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Archive pour le 18 octobre, 2008

Ennahar lance une pétition de soutien au diplomate Hasseni !

rah1.bmpعريضة المليون ونصف المليون توقيع لوقف إهانة الجزائر

إن القرار الصادر عن القضاء الفرنسي في حق الدبلوماسي النزيه محمد زيان حسني مدير التشريفات بوزارة الشؤون الخارجية الجزائرية، هو قرار سياسي جائر صدر تحت غطاء قضائي ظالم يبرهن مجددا عن الحقد الدفين المتعشش لدى بعض الأوساط الفرنسية التي تحاول من خلال هذا القرار المجحف إهانة وإذلال الجزائر شعبا وحكومة.

نحن الموقّعون على هذه العريضة نرفض رفضا قاطعا أن يهان الجزائري، في أيّ بقعة من المعمورة، وتحت أيّ ذريعة من الذرائع بهدف إهانة الجزائر أو الجزائريين باسم العدالة وحقوق الإنسان وشعاراتها.

إن توقيف الدبلوماسي الجزائري محمد زيان حسني، مدير التشريفات بوزارة الشؤون الخارجية، رغم الشهادات الهامة التي كشفت تلاعبات القضاء الفرنسي في تحديد هوية المجرم المفترض في قضية اغتيال المحامي الجزائري المعارض علي مسلي، هو إهانة غير مقبولة للجزائر وللجزائريين، وهو موقف وسلوك يعكس الحقد الدفين لدى بعض الأوساط في فرنسا التي لم تقبل بعد استقلال الجزائر وسيادتها.

نحن الموقّعون على هذه العريضة نطلب من السلطات التحرك العاجل لفك أسر الجزائري محمد زيان حسني، وضمان عودته إلى عائلته وبلده الجزائر في أقرب وقت، ومطالبة السلطات الفرنسية بإسقاط القيود عليه وفتح تحقيق عاجل في تلاعب القضاء الفرنسي في هذه القضية المسيئة للجزائر والتي تحمل بصمات الإهانة والإذلال.

الموقعون:

- أنيس رحماني، مدير عام « النهار ».

- سعاد عزوز رئيسة التحرير « النهار ».

- وسيم بن عورة، نائب رئيس التحرير « النهار ».

- مصطفى صالحي، نائب رئيس التحرير « النهار ».

- دليلة بلخير، رئيسة القسم السياسي « النهار ».

- سامي سي يوسف، صحافي « النهار ».

- سعيدي حسام الدين، تقني « النهار ».

 -كعباش فارس باحث في المخطوطات وتقني « النهار ».

Commentaire: La pétition est intitulée « Un million et demi de signatures contre l’humiliation de l’Algérie » en référence à un million et demi de martyrs de la révolution algérienne. Une question reste posée: Anis Rahmani, directeur du journal Ennahar, est-il un fils de Chahid ou de moudjahid ? En 2004, une attestation prouvant que son père avait travaillé contre la révolution a été distribuée par les enfants de chouhada. Sans commentaire.

El Mouhtarem

Affaire Hasseni: La machine de la désinformation de masse vient de se mettre en branle.

boukerzaza.jpgBoukerzaza: “Hasseni n’est pas Hassani, mais un autre Hassan… Terro”

La machine de la désinformation de masse vient de se mettre en branle. Le battage médiatique algérien a finalement reçu le signal de départ. On s’en serait douté un peu. Haro, donc, sur la France et sa Justice. Un feu nourri, croisé, hystérique sur la justice et la classe politique française est déclenché pour destabiliser et abattre le juge Thouvenot. La presse algérienne, jusque-là tenue en laisse à une bonne distance de cette affaire, se déchaîne, de concert, sans retenue, sur l’ex-colonisateur. Un titre que notre presse aux ordres, patriote à l’occasion, remet au goût du jour chaque fois que le régime algérien se trouve au box des accusés. À chaque fois qu’il est au pied du mur dans une affaire scabreuse de laquelle il n’arrive pas à tirer son épingle intelligemment et diplomatiquement. Etant donné notre expérience (réconciliation et gros chèques pour les familles des victimes) dans le traitement des affaires criminelles où la responsabilité de l’Etat est évoquée, ne peut servir dans ce cas-ci, alors, on utilise les grands moyens médiatiques bien rodés.

