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Archive pour septembre, 2008

Karim Tabbou: «Le FFS ne cautionnera pas une élection non transparente»

 tabbou.jpg « Je l’affirme, le seul parti d’opposition et l’unique alternative démocratique dans ce pays, c’est le Front des forces socialistes », clame Karim Tabbou, le premier secrétaire du FFS, lors d’une rencontre-débat organisée vendredi soir à la maison de jeunes de Timizart. M. Tabbou a brossé un tableau noir de la scène politique nationale.

 

Tizi Ouzou : De notre bureau (El Watan)

 

Ainsi, le conférencier a estimé qu’il n’y «aura pas d’élection présidentielle transparente et libre, même en présence des observateurs étrangers. Notre parti ne peut pas cautionner cela, nonobstant les tentatives de découragement dont il fait l’objet, particulièrement le courrier du ministre de l’Intérieur qui demande les moindres renseignements sur les membres du secrétariat national et les militants ayant participé au dernier congrès», a-t-il soutenu avant de noter que «les autres tentatives de dérouter la boussole politique du FFS ont été avortées».
L’orateur a tout de même évoqué la république qui vit dans l’état d’urgence, l’absence de démocratie et la prolifération d’un climat de violence. Pour ce qui concerne l’affaire des 8 P/APC qui se sont réunis récemment avec le président de la République, malgré l’appel au boycott lancé par la direction nationale du FFS, M. Tabbou était clair. Il avoue: «Selon le règlement du parti, je n’ai aucun droit de les (les 8 maires) sanctionner. Les statuts du parti ne me le permettent pas. La commission de médiation est la seule instance du parti habilitée à statuer sur leur cas. Donc, libre à eux de se défendre devant cette commission. En tout cas, ces P/APC qui essuient des coups de part et d’autre, ont quand même le mérite d’être écoutés ».
Au FFS, même lorsqu’on faute, on sait revenir à la raison. La politique admet toujours qu’il y a une vérité chez l’autre et un tort en soi. C’est une remise en question permanente. » S’agissant du climat sécuritaire qui règne ces derniers mois dans la wilaya de Tizi Ouzou, le premier secrétaire du vieux parti de l’opposition relève: «La Kabylie a subi une violence qui n’est que pour semer la terreur dans la société. Et souvent dans notre pays, l’on ne traite cette question d’une extrême importance (la sécurité) qu’avec un encadrement archaïque». Intervenant à l’occasion de la même rencontre, le maire de Timizart a rappelé l’insurrection du FFS en 1963.
«La répression du régime monstrueux a tout rasé. Aujourd’hui, l’Algérie n’a plus de souveraineté. C’est un pays rongé par la corruption. Le peuple algérien risque de s’effondrer à tout moment, car il n’est plus maître de ses décisions», prévient M. Mihalla, avant d’appeler les militants du FFS à faire la sourde oreille face aux tentatives de déstabilisation. «Le FFS, conclut-il, est le seul parti d’opposition capable de donner une alternative démocratique.» Raison pour laquelle, selon lui, ce parti doit se présenter aux prochaines échéances électorales.

 

Par Djemaâ Timzouert

 

 

Me Jean-Louis Pelletier: “Samraoui se trompe complètement”

avocat.jpgMe Jean-Louis Pelletier, avocat du diplomate Hasseni, à Liberté

Liberté : Vous avez plaidé hier devant la cour d’appel de Paris l’annulation de la mise en examen de M. Hasseni. Sur quels arguments vous avez fondé votre plaidoirie ?
Me Jean-Louis Pelletier: Les débats ont duré trois heures sur un dossier qui me paraît bien étoffé. On a demandé à comprendre comment on est parti de Rachid Hassani pour en arriver à Mohamed Ziane Hassen? Quel a été le circuit ? D’où vient l’erreur ? À quel moment on a dévié ? On a fait des recherches, on a déroulé le fil. Hasseni n’était pas à Bonn en 1987. Il a eu des responsabilités consulaires mais bien plus tard. Il n’a jamais été à Bamako. Comme on ne trouve pas Hassani, on a ciblé Hasseni.
Quel était le nom précis porté sur le mandat d’arrêt lancé par le juge Thouvenot ?

