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Archive pour le 31 août, 2008

Camp politique du FFS: Déclaration finale

L’échec politique est évident. Vingt ans après les événements d’octobre 1988, la population vit sous l’état d’urgence. L’abstention massive aux échéancesélectorales est une constante du comportement politique. La population en général et la jeunesse en particulier éprouvent un sentiment d’injustice permanent et elles se sentent trahies, et se désintéressent de la politique. La tentation de l’archaïsme, du repli identitaire, est présente comme les fuites en avant dans le ‘HARAGA’, l’immigration clandestine, la violence extrémiste et la recherche de paradisartificiels (drogue, alcool, …etc.). Des obstacles considérables sont opposés, à l’organisation, qu’elle soit associative, syndicale ou politique.

L’échec sécuritaire a réinstallé un sentiment de peur et d’insécurité. Le coût politique, humain et économique devient intolérable.

L’échec socio-économique, c’est le démantèlement total de tout le tissu industriel, avec l’absence de stratégie cohérente et lisible.

La précarité permanente pour les jeunes, la misère, le chômage, la baisse du pouvoir d’achat, les licenciements sont le lotdes Algériens, ceux ci ne sont pas à l’abri de l’exploitation par certaines sociétés étrangères. L’ascenseur social par les études est en panne.

De cette situation émerge l’enjeu politique fondamental d’aujourd’hui. Que faire pour arrêter le désastre et transcender la crise profonde que traverse le pays ?

Deux options sont possibles :

1.  Poursuivre, persister et persévérer dans la politique duhasard pour accorder un sursis au régime politique actuel et prolonger lesmandats du président. On peut alors triturer la constitution, organiser des élections à l’Algérienne et autres manipulations politiques.

2. Se plier aux nécessités historiques et politiques, et faire une vraie ouverture politique.

Nous sommes de ceux qui ont des ambitions pour leur pays et notre choix est sans ambiguïtés, nous sommes pour un changement radical et pacifique du système politique.

Nous voulons croire que même au sein du pouvoir et des institutions, des hommes et des femmes de bonne volonté comprennent et éventuellement soutiennent la nécessité de la réforme d’un système dépassé.

Il ne s’agit pas de faire le procès des hommes, mais de créer des institutions nouvelles qui répondent aux besoins de la société.

Nous sommes certains que la société algérienne recèle des potentialités et des hommes capables d’impulser une organisation populaire, pour une lutte pacifique en vue du changement.

Notre action est de redonner son sens aux politiques, de lever tous les obstacles à l’organisation, dans les partis politiques, syndicats autonomes et les associations.

Notre but fondamental est la démocratisation du pays, faisons en sorte que l’élection présidentielle soit une étape et une chance pour atteindre ce but.

La jeunesse ambitionne d’occuper toute la place, qui lui revient dans les luttes qui s’annoncent.

La jeunesse algérienne arbitrera l’avenir.

SOUK EL TENINE – BEJAIA
26- 29 AOUT 2008

Langue française: un déficit de 10 000 enseignants

parlefrancaisrouge4.jpgLe ministre de l’Education nationale, Boubakeur Benbouzid, a révélé l’existence d’un déficit de 10 000 postes d’enseignants de langue française et les régions du sud sont les plus touchées par ce sérieux problème. «Au moment où on signale un manque flagrant d’enseignants en langue française au sud, à Alger par exemple on indique qu’il existe un sureffectif (trois postulants pour un seul poste), ce qui n’est pas du tout normal», déclare le ministre.

Mohammed Samraoui: «Le Maroc n’a jamais soutenu les actions du GIA»

samra.jpgLe colonel algérien Mohamed Samraoui, ex-numéro deux du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), revient sur les allégations de l’émir du GIA Abdelhak Layada concernant le Maroc.

ALM: M. Samraoui, dans un entretien publié récemment par le quotidien algérien El Khabar, Abdelhak Layada prétend encore une fois que le Maroc soutenait les actions du GIA. De ce fait, il dément avoir été arrêté au Maroc et qu’il était hébergé au Palais royal. Quel est votre commentaire ?