En fin observateur, Boukerzaza, ministre de la Communication, ouvre le ballet orchestré de la foudre, à partir de Jijel avec des salves, le moins que l’on puisse dire, est qu’il prend son auditoire pour des demeurés. Il voit dans la confirmation de l’inculpation de M. Mohamed Ziane Hasseni par le juge Thouvenot qui a lancé un mandat d’arrêt en 2007, une riposte aux déclarations de Chérif Abbas, ministre des Moudjahidine, contre Sarkozy, quelques jours avant la visite de celui-ci en Algérie. Ses brillantes élucubrations le mènent jusqu’à asséner sans se démonter, tenez-vous bien, que la décision de supprimer tout match de l’équipe nationale française de football avec les équipes nationales maghrébines à Paris est une autre manifestation de la rancoeur qui morfond la classe politique française contre l’Algérie. Grâce à cette plaidoirie subtile, on comprend maintenant que notre diplomate Hasseni, sous contrôle judiciaire, est non seulement victime d’une monumentale méprise sur son patronyme, mais aussi qu’il est un souffre-douleur qui expie un crime de lèse-majesté commis par un autre haut responsable. De la sorte notre malheureux haut responsable se retrouve, à son corps défendant, au centre d’une partie de jeu pervers faite de manigances et de vengeances entre deux états. Cette situation ressemble, à s’y méprendre, à celle d’un certain Hassan Terro entre les mains des paras…Mais ne rions pas, ce n’est pas une volonté de sarcasme qui se cache derrière cette métaphore, l’affaire est trop grave, mais c’est un simple parallèle vers lequel fait glisser la perspicacité politique du ministre de la communication.

Pourtant au départ de cette histoire, M. Boukerzaza, avec ses “no comments” et ses interventions très mesurées, donnaient une image d’un homme très rationnel, pragmatique et très diplomatique. Rien n’indiquait dans ces déclarations précédentes qu’il était un type à perdre contenance et débrayait dans des divagations.

Son intervention musclée à Jijel s’est produite simultanément avec des analyses “très patriotiques” et très élaborées, dans la presse algérienne connue pour son dévouement un peu spécial pour la vérité et la justice… Avec une rare violence, elle s’est mise au diapason pour jeter l’opprobre sur le juge impudent dans un délire incroyable caractérisé par l’esbroufe et le cabotinage. Ces journalistes ne sont plus des tayabbet el hamam pour la circonstance. Revenu à de meilleurs sentiments, le saint président, les a absous de leur égarement et a effacé, dans la foulée de son messianisme, leurs péchés et leurs dettes.. Ils ont un rôle maintenant: ils portent les couleurs nationales… En bonnes matrones, elles hissent le drapeau plus haut que les autres, serrent bien leurs turbans, tiennent bien leurs ustensiles de cuisine dans leurs mains et… provoquent un boucan à vous faire éclater les tympans. Ensuite, elles prennent leurs marmitent usées et y mettent des ingrédients à vous faire écarquiller de stupeur. Voilà la recette miracle : “D’abord, noyer le poisson dans l’eau de la marmite. Versez l’affaire de Hasseni toute fraîche. Ajoutez-y l’affaire de Cheb Mami, qui tombe à point. Enfin, ajoutez un soupçon de l’Affaire des moines de Tiberine sans décongeler. Agitez le tout sous un feu ardent fait de tout bois et laisser cuire longtemps”. Le plat servi est que les français ne cessent pas de nous la ramener avec leur justice mitterrandiste à la c… Ils ne peuvent plus conjuguer l’impunité et l’immunité diplomatique. Ils ont perdu le sens de l’hospitalité et de la diplomatie. Ben voyons! Pour un pays qui représente la seule destination de tourisme médical que connaissent nos hauts et patriotes responsables tout au long de leur vie, c’est un peu fort. Et voilà donc comment nos journalistes soignent leur image et l’image de notre Etat de droit.

