement à la cause nationale en assurant plusieurs taches logistiques et militaires:
 

-fournitures d’armes, de munitions, tenues militaires, collecte de fonds et d’armes dans touts les villages, du recrutement des nouveaux moudjahidine, transport de celles-ci jusqu’à leurs lieux de destination. 

-coordination inter-région au sein de la wilaya III, organisation de l’accueil et la prise en charge des moudjahidine dans leurs déplacements à travers toute la région. 

A titre indicatif, nous nous permettons de vous rappeler, d’une part leur militantisme au sein de la lutte de libération nationale remonte bien avant 1945 et ont été parmi les premières victimes de la révolution dans tous les secteurs. 

Fidèles à leur mémoire, d’après tous les témoignages recueillis, et, c’est ainsi qu’ils sont morts héroïquement selon certains et tombés dans la trahison de leurs frères de combat selon d’autres en raison de leur conscience politique très avancée.  

Ils laissent derrière eux huit orphelins tous en très bas âge, et l’une de ces orpheline c’est ma mère, et c’est pour cela que je rends ce petit hommage à mon grand-père Ahmed et son frère Said, les militants politiques qu’ils étaient, les militaires engagés, et les pourvoyeurs de fond du FLN en haute kabylie.    

Un collège vient d’être baptisé à leurs noms mais qui sait si le concepteur du complot s’il s’avère vrai n’était pas de la partie ce matin ? 

Cet hommage aussi s’adresse à tous ceux qui utilisent le passé et les noms des HOMMES pour accéder … 

Le petit-fils de DJEBBAR AHMED 

Aissa Rahmoune

Algérie: 22 colonels ont été promus au grade de général

Le président de la République, ministre de la Défense nationale, Chef suprême des forces armées, M. Abdelaziz Bouteflika, a présidé samedi, au siège du ministère de la Défense nationale (MDN), une cérémonie de remise de grades, à l’occasion de la célébration du 46ème anniversaire de  l’indépendance. 
Lors de cette cérémonie, 22 colonels ont été promus au grade de général. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, M. Abdelmalek Guenaïzia, du chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, et de plusieurs officiers supérieurs de l’ANP, a rapporté l’APS.

Maâmar Boudersa, chercheur et universitaire algérien:«L’Algérie est soumise à un pouvoir royal»

La première séance des travaux du conseil national du FFS a été dédiée au débat sur la situation politique du pays. Le professeur Maâmar Boudersa a été convié dans ce cadre à donner une conférence sur l’alternative démocratique au pouvoir. L’invité du FFS n’a pas manqué d’adjectifs pour dénoncer la pratique du pouvoir en Algérie, résultat d’une « succession de viols des différentes Constitutions ».

Maâmar Boudersa qualifie d’ailleurs le pouvoir dans sa pratique de « régime monarchiste » qui s’exerce « sans légitimité et en dehors de la légalité ». Prenant le cas de la situation d’état d’urgence décrété depuis 16 ans, l’enseignant et chercheur universitaire indique que contrairement au discours officiel, « l’Algérie est toujours en état de guerre, puisque les âmes algériennes continuent d’être fauchées par le terrorisme fasciste ». Ce qui confirme cet « état de guerre », estime le conférencier, c’est le maintien de l’état d’urgence qui est une pratique « héritée du pouvoir colonialiste qui l’avait décrété en 1956. C’est une pratique qui a été perpétuée depuis 1962 avec l’arrivée du groupe d’Oujda qui a usurpé le pouvoir en disqualifiant le GPRA ». Ben Bella a instauré, dira le conférencier, l’état d’exception en installant les cours criminelles révolutionnaires. « Hocine Aït Ahmed a eu la vie sauve grâce au président égyptien, Gamel Abdel Nasser, qui avait envoyé un message à Ben Bella lui disant de faire attention à ne pas verser le sang de Aït Ahmed. Boumediène a lui-même apporté un témoignage dans lequel il disait que Ben Bella avait ordonné à l’armée de tuer Aït Ahmed. Boumediène a refusé d’exécuter la sentence et a préféré le livrer vivant et de laisser Ben Bella décider de son sort. » Le conférencier souligne que la situation d’état d’urgence ne peut être décrétée qu’après l’adoption par le Parlement d’une telle option, « alors que le Parlement algérien n’a jamais été saisi sur la prorogation de la durée de l’état d’urgence ». Prenant l’exemple de la Constitution marocaine, l’invité du FFS précise que dans ce pays voisin, l’état d’urgence ne peut excéder les trois mois. « Or, en Algérie c’est illimité. Ce qui veut dire que le pouvoir du roi au Maroc est limité par rapport à celui du président algérien », déclare Boudersa qui s’interroge sur le pourquoi du changement d’une Constitution qu’on ne respecte même pas. Les cas de remplacement de Liamine Zeroual, de Bachir Boumaza et de Karim Younès sont aussi patents du viol des principes de la Constitution, estime le conférencier qui précise que le Conseil constitutionnel n’a pas joué son rôle comme il se doit.

