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Archive pour juillet, 2008

Réponse de Rouadjia au questionnaire du recteur de l’université de M’sila

rouag.jpg« Monsieur, j’ai l’honneur de répondre à votre courrier daté du 10/06/2008 dans lequel M. le recteur me reproche d’avoir calomnié et d’avoir entaché l’image de l’université algérienne et celle de M’sila. Je tiens à vous répondre que ce reproche n’a aucun fondement juridique, politique ou moral. Etant un chercheur confirmé et reconnu sur le plan national et international, ma raison d’être est de conduire des travaux et des écritures ayant pour objet tous les sujets sociaux possibles, y compris sur la mauvaise gestion de certaines de nos institutions. Le droit à l’expression est garanti par la Constitution algérienne. En tant que citoyen, j’use pleinement de ce droit. Sur ce point, je n’ai de leçons à recevoir de personne. Veuillez, M. le recteur et doyen, agréer l’expression de ma haute considération. »

M’henna Djebbar et Noureddine Aït-Hammouda : la justice et les barbouzes

aithamou.jpgAprès son évacuation sur l’hôpital militaire de Ain Ennadja, Nadia Matoub a été interrogé par le colonel Mhenna Djebbar et Noureddine Aït-Hammouda. Les questions avaient porté sur l’accrochage et la réalité de la riposte de la part de Lounès los de l’attentat. Selon Nadia les frictions avec N. Aït Hammouda ont commencé ce jour là. Ces deux personnages reviennent en leitmotiv dans l’affaire de l’assassinat de Lounès. Le jeune Mohamed Cherbi arrêté par les services de sécurité et accusé de complicité dans l’assassinat du chanteur déclare avoir été torturé par les hommes du colonel au CRTI de Blida. Selon lui, le député du RCD était présent dans le bureau lors d’un interrogatoire lors duquel on lui suggère de dire ce que ces tortionnaires voulaient entendre et l’affaire sera entendue. Lors de l’arrestation de Chenoui Abdelhakim, le scénario est le même à quelques détails prêts. Le repenti a été appréhendé chez lui par des agents du DRS (département du renseignement et de la sécurité) compagnie du député du RCD. Dans ce cas, la famille du suspect a adressé une lettre ouverte au président de la république pour protester contre le caractère arbitraire de la rétention de l’un des leurs.
La publication de cette lettre par le quotidien algérien Le soir d’Algérie n’avait pas plu à certains de ces collaborateurs. En effet M Mustapha Hammouche a qualifié de faute morale de donner un espace d’expression à une personne accusée de terrorisme. C’est tout le problème de la presse dite éradicatrice, elle est à l’image de ces mentors du RCD : juge et partie. Pour elle, dés qu’une personne est suspectée de terrorisme, elle est exclue de toute possibilité de recours ou de défense. Cette vision des choses a contribué à maquiller tous les assassinats politiques de la décennie rouge. Certains commencent à se poser les vraies questions.
Le suspect Medjnoune Malik est arrêté le 28 septembre 1999 par des hommes du DRS, depuis il est en détention provisoire. Dans sa course effrénée pour trouver des suspects sur mesure à présenter à l’opinion, le pouvoir marche sur la tête de l’Etat de droit. Quant à Monsieur Hammouche, auteur en 1998 de la déclaration préliminaire lue par Nadia Matoub lors de la conférence de presse. De quel ordre est la faute qui consiste à marchander une déclaration politique contre des visas. Sauf que la politique et la morale ne font pas bon ménage. Beaucoup en effet semble oublier au lendemain de l’assassinat de Lounès, que les hommes politiques sont capables des pires crimes. Depuis les gendarmes de la brigade des At Dwala sont mutés dans leur totalité vers d’autres régions d’Algérie. Personne ne sait qui sont les hommes armés que les villageois avaient remarqué quelques jours auparavant en repérage à l’endroit même de l’attentat. A quand l’expertise de la voiture, A quand l’interrogatoire de Nacer Bellaaouache ? A quand l’autopsie de Lounès Matoub et de Smail Hached ? Où est passé la chemise que portait ce jour là Lounès ? a quand la concovocation des dirigeants du RCD ??? Autant de questions qui restent sans réponses.

