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Archive pour juillet, 2008

Un maire au pied du mur

mairie.jpgLe maire de Rouiba ne se fait pas trop d’illusion sur ses prérogatives réelles.

Derrière son beau bureau orné de l’emblème national des deux côtés et du portrait du Président accroché au-dessus de sa tête, l’homme paraît plutôt maître à bord. Et pourtant…« Moi, premier magistrat de la commune… mais non… ! Savez-vous que je suis incapable d’acheter même une petite camionnette de démoustication ? Le fournisseur m’a demandé un chèque, mais le trésorier de la commune ne veut rien savoir, estimant que ce moyen de payement est interdit. Il m’a conseillé d’adresser une demande de dérogation à l’administration du Trésor pour une éventuelle dérogation. Cela fait plus de deux mois et je n’ai pas encore reçu l’autorisation d’acheter ce véhicule alors que la saison estivale tire à sa fin et les moustiques avec… ». Merzouk Lakrouz est visiblement dégoûté de découvrir le vrai pouvoir d’un maire, bien qu’il ait été DEC juste après les fameuses APC FIS. « Mir ou Rabi Kbir », c’était hier, c’était au temps « béni » du FLN par le peuple et souvent contre lui…A présent, il ne souhaite qu’une chose : finir, au mieux si possible, son mandat à la tête de Rouiba et remettre les clés de son bureau. Notre P/APC n’en peut plus de subir les blocages et les pressions de l’administration. « Ici, le vrai patron c’est le wali délégué, pas moi. Figurez-vous qu’il rejette même des délibérations adoptées à la majorité par notre assemblée et qui plus est concernent directement le bien-être de nos concitoyens. » Des projets avortés bien plus importants que la petite camionnette, notre maire en cite à la pelle. Gazonnage d’un stade, réalisation d’une piscine olympique, réhabilitation du jardin public, construction d’un centre culturel multifonctionnel…« Le budget 2008 nous a été rejeté parce que nous avions inscrit le projet de revêtement du stade 20 Août en gazon. Ça nous a coûté trois mois de retard… vous vous rendez compte ! » Et de s’écrier : « Pourquoi, alors, on pérore sur l’importance de la jeunesse tandis qu’on me refuse de recruter 40 chômeurs pour servir d’agents de nettoiement des artères de la ville ! Cela fait quatre mois depuis que j’ai saisi la wilaya pour me donner le OK, en vain. » Et dire que l’APC s’est engagée à les prendre en charge dans le budget communal. « Si j’étais un élu FLN ou RND, les choses auraient sans doute tourné autrement, seulement voilà… »

Par le peuple et pour… l’administration

Ce maire FFS, le seul dans toute la wilaya d’Alger, vit sa condition comme un intrus. Son fauteuil il le doit à la population qui était sortie dans la rue le soir du vote pour mettre en garde les « fraudeurs ». Mais c’était mal parti pour lui. Dès sa prise de fonction, on lui signifie que son siège était éjectable. Pressions, intimidations, menaces, tentatives de « travailler » son SG…Merzouk Lakrouz dit avoir eu affaire à diverses formes de manœuvres de déstabilisation. « J’ai compris que les « vautours » et « la mafia locale » ne voulaient pas qu’une commune qui pèse 91 milliards de centimes revienne à un maire d’un parti d’opposition. Rouiba aiguise les appétits et ils savaient qu’avec moi, ils allaient perdre leur bifsteack ! », lâche-t-il, fier. Pour autant, les projets tournent au ralenti par le fait d’une administration tatillonne qui, d’après lui, « fait tout pour me discréditer aux yeux des citoyens ». M. Lakrouz brosse un tableau caricatural des vrais « pouvoirs » d’un maire en Algérie. Il n’a strictement aucune influence ni sur le commissaire de police, ni sur le chef de la brigade de gendarmerie, ni sur le trésorier communal et encore moins sur la gestion de la distribution des logements passée aux main du wali délégué. « Premier magistrat de la commune, mais je ne lis même pas le BRQ (Bulletin de renseignement quotidien), voyez un peu mon pseudo pouvoir.

Je suis juste bon à recevoir les « chikayate » (requêtes) des citoyens qui frisent parfois le manque de respect, tant la patience des gens a ses limites. » Et notre maire dit comprendre parfaitement la réaction de ceux qui réclament la concrétisation des promesses de campagne. « J’ai beau leur expliquer que je n’ai pas le pouvoir de distribuer les logements, ils ne veulent rien savoir », affirme-t-il. Pour eux, l’équation est simple : « On t’a élu suivant tes engagements, débrouille-toi alors de les honorer. » Merzouk Lakrouz qui traîne encore les séquelles de la campagne électorale – ses cordes vocales ayant lâché ! – se lance un défi : faire aboutir les nombreux projets inscrits « vaille que vaille ». « Ce sera mon baroud d’honneur vis-à-vis des citoyens de ma commune qui me connaissent bien. »Une question lui tient particulièrement à cœur : le règlement du contentieux de deux lotissements (Cadat et Haouch Rouiba) qui traîne depuis… 1991 avec à la clé une multitude d’attributaires, selon les accointances du P/APC du moment. Pour le logement, le maire se montre impuissant, renvoyant la balle au wali délégué. « Il ne m’a même pas associé en tant que membre de la commission à l’examen des recours introduits après l’affichage de la liste des bénéficiaires des 80 logements… A croire que c’est lui l’élu, pas moi. »Merzouk Lakrouz maudit presque le fait que sa commune soit aussi riche pour rien… Au moins une quinzaine de projets restent en instance à cause des appels d’offres souvent infructueux. Motif ? Le code des marchés publics oblige les P/APC à passer leurs publicités par le canal exclusif de l’Anep qui les publie dans de petits journaux « que même leurs propriétaires ne lisent peut-être pas… », ironise le maire.