 

C’est une incohérence du dossier. On recherche Hasseni ou Hacini, avec la même date de naissance que Mohamed Ziane, mais pas le même lieu puisqu’on le fait naître à Oum El-Bouaghi, alors qu’il est né à Tolga. Comment peut-on rechercher Hasseni ou Haceni ? Le libellé du mandat d’arrêt est choquant. En droit pénal, le doute doit profiter à l’accusé.

 

J’ai une pièce déterminante : c’est un vieux livret de famille du père de M. Hasseni. Il y a toute la filiation des enfants. Pour moi, cela clôt le débat. On ne peut pas faire de Hasseni un Hassani, de Mohamed Ziane un Rachid. Et on ne peut pas dire qu’il n’est pas né à Tolga.

 

Par ailleurs, le procureur de la République n’est pas associé au mandat d’arrêt. C’est une autre incohérence du dossier.

 

Pourtant l’accusateur Mohamed Samraoui affirme avoir clairement identifié M. Hasseni comme étant le commanditaire sur de récentes photos qui lui ont été présentées par le journal électronique français Médiapart…
Oui, Médiapart lui montre une photo en désignant quelqu’un. Samraoui dit que c’est bien Mohamed Ziane. J’ai fait faire des agrandissements au laser. Ce n’est pas lui. C’est incontestable. Même le juge d’instruction Baudoin Thouvenot a reconnu que l’implantation capillaire n’est pas la même. J’ai trouvé des photos de lui à 7 ans, à 15 ans. Ce n’est pas lui !

 

Autre incohérence de Samraoui : France 3 a filmé mon client, alors qu’il refusait de l’être. Elle a montré les images à Samraoui et il a encore dit que c’est lui, alors qu’il ne ressemble pas du tout à celui qu’il avait désigné sur les photos.

 

C’est incohérent, ce n’est pas sérieux. Samraoui se plante complètement.

 

Comment vous ont paru les autres parties durant la plaidoirie ?
Le procureur est d’accord avec nous, ce qui est rare. Ses réquisitions rejoignent nos conclusions. Le président a montré une connaissance du dossier assez exceptionnelle. C’était d’une impartialité totale.

 

Et la partie civile (adverse) ?
Les arguments de Me Antoine Comte ne m’ont pas convaincu. On est en train d’inverser les choses. C’est à Hasseni d’apporter la preuve de son innocence et non à ses accusateurs de prouver sa culpabilité.

 

Est-ce que M. Hasseni n’a pas fragilisé sa défense en refusant de se soumettre au test ADN et aux expertises graphologiques ?
La demande lui a été faite le 1er septembre en fin d’interrogatoire. Il en avait ras-le bol. Est-ce que c’était un coup d’épée dans l’eau du juge ? En tout cas, M. Hasseni s’y soumettra. Mais avec quoi son ADN sera-t-il comparé ? On ne va pas déterrer son père et sa mère pour prouver que c’est bien leur fils !

 

Y a-t-il une confrontation envisagée avec Samraoui ?
Pour l’instant, il n’y a rien de tel. Si nous gagnons, Samraoui n’est plus inculpé. Il aura le statut de témoin assisté.

 

Est-ce qu’il y a des risques de poursuite de Samraoui puisqu’il affirme avoir assisté à la remise de l’enveloppe à l’exécutant ?
On en parle entre nous. Moi, je veux sauver Hasseni. C’est un type très très bien, un homme digne d’intérêt et qui a beaucoup de classe. Vous savez, je suis un vieil avocat, je sens les gens. Mais M. Hasseni est complètement bouffé par cette affaire. Il est très malheureux de ce qui lui arrive.

