Abdelhamid Mehri appelle à la réhabilitation du GPRA

mehri1.jpgL’ancien ministre des Affaires Nord-africaines du GPRA, M. Abdelhamid Mehri, a fait une rétrospective de la création du GPRA dans un climat marqué par de « graves souffrances et de difficultés de toutes parts auxquelles faisait face la révolution ». Cependant, « en dépit des divergences apparues entre certains dirigeants de la révolution, il fallait resserrer les rangs et cela s’est traduit par la constitution du GPRA et la répartition des tâches entre les responsables ». « Mais avant la création du GPRA, il fallait restaurer l’Etat algérien, et la séparation entre les deux était clairement défini », a-t-il précisé.

M. Mehri a mis en avant l’action diplomatique menée pour convaincre les pays arabes d’abord et l’Union Soviétique ensuite à reconnaître l’existence du GPRA dont la ligne politique était guidée par « l’instauration d’un Etat démocratique et de droit ». Le GPRA, a-t-il ajouté, a eu à « représenter l’Etat algérien à travers l’action diplomatique menée en soutien à la révolution, mais également à travers les accords signés et les traités ratifiés ». Toutefois, M. Mehri a regretté le fait que le rôle du GPRA « soit minimisé après l’indépendance », en raison, a-t-il dit, de « la marginalisation dont ont fait l’objet certains dirigeants de ce Gouvernement provisoire, notamment après les divergences politiques apparues en 1962″. C’est la raison pour laquelle, il a appelé à la réhabilitation du GPRA « en tant qu’étape importante de notre histoire et de notre révolution », à travers « la proclamation de la date de sa création, le 19 septembre 1958, comme journée nationale de la République », estimant que cette date symbolise la « restauration de l’Etat algérien ».

Par ailleurs, à une question d’un journaliste sur les raisons qui n’ont pas permis à lui ou encore à Mouloud Hamrouche, du temps où ils étaient en poste, d’instituer la date du 19 septembre comme journée nationale de la République, M. Abdelhamid Mehri a déclaré: “Nous n’avons jamais été au pouvoir”. Mehri suggérait l’inexistence du pouvoir souverain dans son acception classique et que devait traduire l’Exécutif. Autrement dit, l’État en tant qu’incarnation de la volonté populaire reste à construire. Rappelant le contexte dans lequel était intervenue la création du gouvernement provisoire, notamment après l’élimination de Abane Ramdane et les frictions qui avaient apparu entre les dirigeants de la Révolution,

M. Mehri a reconnu les difficultés pour mettre sur pied le gouvernement. “Les choses n’étaient pas aisées pour partir de la réunion du 22 jusqu’au GPRA.” Cela dit, dans l’esprit de ses initiateurs, a-t-il ajouté, “il fallait séparer l’État en tant qu’entité de la nation et le pouvoir exécutif”.
En guise d’arguments, il a rappelé que le GPRA a pu représenter l’Etat dans ses batailles diplomatiques et que les services que dirigeait Boussouf se soumettaient au pouvoir politique. De fil en aiguille, Mehri soutient que le deuxième point de la déclaration de Novembre, à savoir la construction d’un État démocratique et social, n’est pas encore réalisé dans le pays.

 

(Sources APS et Liberté)

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