Archive pour août, 2008

41 jours de grève de la faim, Benbouzid hors de la zone de couverture

Après 40 jours de la grève de la faim, le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid, est resté insensible au cri et à l’état de santé des enseignants contractuels. En effet, lors d’un point de presse organisé hier au siège du Snapap à Alger, l’intersyndicale des fonctionnaires du secteur public a dénoncé le mépris affiché par le ministère à l’égard des enseignants contractuels. « Nous sommes scandalisés par la dernière sortie médiatique du secrétaire général du ministère de tutelle, Boubakeur Khaldi. Ses déclarations sont indignes », ont déclaré les conférenciers.  

M. Mechri Mohamed, représentant du Snapap, a déclaré a dénoncé le traitement réservé par le ministère au problème des enseignants contractuels. « Le ministre a  adopté la politique du mépris et de la fuite en avant », a indiqué l’orateur. Pour sa part, le secrétaire national à l’information du Cnapest, Boudiba Messaoud, a tenu à dénoncer la façon d’agir de la part du ministère de tutelle qui, « au lieu de recevoir les enseignants contractuels, a préféré garder le silence ». Le représentant du Cnapest a qualifié d’inhumain le refus du ministre d’engager un dialogue avec le Cnec afin de trouver un dénouement heureux au conflit.  

Par ailleurs, M. Mebarki, président de l’union des associations de parents d’élèves, a déclaré que toutes ses tentatives de rencontrer le ministre de l’Education ou son SG ont été vaines. Le porte-parole du CLA, quant à lui, a affirmé que le pouvoir algérien n’a pas la culture du dialogue mais celle de la matraque. « A chaque crise sociale, le pouvoir, au lieu de trouver une solution, préfère pousser la situation au pourrissement », at-il ajouté.  

 

 

Concernant l’état de santé des grévistes, dix enseignants ont été transférés hier dans des centres hospitaliers spécialisés en hémodialyse.  Il convient de signaler que depuis le début de la grève le 14 juillet dernier, les enseignants contractuels n’ont reçu aucune aide ni du ministère de la Santé, ni celle de la Solidarité.  Par El Mouhtarem

La famille de Kasdi Merbah demande une enquête «sérieuse»

merbah.jpgDans une déclaration rendue publique hier, les trois soeurs de Kasdi Merbah ont demandé l’ouverture d’une enquête sur l’assassinat de leur frère, à l’occasion du 15ème anniversaire de son assassinat. En effet, les trois sœurs du défunt sont revenues sur les faits. «Le 21 août 1993 étaient lâchement assassinés nos frères Khalef Abdellah (dit Kasdi Merbah) et Khalef Abdelaziz et notre neveu Khalef Karim, ainsi que leurs compagnons Nasri Abdelaziz et Aït Mekideche L’hachemi. » « 15 ans sont passés sans que la lumière ait été faite sur cette tragédie.» Elles assurent, par ailleurs, qu’aucune enquête n’a été diligentée par les autorités compétentes, mais que «l’on s’est empressé, dans une parodie de justice, de juger, au lendemain de l’attentat, les coupables désignés». Elles en appellent au président de la République pour qu’il use de ses prérogatives en déclenchant une enquête «sérieuse» pour démasquer le ou les commanditaires de ce crime abject.

Pour rappel, Kasdi Merbah, de son vrai nom Khalef Abdellah, est  est né en 1938 au Maroc. Après l’indépendance, il occupe successivement les postes de coordonnateur des services de sécurité puis de secrétaire général du ministère de la défense nationale avant d’entrer au gouvernement comme vice-ministre de la défense nationale, puis ministre de l’industrie lourde, de l’agriculture et enfin de la santé. Au lendemain des événements d’octobre 1988, il est nommé au poste de premier ministre (5 novembre 1988 au 9 septembre 1989). Kasdi Merbah a créé un parti politique dénommé «Mouvement algérien pour la justice et le développement» (MAJD). Il est assassiné le 21 août 1993.