En désespoir de cause, il recourt au système « D » qui consiste à appeler des responsables d’entreprises à venir soumissionner pour un projet. « Chez nous, c’est encore le règne de l’oralité à l’ère des nouvelles technologies de l’information », explique le maire de Rouiba, déçu. Ces « règles » de gestion prouvent, d’après lui, que le P/APC en Algérie est dépouillé de ses prérogatives et que les décisions sont prises ailleurs que dans le bureau du maire. Et au-delà du retard « énorme » accusé dans ces faux problèmes, l’édile de Rouiba déplore que le trésorier de la commune fasse fuir les entreprises qui ont du mal à encaisser leur argent. « Que voulez-vous que je fasse quand un patron vient dans mon bureau et réclame son argent, alors que, moi, j’ai signé le bon de commande mais le trésorier rechigne à le débloquer. Non, franchement, c’est intenable de se savoir presque inutile derrière ce bureau », fit-il dépité. Merzouk Lakrouz n’ira pas ce matin à la coupole du 5 Juillet pour assister à la réunion des P/APC avec le président de la République, boycottée par son parti ; mais il aurait aimé lui dire ceci : « Rendez-nous le pouvoir local M. le Président ! »

Par Hassan Moali, El Watan

Urgent: un cuisinier de la police assassiné à Boudouaou

Nous apprenons de sources bien informées qu’un cuisinier de la police a été assassiné dans la soirée d’hier à Boudouaou (Alger).  EL Mouhtarem

L’Algérie 88ème consommateur de technologies nouvelles : qui y perd le plus ?

classement.jpg« Il vaut mieux un ennemi intelligent qu’un ami bête » ! Vous savez pourquoi ? Parce qu’un ennemi intelligent respecte les règles du jeu et sait reconnaître sa valeur à son adversaire; pas un ami bête, tout le monde sait cela.

Ceux qui classent les sociétés et les pays en fonction du volume de leurs consommations de biens … consommables sont à la fois des ennemis bêtes et des faux amis (des amis qui vous … fauchent). Quand ils font des cadeaux, il faut dire non merci, ils sont empoisonnés. Tapez: perche du Nil, trafic d’armes, OGM, Bill Gates en Afrique … sur Google et naviguez. Contrairement à ce que vous pouvez penser, ça nous concerne tous directement, même si vous êtes convaincus de votre sécurité par rapport à tout ça.

Pour ces raisons et bien d’autres encore, tout en restant dans le cadre des travaux du forum sur les nouvelles technologies, posons-nous la question suivante: quel poison peut nous offrir le forum en question ? Celui-ci : si les sociétés productrices s’inquiètent de l’insuffisance des acquisition par les nouveaux pays consommateurs, et ce « malgré les encouragements accordés”, soyez sûrs que ce n’est pas par amitié pour les pauvres consommateurs. C’est pour compenser une baisse ou une perte de leurs gains à eux sur le marché mondial (dont celui de l’armement et de ses déchets). 
Les classements réalisés ne sont qu’un moyen … interactif de détecter (avec leur consentement !) les nouveaux marchés sensibles à une politique de drague économique. La drague consistant soit à flatter les naseaux jusqu’à faire saliver (et donc brouter !), soit à sanctionner sévèrement les retardataires la modernité !) pour leur manque de fringale pour le produit concerné. 

Dans ce sens, le classement fait ici office de cloche directive: c’est par ici les enfants (ou les moutons, les charognards, les opportunistes …). Et quand ça ne marche pas de cette façon, on emploie des moyens moins conventionnels (en conclusion). C’est une technique de COM qui vous épingle sur une échelle d’excellence qui vous prouve, preuves à l’appui, que vous êtes des perdants, des nuls, des vauriens mais que, grâce à leurs outils, vous remonterez rapidement dans LEUR estime ; la vôtre, qui s’en préoccupe ?

On ne peut même pas LES accuser de néocolonialisme ou de malveillance culturelle ou autre ; ILS agissement exactement de la même façon chez eux, avec leurs propres concitoyens, proches, enfants. C’est cela le capitalisme : tout est bon qui vous fait amasser encore et encore des richesses, même virtuelles, même en commercialisant le corps et l’esprit, les enfants (google : libéralisme, capitalisme).  