In kabyle.com

Commentaire: J’espère que le général Djebar M’henna sera relevé de ses fonctions le 5 juillet

4ème rencontre sur les droits de l’Homme et la démocratie en Méditerranée 27 et 28

Présentation

La fondation Jean Jaurès a organisé un colloque sous le thème : «Acteurs et voies du changement», les 27 et 28 juin 2008, à l’Assemblée nationale française au niveau de la salle du groupe socialiste. Auparavant, trois rencontres de haut niveau, consacrées à la thématique de la démocratie, des libertés et des droits humains dans la région de la  Méditerranée, ont été organisées à Madrid à l’initiative de
la Fondation Pablo Iglesias, avec le soutien du ministère espagnol des Affaires étrangères, et auxquelles la Fondation Jean Jaurès a été associée. Plusieurs autres rencontres annuelles auront lieu dans d’autres pays dont le  Maroc. Il convient de signaler la participation de la toute nouvelle fondation des partis des socialistes européens, Foundation for european progressive studies.

Ce projet devrait accueillir le soutien d’autres organisations européennes, dont la Fondation Friedrich Ebert, très implantée et très active dans la rive sud et orientale de la Méditerranée. 

Ces rencontres ont pour objet de constituer, à partir des fondations politiques actives dans la région méditerranéenne, un réseau consacré à la problématique des droits de l’homme et la démocratie, question d’une urgence absolue dans cette région, et source de nombreuses incompréhensions et crispations entre les deux rives. C’est donc un angle essentiel pour s’attaquer au fossé, qui ne cesse de se creuser depuis des décennies, et tout particulièrement depuis le nouvel interventionnisme occidental dans la région, qui a suivi la crise de 2001.  

Chacune de ces rencontres décline la thématique des droits humains et des libertés politiques sous un angle précis et associe des participants, militants, chercheurs, cadres politiques, des pays de
la Méditerranée. La difficulté tient à la nécessité de s’inscrire dans la continuité de la thématique initiale, les droits humains lato sensu, tout en renouvelant les angles d’analyse, alors même qu’il existe, et c’est une litote, peu d’évolutions significatives et encourageantes dans les pays de la rive Sud, et parfois des syndromes de régression au Nord.
 

Après la réflexion théorique de haut niveau des deux premières rencontres, nous proposons un angle d’approche légèrement différent, mettant l’accent sur les acteurs locaux, au nord et au sud, de cette action au fond très politique. Ce qui permet de réfléchir en fait aux voies du changement non autoritaire dans les pays de la région, et à la meilleure façon, pour les progressistes européens, d’y contribuer. A noter que cette rencontre prendra une signification politique particulière à la veille du premier sommet, prévu à Paris le 13 juillet, de l’Union pour
la Méditerranée-processus de Barcelone, qui reste très discret sur les droits de l’Homme et la démocratie.

Il ressort des différentes communications et le débat que: 

1- Le projet de l’Union pour la méditerranéen (UPM), cher au président français Nicolas Sarkozy et à son conseiller Henri Guenot, est mort puisque remplacé par Barcelone.

2- Suite à l’opposition de l’Allemagne dans un premier temps et d’autres pays de l’U.E qui voient en l’idée de Sarkozy un danger pour l’avenir de l’UE (risque de dislocation), une question se pose : que va devenir l’UPM si jamais les pays situés à l’est de l’Europe créent une Union  avec leurs voisions d’Asie et ainsi pour ceux du nord…. ? Les pays du sud revendiquent eux aussi l’intégration des ensembles régionaux (pays arabes, Union africaine…) pour éviter la dislocation de leur ensembles territoriaux.