Cette Algérie qui brise ses sportifs

hadad.jpgContrairement à ceux qui affirment que l’Algérie a été  humiliée en France suite à l’arrestation de Mohamed Ziane Hassani, c’est à Pékin que notre pays a été humilié à Pékin. En effet, sur 57 athlètes qui ont pris part aux Jeux olympiques, seuls deux (02) ont réussi à décrocher des médailles. Il s’agit de la judoka Soraya Haddad qui a remporté le 10 août la première médaille olympique pour l’Algérie, décrochant le bronze dans la catégorie des -52 kg et le judoka Amar Benikhlef médaillé d’argent dans la catégorie de - de 90 kg. Sinon, tous les autres participants ont été éliminés après des échecs. Il y a un seul athlète  qui a déclaré forfait, c’est Khoudir Aggoune.

Au lendemain de son forfait, l’enfant de Souk El Tenine (Béjaia) est sorti de sa réserve pour expliquer les raisons qui l’ont poussées à renoncer à la compétition. Dans un entretien accordé au Soir d’Algérie, Aggoun a expliqué que dans son contrat-programme paraphé cette saison, le 10 000 m ne figurait pas dans ses objectifs. « On ne change pas de distance à la veille d’une compétition majeure comme les Jeux olympiques », a-t-il indiqué. 

 Au début de l’année, il était entendu que qu’il prépare le 5 000 m. « Ni moi ni mon entraîneur n’avions évoqué une préparation pour le 10 000 m. De plus, mes 27’58’’ réalisées cette saison sur 10 000 m (minima B) sont trop faibles pour pouvoir réussir une place honorable aux JO », a précisé Khoudir Aggoune. Six jours avant son voyage, Aggoune était informé qu’il était engagé au 5 000 m. Lorsqu’il a su qu’il était engagé au 10.000 m, Aggoune a transmis un courrier à la FAA pour « contester cette décision illégale » prise contre sa volonté. « Le DTN de la FAA, Ahmed Boubrit, m’a promis de revoir cette décision », a-t-il souligné. 
 « J’étais tellement touché dans mon amour-propre par cette mesure arbitraire que j’ai décidé de ne pas effectuer le déplacement en Chine. A trois jours de notre départ, j’avais même remis mon accréditation et mon billet pour lui signifier que je ne partirai pas en Chine si je ne cours pas le 5 000 m », a encore déclaré Aggoune.  Le DTN Ahmed Boubrit lui a juré plusieurs fois qu’il allait  courir le 5 000 m et non le 10 000 m. « Il m’a supplié de rejoindre Pékin avec la sélection nationale (…)  Je ne pense pas que le DTN niera ce qu’il m’a avancé devant le siège du Comité olympique algérien », a précisé l’enfant de Souk El Tenine et de s’interroger: « pourquoi le DTN, qui était désigné chef d’équipe, a évité de partir à Pékin, alors qu’il était avec nous à l’aéroport pour accompagner les athlètes ».

A Pékin, Khoudir a vécu des moments de pression, mais avait la conviction qu’il serait engagé dans le 5 000 m. « Une distance dans laquelle j’avais réalisé les minima A« , a-t-il affirmé. Il a eu une entrevue avec le chef de mission, pour lui dire qu’il ne peut courir que le 5 000 m. Ce dernier lui a répondu qu’il a reçu un ordre par écrit de la part du président de la FAA et non du DTN pour qu’il courre le 10 000 m. « J’étais profondément touché par cette injustice. J’ai senti la plus grande humiliation de ma vie. Je pense que je fais les frais de la décision de mon club (MCA) pour avoir boycotté le meeting d’Alger (29 mai). Ni plus ni moins. Je le répète : je suis victime d’un règlement de compte », a clamé Aggoune.