Mais ! Pourquoi cette offensive maintenant ? Peut-être pour couper l’herbe sous les petits pieds des petits chinois qui sont très forts en la matière et qui leur font très très peur ! A tel point qu’ils rêvent aujourd’hui d’une upm. Auparavant, ça leur rapportait plus de vendre leurs surplus au rabais : les méditerranéens et africains devenaient manchot en moins de deux et ça leur convenait bien comme deal (arrangement, d’où « dealeur »). La nouvelle politique de conquête territoriale des occidentaux est fondée sur l’indécence des moyens, libéralisme oblige : le mensonge y est érigé en outil de communication « international” grâce à quoi un forum « international » devient une tribune puissante pour publicité camouflée. Les non avertis tombent aisément dans le piège de l’autorité que confère à n’importe quelle farce informative un « forum international ». Les mafias nationales et régionales, privées et officielles, elles, participent à l’accomplissement du processus de déstabilisation des sociétés civiles comme les parasites participent à l’accomplissement du processus de décomposition d’un organisme mort. 

Car enfin, qu’est-ce que « un ordinateur par famille” changerait dans les conditions de vie des algériens (et des autres marchés potentiels) ? Cette formule n’a rien changé ailleurs, en rien. Dans les pays producteurs où les dépenses privées en informatique sont colossales par rapport à nous, on ne sait plus comment gérer les problèmes qui en découlent. Entre les risques psychiques, physiologiques, moraux et économiques liés à l’usage (excessif) de l’ordinateur et d’Internet, dont la pédophilie n’est pas le moindre des maux, on ne sait plus où donner de la tête. Les algériens sont-ils si peu soucieux de leur … souveraineté pour tomber dans ce piège grossier ? Tapez : ordinateur+risques sur Google et naviguez … 

Que les responsables politiques, économiques, éducatifs, ainsi que les usagers de la république, gardent ceci dans l’esprit :

1/ On peut démocratiser l’usage de l’outil informatique comme de tout autre outil par des moyens bien plus économique et dans des conditions bien plus sécurisées et plus conviviales qu’un ordinateur par famille.

2/ Les statisticiens sont très bien rémunérés pour établir leurs statistiques sur des critères qui correspondent à des besoins spécifiques de LEURS clients, pas aux besoins de la cible de leurs clients. C’est pour cela que, produire des outils pour créer des besoins et créer des besoins pour pouvoir produire des outils, cela justifie amplement que l’on crée des crises et des conflits afin de pouvoir offrir, au « bon » moment évidemment, des services de compensation. 

La logique des transferts des conflits dits ethniques en Algérie ? Evidente : ça n’a pas suffisamment réussi en Kabylie ? Qu’à cela ne tienne ! L’Algérie est un creuset ethnique et socioculturel ; il y a de quoi faire. Par ailleurs, les convoitises ne manquent pas dans ce beau pays dans lequel il est aussi possible de « ’ala karchou yakhli ârchou » (pour se remplir le ventre, il peut tuer père et mère ?). Entre les arabes, les berbères, le sud, le nord, le pouvoir, les autonomistes, les libéraux, les fondamentalistes … La liste est longue. Reste à savoir si les Algériens, les Africains, vont jouer longtemps encore à ce jeu de dupe dans lequel on ne sait qui court après qui pour être attrapé. 

Par Wi Yilan’

L’Irak privé de Jeux olympiques

Le CIO reproche à Bagdad d’avoir «interféré» dans les mouvements sportifs du pays.

Le rêve olympique des quatre athlètes de la délégation irakienne s’est définitivement envolé. Le Comité international olympique (CIO) a confirmé l’interdiction à l’Irak de participer aux Jeux olympiques en août prochain, dans une lettre datée du 23 juillet et adressée au ministre irakien de la Jeunesse et des Sports Jassim Mohammad Jaffer.

«Nous regrettons profondément cette décision qui porte gravement atteinte au Comité olympique irakien, aux mouvements sportifs ainsi qu’aux athlètes irakiens mais qui est malheureusement imposée par les circonstances», peut-on lire dans la lettre, rendue publique jeudi.

Le 4 juin dernier, les instances olympiques avaient suspendu provisoirement le Comité olympique irakien, en raison de l’«interférence» du gouvernement irakien dans les mouvements sportifs du pays. Le CIO n’avait manifestement pas apprécié le vote d’un décret, le 21 mai dernier qui révoquait le Comité national irakien, issu de l’ancien régime de Saddam Hussein, pour le remplacer par un nouvel organisme dirigé par le ministre irakien de la Jeunesse et des Sports.

Le CIO, très à cheval sur les réglements, avait alors affirmé ne reconnaitre que les comités olympiques nationaux, jugeant illégal tout «comité intérimaire» ou tout autre groupe «appointé par le gouvernement irakien». Les instances olympiques avaient également soutenu avec vigueur les membres de l’équipe sortante, les qualifiant de seuls «légitimement élus».

