Archive pour août, 2008

La phrase du jour…

flute1.jpg« Mabrouk pour notre ex-président de la chambre d’enregistrement, Amar Saadani. La flûte rapporte gros mes amis. Quelle connerie de faire des études. Je vais envoyer mes enfants chez Menaî pour faire un stage de ghaïta. » Par Djarnounou Fayeh

Amar Tou à un député: « Vous n’avez pas le droit de l’interroger »

amartou824764626.jpgLe ministre des Transports, Amar Tou, a piqué une grosse colère contre un député du FNA, jeudi dernier, lors d’une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Tlemcen, a rapporté le Quotidien d’Oran.
A l’origine de la colère du ministre, une question concernant la baisse d’activité du port de Ghazaouet posée à plusieurs reprises par le député du FNA, Mohamed Benhammou, au directeur de ce port. Dans l’enceinte du port où a eu lieu la rencontre, personne ne s’attendait à une telle réaction du ministre qui a vivement critiqué la direction de ce port sur la diminution de l’activité durant le premier semestre de cette année. Ce dernier interpellait sereinement son directeur sur les causes exactes de cette régression, quand soudain le député du FNA a interrogé le directeur du port. Chose que le ministre des Transports n’a pas appréciée. «Vous n’avez pas le droit de l’interroger», lance le ministre à l’adresse de M. Mohamed Benhammou. «Je suis député !», lui répond M. Benhammou. «Je suis ministre. Posez ces questions à l’APN», lui a rétorqué M. Amar Tou. Il aura fallu l’intervention du wali de Tlemcen, Hadj Abdelouahab Nouri, pour calmer les esprits.

Pourquoi recourir aux moyens «suicidaires» ?

Par Chafaa Bouaiche, La Tribune du 2 août 2008

La grève de la faim est un moyen de lutte auquel recourent généralement les détenus politiques pour protester contre leur isolement. L’objectif est d’attirer l’attention des autorités et celle de l’opinion publique sur les conditions de leur détention. En Algérie, ce sont plutôt les travailleurs et les enseignants qui usent de cet instrument de combat. Si les enseignants contractuels ont décidé, il y a vingt jours, d’observer une grève de la faim, c’est surtout en raison de la fermeture, par le ministère de l’Education, de toutes les portes du dialogue. Le recours à une action aussi radicale est dicté, entre autres, par le mépris affiché par le département de Benbouzid à l’égard de près de 40 000 éducateurs et éducatrices.
Visant à attirer l’attention des plus hautes autorités du pays sur des revendications vieilles de quinze ans, les enseignants protestataires n’ont finalement récolté que mépris et répression. En effet, face au silence du doyen des ministres, qui est resté insensible à leur cri de détresse, les grévistes de la faim ont décidé de porter leurs revendications dans la rue en organisant mercredi dernier un rassemblement devant le ministère de l’Education nationale. Le sit-in auquel ont pris part des représentants de partis politiques et ceux de la société civile a été empêché d’une manière musclée par les policiers déployés à l’occasion. Ainsi, des enseignants, des journalistes et des représentants de la société civile ont été violemment réprimés.
Au lieu d’ouvrir les portes du ministère et discuter d’une façon civilisée avec les enseignants, déjà très affaiblis par la grève, les autorités ont préféré le recours à la matraque. De nombreux citoyens ont été témoins d’une scène qui n’honore guère le pays: on traque des enseignants comme de vulgaires délinquants. Ils ont eu droit à un accueil des plus «chaleureux», diront certains. Les autorités ont-elles usé de la répression policière dans le but d’étouffer un mouvement de protestation qui risque de prendre d’autres proportions ? C’est plutôt l’effet inverse qui pourrait se produire puisque les enseignants ont affiché leur détermination à faire aboutir leurs doléances quel que soit le prix à payer. Mais les autorités ne semblent pas mesurer les conséquences de l’attitude de sourd qu’elles ont adoptée jusque-là. Une attitude qui fera naître au sein de la famille de l’éducation un sentiment de hogra, lequel ne fera, en réalité, que renforcer leur détermination à arracher leur droit à la titularisation. Sur ce point précis, ministre et enseignants échangent les accusations. Le premier déclare que les enseignants refusent de passer le concours de recrutement, les seconds, quant à eux, réclament une titularisation sans passer le concours pour la simple raison que la tutelle s’arrange pour que le résultat soit négatif. N’est-il pas temps de discuter autour d’une table pour trouver une solution à un problème posé plutôt que de recourir à des moyens suicidaires : grève de la faim et répression ? 

Maires ou écoliers ?

ecolier.gif« On a réduit les maires à des écoliers  lors de cette entrevue avec le président. On les a reçu la veille et ils étaient conduit dans un bus à
la Coupole où ils étaient interdit de se déplacer tout au long de la conférence du chef de l’Etat. C’est vraiment honteux…”
Karim Tabbou

Karim Tabbou:«Les maires qui ont participé à la rencontre avec Bouteflika ont trahi…»*

tabbou.jpgLors d’une conférence-débat animée hier à Draâ Ben Khedda, dans la wilaya de Tizi Ouzou, Karim Tabbou, premier secrétaire national du FFS, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour fustiger les maires ayant participé dernièrement à la rencontre organisée avec le président de la République.