En octobre 2006, la judokate Soraya Haddad, médaillée de bronze lors des championnats du monde 2005, a décidé d’interrompre sa carrière. Dans une lettre qu’elle a adressée au ministre de la jeunesse et des sports, Soraya Haddad a dénoncé la précarité de sa situation. « Je ne vois rien venir, ni la possibilité de bénéficier d’une formation au sein d’un institut de sport pour obtenir un diplôme qui assurerait mon avenir professionnel, ni la chance d’une intégration dans le secteur de la jeunesse et des sports en qualité de fonctionnaire qui mettrait fin à mon statut de chômeuse de luxe temporaire. Rien de tout cela ne s’est concrétisé malgré toutes les tentatives de me rassurer », a-t-elle écrit dans sa missive.   »Monsieur le Ministre, j’avoue que je ne trouve même pas de mots pour qualifier l’humiliation que le wali de Béjaïa, de surcroît président du Fonds de wilaya du sport, m’a infligée lors d’une cérémonie organisée en mon honneur, en me gratifiant d’une modique somme de cinq millions de centimes (50 000,00 DA) en guise de récompense pour les résultats réalisés durant la saison 2005 : – Médaille d’or au championnat d’Afrique individuel – Médaille d’or à la Coupe d’Afrique des nations – Médaille d’or aux Jeux méditerranéens – Médaille de bronze au championnat du monde- 3e place à la Coupe du monde des nations » (…)

Ces deux cas nous renseignent à plus d’un titre sur l’état de notre sport. Le lecteur peut conclure que notre cher pays est gouverné par des briseurs d’ambitions. Par El Mouhtarem

FNA: réunion du conseil national à Tipasa

touati.jpgLe Front national algérien (F.N.A)  a tenu  la deuxième session ordinaire de son conseil national jeudi à Tipasa. Les travaux de cette rencontre qui s’étale sur deux jours ont été consacrés à la lecture des rapports des commissions permanentes du parti et à l’évaluation de la situation organique et politique du F.N.A. 
Intervenant à l’ouverture des travaux de cette rencontre, Moussa Touati, président du F.N.A a exhorté ses militants à occuper le terrain et à faire preuve de plus d’engagement pour hisser le parti au niveau des grandes formations politiques du pays et répondre aux préoccupations des citoyens. 

Belkhadem reçoit le vice-président du mouvement Tawassoul de Mauritanie

belkhadem250505.jpgAbdelaziz Belkhadem, ministre d’Etat, représentant personnel du président de la République, a reçu jeudi à Alger le vice-président du mouvement Tawassoul de Mauritanie, M. Mohamed Gholam  Ould el-Hadj. « Je suis venu en qualité de délégué du Front national pour la défense de la démocratie (FNDD) et je suis très heureux d’avoir rencontré M. Belkhadem et de lui avoir expliqué la situation suite au coup d’Etat rejeté par le peuple mauritanien, position qu’il a exprimée à travers la marche organisée hier (mercredi) », a déclaré à la presse, M. Ould el-Hadj l’issue de l’audience.

Clôture des travaux de l’université d’été du PT à Blida

hanoune.jpgL’université d’été du Parti des travailleurs (PT) a été clôturée jeudi à l’université « Saad Dahleb » de Blida à l’issue de 5 jours de travaux avec la participation de 800 militants venus des différentes wilayas du pays.
Lors de son allocution de clôture, la secrétaire générale du PT, Mme Louisa Hanoune a appelé à la nécessité de barrer la route à ces groupes barbares qui tentent de déstabiliser la quiétude des citoyens. L’université d’été du PT a débattu d’une série de questions et à leur tête l’émigration clandestine et la crise de l’hypothèque immobilier. Elle a, par ailleurs, offert l’opportunité de dresser un bilan de l’accord d’association Algérie-Union européenne, d’évoquer les perspectives de l’adhésion de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), outre l’examen des lois domaniale et d’orientation agricole.

De son lit d’hôpital, Hicham Aboud au secours de Hassani

hopitallitbski0013.jpg« Alité depuis le samedi 2 /08 et hospitalisé depuis le mercredi 6/08, Hichem Aboud s’excuse auprès de ses lecteurs de ne pas pouvoir actualiser le site www.agirpourlalgerie.com et du magazine en ligne Racinesd’Outre-Med’.  C’est ce message qu’on peut lire sur la page d’acceuil du site de l’ancien officier de la Sécurité militaire algérienne. 

