Samraoui à France3 : “Il n’y a aucun doute, c’est lui”

Annie Mecili

L’étonnante affaire du meurtre de l’opposant algérien Ali Mecili assassiné à Paris en 1987 n’en finit pas de rebondir. Le reportage effectué par les journalistes Joseph Thual et Alexandre Dupont diffusé aujourd’hui dans l’édition du 12/13 de France 3 montre le colonel et diplomate algérien Mohamed Ziane Hasseni fuyant les caméras dans les couloirs du Palais de Justice de Paris.
En compagnie du journaliste de France 3, le lieutenant colonel Samraoui, concentré, visionne attentivement les images montrant Hasseni. Il ne laisse point planer de doute. Il est catégorique dans ses affirmations :
Samraoui 1-2“Il a perdu un peu de ses cheveux, mais c’est lui. C’est bien lui, il n’y a pas de doute”
” Même de dos ?” rétorque le journaliste de France 3, “Ah oui, même de dos” répond Samraoui.
Le journalisteLt Samraoui poursuit : “Qu’est-ce que vous avez vécu avec ce Monsieur ?”

Samraoui : ” Je l’ai connu en 87 lorsqu’il était venu rendre visite à Amelou qui était caché, dissimulé à Skikda et c’est à ce moment là que je l’ai vu de mes propres yeux. J’étais présent, donc je peux témoigner. Il lui a remis [ndr à Amellou] une mallette avec une certaine somme d’argent. Je n’ai pas compté, je n’ai pas vérifié. Je n’ai pas inventé cette histoire des 80 millions si ce n’était pas Monsieur Hassani qui me l’avait dit […] voilà comment il lui a donné les 80 millions pour l’assassinat de Mecili”
Lt Samraoui 5
Pour Annie Mecili, la veuve de la victime, ce témoignage est capital dans ce dossier vieux de 21 ans.
“La personne qui a été interpellée au 15 août n’a pas été mise en détention mais a été mise sous contrôle judiciaire, donc le risque est celui là, effectivement, qu’il peut s’en aller tranquillement. Je ne voudrais pas qu’on me rejoue cet épisode là et je voudrais enfin que la justice suive son cours “.
La confrontation tant attendue devrait être rapidement organisée entre les deux hommes. Elle pourra rapidement lever le mystère qui plane sur cette sombre affaire d’assassinat.

Photo 1 : Annie Mecili, la veuve de Ali Mecili interviewée par la rédaction de France 3
Photo 2, 3 & 4 : Le lieutenant Samraoui visionnant les images du présumé coupable Mohamed Ziane Hasseni avec le journaliste Alexandre Dupont de France 3.

Trascription: www.lequotidiendalgerie.com

 

Commentaires

  1. justice&verité dit :

    Samraoui à France3 : “Il n’y a aucun doute, c’est lui”
    La balle est dans le camp de la justice francaise qui doit rendre justice á madame Annie Mecili et ses enfants citoyens francais et europeens.
    Nous avions la certitude qu’il s’agit bel-et-bien du commanditaire de l’assassinat de Mecili.
    Surtout apres les reactions des medias du pouvoir en algerie.
    Ces medias l’avaient vraiment confirmé comme le commanditaire de ce terrible crime en terre francaise avec leurs differents articles.

    Madame Annie Mecili doit aussi porter plaintes contre ces medias á un tribunal europeen et/ou au TPI pour malversation et contre le regime algerien qui cache et protege des assassins.

    Au bon entendeur.

  2. jeff dit :

    je suis tout à fait d’accord avec Justice et Verité: le pouvoir Algerien doit etre assigné en justice pour protection et non denonciation d’assasssins!
    La Justice , si elle existe vraiment, doit aller au bout du chemin ! Elle ne doit pas tergiverser pour cause d’interets économiques d’état à état!Il y va de sa credibilité!
    Rabi yakhoudh El haq inchallah!