« La réunion organisée par le chef de l’Etat avec les présidents d’APC est une honte. Ces maires ont trahi la population qui vit dans des conditions de misère intenables. Ils ont été traités comme des prisonniers. D’ailleurs, ils ont été transportés comme des écoliers », a-t-il laissé entendre avant de poursuivre, toujours dans le même contexte : « Ils leur ont fait croire que le chef de l’Etat allait annoncer l’augmentation de leurs salaires. » « Pour nous, au FFS, nous avons fait notre choix : le boycott, car il y avait un enjeu important derrière cette rencontre. Le pouvoir veut réduire le rôle du maire à celui de simple fonctionnaire du ministère de l’Intérieur, une manière d’infantiliser la politique », a ajouté encore l’orateur.

Commentant les derniers développements de l’actualité nationale, M. Tabbou relève qu’« il n’y a pas de volonté de changement et d’aller de l’avant » car, selon lui, « tout se fait pour détruire le moral des citoyens ». « Avec autant de barricades et de barrages, le pouvoir veut casser le moral des Algériens pour en faire un peuple passif et incapable de réagir. Nous sommes dans un pays où il n’y a ni Constitution ni chef d’Etat. Il y a seulement un système caractérisé par l’art d’organiser le désordre pour casser la société », a-t-il fait remarquer. Pour étayer ses propos, le premier secrétaire national de la formation de Hocine Aït Ahmed dira : « Aujourd’hui, l’Etat est otage d’une mafia organisée. Il y a nécessité d’assumer l’échec de toute la politique menée par le pouvoir jusqu’à présent. D’ailleurs, avec autant de richesse, le pays n’arrive pas à décoller. » Par ailleurs, l’éventuel nouveau découpage administratif n’est pas du goût de Karim Tabbou, qui l’assimile à « une nouvelle restructuration archaïque et maffieuse du système », qui conduira inéluctablement, insiste-t-il, les citoyens à réhabiliter le système d’organisation tribale ancienne. Abordant un autre sujet, à savoir le procès des assassins présumés de Matoub Lounès, Karim Tabbou estime que « ce procès connaîtra un scénario similaire à celui de Khalifa », qui va se terminer par « la condamnation de quelqu’un qui est déjà condamné ». « Nous continuons à demander une enquête sérieuse qui peut aboutir à l’éclatement de la vérité sur l’assassinat de Matoub », a-t-il souligné.

Par H. Azzouzi El Watan

* Le titre est d’El Mouhtarem

Djerrar interdit de mettre les pieds dans son complexe

tonicemballage1.jpgDes policiers ont encerclé hier l’imprimerie de Tonic Emballage, Elite Impression, située au boulevard Krim Belkacem, à Alger. Bouclant les deux entrées de l’imprimerie, les polciers auraient demandé à son responsable de leur communiquer la liste des employés en lui signifiant que le PDG de Tonic, Abdelghani Djerrar, ainsi que son frère Okba étaient désormais interdits d’accès à l’imprimerie ainsi qu’au complexe de Bou Ismaïl. Il est à rappeler que l’administrateur judiciaire a ordonné au PDG de ne pas mettre les pieds dans le complexe dès aujourd’hui.

Enseignants contractuels: sit-in le 5 août

Après l’empêchement par la police d’un rassemblement des enseignants contractuels, le 30 juillet dernier, le CNEC en concertation avec le Snapap a décidé d’organiser un autre rassemblement le 5 août prochain à Alger. «Nous revendiquons la réintégration dans nos postes de travail. Est-ce un crime de demander un emploi au moment où le chef de l’Etat fustige les jeunes qui refusent de travailler dans certains secteurs ? Il existe une contradiction flagrante entre le discours politique et la réalité », regrette une enseignante.

Une autre luxeuse villa pour Amar Saadani

Nous apprenons de sources crédibles que l’ex-président de l’APN, Amar Saadani, vient d’acheter une deuxième villa à Alger appartenant à un haut gradé de l’ANP. 

218 peines capitales par contumace contre des islamistes en 6 mois

justice.jpgDeux cent dix-huit peines capitales par contumace ont été prononcées en six mois de janvier à juillet 2008 par le tribunal criminel algérien de Boumerdès (est d’Alger) à l’encontre d’islamistes armés en fuite, a appris l’AFP d’une source judiciaire.
Ces jugements ont été rendus dans 211 affaires liées au terrorisme traitées par ce tribunal entre janvier et juillet, a-t-on précisé de même source. 
Le tribunal de Boumerdès, une des régions les plus touchées par le terrorisme, a par ailleurs prononcé durant la même période 72 condamnations à des peines de réclusion à perpétuité par contumace, et 291 condamnations à des peines allant de cinq à vingt ans de prison contre des terroristes en fuite ou en détention préventive, selon la même source. 

L’indécence de La Nouvelle République

La Nouvelle République

718 HARRAGA ARRETES DEPUIS JANVIER 2008

Ces jeunes qui fuient le travail

haragua.jpg

La plupart des candidats algériens à l’émigration clandestine, contrairement à leurs semblables des autres pays maghrébins et africains, ne sont pas forcément issus de milieux défavorisés.

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NON M. Djakoune ! 

Les jeunes fuient la misère et le chômage. Les jeunes cherchent un travail digne. Les jeunes veulent vivre libres dans leur pays. Ils ne voudront certainement pas s’enrichir de la manière dont se sont enrichi la majorité des patrons de presse.  Les jeunes fuient la dictature qui vous a produit.

El Mouhtarem

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