Au même moment, je découvre, jeudi dernier, à la Une du quotidien Ennahar de la pantouffle du DRS, Anis Rahmani, l’annonce d’un entretien de Hicham Aboud, présenté, par ailleurs, comme l’unique témoin dans l’affaire de l’assassinat de l’avocat Ali Mecili en avril 1987 à Paris. Dans cet entretien, Aboud est venu en sauveur du diplomate Mohamed Ziane Hassani, arrêté à Marseille et mis sous contrôle judiciaire à Paris, pour « complicité dans le meurtre de Mecili ».  

L’ancien officier de la SM qui a traité le général-major Smain Lamari, le jour son décés, de « chien » et le général Fodil Cherif de « cafard », dans les mêmes circonstances, s’est découvert les vertus d’un nationaliste et défenseur de l’Etat algérien et de sa diplomatie.

Voulant se substituer à la justice française, Hicham Aboud affirme que «le principal complice dans l’assassinat de Mecili est connu, et Mohamed Ziane Hassani n’a aucune relation avec lui». Par ailleurs, le patriote et nationaliste Aboud estime que «l’arrestation de Hassani est une humiliation pour le gouvernement et le peuple algériens, puisque Hassani était détenteur d’un passeport diplomatique».

Je me demande, comme l’a souligné d’ailleurs un visiteur du blog, comment ose-t-on accuser la France d’avoir humilié le gouvernement et le peuple algériens tout en continuant à vivre dans ses territoires avec de surcroit un statut de réfugié politique ? Comme dit l’adage bien de chez nous : «Yakoul f lghella, yseb f lmella» 

Au sujet de l’identité de l’accusé principal, Aboud qui le « connaît parfaitement »  affirme qu’il «il est âgé de plus de 50 ans». Mais qui a dit que Mohamed Ziane Hassani était un «papiche» de 20 ans ? Qui a dit que son âge ne dépassait pas 50 ans ? Et de quel droit Ennahar censure-t-il l’entretien de Aboud ? Alors que ce dernier a révélé l’identité du complice dans l’assassinat de Mecili, mais Ennahar a préféré la taire  »pour des raisons spéciales », peut-on lire dans l’entretien.  

Sur un autre plan, Hicham Aboud, toujours dans son lit d’hôpital, affirme avoir pris contact avec la justice française afin de lui fournir la photo du diplomate «dans le but de l’identifier». Il se prend pour qui ce Aboud ? Il est qui et quoi pour demander à la justice de lui fournir la photo de Hassani ? Il convient de signaler que le seul témoin que la justice française a entendu, en 2003, dans l’affaire Hassani s’appelle bel et bien Mohamed Samraoui et non pas Hicham Aboud.

Se croyant en Algérie, Aboud explique l’arrestation de Hassani par un complot qu’auraient orchestré les détracteurs de la ministre de la justice, d’origine maghrébine, Rachida Dati. «Ces gens veulent écarter et intimider diplomatiquement la ministre pour ses origines arabo-musulmanes ». Une explication qui n’a aucun sens voire ridicule.

Finalement, Hicham Aboud ne fait que confirmer davantage ses liens avec les services algériens. Ils lui ont déjà fait appel lors de la guerre qu’ils avaient mené au général Mohamed Betchine. Pour rappel, ces mêmes services avaient fait appel à un autre refugié politique, Mohalmed Sifaoui, pour s’attaquer à Habid Souaidia. Malgré tout,  je souhaite prompt rétablissement à Hicham Aboud.

Par El Mouhtarem

Karim Tabbou à El Watan: »Le chien aboie, la caravane passe»

tabbou3.jpgLe premier secrétaire du FFS, Karim Tabbou, surpris par la nouvelle de cette «rencontre nationale» que s’apprêtent à organiser les « frondeurs », dit ne pas faire trop cas de ces «manipulations» et «fausses contestations». «A chaque fois que le FFS tente de jouer son rôle, déclare-t-il, de susciter de vrais débats nationaux, on lui crée de fausses contestations pour le fixer sur des affaires internes, empêchant de construire une alternative pour le pays.»

