Archive pour août, 2008

Camp politique du FFS: Déclaration finale

L’échec politique est évident. Vingt ans après les événements d’octobre 1988, la population vit sous l’état d’urgence. L’abstention massive aux échéancesélectorales est une constante du comportement politique. La population en général et la jeunesse en particulier éprouvent un sentiment d’injustice permanent et elles se sentent trahies, et se désintéressent de la politique. La tentation de l’archaïsme, du repli identitaire, est présente comme les fuites en avant dans le ‘HARAGA’, l’immigration clandestine, la violence extrémiste et la recherche de paradisartificiels (drogue, alcool, …etc.). Des obstacles considérables sont opposés, à l’organisation, qu’elle soit associative, syndicale ou politique.

L’échec sécuritaire a réinstallé un sentiment de peur et d’insécurité. Le coût politique, humain et économique devient intolérable.

L’échec socio-économique, c’est le démantèlement total de tout le tissu industriel, avec l’absence de stratégie cohérente et lisible.

La précarité permanente pour les jeunes, la misère, le chômage, la baisse du pouvoir d’achat, les licenciements sont le lotdes Algériens, ceux ci ne sont pas à l’abri de l’exploitation par certaines sociétés étrangères. L’ascenseur social par les études est en panne.

De cette situation émerge l’enjeu politique fondamental d’aujourd’hui. Que faire pour arrêter le désastre et transcender la crise profonde que traverse le pays ?

Deux options sont possibles :

1.  Poursuivre, persister et persévérer dans la politique duhasard pour accorder un sursis au régime politique actuel et prolonger lesmandats du président. On peut alors triturer la constitution, organiser des élections à l’Algérienne et autres manipulations politiques.

2. Se plier aux nécessités historiques et politiques, et faire une vraie ouverture politique.

Nous sommes de ceux qui ont des ambitions pour leur pays et notre choix est sans ambiguïtés, nous sommes pour un changement radical et pacifique du système politique.

Nous voulons croire que même au sein du pouvoir et des institutions, des hommes et des femmes de bonne volonté comprennent et éventuellement soutiennent la nécessité de la réforme d’un système dépassé.

Il ne s’agit pas de faire le procès des hommes, mais de créer des institutions nouvelles qui répondent aux besoins de la société.

Nous sommes certains que la société algérienne recèle des potentialités et des hommes capables d’impulser une organisation populaire, pour une lutte pacifique en vue du changement.

Notre action est de redonner son sens aux politiques, de lever tous les obstacles à l’organisation, dans les partis politiques, syndicats autonomes et les associations.

Notre but fondamental est la démocratisation du pays, faisons en sorte que l’élection présidentielle soit une étape et une chance pour atteindre ce but.

La jeunesse ambitionne d’occuper toute la place, qui lui revient dans les luttes qui s’annoncent.

La jeunesse algérienne arbitrera l’avenir.

SOUK EL TENINE – BEJAIA
26- 29 AOUT 2008

Langue française: un déficit de 10 000 enseignants

parlefrancaisrouge4.jpgLe ministre de l’Education nationale, Boubakeur Benbouzid, a révélé l’existence d’un déficit de 10 000 postes d’enseignants de langue française et les régions du sud sont les plus touchées par ce sérieux problème. «Au moment où on signale un manque flagrant d’enseignants en langue française au sud, à Alger par exemple on indique qu’il existe un sureffectif (trois postulants pour un seul poste), ce qui n’est pas du tout normal», déclare le ministre.

Mohammed Samraoui: «Le Maroc n’a jamais soutenu les actions du GIA»

samra.jpgLe colonel algérien Mohamed Samraoui, ex-numéro deux du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), revient sur les allégations de l’émir du GIA Abdelhak Layada concernant le Maroc.

ALM: M. Samraoui, dans un entretien publié récemment par le quotidien algérien El Khabar, Abdelhak Layada prétend encore une fois que le Maroc soutenait les actions du GIA. De ce fait, il dément avoir été arrêté au Maroc et qu’il était hébergé au Palais royal. Quel est votre commentaire ?