 

FFS: An 45 ou l’empreinte d’un patriarche

Par Boubakeur Hamidechi Le Soir d’Algérie : hamidechiboubakeur@yahoo.fr

«La résistance du peuple algérien au coup de force constitutionnel a acculé le régime à découvrir son véritable visage. Les tenants du pouvoir ont recouru aux méthodes coloniales de corruption (…) afin de bâillonner et de truquer la volonté populaire» (fin de citation). Que le lecteur distrait ne se fasse pas du souci quant à sa dissipation ramadanesque. Quoique évocatrice des menaces qui pèsent actuellement sur le pays, la déclaration en question ne se trouve dans un aucun journal de la semaine et n’a pas pour auteur l’un, parmi les hommes politiques, qui de nos jours administrent notre avenir. Vieille de 45 années, cette déclaration est l’acte de naissance du FFS. Deux phrases liminaires d’un réquisitoire sans concession et qui, de nos jours, n’a pas pris une seule ride. Un certain 29 septembre 1963, Aït Ahmed décidait de le rendre public et d’entrer en résistance au nom de l’idéal démocratique. Lui, dont le militantisme, au sein du mouvement national, était incontestable auprès de ses pairs, renouera alors avec l’infamie des procès et de la prison. Arrêté le 17 octobre 1964, il sera condamné à mort par une certaine «cour criminelle révolutionnaire» le 17 avril 1965 vite commué en perpétuité le 12 avril.