3- Les trois Fondations vont fédérer leur énergie pour faire cohabiter les droits de l’Homme et la démocratie selon le raisonnement suivant: l’homme n’est pas un animal qui revendique uniquement à se nourrir et se loger, mais surtout à réfléchir en revendiquant les libertés d’expression et d’association qui sont le fondement de toute démocratie ; et qu’il ne peut y avoir d’opposition entre les droits politiques et les droits économiques.

4- Il a été proposé un suivi en organisant des rencontres annuelles entre les pays des deux rives de la Méditerranée.

5 - Vu que les droits de l’homme ont régressé au nord comme au sud, il faudra avoir comme objectif la construction d’une société démocratique où s’impliquent et participent les citoyens à la vie de la société. Les participants ont relevé les obstacles rencontrés pour appliquer les mêmes standards aux pays du sud, vu les intérêts économiques et stratégiques existant entre les pays du nord et ceux du sud. A cet effet, il faut militer contre l’idée répandue chez certains comme quoi la démocratie n’est qu’un luxe pour l’Afrique (dixit Jaques Chirac pour protéger ses amis dictateurs). 

De Paris , M. Sadali

Université de M’Sila : Sit-in de soutien au professeur suspendu

La section Cnes de l’université de M’sila a lancé un appel pour la participation à un sit-in qui se tient aujourd’hui à 10h, au niveau de l’université pour dénoncer les atteintes à la liberté d’expression et la suspension du professeur Ahmed Rouadjia. Pour le Cnes, l’université de M’sila est dans une grave situation depuis que la liberté d’exprimer une opinion est devenue un délit.

Hommage à Slimane Amirat

Un hommage a été rendu hier à Slimane Amirat, ancien président du MDRA, décédé il y a seize ans, au lendemain de l’assassinat du président Mohamed Boudiaf. Une cérémonie de recueillement a été organisée par la fondation Slimane Amirat au cimetière d’El Alia.

Procès Matoub le 9 juillet

Le procès des présumés assassins du chanteur Matoub Lounès, aura lieu le 9 juillet prochain. Le tribunal criminel près la cour de justice de Tizi Ouzou aura à statuer sur cette affaire. Deux accusés seront appelés à la barre pour répondre aux chefs d’inculpation « appartenance à un groupe armé et homicide volontaire avec préméditation ». Il s’agit de Malik Madjnoun et Abdelhakim Chenoui, détenus à la maison d’arrêt de Tizi Ouzou 1999. 

Pour rappel, en juin 2000, Malika Matoub a déclaré, lors d’une conférence-débat qu’elle a animée à Tizi-Ouzou, que le repenti Abdelhakim Chenoui que « certains journalistes ont présenté comme étant l’un des assassins de Lounes », alors que le procureur lui avait signifié que Chenoui n’a pas été entendu par le juge d’instruction. Mieux, la famille et
la Fondation Matoub ont reçu, après le 20 avril, « un courrier bizarre de la part des autorités judiciaires nous signifiant que Chenoui n’est pas impliqué dans un meurtre avec préméditation ».
 

Par ailleurs, dans une lettre qu’il a aderssée au juge d’instruction près le tribunal de Tizi-Ouzou, en octobre 2000, maître Khelili Mahmoud, avocat au barreau d’Alger, en sa qualité de conseil de Chenoui Hakim et de Medjnoun Malek, placés sous mandat de dépôt après avoir été inculpés de chefs en relation avec l’assassinat du chanteur Matoub Lounès, a affirmé que ses mandants n’ont rien à voir avec l’assassinat du chanteur, lequel assassinat caractérisé par une opacité et une insuffisance en matière d’enquête et d’information judiciaire en vue de la manifestation de la vérité. 

Mâitre Kehlli a indiqué que ses mondants ont été soumis à des actes de violence et de tortures dans le but de leur soustraire des déclarations et des aveux contraires à la vérité et à leurs intérêts en vue de leur imputer la responsabilité de l’assassinat du défunt Matoub Lounès. 

Il convient de signaler que Medjnoun Malek a été enlevé le 28 septembre 1999 par des agents du DRS.

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