Mohammed Samraoui: Les lecteurs du quotidien El Khabar -et les Algériens d’une manière générale- ne sont pas dupes, ils savent parfaitement que le sieur Layada est en train d’affabuler. Son arrestation au Maroc en 1993 a suscité une grande panique au sein du cercle des décideurs algériens, à tel point que le général Smain Lamari s’était déplacé à Rabat pour négocier secrètement son extradition. Devant le refus de Driss Basri d’accéder à sa doléance, le général Khaled Nezzar, ministre de la Défense de l’époque et homme fort du régime (il était membre du Haut Comité d’Etat, une structure fictive qui possédait les attributions de la présidence de la République), a sollicité une entrevue avec feu Hassan II et a finalement réussi à récupérer Abdelhak Layada avant qu’il ne passe aux aveux.
D’ailleurs au cours du même entretien, l’ex-chef du GIA évoquait ses rapports avec les généraux Khaled Nezzar et Brahim Fodil Chérif, que dire de plus si ce n’est qu’ils appartiennent tous à la même catégorie : des criminels en uniforme pour les uns et des criminels en Kamis pour les autres.
Cette sortie médiatique d’un terroriste qui revendique pleinement ses actes criminels démontre une fois de plus la manipulation orchestrée par les décideurs qui se servent des islamistes en tant qu’ épouvantail qu’ils agitent pour faire peur aux forces démocratiques.
Pour mémoire, je dois rappeler que Layada avait assisté en août 2007 à l’enterrement du général Smain Lamari. Connaissez-vous des victimes qui pleurent leurs bourreaux?
Autre question qui mérite d’être soulevée: d’où vient la fortune de Layada à Baraki alors qu’il était en 1993 un minable tôlier ? Tout commentaire serait superflu.  Je tiens également à préciser que le Maroc n’a jamais soutenu les actions du GIA. Ceux qui distillent ce genre de rumeurs malveillantes, le font à dessein et ce, dans le seul but d’entretenir un climat d’animosité entre les deux peuples frères.

Les attentats terroristes se multiplient en Algérie et la situation semble de plus en plus échapper aux services de sécurité ? En tant que spécialiste de la lutte antiterroriste et des affaires algériennes, où se situe la faille?

A mon avis, la recrudescence des attentats terroristes est plutôt liée à l’arrivée d’Ahmed Ouyahia à la tête du gouvernement. Chaque fois que ce sinistre personnage occupe la chefferie du gouvernement les massacres (comme en 1997 et 1998), l’injustice et la fraude se multiplient. Le terrorisme «résiduel», pour reprendre une expression qui lui est chère, a de beaux jours devant lui. Cependant, il serait malhonnête de ma part de tout imputer à Ouyahia, car la situation en Algérie est très complexe. Une chose est sûre, le cycle «violence-répression» est entretenu de façon systématique et a pour objectif l’anesthésie du courant démocratique, le maintien du statu quo favorable aux généraux. L’échec de la politique du tout sécuritaire est indiscutable car la solution sécuritaire à elle seule est inefficace et vaine. A quoi servirait la lutte contre le terrorisme si l’Etat ne s’attaque pas aux causes qui créent ce fléau ? La question du terrorisme ne sera résolue qu’à partir du moment où les autorités manifesteront la volonté d’engager un dialogue avec toutes les sensibilités politiques qui composent la scène politique en Algérie sans en exclure aucune. Dialoguer avec la pseudo opposition du club des pins ne fait qu’ajourner le problème. Malheureusement les cloportes, qui dirigent le pays et qui refusent d’assumer leur échec, n’ont aucun intérêt à mettre fin au terrorisme, pour la simple raison que la fin du terrorisme signifierait leur départ des commandes du pouvoir.
Comme l’avait dit le général Smain Lamari en 1992, les généraux autoproclamés d’Alger sont capables de sacrifier 3 millions de citoyens pour se maintenir au pouvoir.

Le Maroc a réitéré, à plusieurs reprises, sa disponibilité à renforcer les liens de coopération avec l’Algérie en matière de lutte contre le terrorisme. Une offre qui ne semble pas être prioritaire pour l’autre partie. Selon vous, l’Algérie peut-elle, toute seule, venir à bout du terrorisme d’Al Qaïda ?


Le terrorisme ne connaît aucune frontière et pour y venir à bout, la coopération internationale est inéluctable. Je suis d’ailleurs très surpris de constater que l’Algérie refuse cette offre d’un pays voisin alors qu’elle la recherche auprès des capitales occidentales.
Les responsables du DRS savent qu’ils peuvent berner leurs homologues européens pour harceler leurs opposants en leur collant l’étiquette de «terroristes» en produisant de faux témoignages ou en confectionnant de fausses preuves, chose impossible à accomplir avec des voisins. C’est la raison pour laquelle j’estime que les dirigeants algériens ne manifestent pas cette volonté à éradiquer le terrorisme. Les preuves ne manquent pas, il suffit de voir comment sont traités les Hassan Hattab, Abderazak El Para,…. pourtant recherchés par la justice pour les crimes, prises d’otages,… et que le DRS refuse de livrer à cette même justice. Les sanguinaires du GIA, GSPC ou Al Qaïda, peu importe la dénomination, élargis à la faveur d’un projet bidonné, pompeusement qualifié de «réconciliation nationale», savent parfaitement qu’ils peuvent sévir en toute impunité, puisque ce projet n’a été élaboré que pour garantir une amnistie aux criminels du DRS et à leurs agents islamistes qui faisaient régner la terreur en vue de mettre les citoyens au pas.