Lui qui ne retrouva la liberté qu’en mai 1966 et l’exil qui est son lot, deviendra, au fil des avatars du régime, la cible de campagnes orchestrées. Il connaîtra alors la bassesse des attaques ad hominem et les insupportables soupçons de sectarisme. Epreuves inouïes pour le discréditer mais qui, finalement, fourniront aux réseaux clandestins de son parti et à lui-même les bons ressorts pour survivre et ne pas tomber dans l’oubli. Pionnier de l’opposition, telle que ce pays souhaite qu’elle se manifeste et agisse de nos jours, le FFS peut se prévaloir d’être le contemporain d’un Etat dans les limbes. La crise de l’été 62 qui torpilla la transition, alors incarnée par le GPRA en imposant le premier scénario du putschisme à l’algérienne, contraignit de nombreuses personnalités à se démarquer de la dérive autoritaire en marche. Face au travail de verrouillage de la première Assemblée délibérante, les Boudiaf, Ferhat Abbas et Aït Ahmed n’eurent d’autre choix que d’entrer en dissidence ou battre en retraite. Aït Ahmed, lui, choisira à la fois la tribune pour dénoncer et la démission pour être conséquent avec ses convictions. Et c’est à lui que l’on doit la plus vigoureuse des philippiques adressée à cette constituante hésitante et prête à la servilité. En ce mois de décembre 1962, Ben Bella n’était pas encore président de la République au moment où, par la menace et les promesses, il voulait se tailler une constituante à sa mesure et selon ses vagues credo idéologiques. Manœuvres sordides qui firent dire ceci à Aït Ahmed : « (…) Parions sur la démocratie, comme valeur et méthode à la fois, comme but doctrinal et moyen politique. Il ne faut pas entendre qu’il s’agit là d’une simple question d’orgueil national, d’un messianisme d’exhibition, d’une spéculation philosophique abstraite. Non ! C’est une option (…) de raison. En tant qu’expérience démocratique, notre révolution répond à nos valeurs collectives et de dignité individuelle, à notre passé et à nos traditions de lutte (…)» Etayant par un exemple concret son refus de l’unanimisme stérilisant, il fustigera dans le même discours le complot qui allait faire du Parti communiste la première victime. «(…) Un parti fort et organisé qui jouit de la confiance du peuple n’a nul besoin de dissoudre un autre parti comme le PCA. Il me semble au contraire, conclura-t-il, qu’il serait bon que ce parti puisse se maintenir car il jouerait le rôle de stimulant (…). Je pense enfin que la prééminence du parti FLN n’entraîne pas nécessairement l’unicité (…).» Irrigué par une telle somme de principes intangibles et que, ni le temps historique est parvenu à démentir, ni les péripéties politiques du pays à rouiller, le FFS a finalement traversé la période de glaciation dictatoriale sans grands dommages. Certains spécialistes écriront même qu’il s’est grandement bonifié grâce au sens de la communication de son leader. A l’inverse du PRS de feu Boudiaf qui s’est auto-dissous après la disparition de Boumediene, ce front a plutôt trouvé matière, à partir de sa clandestinité, pour actualiser (avec une grande justesse dans l’argument) son procès de l’arbitraire politique qui règne dans le pays. Décrivant la succession fermée, Aït Ahmed ironisa sur les conséquences en déclarant que «la disparition de Boumediene a, dans les faits, plus profité que nui au régime». Précisant au passage que «l’armée a tout naturellement désigné un des siens pour succéder à un des siens», avec simplement une petite nuance dans le «changement du centre de gravité du pouvoir» profitable alors au clan de l’est au détriment du clan d’Oujda, dont le postulant en 1979 était Bouteflika. Plus près de nous, le 5 octobre 88 n’a pas semblé prendre de court ses évaluations. Car à chaud, le FFS posa, dès le 24 octobre, la bonne question à propos du train des réformes annoncées par Chadli. – «S’agit-il d’un bluff démocratique destiné, en ravalant la façade, à donner au pouvoir un semblant de légitimité à l’image de la kermesse colossale organisée en 1976 autour de la Charte nationale ? Qui peut croire que des centaines de compatriotes ont été sacrifiés délibérément pour que le chef de l’Etat puisse procéder à son profit à un simple rééquilibrage des appareils, à un changement de personnes …»(1) Le voilà donc ce magistral scepticisme positif dont ce patriarche politique ne s’est jamais départi jusqu’à devenir exemplaire et référentiel auprès des analystes les plus pointus, même lorsqu’ils ne se revendiquent pas de son radicalisme «obtus», selon leur reproche. Parmi les «spin-doctors» qui n’ont pas hésite à mettre en perspective (prospective ?) le rôle de ce FFS, nous citerons le colonel Chafik Mesbah qui écrivait précisément ceci, il y a dix ans de cela : «Si je peux me prévaloir cependant de quelques capacités d’anticipation politique, ce serait pour faire part de la forte probabilité que le courant dit «démocratique» finira fatalement par être dominé par le FFS, parti dont je salue la qualité de l’ancrage social et la constance du programme, même si celui-ci m’inspire des réserves.» (2). Mais en 2008, comment se porte et se comporte encore ce parti hors normes, exclusivement modelé par un personnage également d’exception mais qui frappe aujourd’hui à la porte du grand âge ? De l’avoir porté à bout de bras 45 ans durant et de l’avoir protégé en toutes circonstances des déviations majeures, n’a-t-il pas fini par s’entourer de disciples sans originalité personnelle ? Et c’est un peu de cela qu’il s’agit dans les sphères de ce «front». Comment survivre à la nostalgie du zaïm sans avoir l’air de trahir son enseignement mais également sans l’imiter comme un perroquet ! Vaste problème que celui de vouloir prolonger un combat avec une culture politique rénovée et des valeurs «maison» anciennes.
B. H.

 

 

(1)- Toutes les citations citées dans cet article sont extraites de la documentation du FFS
(2)- La citation est extraite d’un droit de réponse de Mohamed Chafik Mesbah à la suite d’un article critique publiée par l’hebdomadaire Libre Algérie : numéro du 7au 20 décembre 1998.

La Fondation Friedrich Ebert répond à Sidi Said

sidi1.jpglogo2.jpg«Les déclarations de M. Abdelmadjid Sidi-Saïd, secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens, à l’endroit de la Fondation Friedrich Ebert, reprises par l’ensemble de la presse algérienne du 24 septembre 2008, sont surprenantes et infondées.