«Si la Constitution avait été respectée, Ben Bella n’aurait pas été Président » L’invité du FFS évoquera en outre les changements successifs des chefs de gouvernement. « C’est en totale violation de la Constitution. On est devant un pouvoir royal qui met fin aux fonctions du chef de gouvernement sans que son équipe soit changée. Où est la responsabilité collective du gouvernement ? », s’interroge Boudersa qui note que le chef de l’Exécutif est destitué de son droit de choisir son cabinet. « Même au Maroc, le Premier ministre est libre de proposer son équipe, chez nous, il ne fait rien. Il ne fait même pas de déclaration de politique générale devant le Parlement. Ouyahia voulait le faire dans un premier temps, il a été congédié, comme Belkhadem aujourd’hui. Au Maroc, le gouvernement est responsable devant le roi et le Parlement, en Algérie, il est responsable devant qui ? Le pouvoir algérien est bien plus royaliste que celui de la monarchie marocaine », affirme l’analyste. Continuant dans l’énumération des cas de non-respect de la Constitution, Boudersa cite l’article 39 de la première Constitution qui disait que le parti se devait de choisir le candidat à la présidence de la République qui devait être élu ensuite par le peuple. « Je n’ai trouvé aucune trace de la désignation de Ben Bella par le parti pour devenir Président. Si la Constitution avait été respectée, Ben Bella n’aurait jamais été Président », indique l’analyste, en relevant que la nationalité algérienne par la filiation comme condition pour devenir président de la République, comme énoncé par la Constitution, n’a pas été respectée dans le cas d’Ahmed Ben Bella. « Il a lui-même accordé un entretien à un journal suisse dans lequel il affirme qu’il est de nationalité algérienne et de parents marocains », indique encore le conférencier. Revenant à nos jours, M. Boudersa relève que les pouvoirs législatif et judiciaire n’exercent pas leurs pleins pouvoirs et sont menacés par le pouvoir exécutif. « L’Assemblée est menacée de dissolution et les magistrats de licenciement. Au Maroc, il existe des cours où les magistrats sont inamovibles, dont une chargée de contrôler les délits des ministres. En Algérie, c’est l’impunité totale, les ministres sont des maîtres et les Algériens n’ont pas le droit d’exprimer leur colère. Tout est soumis à autorisation sous le prétexte du maintien de l’ordre, tout justifie l’arbitraire », assène Boudersa.

«C’est au peuple d’élaborer la Constitution et pas à un groupe de personnes » Ce dernier évoque le projet de révision constitutionnelle et se demande : « Pourquoi suspendre l’avenir d’un pays à un non-évènement ? Les Algériens sont en otages, pourquoi tout ce folklore ? La Constitution est l’affaire du peuple algérien, c’est à lui que revient le droit de l’élaborer et non pas à un groupe de personnes ou au Président ». L’invité du CN du FFS a estimé par ailleurs que la fête de l’indépendance « est devenue une fête officielle, le peuple algérien a été écarté de cette célébration. Il s’agit pour moi aussi d’une date triste, car c’est celle de la signature de la capitulation du Dey d’Alger. Pour moi, la coïncidence n’est pas un hasard », déclare Boudersa en soulignant que l’histoire du peuple algérien a été pervertie pour devenir celle de quelques personnes.

Nadjia Bouaricha, El Watan

Allocution de Karim Tabbou, premier secrétaire, au Conseil national du FFS

Au nom du président et les militants du FFS, je souhaite la bienvenue à nos invités, à nos camarades présidents d’APC et élus APW ainsi qu’aux membres du Conseil national. 