Le gouvernement algérien refuse la réouverture des frontières avec le Maroc. S’agit-il, d’après vous, d’une position compréhensible sur le plan sécuritaire ou, tout simplement, d’une attitude politique hostile envers le Maroc ?

Maintenir la frontière fermée entre les deux pays est d’une absurdité déconcertante. Rien ne justifie cette attitude mesquine qui prive les Algériens et les Marocains de pouvoir circuler librement par voie terrestre.
La fermeture de la frontière terrestre algéro-marocaine ne favorise pas les échanges économiques bilatéraux, par contre elle contribue à l’enrichissement illicite des réseaux de trafics, qui sont pour la plupart contrôlés par des officiers du DRS.
La réouverture des frontières signifierait la fin de ce «monopole de dividendes», d’où une farouche opposition à la normalisation entre les deux pays de la part de cette caste de profiteurs.

Le Maroc a proposé comme solution au problème du Sahara un projet d’autonomie accordant de larges prérogatives d’autogouvernement à la population sahraouie. Pourtant, Alger et le Polisario refusent de donner une suite favorable à cette solution et de débloquer la situation. Qu’en pensez-vous ?

N’ayant pas suivi avec assiduité les derniers développements de ce dossier, il m’est difficile d’émettre une opinion précise. L’Algérie qui considère que l’affaire du Sahara occidental est un problème de décolonisation, ne tient pas compte que la situation a réellement changé depuis 1975.
Pour ma part, je trouve regrettable qu’aucun consensus n’ait pu être trouvé pour une solution juste et équitable de ce conflit qui dure depuis presque un quart de siècle maintenant.
La vraie question est de savoir quelle est l’utilité de créer un micro-Etat au Maghreb ?
Mohamed Boudiaf était l’un des rares dirigeants algériens à avoir compris que cette affaire du Sahara ne faisait que des perdants et il avait été assez courageux en envisageant un règlement définitif de ce contentieux, malheureusement il fut assassiné en 1992 après six mois d’exercice. Dommage !

Le monde est en train de changer et les intérêts économiques et de développement socioéconomique se substituent aux questions des petits calculs géopolitiques. Pourtant le gouvernement algérien continue à refuser de débloquer la situation au Sahara ce qui empêche l’aboutissement du projet de l’Union du Maghreb arabe. Qu’en pensez-vous?

Les responsables politiques algériens et marocains doivent méditer sur les avancées en Europe, dont les dirigeants ont su surmonter leurs divergences pour abolir les frontières et renforcer leur coopération économique et politique, alors qu’au Maghreb, c’est toujours l’esprit des divisions qui prévaut.
J’ajouterai seulement avec une pointe d’amertume, que si l’Algérie et le Maroc étaient unis, compte tenu des richesses naturelles, de la situation géostratégique et du potentiel humain que recèlent les deux pays, il ne fait nul doute que le Maghreb serait considéré comme un géant économique aujourd’hui.

Interview réalisée par Aujourd’hui le Maroc 

Mohamed Samraoui: »Hassani doit soulager sa conscience et avouer sa participation à ce meurtre »

samraoui1.jpgL’ancien officier du DRS, Mohamed Samraoui, en exil en Allemagne, a déclaré aujourd’hui (lire l’interview dans www.lequotidiendalgerie.com (ex-tahiabladi), que pour ce qui est de l´identification de Mohamed Ziane Hasseni, «le mieux serait que je me rende à Paris pour une éventuelle confrontation ». M. Samraoui a expliqué que «d´après les photos montrées (par les journalistes de Madiapart), il s´agit bel et bien de Rachid Hassani, mais ma conscience et la crainte de Dieu ne m´autorisent pas à accuser un innocent, par conséquent une confrontation est souhaitable pour lever les derniers doutes».

 

A la question de savoir pourquoi Hassani s’est rendu en France se sachant sous le coup d’un mandat d’arrêt international, M Samraoui a révélé que Rachid Hassani allait être muté à la fin des années 1980 en …France. «Et ce n´est que sur insistance de l’intéressé qu’il fut finalement envoyé en poste en tant que consul à Bamako au Mali », a indiqué l’ancien officier algérien. Selon lui, Hassani a certainement reçu des assurances pour se rendre en toute quiétude en France, grâce à la détention d´un passeport diplomatique (qui devait en principe lui octroyer l’immunité) et en jouant sur l’homonymie. «La falsification d´un passeport et l’établissement d´une nouvelle légende sont des techniques courantes pour se soustraire à la justice ou exécuter des opérations clandestines dans un environnement étranger ou hostile », a-t-il encore expliqué.