Mais pour Bagdad, c’est là justement que réside tout le problème. Selon le gouvernement irakien, le Comité en question ne disposait plus du quorum suffisant pour mener ses débats. Autre problème soulevé : il n’aurait pas organisé d’élections depuis plus de 5 ans. Mais surtout, son responsable Ahmed Al-Samarrai a été enlevé par des hommes armés en juillet 2006 et l’on est toujours sans nouvelles de lui.

Fin mai, la Fédération internationale de football (Fifa) avait aussi décidé de bannir le champion d’Asie en titre de toute compétition internationale pendant un an. Cette sanction avait finalement été levée «de façon conditionnelle et provisoire» par la Fifa en mai dernier, qui avait indiqué avoir reçu une lettre du gouvernement irakien lui assurant que la Fédération irakienne de football avait été exclue du décret de dissolution.

La décision du CIO est une très mauvaise nouvelle pour un pays ravagé par les tensions communautaires et où le sport peut parfois jouer un rôle de ciment national. En 2007, la victoire des Lions de Babylone, l’équipe nationale de football, en finale de la Coupe d’Asie, avait provoqué une joie immense dans le pays. En 2004 encore, alors que le pays était ravagé par la guerre, l’Irak avait créé la surprise en atteignant les demi-finales de la compétition de football des JO d’Athènes.

En août prochain, quatre athlètes irakiens étaient attendus dans les compétitions olympiques, en tir à l’arc, en judo, en aviron et en haltérophilie. Ils verront les Jeux depuis chez eux, victimes des interférences entre sport et politique.

Arrestation du directeur de la section algérienne d’Amnesty international

amnes.jpgCOMMUNIQUE URGENT

Le FFS a appris par le biais de ses militants que M. MEHIEDINE BACHIR, directeur de la section algérienne d’Amnesty international a été arrêté ce matin (jeudi) à 9H00 dans la commune de Boudouaou.  Il serait actuellement en détention dans la brigade de gendarmerie de cette localité.

Cette arrestation qui intervient quelques jours après la publication du dernier rapport annuel d’Amnesty international, illustre la nature brutale et violente du système politique algérien. Il ne tolère aucune critique, n’accepte aucun regard et n’autorise aucun contrôle sur sa gestion des affaires politiques, économiques et culturelles.

Il se permet même de défier le droit de contrôle sur les atteintes graves sur les libertés individuelles et collectives. Cette arrestation est une défiance de plus à l’égard de la communauté internationale et à l’égard des normes universelles des droits de l’Homme. 

Le FFS dénonce cette arrestation, exige la libération immédiate et inconditionnelle de Mehiedine Bachir et appelle les militants des droits de l’homme à se mobiliser pour combattre ces méthodes violentes et irresponsables.

Mobilisé aux cotés des militants et des organisations autonomes des droits de l’homme, le FFS se solidarise avec les animateurs de l’Amnesty international et les assure de son total soutien.  