 

Surprenantes, les déclarations de M. Sidi-Saïd, le sont d’abord au regard du rôle reconnu de la Fondation en matière de soutien à la Révolution algérienne et particulièrement de l’UGTA dès la seconde moitié des années 50. L’hommage rendu par de hauts responsables algériens à feu Hans Jurgen Wischnewski illustre bien la qualité des rapports historiques entre l’Algérie et la Fondation.

 

Surprenantes, les déclarations de M. Sidi-Saïd le sont ensuite au regard des rapports récents entre la Fondation et l’UGTA. Dès l’ouverture de son bureau à Alger, la Fondation a considéré l’UGTA comme un partenaire privilégié, et pour preuve, l’a intégré dans un projet triennal 2004-2007 soutenu par la Commission européenne.

 

Infondées, lesdites déclarations le sont pour la simple raison que la Fondation n’a jamais émis un quelconque jugement de valeur ni sur les questions économiques, sociales et syndicales locales, ni sur les personnes exerçant ses multiples activités dans le strict respect de la législation algérienne et dans la transparence la plus totale.

 

En fait, et dans le cadre de la mission pour laquelle elle a été créée en 1925, la Fondation a visé, depuis l’ouverture de son Bureau d’Alger, l’affermissement des capacités algériennes et de ses organisations sociales à affronter les défis d’un monde en plein bouleversement. A cet effet, elle a lancé en 2008, après en avoir avisé les autorités du pays d’accueil et sollicité la contribution de leurs compétences, une initiative visant à développer des réflexions sur des questions d’actualité aux fins d’alimenter des débats publics auxquels des administrations publiques et les organisations de la société civile ont été conviées à participer. Ces actions s’inscrivent bien dans les missions de la Fondation, notamment celle du renforcement de la démocratie. Au-delà des réactions que peuvent susciter conjoncturellement ses activités, la Fondation s’est toujours considérée — et se considérera encore — comme une amie de l’Algérie.»

«Le FFS n’est pas comme certains partis, né après 1988»

ffs.jpg

Le commandant de la Wilaya IV et membre fondateur du FFS, Si Lakhdar Bouregaa dira, lors d’une conférence qu’il a animée jeudi dernier au siège national du FFS, que la révolte de 1963 n’était que la continuité du combat mené par les moudjahiddine qui ont cru en la libération de l’Algérie du joug colonial. A travers son long témoignage, il tenta de réhabiliter les acteurs du congrès de la Soummam qu’il a qualifiés de bouffée d’oxygène pour avoir fait sortir la guerre de Libération d’une situation de flou qui a failli l’étouffer. «Ceux qui accusent Abane Ramdane de trahison ne font que servir les intérêts de la France coloniale qui a cherché à l’assassiner historiquement et ensuite physiquement. Que ceux qui profitent des richesses que leur procure le pouvoir sachent que ce peuple a résisté et continuera de leur résister. Il continuera sa lutte contre leur dictature et leur injustice», indiquera-t-il en substance.

Le conférencier a appelé les présents à la sauvegarde de la mémoire collective. «L’histoire est comme une carte géographique. Elle est le repère des peuples. L’histoire est un vaccin qui protège les générations futures contre l’oubli », ajoutera-t-il, estimant que «les Algériens ont un grand problème avec l’histoire que certains utilisent à des fins politiques. L’histoire est la propriété exclusive des peuples. L’utiliser en politique conduit à sa falsification. » Par ailleurs, Bouregâa regrettera de voir «la lâcheté et l’hypocrisie érigées en valeurs sociales.» Selon lui, la responsabilité incombe à l’élite qui fabrique l’opinion publique. «L’élite doit assumer son statut et contribuer à l’épanouissement de son pays au lieu de chercher à servir les intérêts d’un clan qui a pris le pouvoir depuis 1962.» Continuant sur sa lancée, l’orateur dira qu’il n’y a pas de multipartisme en Algérie : «Les partis politiques sont devenus des associations de soutien au régime.» «Le FFS n’est pas comme certains partis, né après 1988», note-t-il, ponctuant son récit de quelques anecdotes qui ont leur poids lors de la Révolution algérienne.