« Ces gens-là, ajoute Tabbou, n’ont pas à se proclamer militants du FFS. Le congrès a eu déjà à trancher cette question. Alors qu’ils se réunissent en conclave ou qu’ils engagent un mouvement révolutionnaire, pour nous, c’est un ‘’non événement’’. Comme dit l’adage : le chien aboie, la caravane passe.»

Hicham Aboud au journal Ennahar: « Hassani est innoncent » *

hichem1959674785.jpgEn votre qualité d’unique témoin dans l’affaire de l’assassinat de l’avocat Ali Mécili en avril 1987, voyez-vous une quelconque relation entre le diplomate algérien Mohamed Ziani Hassani et le complice dans le meurtre ?

Hicham Aboud : Le principal complice dans l’assassinat de Mecili est connu, et Mohamed Ziane Hassani n’a aucune relation avec lui. En effet, le nom Ziane n’existe pas dans la région de Oum Bouaghi. C’est ce qui rend possible l’hypothèse de l’homonymat. Par ailleurs, Mohamed Ziane Hassani est un simple diplomate. Ce qui me désole c’est le silence des autorités des deux pays dans l’affaire, alors que la durée de détention du diplomate a déjà bouclé une semaine. Moi personnellement, je considère que l’arrestation de Hassani de cette manière est une humiliation pour le gouvernement et le peuple algériens. Le diplomate Hassani est détenteur d’un passeport diplomatique ; il représente à cet effet un Etat.

Qu’est-ce qui vous dire que le diplomate Hassani est innocent…Sur quoi se base ton témoignage ?

Hicham Aboud: Le complice dans l’assassinat de Mecili est connu ( Ennahar ne veut pas révéler son identité pour des raisons spéciales) et le nom de Ziane n’existe pas à Oum Bouaghi dont sommes issus moi et le véritable commanditaire du crime. L’accusé principal, je le connais parfaitement. Il est issu d’une famille révolutionnaire; il est détenteur de la nationalité française et son âge dépasse 50 ans.

Pouvez-vous témoigner devant la justice française ?

Hicham Aboud: J’ai pris contact avec les autorités judiciaires françaises afin de mettre à ma disposition la photo du diplomate dans le but de l’identifier; parce que je connais parfaitement le complice dans l’assassinat. A cet effet, je peux affirmer que ce simple diplomate est innocent et qu’il est victime d’une méprise des autorités françaises. Je ne vais pas taire mon témoignage… Je suis prés à me présenter devant la justice en dépit de mon état de santé qui nécessite mon hospitalisation. Je demande à l’avocat du diplomate algérien de me ramener la photo et je suis prés à témoigner en toutes circonstances. Il est tout de même triste de voir un diplomate algérien humilié dans un autre pays sans que les autorités algériennes ne bougent le petit doigt.

Comment expliquez-vous le traitement réservé à notre diplomate par les autorités françaises ?

Hicham Aboud: En réalité, je constate que l’affaire est traitée d’une certaine légèreté. Il est clair que les autorités françaises ont commis une grave erreur en procédant à l’arrestation d’un diplomate algérien. J’ai des doutes quant à l’implication de Mohamled Ziane Hassani dans l’affaire. J’ai tenté de contacter les autorités françaises et le juge Thouvenot, mais je n’ai pas réussi à avoir une réponse malgré le fait que le juge a demandé mon témoignage en 2001. J’ai essayé de le contacter pour régler définitivement le problème parce que je suis certain qu’il y a erreur. Je suis certain que les autorités françaises se sont trompées en arrêtant une personne parce qu’elle porte le nom de Hassani alors que plusieurs personnes portent ce même nom. L’arrestation de Hassani est une erreur que les autorités française devront assumer.

Qui est ce qui se cache réellement derrière l’arrestation d’un diplomate d’un pays souverain ?