Je souhaite la bienvenue également aux amis de la presse nationale et aux militants présents parmi nous

La session ordinaire du conseil national se tient aujourd’hui conformément aux statuts et au règlement intérieur du parti. C’est une occasion pour faire la première évaluation de la mise en œuvre des résolutions du 4ème congrès

C’est aussi une session décisive pour la préparation de la rentrée de septembre 2008 qui est porteuse d’échéances et d’évènements importants tant sur le plan politique que social

Le parti ne doit pas être acculé à gérer dans l’improvisation et l’urgence. Nous avons besoin de lucidité et d’anticipations. Nous devons définir des axes d’actions et de mobilisation dés maintenant. Nous nous devons d’apparaître comme une force de proposition crédible devant l’opinion et nos partenaires politiques et sociaux

Comme le veut notre nouvelle méthode de travail, la session ordinaire du conseil national est scindée en deux séances de travail. La première séance consacrée au débat politique et la deuxième aux questions d’organisation du parti

Avant donc d’entamer nos débats politiques, j’aimerais vous faire un résumé des activités politiques menées depuis quelques temps, notamment au niveau international

Une délégation du FFS a participé au colloque intitulé « Acteurs et voies de changement » Co-organisé par la fondation Jean Jaurès, la fondation Pablo Iglesias, et la toute nouvelle fondation du parti socialiste européen avec le soutien du Ministère espagnol des Affaires étrangères . Ce colloque s’inscrit dans la série de rencontres en méditerranée pour la constitution d’un réseau consacré à la problématique des droits de l’homme et de la démocratie, question d’une urgence absolue dans cette région et source de nombreuses incompréhensions et crispations entre les deux rives

C’est donc un angle essentiel pour s’attaquer au fossé qui ne cesse de se creuser depuis des décennies, et tout particulièrement depuis le nouvel interventionnisme occidental dans la région, qui a suivi la crise de 2001

Cette rencontre va eu une signification politique particulièrement forte à la veille du lancement à Paris, le 13 juillet, de l’Union pour la méditerranée – processus de Barcelone. Un projet qui reste très discret sur les droits de l’homme et la démocratie

Les 30 juin, le 01 et 02 juillet à Athènes, s’est tenu le 23ème congrès de l’Internationale socialiste. Cette rencontre des socio démocrates du monde a été placée sous le mot d’ordre: Solidarité mondiale/le courage de faire la différence

Ce 23ème congrès a été une occasion pour proposer des solutions aux problèmes majeurs que vit l’humanité aujourd’hui*

Le changement climatique: comment bâtir une société durable à l’échelle mondiale. 

Oeuvrer pour un monde en paix: résoudre et remettre fin à l’instabilité

L’économie mondiale: une nouvelle voix pour une croissance et un développement au service de tous

La dimension humaine des migrations

Militants, chercheurs, cadres politiques, hauts responsables des Etats ont échangé leur savoir et leurs expériences à l’effet de réduire les inégalités et préparer les conditions d’un avenir meilleur durable et juste. 

Je vous ferais à vous camarades ainsi qu’aux amis journalistes les synthèses des débats et des réflexions de ces rencontres lors d’un  point de presse que nous animerons à l’issue de cette session

J’espère que toutes ces questions seront approfondies dans le débat

Un mot sur l’anniversaire de l’indépendance le 5 juillet 2008.  

Une occasion pour nous de réaffirmer notre devoir de militer pour rendre espoir à la population, si nous  voulons avancer, nous devons arrêter d’évoquer l’histoire dans le seul but de compenser nos insuffisances, nos lacunes, et pour certains leurs complicités dans ce qui a fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui. 

 Souvent, certains hommes politiques ou ce qui se considèrent comme tels, confondent ce qu’ils veulent avec ce qu’ils doivent être. Ce qui a fait que notre expérience démocratie qu’on devait dynamiser pour la rendre irréversible, a été stoppée au profit de l’option de la guerre. Les détenteurs du pouvoir ont eu seul credo: discréditer les débats et donner une prime à la violonce. 

 Cette option dont tout le monde connaît les conséquences aujourd’huia sécrété des structures, des concepts, des méthodes qui ont contribué à faire régresser le sens même de la politique auprès de la population. 

 Une succession de coups de force, de fraude et de falsification organisés dans l’impunité la plus totale, j’allais dire la plus durable et la plus chronique. En voulant imposer la politique de non débat politique ou le débat à sens unique, les architectes de la restructuration absolue de la dictature escomptent dissoudre dans le temps les différenciations politiques et le débat contradictoire, pour ne laisser en surface de la scène que les structures inféodées et soumises. 

 Sans vouloir anticiper sur ce qui va être dit et sur vos conclusions, j’ai l’intime conviction que pour changer le cours des choses, un changement de régime reste la voie la plus indiquée. La démocratie ne doit plus être l’invitée du surnuméraire ou la guet star mais le fondement qui réunit pratique et langage. 

 Avant de finir, je remercie M. Boudersa pour son engament en faveur d’une république des citoyens comme alternative démocratique de sortie de la crise du pouvoir. C’est l’intitulé de sa communication, je vous demande de l’écouter.

Phrase du jour

« 46 ans après l’indépendance de l’Algérie, les dirigeants ont perdu le nord, les Algériens ont perdu le sud », Par El Mouhtarem

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