 

M. Samraoui a déclaré que les actuels chefs du DRS et le président Bouteflika, qui ne sont pas mêlés à l’affaire Mecili, peuvent sacrifier Hassani. «Il ne leur causera aucun souci judiciaire et ne sera en aucun cas une source d´inquiétude pour eux », a souligné M.Samraoui.

 

A la question de savoir si la justice française l’a sollicité pour témoigner, M. Samraoui a déclaré que pour le moment il n’a pas été sollicité. « Je me tiendrai à la disposition de la justice française si elle le désire. Ce sont les propos que j’ai tenus avec le juge Thevenot lorsqu’il est venu me voir en Allemagne en 2003 », a-t-il ajouté.

 

 

Au sujet du risque de voir l’affaire classée pour « raison d’Etat », l’ancien membre du DRS a expliqué qu’en dépit des tractations qui ont certainement commencé, la conjoncture de 1987 n´est pas identique à celle de 2008. «Voilà pourquoi je ne vois pas l´intérêt d´un classement de cette affaire », a déclaré M. Samraoui.

 

Pour M. Samraoui, Hassani doit soulager sa conscience et avouer sa participation à ce meurtre à la fois macabre et gratuit. «Ce n´est certes qu’un exécutant, mais il doit répondre devant la justice de ses actes afin que les assassinats politiques soient bannis et ne servent plus de moyens d’intimidation contre ceux qui ne partagent pas les vues des décideurs ou refusent leurs dérives», a déclaré l’ancien officier en ajoutant par ailleurs qu’il faut que l’assassin Amellou soit remis à la justice et de s’interroger: pourquoi le couvre-t-on à Alger ?

 

L’affaire Hassani inquiète-t-elle des personnalités du régime algérien ? «Forcément ! Si la justice française va au bout, et c´est ce que je souhaite, certaines personnalités du régime doivent trembler, je pense tout particulièrement au général Larbi Belkheir qui servait à l’époque à la présidence de la République et qui était un proche du général Mejdoub Lakhal Ayat , le chef de la DGPS», a répondu M. Samraoui qui a précisé que Lakhal Ayat étant décédé, il va de soi que les commanditaires de l’assassinat de Mecili vont tout faire pour lui imputer la responsabilité de cet odieux forfait.

Le dernier voyage de Hassani

avion.jpgNous apprenons de sources bien informées que Mohamed Ziane Hassani, directeur du protocole au niveau du ministère algérien des affaires étrangères, a fait partie de la délégation algérienne ayant accompagné le président Abdelaziz Bouteflika lors de son dernier voyage en Iran. El Mouhtarem 

Ce qu’a déclaré Hassani à la justice française

mecili3.jpgA l’adresse du juge: «La fiche dont vous me donnez lecture s’applique bien à mon identité, mais je ne comprends pas pourquoi. Je ne suis concerné ni de loin ni de près par une quelconque complicité d’assassinat.» Il a aussi affirmé «n’avoir jamais été dans l’armée» et «ne connaître» ni Amellou ni Ali Mécili. «J’ai lu récemment des articles de journaux évoquant son assassinat. Récemment, cela veut dire il y a quelques mois. Mais j’ai lu ces articles comme d’autres traitant de faits divers». Reste le mandat d’arrêt lancé contre lui et qui, note la juge Goetzmann, « a été médiatisé ». Hassani « s’en souvient » effectivement. «Des collègues m’ont montré des articles avec mon nom et plus précisément celui de Rachid Hassani ou Mohamed Ziane Hasseni (…) Et puis j’ai oublié très vite cette histoire».

 

Le juge : «C’est une affaire d’assassinat avec des recherches contre une personne au même nom et mêmes fonctions que vous et vous n’êtes pas inquiet » ? «Pas du tout, car l’article citait Rachid Hassani et j’ai pensé, comme c’est souvent le cas, que le journaliste avait écrit n’importe quoi», a répondu l’intéressé. Sources Rue89

 

 

Mohamed Samraoui à propos de Hassani: « C’est lui, sans le moindre doute possible»

samraouiphoto.jpgLe site Mediapart [accès payant] a présenté deux photos de Mohamed Ziane Hasseni, à Mohamed Samraoui, ex-officier algérien, aujourd’hui réfugié en Allemagne et qui au moment des faits était un responsable des services secrets algériens: l’une prise en novembre 2006, l’autre en juillet 2008 alors que Hassani accueillait des dirigeants européens à Alger. «C’est lui, sans le moindre doute possible», a affirmé Mohamed Samraoui à Mediapart au vu de cet homme arborant lunettes et petites moustaches. 