A propos de l’affaire “ALEXO”: rien que le respect de la loi

Ce dossier «sulfureux» a été évoqué par le wali lors de sa récente visite dans la commune. On croit savoir que, contrairement au Président de l’APW qui n’est pas allé par quatre chemins pour dire tout simplement la vérité en affirmant que cette unité est à inscrire au chapitre des constructions illicites, le chef de l’exécutif, lui préfère «réserver son appréciation aux conclusions de l’étude du dossier par ses services». Manifestement, je pense que ça va «bouger» et je crains fort que cette déclaration sonne «l’ouverture de cette entreprise». Plusieurs indices militent pour cette option.
D’abord, et ça peut sembler anodin, l’absence «énigmatique» du député Meziane, ex-P/APC qui n’a pas pour habitude de rater ce genre d’évènements officiels, et qui a fait de ce dossier «son cheval de bataille» lors de son mandat municipal. Celui-ci, alors que tout le monde l’attendait voir soulever cette question à l’hémicycle, a observé un silence assourdissant depuis qu’il a été promu à l’APN, où curieusement, il n’a jamais parlé «du panier à crabes» comme il se plaisait à désigner cette affaire. Quelque chose a dû s’opérer «là haut». Ensuite, le retour d’Ouyahia à la tête du Gouvernement, pourrait accélérer «la régularisation» de cette entreprise.
L’équipe aux commande de l’APC, ne constituant nullement une résistance, les élus du FFS doivent rester attentifs à l’évolution de la situation et faire preuve de vigilance pour alerter l’opinion. Ils pourraient être invités à une délibération pour «la révision» du POS pour permettre à cette entreprise de rentrer en activité.
Cela dit, voici une modeste contribution rédigée et publiée le 22 août 2006 pouvant apporter quelques éléments d’information relatifs à ce dossier.
Dans des articles parus notamment dans les quotidiens El watan, La dépêche de Kabylie, l’Expression et El Khabar, le PDG d’Alexo, à propos de «son projet dans la commune d’Amizour», continue de porter de graves accusations à l’encontre de la représentation légitime de la population d’Amizour. Tout en se faisant passer pour la victime, celui-ci porte aux «opposants» la responsabilité «de compromettre un investissement de 12 millions de dollars.»
En ma qualité d’élu à l’assemblée populaire communale et, tout simplement en tant que citoyen, me considérant interpellé par les propos du PDG de cette entreprise, je me dois d’apporter – à l’intention de l’opinion – quelques éclaircissements à propos de la position adoptée par l’APC.
D’abord sur le plan de la forme, je dois dire que le PDG d’Alexo, a mal choisi les termes de sa plaidoirie. Quant au «fond» du dossier, beaucoup d’interrogations méritent d’être posées.
Le PDG d’Alexo n’est pas sans savoir que ceux qu’il qualifie «d’opposants», sont les élus de la population, qui ont opposé une fin de non recevoir à un projet qui est loin d’être conforme à tous points de vue. Aux yeux du représentant de l’entreprise Alexo, nous nous serions opposés à un investissement «pouvant garantir des dizaines d’emplois.» Franchement simpliste comme argument ! Qui peut, un seul instant, croire que l’APC a pour vocation de s’opposer à un projet créateur de postes d’emploi, aussi peu soient-ils ? Alexo propose d’en créer des dizaines dont une bonne partie, faudrait-il le préciser, est déjà pourvue.
Le PDG déclare que «la délibération du 27 mars 2006 s’est déroulée mystérieusement à huis clos.» Rien de mystérieux n’a entouré cette réunion. Une disposition du code communal confère à l’assemblée populaire communale de se réunir à huis clos, lorsqu’elle en juge la nécessité. Par quel canal le PDG d’Alexo l’aurait-il appris, d’autant que les onze membres de l’APC ont adopté la même position ?
Lors de cette séance, les membres de l’APC, après avoir longuement débattu de la question, sous toutes ses facettes, sur la base de documents (descriptif de l’activité d’Alexo, correspondances de son PDG, POS) exposés par le président de l’assemblée, une délibération consignant le rejet catégorique de l’implantation du projet a été rendue publique. Cette décision est motivée par deux raisons fondamentales: La non-conformité de la société Alexo à la réglementation en matière d’urbanisme et l’impact préjudiciable de son activité sur l’environnement et la santé publique.
En effet, vis-à-vis de la loi, la société Alexo occupe un terrain que le plan d’occupation des sols de la commune (POS), approuvé par délibération, le 2 novembre 1998, délimite et prévoit comme zone d’habitat et y évacue toute construction à caractère industriel. Il faut convenir qu’il y a, là, violation d’un instrument d’urbanisme financé par l’État, défaut de permis de construire et d’autorisation d’exploitation. Au nom de quel principe fermer les yeux sur une construction illicite et prétendre aller exécuter un arrêté de démolition d’une construction illicite d’un simple citoyen, si cela advenait ? Comment une société comme la SONELGAZ s’empresse-t-elle d’approvisionner en gaz une entreprise en infraction avec la réglementation ? N’y a-t-il pas volonté de «passer en force ?» Si, là encore, il s’agissait d’un simple citoyen qui serait dans la même situation d’infraction, la SONELGAZ, aurait-elle fait preuve d’autant de complaisance ? Aurait-on accordé les mêmes largesses ?
Quant aux répercussions de l’activité en question sur l’environnement et sur la santé publique, le débat, à mon sens, n’a même pas lieu d’être. Car, vouloir en faire un abcès de fixation, cela voudrait dire que, du point de vue juridique, ce projet répond à toutes les normes. Or, c’est très loin d’être le cas. Par ailleurs, et sans prétendre me placer en spécialiste en la matière, il serait tout de même dissimulé de soutenir que ces répercussions sont nulles. Un document de la Direction de l’environnement, au terme d’une enquête qu’elle avait menée et dont nous ne détenons pas la teneur exacte, précise que les incidences sur l’environnement sont «quasi-nulles.» Il y a tout de même une nuance. N’est-ce pas déjà une réserve dont nous ne saurions négliger l’importance ? Les citoyens, n’ont-ils pas le droit de savoir ? Ce qui, si besoin est, bat en brèche, les conclusions de cette curieuse étude d’impact souvent invoquée. «Confiée» à un bureau d’étude dénommé «archi-pro», celle-ci statue que «l’activité repose sur un procédé purement mécanique.» Procédé mécanique mais qui fait appel à des manipulations de produits chimiques. Peut-on accorder un quelconque crédit à une étude d’impact réalisée par un bureau d’étude en architecture, quand il s’agit d’environnement ? A ce propos, il est intéressant de savoir que, presque toutes les fonderies ont des problèmes liés aux rejets de produits toxiques et potentiellement dangereux, dont l’acide fluorhydrique (un réactif important dans les procédés de purification de l’aluminium, pour le traitement ou le nettoyage des surfaces de métal dont l’équipement fait d’aluminium), aux rejets d’eaux chaudes dans les cours d’eau et pouvant progresser et atteindre fatalement les nappes phréatiques. Sachant que celle de la commune d’Amizour n’est située qu’à quelque 500 mètres du site, il y a lieu de s’en inquiéter sérieusement. A cela, s’ajoutent les nuisances sonores qui sont loin d’être un simple désagrément. Une telle activité est-elle concevable au beau milieu d’une zone d’habitat en pleine expansion, à proximité d’un lycée de 1300 élèves et d’une école primaire de 300 collégiens ?
Le responsable d’Alexo annonce le chiffre de «12 millions de dollars», coût du projet en question, et qui est, a-t-il reconnu «soutenu par les hautes autorités du pays.» (Sic.) De quelles hautes autorités du pays s’agit-il ? Si le projet en question est en parfaite adéquation avec la réglementation, pourquoi aurait-il besoin du soutien des hautes autorités du pays ?
A lire certaines autres déclarations, ce projet accuse un énorme retard dans sa concrétisation, ce qui implique un préjudice financier non négligeable. Soit ! Et si tel est le cas, comment expliquer cet acharnement à vouloir l’implanter à Amizour ? Et l’on se demande pourquoi, dès ses premières péripéties, des démarches n’ont pas été entreprises pour accélérer son implantation dans une autre localité. «Faire bénéficier la commune de «quelques dizaines d’emplois ?» Oui, mais selon quelles normes et à quel prix ? Surfer sur «les sentiments» et agir sur «certaines fibres sensibles» ne peuvent répondre aux exigences de la loi et de la réglementation. Créer «des richesses et des dizaines d’emplois» n’octroie pas un sauf-conduit ou une dérogation spéciale pour piétiner ces mêmes lois et réglementation. Celles-ci doivent être les mêmes pour tous, en tous lieux et dans toute leur rigueur.
Par A.Zenati
Ex-élu FFS APC Amizour