  3. khoukoum Samysamy 92 dit :

    « Que cette fois-ci la justice soit faite » !
    « Contemplons » !! Que de sales besognes télécommandées par un régime effroyablement hors « droits humains » les plus élémentaires depuis l’indépendance de notre chère algérie !!

    Espérons qu’un jour une juridiction – qu’elle qu’en soit sa nature – fera avancer le « Dossier » sur les assassinats, massacres et tueries de tout genre qui a endeuillé à jamais notre peuple d’Algérie !
    Amine !

  4. khoukoum Samysamy 92 dit :

    Et puis que Dieu (nchallah) protège le courage exceptionnel des hommes comme M. Samraoui,qui, un jour a décidé (à ses risques et périls) de dire BASTA !! Et, osé défier l’ogresse d’un système qui n’a – hélas – pas encore fini de gangréner les ressorts de la société algérienne…

  5. belaid dit :

    Je pense que cette fois ci la justice Française va faire correctement son travail , pourquoi ? J’ai assisté à une journée de commémoration de la mort d’ Ali Mecili en France initié par Madame Annie Mecili en Avril 2007.Un invité de marque , ce jour là était présent et c’était Bernard Kouchner qui n’était pas encore ministre et je pense et ce n’est que mon avis , qu’il y est pour quelque chose même si je ne crois pas beaucoup à ces gens qui changent de veste tout le temps .
    J’ai même filmé toutes les interventions et surtout celle de Kouchner qui était depuis le début au premier rang entre Ait Ahmed et Madane Mecili .
    Hicham Aboud roule toujours pour un clan du pouvoir , il est toujours en service .
    Je rend un grand hommage à la mère de Samraoui pour avoir mis au monde un etre de cette envergure ; avec 100 Mohamed Samraoui, l’Algérie serait debarrassée de cette mafia

  6. belaid dit :

    Une initiative de Damal Benchenouf .Pourquoi pas .

    Cela fera 20 ans, dans quelques jours, que les jeunes algériens de tout le pays se sont soulevés, dans un élan mémorable.
    On a dit beaucoup de choses sur les dessous de cette explosion de colère. Nous savons qu’à l’origine, c’étaient les barons du régime eux-mêmes, effrayés par les ouvertures démocratiques initiées par le président Chadli, qui ont voulu lui faire peur en poussant les jeunes dans la rue. Dans des émeutes qu’ils croyaient pouvoir contrôler à leur guise.
    Mais, tel un typhon en furie, la colère des jeunes algériens ne connut plus de limites. Elle déborda le régime, sa police, son UGTA, son FLN et tous ses zeffefines.

    Les premiers à avoir été attaqués et dévastés, étaient les sièges du FLN, ce parti honni par toute la population, cette association de privilégiés et de profiteurs qui fliquait la population, et dont les barons se pavanaient comme des dindons au sein d’une société qui manquait de tout.
    A partir du troisième jour de révolte, le régime commença à vaciller. Des rumeurs sur une prochaine révolte des militaires de base, contre leurs officiers, commencèrent à se répandre. Ce fut la panique au sein du régime.
    Les apparatchiks,si arrogants et tellement méprisants, se terraient comme des rats. Les avions d’Air Algérie étaient réquisitionnés pour évacuer leurs familles vers leurs résidences en Europe et en Amérique du Sud. Jusqu’au jour fatidique où Chadli fut persuadé par son entourage, et surtout par Larbi Belkheir de donner la troupe contre le peuple. Ce fut le carnage. A la mitrailleuse lourde.
    Des centaines de jeunes furent fauchés à la fleur de l’age.
    Un cacique pure laine, qu’il n’est pas utile de nommer, qui a voulu minimiser la portée de la révolte d’octobre et tromper l’opinion internationale sur ce qui s’était vraiment passé en ces jours terribles, a déclaré à la presse occidentale que ces événements n’étaient qu’un ”chahut de gamins” sans conséquences. Cette phrase est tellement significative de l’état d’esprit de ceux qui nous dirigent, de leur souci de tromper l’opinion internationale sur leur vraie nature, et sur la misère profonde d’un peuple meurtri.