Simplement, celui qui fut l’organisateur de l’assassinat de Ali Mécili s’appelait à l’époque «le capitaine Hassani  », avant de devenir, au début des années 1990, le diplomate Mohamed Ziane Hasseni. Un «  diplomate » qui fut notamment en poste en Allemagne entre 1997 et 2004, et qui est aujourd’hui «directeur du cérémonial des visites officielles à la direction du protocole du ministère algérien des Affaires étrangères».  Sources Rue89

Clôture du camp politique du FFS: « Pour un changement radical et pacifique »

haa2.jpg«La jeunesse ambitionne d’occuper toute la place qui lui revient dans les luttes qui s’annoncent», ont souligné, dans la déclaration politique, les participants au camp politique du FFS, qui tenu à Souk El-Tennine (Béjaia), du 26 au 29 août.  En effet, les participants ont indiqué que toutes les politiques menées par le pouvoir sont vouées à l’échec. «L’échec politique évident à travers le maintien de l’état d’urgence, l’abstention massive lors des échéances électorales, l’échec sécuritaire illustré par la réinstallation du sentiment de peur et d’insécurité et l’échec socioéconomique qui ressort du démantèlement total de tout le tissu industriel avec l’absence de stratégie cohérente et lisible». Par ailleurs, les participants au camp du FFS ont noté «La tentation de l’archaïsme, du repli identitaire est présente comme des fuites en avant dans la harga, l’émigration clandestine, la violence extrémiste et la drogue». Les étudiants du FFS préconisant deux choix à cette situation: le statu quo ou le changement. « Poursuivre, persister et persévérer dans la politique du hasard pour accorder un sursis au régime politique» ou «se plier aux nécessités historiques et faire une vraie ouverture politique», observe-t-on avant de rappeler le «choix sans ambiguïté du FFS pour le changement radical et pacifique».
Pour le FFS, il est permis de croire «à la compréhension des hommes et des femmes au sein du pouvoir et des institutions quant à la nécessité de reformer un système dépassé». «Il ne s’agit pas de faire le procès des hommes», précise-t-on, mais «de créer des institutions nouvelles qui répondent aux besoins de la société» et avec l’engagement de tous «la politique, le combat pour les droits de l’homme et la démocratie vivront», fait-t-on encore observer. Synthèse d’El Mouhtarem

Plus de 6 millions et demi d’Algériens vivent en dessous du seuil de pauvreté !

elkhabarlaktacopy2.jpgSelon les estimations des programmes des Nations Unies pour le développement et de la Banque Mondiale, le taux des personnes qui vivent sous le seuil de la pauvreté, qui gagnent moins de deux dollars par jour, est estimé à plus de 20% de l’ensemble des habitants, représentant plus de 6,5 millions d’Algériens.
Le niveau social d’une grande catégorie d’Algériens n’a pas vraiment changé, suite au partage inéquitable de la fortune et des revenus de Algérie. Les employés qui touchent des salaires variant entre 12 et 35 mille dinars constituent plus de 60% de la masse salariale, alors que employés dont les salaires sont estimés entre 60 et 300 mille dinars constituent moins de 10% de cette dernière.
Selon les institutions internationales, 2,8% des revenus de l’Algérie sont répartis sur 10% des classes les plus démunis de l’Algérie, alors que 20% des catégories les plus riches bénéficient de 42,6% de la fortune et des revenus. De ce fait, les classes sociales commencent à apparaître suite à l’ouverture et à la libération du marché. Une partie de la classe moyenne commence à disparaître graduellement et à rejoindre la classe pauvre. 

Evénement du jour

couscous.jpgLa Dépêche de Kabylie a été honorée à l’occasion de la clôture du 1er salon du couscous qui s’est tenu la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou. , . Un diplôme d’honneur a été remis au journal de Benyounes.  La cérémonie de clôture qui a été présidée par le directeur de la culture de la wilaya et son homologue de la PME s’est déroulée en présence d’une foule nombreuse composée notamment de tous les participants à la manifestation, de quelques députés du RND et du FLN ainsi que de quelques élus APW. Il n’y a pas que la politique qui réunit des hommes, même le couscous peut faire l’affaire. Il a réuni Ould Ali El Hadi, des députés du RND et ceux du FLN.

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