ChafiK Mesbah est préférable au D.O.K.

mesbah.jpgVoilà une langue qui peut être comprise. Un langage plus courageux, plus objectif, plus respectueux de l’esprit des Algériens d’aujourd’hui qui n’ont pas hérité du même regard que la génération de Novembre. Et par-dessus tout, on se trouve devant un interlocuteur moins méprisant que celui de M. Ould Kablia. Ces arguments doivent rester discutables et non des oracles qui tombent du ciel. Le peuple c’est un ensemble d’individus qui existent qui s’expriment. Et chacun d’eux a droit à la même liberté que Boussouf ou Bouteflika sur tous les sujets.
Nous avons le droit de regarder dans le rétroviseur pour éviter les mêmes erreurs.
Pour ce qui est la stabilité politique, elle ne se réalise certainement pas par les exécutions sommaires et l’instauration d’un climat de terreur au sein de la population et au sein de l’élite dissidente. Toutes les expériences fascistes ont conduit vers un fiasco total. Aujourd’hui encore nous payons le prix faramineux de cette vision initiée et instituée par Boussouf. 47 ans après, le pays est encore embourbé dans la dictature militaire, les conflits d’intérêts, la faiblesse de l’appareil judiciaire, la faiblesse de toutes les institutions de l’État. 47 ans après l’indépendance, le peuple n’est pas encore souverain sauf bien sûr dans la tête de ceux qui profitent de ce système et qui sont soigneusement cooptés pas le système.
Avec sa discipline militaire, le système de la SM on l’a vu, a imposé un système instable. Propice aux politicards sans réels principes qui savent s’adapter à tous les courants qui passent au sommet de l’état. Ils n’ont pas de principe sauf des fonds de commerce comme la gloire de l’Algérie, l’armée de libération, le terrorisme, etc.

Un tel système imposé par un groupe de décideurs vol en éclats dès qu’une occasion se présente. Le Système Boumediene, supporté à bras le corps par Boussouf, a connu une fin tragique; malgré des slogans péremptoires tel que « l’Algérie la tazoulou bi zawal errijal » ou encore « Ishtirakia la raj’ata fiha ». Résultat l’Algérie de la grandeur est bien mal foutu dans tous les classements mondiaux. Bien après des voisins et des pays pauvres de la planète.

Par Sniper

Saadani en Tunisie !

elkhabarsaidani.jpgLa presse agérienne  a rapporté récemment que l’ancien président de l’APN, Amar Saadani, a été refoulé au niveau de l’airoport d’Alger pour lui signifier qu’il est frappé d’une ISTN (interdiction de sortie du territoire national), ordonnée par la justice. Cette ISTN serait liée à l’affaire de la Générale des concessions agricoles (GCA) dont l’instruction est ouverte au niveau des tribunaux de Djelfa et de Ouargla. Amar Saâdani est impliqué dans une grosse affaire de dissipation de deniers publics au sein de la GCA de Djelfa. Cette information est infondée puisque  Amar Saadani est à Tunis depuis hier où il prend part aux activités du RCD (tunisien).

