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Rahabi: « Bouteflika m’a courtoisement proposé un autre portefeuille que j’ai refusé »

rahabi2.jpgA Davidlemac

 

Je vous avais prévenu de l’intrusion de nuisances susceptibles d’altérer le débat, Saad Lounès en vient à donner la preuve. Je ne le connais ni en bien ni en mal et je viens d’en entendre parler pour la première fois mais comme il pose quelques interrogations je vais m’efforcer de lui répondre uniquement sur les questions évoquées

 

1- Au risque de me répéter le Président de la république m’a courtoisement proposé un autre portefeuille que j’ai refusé et rendu public le texte de ma lettre démission ( presse du 19 et 19 septembre 2000) mais ceci n’est pas important, relève du passé et nous éloigne du problème de fond. Je ne suis accroc ni au pouvoir ni à l’argent et la vie m’a donné beaucoup de satisfaction et j’en sais gré à Dieu, à ma mère et à mes efforts.

 

2- Je refuse de débattre de toutes conditions d‘exercice internes de mes fonctions à Madrid ou ailleurs car cela n’est pas du domaine public en plus du fait que ce qu’il écrit relève de la pure imagination ou de la manipulation de ses généreux hôtes.

 

3- Mohamed Benchicou m’avait demandé fin décembre 98 de pouvoir tirer son quotidien dans les rotatives publiques auxquelles il devait 60 millions de dinars. Nous avions Ministère, Holding Services et Simpral négocié un échéancier qui permet au Matin de rembourser progressivement, à la rotative de récupérer ses créances impayées par le Matin et au Ministre que j ‘étais de favoriser la normalisation des relations Presse-Gouvernement altérées par les suspensions de titres qui faisaient preuve d’une liberté de ton, dénonçaient les dépassements de certains dirigeants et revendiquaient leur rôle de contre pouvoir.
4. C’est malheureusement le premier et dernier échéancier en la matière; aujourd’hui les journaux publics et privés doivent au Trésor public plus de 2.5 milliards de dinars. C’est aussi la première fois que j’entends parler de la rotative dans laquelle a pu tirer le Matin car je n’avais pas à m’ingérer dans une relation commerciale de tiers. Je vous invite d’ailleurs à contacter Benchicou pour solliciter son témoignage sur cette question.

 

5- Les efforts de normalisation des relations avec la presse s’inscrivent dans les orientations stratégiques du Président Zéroual et ont porté sur l’ouverture du champ audio-visuel- je vous renvoie aux élections de avril 1999- la levée de l’interdiction de parution de 34 publications; la fin du monopole de l’ANEP sur la publicité institutionnelle, la réintroduction de la presse internationale interdite d’entrée depuis 10 ans et enfin le vote par l‘Assemblée Nationale de lois sur
la Publicité et le Sondage aussitôt bloquées dès l’arrivée du Président Bouteflika en Avril 1999. Il en sera de même pour le monopole de l’ANEP réinstauré en septembre de la même et de l ‘opacité qui entoure sa gestion que je dénonce encore et toujours.

 

C’est dans toutes ces mesures là et bien d’autres qu’il faudra rechercher les raisons de la fin de mission de Mr Rahabi au lieu de tout ramener à des considérations personnelles ou autres. Nos destins individuels représentent si peu dès qu’on les mesure aux véritables enjeux et défis pour notre pays l ‘Algérie et c’est à ça que j’invite au débat car tout le reste est superflu.

Commentaires

  1. Saad Lounès dit :

    En réagissant à chaud à mon commentaire et aux autres, Rahabi prouve qu’il est nerveux comme une bête aux aguets prêt à aboyer et bondir sur tout ce qui bouge autour de lui.
    Informé sur l’impossible 3ème mandat, il fait preuve de sa servilité dans le seul but de réintégrer la cour du pouvoir, dont il fut éjecté avec mépris par Bouteflika.
    Il essaie de se défendre et de faire du bruit en utilisant les méthodes connues du DRS.

    MENSONGE: En disant qu’il ne me connaît pas et qu’il ne connait pas l’imprimerie privée qui imprimait Le Matin, il ment vulgairement comme il respire. Mon nom et l’histoire de cette imprimerie ont fait plusieurs fois le tour des spères du pouvoir d’Algérie et du globe.

    MEDISANCE: Le manipulé du DRS parle de « manipulation » de mes « généreux hôtes », alors qu’il ne sait même pas où je suis, ni comment je vis. Pour des raisons de sécurité personnelle, j’ai adopté un statut de SDF depuis janvier 92.