Pour sa part, l’ancien représentant de la Zone 5 au niveau de la Wilaya III, Si Mohand Chérif, dira : «Nous avons toujours été dans l’opposition. En 1963, Ben-Bella est rentré du Maroc avec son armée pour prendre le pouvoir de force. Il a envoyé 5 000 soldats pour combattre la Wilaya IV. J’ai été emprisonné par Ben-Bella, Boumediène et Chadli, mais je n’ai jamais accepté de travailler pour eux.» Si Mohand Chérif a tenu à apporter sa vérité sur les circonstances ayant présidé à l’arrestation du leader du FFS, Hocine Aït- Ahmed. «Il faut que vous sachiez qu’Aït-Ahmed ne s’est jamais rendu. J’étais avec lui jusqu’à la dernière minute où il a été arrêté dans la maison qui nous servait de refuge à Aït- Zellal, dans la daïra de Mekla», a-t-il insisté. Et de conclure : «L’avenir est pour vous, les générations à venir. C’est à vous que revient la charge de perpétuer notre combat, de sauvegarder notre mémoire et notre histoire. »

Sources Le Soir d’Alger

Le FFS et Ali Rachedi Abdeslam

rachedi.jpgLe premier secrétaire du Front des forces socialistes, Karim Tabbou, s’est ouvertement et violemment attaqué à Abdeslam Ali-Rachedi, lors de la rencontre organisée en hommage aux «anciens de 1963», jeudi soir. Ali-Rachedi a été qualifié de «traître» et d’«hypocrite» par un Tabbou qui l’a classé dans la catégorie de «ceux qui se sont servis de notre parti à des fins personnelles. Ils ont aussi aidé ce pouvoir à affaiblir le combat démocratique des Algériens ». Tabbou a estimé que cet ex-militant du FFS et ancien parlementaire s’est servi du parti d’Aït Ahmed pour «remplir ses poches et celles de tous ceux qui l’ont aidé». Le Soir d’Algérie

 


Le FFS fête son 45ème anniversaire

aitahmed.jpgLe FFS a organisé dans la soirée de jeudi dernier une conférence animée par le commandant Lakhdar Bouregaa, ancien dirigeant de la wilaya IV historique et membre fondateur du FFS. Le premier secrétaire du FFS, Karim Tabbou qui intervenait à l’ouverture de la conférence a affirmé que son parti compte organiser plusieurs rencontres et regroupements de «militants de la première heure du FFS», à l’occasion du 45ème anniversaire du parti, affirmant que «les militants de 1963 vont se regrouper pour élire leur représentant au sein du conseil national», a rapporté l’APS.

 

Tout en reconnaissant que son parti connaît «quelques difficultés», il a soutenu que «beaucoup se disent militants de 1963, et qu’ils œuvrent pour réhabiliter le parti, alors qu’ils œuvrent, dans la réalité, pour sa destruction». Il a, par ailleurs, annoncé que «le FFS va organiser plusieurs congrès pilotes, pour élire les bureaux des fédérations».