Les préparatifs vont bon train au FFS

tabbou1.jpgLe Front des forces socialistes s’attelle à mettre au point les derniers préparatifs à son université d’été qui devra se tenir à la fin du mois d’août, rapporte Le Soir d’Algérie. Le premier secrétaire de la formation politique avait indiqué, lors de sa récente conférence de presse, que l’université d’été sera organisée en deux sessions consacrées «à l’école de formation politique» qui, selon Karim Tabbou, a enregistré l’adhésion de 75 à 80 encadreurs et quelque 800 universitaires. L’été ne s’annonce pas de tout repos pour les cadres du parti puisque le FFS va également célébrer le 52e anniversaire du Congrès de la Soummam et celui de la création du GPRA, en septembre 1958, ainsi que de la création du FFS en septembre 1963. A la rentrée sociale, le FFS est attendu sur le terrain politique puisque son premier secrétaire avait annoncé que Aït Ahmed, Hamrouche et Mehri lanceraient, dès le mois de septembre, une initiative politique dont il n’a pas révélé la teneur.

Lahouari Addi à Ould Kablia: » Vous flattez l’armée pour assouvir votre intérêt personnel »*

kabli.jpgphotoaddi.jpgEn votre qualité de président de l’Association nationale des anciens du MALG, vous avez répondu à mon article paru le 20 juillet dans ce même quotidien, utilisant une rhétorique que les lecteurs de la presse écrite croyaient révolue et qui ne correspond plus à la réalité politique et sociale de l’Algérie des années 2000. Il est bien sûr de votre droit de rester «congelé», mais vous n’avez pas le droit de faire des procès d’intention en affirmant que mon texte était «un réquisitoire».
J’ai bien précisé que les Algériens étaient attachés affectivement à leur armée parce qu’elle fait partie de leur histoire. Par conséquent, si vous voulez ouvrir le débat, il faut qu’il soit loyal et sans coups bas, sinon restez dans votre bulle, enfermé dans un passé quasi-imaginaire dont vous tirez profit et n’accusez pas ceux qui ne sont pas d’accord avec vous. Vous me récusez le droit de parler de Abdelhafid Boussouf et de ses méthodes en corroborant précisément ce que j’appelle «le réflexe Boussouf» qui a trouvé son prolongement dans les vicissitudes de la construction de l’Etat post-indépendance. Vous allez même plus loin, me conseillant de rester dans «ma nouvelle patrie» (la France), insinuant que les cinq millions d’Algériens qui sont à l’étranger ont choisi une nouvelle patrie, et que les millions d’Algériens qui veulent partir sont à la recherche d’une nouvelle patrie ! C’est grave, M. Daho Ould Kablia, ce que vous dites. Ce n’est pas de l’inconscience, c’est de l’aliénation. Vous confirmez là votre apolitisme que vous avez déjà montré en accusant les Marocains, les Tunisiens et les Egyptiens de ne pas nous avoir aidés durant la guerre de Libération, ignorant totalement la géographie: Ghardimaou se situe en Tunisie et Oujda au Maroc ! Sans l’aide de nos frères marocains et tunisiens, l’armée coloniale aurait étouffé les maquis de l’ALN. Je vous rappelle que durant toute la révolution, Boussouf était entre Oujda, Le Caire et Tunis, où le FLN avait ses bases logistiques qui lui ont permis d’atteindre ses objectifs. Cette fois-ci, vous récidivez contre des compatriotes en leur déniant le droit d’être algériens parce qu’ils souhaitent que l’armée se conforme à la Constitution. C’est cela la mystique nationaliste qui crée une Algérie imaginaire et abstraite que vous opposez à des Algériens en chair et en os et qui, pour vous, sont des traîtres. Vous n’osez pas le mot, mais votre écrit le suggère clairement. Que vous le vouliez ou non, chaque Algérien est attaché à son pays et vous n’avez aucun droit de nier le sentiment patriotique des uns ou des autres. Même sur les harraga, preuve tragique du bilan désastreux de votre gouvernement, vous n’avez pas le droit de porter un tel jugement. Le précédent chef du gouvernement a même eu l’outrecuidance, sans rire, d’affirmer lors d’un colloque à Alger que les harraga quittent le pays pour se marier avec des blondes ! Voilà le personnel politique qui nous est imposé sans qu’il soit élu, caractérisé par l’incompétence et l’arrogance que cache mal une surenchère nationaliste cousue de fil blanc. Vous n’avez pas le monopole de la patrie, M. Ould Kablia. Boussouf avait les circonstances atténuantes : nous étions en guerre, mais vous, vous n’en avez aucune. Nous ne sommes pas en guerre, à moins que vous n’estimiez que votre gouvernement est en guerre contre le peuple ou une partie du peuple. Vous n’avez même pas compris mon propos sur Boussouf. Ce personnage appartient à l’histoire et il fait partie du patrimoine public, ce qui autorise n’importe qui à porter un jugement sur lui. A l’été 1962, une journaliste étrangère avait demandé à Abdelhafid Boussouf s’il avait la conscience tranquille après tout ce dont il avait été accusé. Il lui avait répondu : «Mais Madame, seuls ont les mains pures ceux qui n’ont pas de mains», reprenant le mot du philosophe allemand Immanuel Kant. Cette réponse ne s’adressait pas à un procureur d’un tribunal mais à l’Histoire et aux générations futures. Il a justifié ce