    CULTE DU SECRET: En écrivant « Je refuse de débattre de toutes conditions d‘exercice internes de mes fonctions à Madrid ou ailleurs car cela n’est pas du domaine public », il perpétue la tradition du pouvoir occulte qui n’a de compte à rendre à personne. Il ne dit rien parce qu’il n’a jamais rien fait.
    Mais qu’il se rassure, on sait tous qu’il a été nommé ambassadeur pour faire le chauffeur et le porteur de valises des familles du Makhzen du DRS qui passaient des week-ends et des vacances partout dans le monde aux frais de nos ambassades.

    TRAHISON-LACHETE-HYPOCRISIE: il a été l’un des informateurs de Benchicou pour son libre « Bouteflika, une imposture algériennes ». Mais il s’est terré comme un lâche quand Benchicou a été puni par le pouvoir.

    FALSIFICATEUR DE L’HISTOIRE: On a beau chercher sur Google, on ne trouve aucune biographie de cet « ambassadeur » et « professeur ». Que des polémiques. Comme beaucoup de cireurs de bottes et d’imposteurs, il cache les origines de sa famille et celles des gens du pouvoir.

    Témoin, ce texte (ci-dessous) où il « ordonne » de ne pas fouiller le dossier des faux moujahidines, en particulier les marocains du MALG, de la SM, des AE, de la Justice qui sont en train de conduire ce grand et beau pays vers une désintégration irréversible (?)

    Laissez les moudjahidine en paix !
    Comme toutes les révolutions, la nôtre a eu ses victimes, ses héros et ses commerçants. Cette dernière catégorie est sans doute la plus entreprenante, en ce sens qu’elle convoque à volonté l’histoire de l’Algérie au gré des conjonctures. Alors qu’on doute du présent et qu’on craint pour l’avenir, on se réfugie dans le passé. On interpelle l’histoire et forcément ses acteurs. C’est le moment choisi pour ouvrir un débat sur la qualité de moudjahid alors que les inspirateurs réels de cet abcès de fixation connaissent parfaitement les conditions historiques qui ont conduit à cette situation : à l’indépendance, la qualité de moudjahid était conférée sur simple témoignage, et celui qui en bénéficiait pouvait à son tour en témoigner pour d’autres candidats. Etant par nature une révolution populaire, elle ne pouvait échapper à cette tentation de s’accommoder de l’effet de masse et, par voie de conséquence, de certaines déviations. C’est probablement cette défaillance, presque technique dans la loi algérienne, qui a engendré un effet d’entraînement porté au lendemain de l’indépendance par la fierté d’appartenir à cette glorieuse Armée de libération nationale ou à l’Organisation civile du FLN. Ce n’est que bien plus tard que cette qualité a pu conférer quelques avantages matériels aussi légitimes qu’insignifiants. Ce n’est d’ailleurs pas propre à l’Algérie, l’Europe s’en honore de la première guerre mondiale jusqu’à la fin des colonies, les Vietnamiens et les Américains ont connu cette situation, les mouvements de libération en Amérique latine et en Afrique également. Les moudjahidine — il ne faut pas arrêter de le répéter — ont libéré le pays en faisant don de leur vie et, pour certains, de leurs biens, et conduit un des plus marquants mouvements d’émancipation des peuples de l’histoire moderne. A ce titre, ils ont eu droit à la considération de la communauté internationale et réclament la reconnaissance et la gratitude éternelles de leur peuple. Ils n’ont, malheureusement, pas celle de certains de leurs compagnons, et ne peuvent tout naturellement pas prétendre à celle de leur adversaire d’hier. Si un débat pouvait aujourd’hui faire avancer l’Algérie, il ferait l’économie de cette fracture supplémentaire dans une société qui doit sortir de la fatalité des ruptures violentes pour que les plus jeunes s’engagent dans un projet de modernisation du pays en s’éloignant des combats d’arrière-garde. Toute leur énergie sera mise au service des véritables dossiers de la réalité de l’Algérie d’aujourd’hui : un pays qui accuse un énorme retard de développement et de liberté. Ils trouveront dans l’histoire de leur pays et chez le moudjahid anonyme des sources de bravoure, d’humilité et de probité.

    L’auteur est : Ancien ministre

    Abdelaziz Rahabi

  2. anys dit :

    A Mr Benderouiche ,

    Je comprends votre souci d’ouvrir un espace mais j’avoue que je suis choqué par la réaction de Mr Lounes : insulte ,procès d’intention.Quand on ne s’élever au niveau de Rahabi on écrit n ‘importe quoi pour ne pas débattre des problèmes de fond qu’il pose .