Mohammed Samraoui: Les lecteurs du quotidien El Khabar -et les Algériens d’une manière générale- ne sont pas dupes, ils savent parfaitement que le sieur Layada est en train d’affabuler. Son arrestation au Maroc en 1993 a suscité une grande panique au sein du cercle des décideurs algériens, à tel point que le général Smain Lamari s’était déplacé à Rabat pour négocier secrètement son extradition. Devant le refus de Driss Basri d’accéder à sa doléance, le général Khaled Nezzar, ministre de la Défense de l’époque et homme fort du régime (il était membre du Haut Comité d’Etat, une structure fictive qui possédait les attributions de la présidence de la République), a sollicité une entrevue avec feu Hassan II et a finalement réussi à récupérer Abdelhak Layada avant qu’il ne passe aux aveux.
D’ailleurs au cours du même entretien, l’ex-chef du GIA évoquait ses rapports avec les généraux Khaled Nezzar et Brahim Fodil Chérif, que dire de plus si ce n’est qu’ils appartiennent tous à la même catégorie : des criminels en uniforme pour les uns et des criminels en Kamis pour les autres.
Cette sortie médiatique d’un terroriste qui revendique pleinement ses actes criminels démontre une fois de plus la manipulation orchestrée par les décideurs qui se servent des islamistes en tant qu’ épouvantail qu’ils agitent pour faire peur aux forces démocratiques.
Pour mémoire, je dois rappeler que Layada avait assisté en août 2007 à l’enterrement du général Smain Lamari. Connaissez-vous des victimes qui pleurent leurs bourreaux?
Autre question qui mérite d’être soulevée: d’où vient la fortune de Layada à Baraki alors qu’il était en 1993 un minable tôlier ? Tout commentaire serait superflu.  Je tiens également à préciser que le Maroc n’a jamais soutenu les actions du GIA. Ceux qui distillent ce genre de rumeurs malveillantes, le font à dessein et ce, dans le seul but d’entretenir un climat d’animosité entre les deux peuples frères.

Les attentats terroristes se multiplient en Algérie et la situation semble de plus en plus échapper aux services de sécurité ? En tant que spécialiste de la lutte antiterroriste et des affaires algériennes, où se situe la faille?

A mon avis, la recrudescence des attentats terroristes est plutôt liée à l’arrivée d’Ahmed Ouyahia à la tête du gouvernement. Chaque fois que ce sinistre personnage occupe la chefferie du gouvernement les massacres (comme en 1997 et 1998), l’injustice et la fraude se multiplient. Le terrorisme «résiduel», pour reprendre une expression qui lui est chère, a de beaux jours devant lui. Cependant, il serait malhonnête de ma part de tout imputer à Ouyahia, car la situation en Algérie est très complexe. Une chose est sûre, le cycle «violence-répression» est entretenu de façon systématique et a pour objectif l’anesthésie du courant démocratique, le maintien du statu quo favorable aux généraux. L’échec de la politique du tout sécuritaire est indiscutable car la solution sécuritaire à elle seule est inefficace et vaine. A quoi servirait la lutte contre le terrorisme si l’Etat ne s’attaque pas aux causes qui créent ce fléau ? La question du terrorisme ne sera résolue qu’à partir du moment où les autorités manifesteront la volonté d’engager un dialogue avec toutes les sensibilités politiques qui composent la scène politique en Algérie sans en exclure aucune. Dialoguer avec la pseudo opposition du club des pins ne fait qu’ajourner le problème. Malheureusement les cloportes, qui dirigent le pays et qui refusent d’assumer leur échec, n’ont aucun intérêt à mettre fin au terrorisme, pour la simple raison que la fin du terrorisme signifierait leur départ des commandes du pouvoir.
Comme l’avait dit le général Smain Lamari en 1992, les généraux autoproclamés d’Alger sont capables de sacrifier 3 millions de citoyens pour se maintenir au pouvoir.

Le Maroc a réitéré, à plusieurs reprises, sa disponibilité à renforcer les liens de coopération avec l’Algérie en matière de lutte contre le terrorisme. Une offre qui ne semble pas être prioritaire pour l’autre partie. Selon vous, l’Algérie peut-elle, toute seule, venir à bout du terrorisme d’Al Qaïda ?