qu’il avait fait et c’est aux historiens de juger. Boussouf était marqué par l’ordre colonial injuste qu’il cherchait à détruire par la violence. La radicalité du système colonial l’a forgé dans son intolérance et dans sa suspicion. Il se méfiait même de son ombre. Comme les militants de sa génération, il portait en lui les limites culturelles de sa société, notre société figée par l’ordre colonial dans son retard sur l’Europe. Le populisme révolutionnaire dont il était l’un des représentants a rencontré un écho auprès de larges couches de la population qui aspirait à finir avec l’ordre colonial. Mais pour autant, doit-on sacraliser cette génération et la soustraire aux investigations du débat critique ? Et comment ne pas faire le lien entre les limites idéologiques du nationalisme algérien dans sa phase de formation avec l’impossibilité de construire un Etat de droit cinquante ans après l’Indépendance ? Vous me refusez le droit de réfléchir sur ce lien ? Vous n’acceptez les débats sur l’histoire que s’ils sont apologétiques et menés avec la langue de bois que vous maniez comme un ébéniste expérimenté, comme le montre votre réponse parue dans Le Soir d’Algérie. Vous faites partie de cette élite civile cooptée depuis 50 ans par l’armée et dont le bilan est négatif de A à Z. Pour faire diversion, vous jouez au nationaliste pur et dur, m’accusant d’être contre l’institution militaire et me refusant le droit d’aspirer en tant que citoyen à une armée professionnelle, moderne et surtout respectueuse de la Constitution. Vous considérez qu’une telle armée serait «aveugle, sourde, aphone, et probablement paraplégique», ajoutant même que dans les pays les plus démocratiques, l’armée est «un rempart solide… une force forcément politique…». Vous êtes dans la position du flatteur qui vit aux dépens de celui qui l’écoute. Vous flattez l’armée pour assouvir votre intérêt personnel et, ce faisant, le discours que vous tenez la met dans une impasse politique dont on ne voit pas l’issue. Les officiers et les jeunes du Service national n’osent plus se montrer en tenue de sortie les jours de fête dans les villes et villages comme il y a quelques années. Pourquoi ? Selon vous, l’armée «fait face aux dangers … dont celui de l’éclatement de l’unité intérieure…», ou plus grave «celui qui a failli emporter l’Etat, pulvériser le ciment social, plonger la nation dans un système d’un autre âge», comme si celui que nous vivons aujourd’hui était post-moderne ! C’est exactement cela la «culture Boussouf» : sans le contrôle de l’armée sur l’Etat et sans sa substitution au suffrage populaire au détriment de l’électorat composé de civils au nationalisme tiède, l’Algérie disparaîtrait ! Votre montre, M. Ould Kablia, s’est arrêtée en 1962 et votre culture politique n’a pas changé d’un iota. Vous croyez même à la régularité du «suffrage populaire tel qu’il se pratique dans notre pays», affirmant sans rire que les Algériens ont choisi leurs dirigeants. Ou bien vous êtes naïf, ou bien vous êtes cynique. Vous demandez ensuite à ce «qu’on laisse l’institution militaire achever sa mission contre les ennemis de la nation en tous genres». Je voudrais vous poser la double question suivante : qui sont ces ennemis de la nation et quand cette mission de l’armée prendra-t-elle fin ? Considérez-vous que ces ennemis sont des Algériens qui veulent détruire leur propre nation ? Je suspecte que tout ce discours irréaliste ne serve qu’à cacher un intérêt personnel : celui d’être désigné et non élu à des fonctions officielles. La preuve ? Vous étiez déjà préfet à Oran quand j’étais lycéen ; je vais bientôt partir à la retraite et vous êtes encore ministre ! En sociologie politique, la privatisation de l’autorité publique s’appelle néo-patrimonialisme. L’Etat y est considéré comme un patrimoine d’une élite civile qui demande à l’armée d’être la seule source de légitimité et unique organe de cooptation de responsables politiques qui y trouvent une rente à vie juteuse. Et tant pis pour l’Algérie et ses intérêts supérieurs, et tant pis pour l’avenir des générations futures. Après moi, le déluge. J’arrête là cette lettre ouverte, mais je voudrais vous renvoyer à mes livres et articles relatifs à la «régression féconde» que vous citez en ironisant. Vous n’y avez pas réfléchi parce que pour vous, l’alternance électorale — que l’armée aurait pu garantir — est la fin d’un monde, celui de la cooptation qui permet de ne rendre des comptes ni à l’électorat ni à la justice en cas de mauvaise gestion des ressources publiques. L’armée est généreuse, et il suffit de la flatter. Mais un jour, ses officiers se rendront compte que le jeu ne vaut pas la chandelle et accepteront des réformes comme celles mises en œuvre en Amérique latine, où un pays comme le Brésil est en train de devenir un géant mondial. Je vous transmets, malgré tout, mes salutations patriotiques de l’étranger, où même si «on n’emporte pas la patrie à la semelle de ses pieds», elle reste, qu’on le veuille ou non, dans le cœur.
Lahouari Addi Professeur des universités

*Le titre est d’el mouhtarem

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