  3. LAMIA dit :

    lAMIA ,

    Miloud , vous avez touché le fond du problème. Rahabi a toujours défendu les thèse de on pays sur la Sahara et le Makhzen lâche sa brigade d’internaute sur le net pour le discréditer . C ‘est peine perdue car comme il le dit lui même il ne fait partie de ceux qui se taisent et laissent passer . Vous êtes tombé sur un os mr Lounès comme vous ferez moins le coq sur le web.

  4. adjroud dit :

    A Mr Lounès ,
    Merci d’avoir rappelé la déclaration de RAHABI sur les Moudjahidine .Quel hommage pour ceux qui ont libéré le pays surtout quand il vient d’un fils de chahid de grande lignée noble et révolutionnaire de Guelma . Merci encore une fois Mr Rahabi de la part d’un Moudjahid militant du FFS.

    Laissez les moudjahidine en paix !
    Comme toutes les révolutions, la nôtre a eu ses victimes, ses héros et ses commerçants. Cette dernière catégorie est sans doute la plus entreprenante, en ce sens qu’elle convoque à volonté l’histoire de l’Algérie au gré des conjonctures. Alors qu’on doute du présent et qu’on craint pour l’avenir, on se réfugie dans le passé. On interpelle l’histoire et forcément ses acteurs. C’est le moment choisi pour ouvrir un débat sur la qualité de moudjahid alors que les inspirateurs réels de cet abcès de fixation connaissent parfaitement les conditions historiques qui ont conduit à cette situation : à l’indépendance, la qualité de moudjahid était conférée sur simple témoignage, et celui qui en bénéficiait pouvait à son tour en témoigner pour d’autres candidats. Etant par nature une révolution populaire, elle ne pouvait échapper à cette tentation de s’accommoder de l’effet de masse et, par voie de conséquence, de certaines déviations. C’est probablement cette défaillance, presque technique dans la loi algérienne, qui a engendré un effet d’entraînement porté au lendemain de l’indépendance par la fierté d’appartenir à cette glorieuse Armée de libération nationale ou à l’Organisation civile du FLN. Ce n’est que bien plus tard que cette qualité a pu conférer quelques avantages matériels aussi légitimes qu’insignifiants. Ce n’est d’ailleurs pas propre à l’Algérie, l’Europe s’en honore de la première guerre mondiale jusqu’à la fin des colonies, les Vietnamiens et les Américains ont connu cette situation, les mouvements de libération en Amérique latine et en Afrique également. Les moudjahidine — il ne faut pas arrêter de le répéter — ont libéré le pays en faisant don de leur vie et, pour certains, de leurs biens, et conduit un des plus marquants mouvements d’émancipation des peuples de l’histoire moderne. A ce titre, ils ont eu droit à la considération de la communauté internationale et réclament la reconnaissance et la gratitude éternelles de leur peuple. Ils n’ont, malheureusement, pas celle de certains de leurs compagnons, et ne peuvent tout naturellement pas prétendre à celle de leur adversaire d’hier. Si un débat pouvait aujourd’hui faire avancer l’Algérie, il ferait l’économie de cette fracture supplémentaire dans une société qui doit sortir de la fatalité des ruptures violentes pour que les plus jeunes s’engagent dans un projet de modernisation du pays en s’éloignant des combats d’arrière-garde. Toute leur énergie sera mise au service des véritables dossiers de la réalité de l’Algérie d’aujourd’hui : un pays qui accuse un énorme retard de développement et de liberté. Ils trouveront dans l’histoire de leur pays et chez le moudjahid anonyme des sources de bravoure, d’humilité et de probité.

    L’auteur est : Ancien ministre

    Abdelaziz Rahabi

  5. adjroud dit :

    A Saad Lounès ,

    Je ne connais vos problèmes avec les moudjahidines mais là vous faites une erreur d’évaluation : que faites vous des Moudjahidines des Aurès de Kabylie de la wilaya 4 du Sud.Vous réduisez la guerre de Libération à la présence du FLN au Maroc .C’est inquiétant comme démarche.

  6. Youssef dit :

    Merci Adjroud El Moudjahid d’avoir saisi le sens de la manipulation de la dé ligitimation de la glorieuse Révolution sous prétexte qu’il y des faux moudjahidines. Quel faux argument pour la seule révolution populaire dans le Monde Arabe… C’est vrai qu’elle fait encore des jaloux c’est pour ça que je me joins à vous pour remercier Abdelaziz Rahabi d’avoir défendu ses ainés …il est vrai qu’on dit « bon sang ne saurait mentir  » Merci MR RAHABI faites nous rêver d’une Algérie ouverte et démocratique.

  7. miloud dit :

    A SAMIR
    Je vois que l’invitation de Rahabi à débattre des problèmes de fond sur ce site est entrain de donner ses premiers résultats je le savais excellent pédagogue pour l’avoir eu comme prof .Merci CHEIKH

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