Le terrorisme ne connaît aucune frontière et pour y venir à bout, la coopération internationale est inéluctable. Je suis d’ailleurs très surpris de constater que l’Algérie refuse cette offre d’un pays voisin alors qu’elle la recherche auprès des capitales occidentales.
Les responsables du DRS savent qu’ils peuvent berner leurs homologues européens pour harceler leurs opposants en leur collant l’étiquette de «terroristes» en produisant de faux témoignages ou en confectionnant de fausses preuves, chose impossible à accomplir avec des voisins. C’est la raison pour laquelle j’estime que les dirigeants algériens ne manifestent pas cette volonté à éradiquer le terrorisme. Les preuves ne manquent pas, il suffit de voir comment sont traités les Hassan Hattab, Abderazak El Para,…. pourtant recherchés par la justice pour les crimes, prises d’otages,… et que le DRS refuse de livrer à cette même justice. Les sanguinaires du GIA, GSPC ou Al Qaïda, peu importe la dénomination, élargis à la faveur d’un projet bidonné, pompeusement qualifié de «réconciliation nationale», savent parfaitement qu’ils peuvent sévir en toute impunité, puisque ce projet n’a été élaboré que pour garantir une amnistie aux criminels du DRS et à leurs agents islamistes qui faisaient régner la terreur en vue de mettre les citoyens au pas.

Le gouvernement algérien refuse la réouverture des frontières avec le Maroc. S’agit-il, d’après vous, d’une position compréhensible sur le plan sécuritaire ou, tout simplement, d’une attitude politique hostile envers le Maroc ?

Maintenir la frontière fermée entre les deux pays est d’une absurdité déconcertante. Rien ne justifie cette attitude mesquine qui prive les Algériens et les Marocains de pouvoir circuler librement par voie terrestre.
La fermeture de la frontière terrestre algéro-marocaine ne favorise pas les échanges économiques bilatéraux, par contre elle contribue à l’enrichissement illicite des réseaux de trafics, qui sont pour la plupart contrôlés par des officiers du DRS.
La réouverture des frontières signifierait la fin de ce «monopole de dividendes», d’où une farouche opposition à la normalisation entre les deux pays de la part de cette caste de profiteurs.

Le Maroc a proposé comme solution au problème du Sahara un projet d’autonomie accordant de larges prérogatives d’autogouvernement à la population sahraouie. Pourtant, Alger et le Polisario refusent de donner une suite favorable à cette solution et de débloquer la situation. Qu’en pensez-vous ?

N’ayant pas suivi avec assiduité les derniers développements de ce dossier, il m’est difficile d’émettre une opinion précise. L’Algérie qui considère que l’affaire du Sahara occidental est un problème de décolonisation, ne tient pas compte que la situation a réellement changé depuis 1975.
Pour ma part, je trouve regrettable qu’aucun consensus n’ait pu être trouvé pour une solution juste et équitable de ce conflit qui dure depuis presque un quart de siècle maintenant.
La vraie question est de savoir quelle est l’utilité de créer un micro-Etat au Maghreb ?
Mohamed Boudiaf était l’un des rares dirigeants algériens à avoir compris que cette affaire du Sahara ne faisait que des perdants et il avait été assez courageux en envisageant un règlement définitif de ce contentieux, malheureusement il fut assassiné en 1992 après six mois d’exercice. Dommage !

Le monde est en train de changer et les intérêts économiques et de développement socioéconomique se substituent aux questions des petits calculs géopolitiques. Pourtant le gouvernement algérien continue à refuser de débloquer la situation au Sahara ce qui empêche l’aboutissement du projet de l’Union du Maghreb arabe. Qu’en pensez-vous?

Les responsables politiques algériens et marocains doivent méditer sur les avancées en Europe, dont les dirigeants ont su surmonter leurs divergences pour abolir les frontières et renforcer leur coopération économique et politique, alors qu’au Maghreb, c’est toujours l’esprit des divisions qui prévaut.
J’ajouterai seulement avec une pointe d’amertume, que si l’Algérie et le Maroc étaient unis, compte tenu des richesses naturelles, de la situation géostratégique et du potentiel humain que recèlent les deux pays, il ne fait nul doute que le Maghreb serait considéré comme un géant économique aujourd’hui.

Interview réalisée par Aujourd’hui le Maroc 

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