    Dire de façon si débonnaire d’une révolte qui a embrassé tout le pays, qui a occasionné des milliards de dollars de dégâts, des centaines de morts et des milliers d’estropiés, que ce n’était là qu’un chahut de gamins, montre bien de quoi sont capables ces maitres du mensonge et de la dissimulation, pour cacher au reste du monde la souffrance indicible d’un peuple qui geint sous leur férule.

    Aujourd’hui, 20 ans plus tard, après cette tragédie sanglante, après cette phrase assassine du ”chahut du gamin” qui est rentrée dans notre histoire, rien n’a changé, sinon en pire.

    Cet anniversaire du 05 octobre 1998 mérite que le peuple algérien le commémore de façon éclatante. De façon a en faire un événement planétaire. Nous devons marquer cet anniversaire entre nous, en famille, entre algériens, sans le régime et contre lui.
    Parce que le régime et nous, ne sommes pas de la même famille.

    L’heure est venue de montrer au monde entier, et plus particulièrement au régime honni, au régime criminel, au régime voleur, que le peuple algérien est capable de prendre sa destinée en main.

    L’apparatchik a dit du 05 octobre 88 que c’était un chahut de gamin?

    Alors, nous allons leur faire un chahut de gamins!

    Un chahut qui leur donnera des cauchemars.

    Voila ce que je propose a nos compatriotes:

    Le 05 octobre sera une journée de chahut national.

    Nous ne nous livrerons à aucune violence, a aucune destruction.

    Bien au contraire, nous serons très calmes ce jour là.

    Mais dès la veille du 05 octobre, a partir de minuit, nous allons commencer à faire du bruit.

    Nous taperons dans des casseroles, dans des pillions, dans tout ce qui résonne, dans tout ce qui fait du vacarme, du tintamarre, dans tout ce qui va porter l’épouvante dans leurs cœurs.

    Nous crierons de toute nos forces; ”Tahia El Djazair”, ” Chouhadas Bab El Oued”. Nous crierons notre colère, nos espérances, notre révolte.

    Nos femmes, nos filles, nos sœurs pousseront des youyous qui feront vibrer le ciel d’Algérie.

    Ceux qui possèdent des voitures donneront des coups de klaxon.

    Nos camions, nos trains, nos bateaux feront mugir leurs cornes de brume.

    Nous donnerons des sifflets à nos enfants pour qu’ils s’en donnent a cœur joie.

    Nous serons tous de la fête.

    Cette nuit et toute la journée du 05 octobre, nous devons faire un chahut qui rentrera dans l’histoire de l’humanité.

    Notre colère de leur oppression sera, avec notre joie de nous retrouver dans un même cri, le rugissement de tout un peuple, qui glacera d’effroi ces monstres qui nous oppriment et qui nous tuent.

    Nous leur montrerons que le jour finit toujours par se lever. Que l’aurore est à portée d’espoir.

    Ce sera un pied de nez à celui qui a osé qualifier cet événement tragique avec autant de désinvolture, et ce sera le signal que le peuple algérien est capable de se mobiliser et de communier dans un même élan, pour se retrouver et regarder dans une même direction.

    Et peut-être sera-ce là, le signal de l’éveil. La fin de la nuit noire.

    Je fais cette proposition à mes frères et a mes sœurs, comme comme on jette une bouteille a la mer.

    Vous qui me lisez, si vous êtes convaincus que cela mérite d’être vécu et entrepris, répandez le mot d’ordre autour de vous, comme faisaient les Algériens du temps de la colonisation, pour se donner rendez-vous à leurs manifestations contre l’occupant. Aujourd’hui aussi, il est question de combattre un occupant infâme. Encore pire que le colon.

    Que chaque algérien et chaque algérienne, où qu’ils se trouvent, et quelles que soient leurs convictions politiques, fassent en sorte de passer le relai.

    Le 05 octobre 2008, nous devons leur faire un chahut de gamin qui s’entendra de l’autre côté de la Méditeranée.

    Chiche.

    D.B
    http://www.tahiabladi.com

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