 

Pour sa part, le commandant Lakhdar Bouregaâ a évoqué les événements ayant émaillé les deux premières années de l’indépendance de l’Algérie, et qui ont conduit à la création du FFS le 29 septembre 1963. Il a, également, plaidé pour l’écriture de l’histoire de la guerre de libération nationale, estimant que «l’histoire est la meilleure immunité pour la nation». Tout en rappelant les différentes étapes de la Révolution du 1er novembre 1954, il a souligné que «la cinquième République de France avait tout fait pour retarder l’indépendance de l’Algérie, afin de diminuer l’avant-garde révolutionnaire».
Dans le même ordre d’idées, l’ex-chef de zone dans la wilaya III historique, Mohand Chérif, a évoqué l’atmosphère qui régnait à Alger, juste après l’indépendance. «Nous avons pris position dans cette crise», a-t-il souligné, ajoutant que «le FFS a été fondé dans ces conditions pour revendiquer le pluralisme politique».
Dans la soirée de vendredi, le premier secrétaire du FFS a animé une conférence-débat dans la commune de Timizart (Tizi-Ouzou). Il convient de signaler que Karim Tabbou animera lundi prochain à Tizi-Ouzou une conférence publique au niveau de la maison de la culture Mouloud-Mammeri. La conférence sera suivie du dépôt d’une gerbe de fleurs devant la stèle de M’Douha érigée à la mémoire des martyrs de 1963. Par ailleurs, dans une déclaration rendue publique hier, la fédération du FFS de Tizi-Ouzou a dénoncé l’amnésie et le mépris affiché par le pouvoir à l’égard des martyrs de 1963 à 1965. La fédération a appellé chacun à exiger la réhabilitation politique, historique, juridique et morale de ces martyrs qui étaient dans leur quasi totalité de valeureux maquisards pendant la guerre de Libération nationale 54-62.

 

 

Synthèse d’El Mouhtarem

Robert Ménard quitte la tête de Reporters sans frontières

Près de vingt ans après l’avoir dirigée, Robert Ménard quitte la tête de Reporters sans frontières, cédant son poste de secrétaire général à Jean-François Julliard, annonce vendredi l’association de défense des journalistes.

« J’ai pris cette décision au moment où tout va bien pour Reporters sans frontières: jamais notre organisation n’a été aussi présente dans le monde », assure Robert Ménard, 55 ans, dans un communiqué. « Ses équipes, sa notoriété, son assise financière assurent son indépendance et son efficacité ».

Il souhaite que Jean-François Julliard fasse de RSF « une organisation toujours plus efficace pour défendre nos confrères maltraités, torturés, emprisonnés et, plus généralement, cette liberté de la presse sans laquelle il n’y a pas de liberté ».

Robert Ménard avait été élu, pour un nouveau mandat de cinq ans, le 24 mars 2006. Il a été fait vendredi président d’honneur de l’association, dont il reste « simple militant ».

Devenu journaliste à la fin des années 70, travaillant dans la presse écrite puis à la radio, il avait fondé Reporters sans frontières en 1985 à Montpellier et en était devenu le secrétaire général en 1990. M. Ménard a notamment reçu en 2005 au nom de RSF le prix Sakharov décerné par le Parlement européen.

Son successeur Jean-François Julliard, 35 ans travaille à RSF depuis 1998. Après un DESS de journalisme, il est devenu chercheur pour l’Afrique, puis responsable de la recherche de l’ONG en 2004. « Les urgences ne manquent pas », a-t-il déclaré. « Moussa Kaka emprisonné au Niger, l’Afghanistan ou le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme: nos priorités iront vers toujours plus d’efficacité », a-t-il promis. AP

Affaire Mecili: examen le 14 octobre de l’appel de la mise en examen de Mohamed Ziane Hasseni

hasni1.jpgLa cour d’appel de Paris a mis en délibéré au 14 octobre l’appel de la mise en examen de Mohammed Ziane Hasseni, diplomate algérien soupçonné d’avoir commandité l’assassinat de l’opposant Ali Mecili en 1987 à Paris, a annoncé vendredi l’avocat de la famille Mecili, Me Antoine Comte. M. Hasseni, interpellé le 14 août à Marseille, avait été mis en examen le lendemain à Paris pour « complicité d’assassinat » et placé sous contrôle judiciaire. Ce responsable du protocole au ministère algérien des Affaires étrangères, qui affirme être victime d’une homonymie, avait alors fait appel pour annuler cette mise en examen et le contrôle judiciaire. Le parquet général a lui aussi requis l’annulation des poursuites.