Hicham Aboud: gens qui se cachent derrière l’affaire ce sont ceux les détracteurs de la ministre de la justice, d’origine maghrébine, Rachida Dati. Ces gens veulent écarter et humilier diplomatiquement la ministre pour ses origines arabo-musulmanes. Il est regrettable de constater qu’au moment où l’Algérie croyait que ses relations avec la France étaient sur la bonne voie, la France commet une erreur aussi grave. Je m’interroge sur le silence des deux Etats.

Avez-vous quelque chose à ajouter pour éclairer l’opinion sur l’innocence du diplomate en détention à l’ambassade d’Algérie à Paris ?

Hicham Aboud: Je suis en France. Si la justice française me sollicite, je suis prés à témoigner, parce que je suis certain que le diplomate arrêté est innocent.

 

*L’interview est parue aujourd’hui dans le quotidien Ennahar en langue arabe. La traduction est d’El Mouhtarem www.ffs1963.unblog.fr

La paix ne sera connue en Algérie que lorsque ce système de pouvoir sera changé*

arme.jpgLe peuple algérien continue à payer par le sang de ses enfants la politique suivie par un système de pouvoir inconstitutionnel, illégal et illégitime. Il a inventé des mots pour cacher sa nature. Il a fait adopter sa charte sur la paix et la réconciliation nationale en maintenant toutes les lois, décrets, ordonnances qui régissent l’état de guerre, instaurée par l’état de siège en juin 1991 et en février 1992, toujours en vigueur, c’est-à-dire que l’Algérie est toujours en état de guerre et non en état de paix. En état de guerres, il y a toujours les victimes, les morts. Ce qui se passe confirme cette réalité cachée par le pouvoir. Ce même pouvoir n’ose même décréter un deuil national d’une journée, comme si tous ces morts ne sont pas des Algériens. Ce pouvoir n’a ni culture d’état, ni sentiment national, car décréter le deuil national est une expression qui indique que la nation est en deuil. Malheureusement, le pouvoir n’a rien fait. Il n’est pas en deuil.
La paix ne sera connue en Algérie que lorsque ce système de pouvoir sera changé. Malheureusement, ce système veut se péréniser par un 3ème mandat pour son représentant Bouteflika qui se prend pour un nouveau Dieu en voulant conduire les Algériens au Paradis, c’est-à-dire qu’ils veut les faire tuer, car les portes du Paradis, selon les prescriptions coraniques s’ouvrent sur ordre d’ALLAH après la mort, mais pas avant. Ce que nous vivons est le résultat d’une politique. Malgré les morts, malgré l’échec, aucun homme du système du pouvoir n’a osé présenté sa démission. A chaque catastrophe, la chanson du pouvoir est la même:” le terrorisme a échoué, il a été vaincu, etc.” Qui est responsable de la sécurité des Algériens? Le pouvoir. La réalité suggère que ce pouvoir a échoué sur toute la ligne. Il est temps de le changer par la proposition d’une alternative démocratique et pacifique qui consiste à élire une Assemblée nationale constituante, objectif du FLN historique que l’adjudant des Tabors marocains a fait échoué en 1962 déjà en tuant ses opposants, en marchant sur les cadavres des Algériens pour prendre le pouvoir par les armes des vacanciers du Maroc et de Tunisie, appelée armée des frontières qui n’a mené aucune bataille contre l’armée coloniale. La seule bataille menée a été contre l’ALN dite armée intérieure pour prendre le pouvoir par la force et installer Benbella au pouvoir. Pourquoi ce monsieur se tait? Pourquoi, il ne dit rien. C’est le silence des cimetières, car il est un apotre et un allié de Boutef, comme ne 1962. L’histoire nationale est gelée.Pour la décongeler, il faut une force nationale capable de faire avancer cette même histoire qui libérera le peuple algérien de ses chaines verrouillées depuis 1962.
Par Maamar BOUDERSA
* Le titre est tiré du texte par El Mouhtarem 

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