 

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris « a mis en délibéré sa décision au 14 octobre », a déclaré à la presse Me Comte à l’issue de l’audience qui s’est déroulée à huis clos. « Je suis un peu étonné car M. Hasseni avait la possibilité le 1er septembre, lors de son audition par le juge d’instruction Baudouin Thouvenot de se soumettre à un certain nombre d’expertises que le magistrat lui a demandées (expertises graphologiques, test ADN, ndlr) et on aurait pu trancher cette question selon laquelle il n’est pas la bonne personne », a relevé Me Comte. Selon lui, l’attitude de M. Hasseni « justifie qu’il se soumette aux expertises que le juge a demandées ».

 

 

L’avocat de M. Hasseni, Me Khalid Lasbeur, n’a pas souhaité faire de commentaire à l’issue de l’audience. La veuve de M. Mecili, Annie Mecili, a exprimé sa volonté de voir l’instruction se poursuivre et « la justice passer ». « C’est un sentiment étrange car pendant vingt ans, on fantasme et là, je me suis retrouvée face à lui », a-t-elle commenté. (AFP)

Le FFS dit NON à Zerhouni !

zerhounielkhabarcopy101.jpgLe ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni a demandé, via un courrier destiné au FFS, de lui fournir la liste des noms et adresses des employeurs des membres du Conseil national. Le premier secrétaire du FFS a affirmé au quotidien El Khabar le refus du parti de répondre favorablement à la demande de Zerhouni. « On vise à écarter le FFS du débat autour de la révision de la Constitution et de l’élection présidentielle » a souligné Karim Tabbou. 

Sur le plan juridique, «les services de l’Intérieur ne sont pas dans leur droit. Au départ le FFS a saisi par courrier le ministre pour lui signifier que les informations demandées ne sont pas prévues par la loi, en se basant sur l’article 15 de l’ordonnance n° 97-09 du 6 mars 1997 portant loi organique relative aux partis politiques. Le parti reçoit une réponse où le département de Zerhouni a déclaré qu’il s’est appuyé sur l’article 16 de la même loi. Les arguments du ministère ne sont pas fondés.

Que prévoient donc ces deux articles ? L’article 15 stipule qu’après contrôle de conformité avec les dispositions de la présente loi, le ministre chargé de l’intérieur assure la publication au Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire du récépissé de déclaration, mentionnant le nom et le siège du parti, les noms, prénoms, dates et lieux de naissance, adresses, professions et fonctions au sein du parti des 25 signataires de l’engagement prévu à l’article 14. A ce titre, l’article 15 est clair et il est évident que les informations à fournir aux autorités compétentes concerneront les membres fondateurs. L’article 16 prévoit que le ministre chargé de l’Intérieur fait procéder, durant le délai visé à l’article 15, à toute étude, recherche ou enquête nécessaires au contrôle de véracité du contenu des déclarations. Il demande la production de toute pièce manquante, ainsi que le remplacement ou le retrait de tout membre ne remplissant pas les conditions requises par la loi.

Conformément à cet article, certains juristes soulignent que le ministre a pleinement le droit de demander des pièces manquantes, mais uniquement pour les personnes évoquées par la loi. Le second point, soutenu par le FFS «est que le département deZerhouni dispose des services auxquels échoit la mission de mener des enquêtes et des investigations» indiquant que «ce n’est pas au FFS de faire le boulot des services».

Pour rappel, en début d’année, le FFS a déjà reçu un courrier similaire, exigeant de lui fournir des informations sur la liste nominative des militants ayant pris part au dernier congrès, la charte du militant et le règlement intérieur du parti ainsi que celui des fédérations. Le secrétariat national du FFS a répondu favorablement à l’injonction de l’Intérieur.

(Sources El Khabar et Algérie News/ Synthèse d’El Mouhtarem)

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