Pour nous, simples observateurs, roturiers parmi les roturiers, ghâchi magal chis, qui essayons de voir clair sans se berner par l’argutie mesquine de la presse aux ordres qui tente de brouiller les pistes, il s’agit de se mettre dans la peau d’un juge neutre, intrépide et insensible aux tentatives de diversions. Un tel juge doit prévoir toutes les hypothèses. Ainsi, M. Hasseni pourrait être un innocent bien sûr, mais le cas contraire n’est surtout pas à exclure. Tant qu’il n’y pas de preuves de sa culpabilité, il reste innocent bien sûr encore une fois. Mais un juge ne doit pas fermer le dossier de l’instruction s’il ne voit pas de preuves tangibles ou attendre que ces preuves viennent à lui par eux-mêmes. Il a le devoir moral et l’obligation professionnelle d’aller les chercher avec force obstination et haute rigueur. Il se donne tous les moyens possibles et imaginables pour atteindre cet objectif y compris celui d’obliger, par la force de la loi, le mis en cause de collaborer totalement dans les investigations. Les gens justes et rationnels ne verront pas dans cette attitude une persécution contre le prévenu ni une partialité envers la victime, mais un comportement digne de respect et un signe de professionnalisme méticuleux. On n’est pas naïfs pour ne pas reconnaître une volonté malsaine qui essayerait d’incriminer un prévenu avec des preuves fantaisistes. Comme on se laissera pas leurrer par des arguments subjectifs d’un nationalisme malvenu qui fera obstruction à la loi. Une obstruction à la loi est toujours très suspecte.

Le problème est que si notre diplomate est coupable, et si la justice française tient le coup et n’abdique pas devant les injonctions algériennes, quelles seront les conséquences pour les rapports entre l’Algérie et la France maintenant que les hostilités sont déclarées? L’Algérie pourra-t-elle geler ces relations privilégiées avec elle pour cette affaire? Qui sera le perdant dans une éventuelle confrontation diplomatique? Nous nous retrouverons aussi isolés que l’a été le Maroc face à l’Espagne dans leur conflit sur l’île de Leïla.
Surtout, quelle sera l’attitude de M. Hasseni s’il arrivait, Allah yestor…, qu’il soit confondu. Balancera-t-il les autres coupables sous le coup de la peur comme le célèbre et émouvant trouillard Hassan Terro?

Par Sniper

Affaire « Journal d’un homme libre »:

benc.jpgCette année encore, le Salon international du livre d’Alger sera marqué par un grave scandale : la police algérienne vient de bloquer, et à l’imprimerie même, la sortie de mon nouveau livre Journal d’un homme libre, sortie qui était programmée à l’occasion du Salon.

C’est la deuxième année consécutive que la censure méchante, absurde et irréfléchie frappe mes écrits.
L’an dernier, l’abus de pouvoir consistait à prohiber Les geôles d’Alger du Salon du livre d’Alger et à murer le stand de mon éditeur, ce qui nous plaçait déjà dans l’outrance médiévale et le grotesque.

Cette année, pour ne pas innover, c’est au moyen d’une descente policière musclée dans les locaux de l’imprimerie Mauguin de Blida, où le livre Journal d’un homme libre était en fabrication dans la perspective du Salon, que la censure s’est magnifiquement réalisée.

L’escouade de police, instruite par je ne sais quelle sombre autorité, et après une spectaculaire perquisition, a saisi tous les documents se rapportant au livre et intimé l’ordre à la directrice de surseoir à son impression !

Tout dans cet inqualifiable procédé est illégal et arbitraire.
Le livre Journal d’un homme libre ne souffre, en effet, d’aucune entorse à la réglementation. Il a été dûment enregistré auprès de
la Bibliothèque nationale qui, en retour, lui a délivré un numéro de Dépôt légal et un numéro d’ISBN.

La fabrication du livre a fait l’objet d’un bon de commande règlementaire auprès de l’imprimerie Mauguin.
Nous sommes donc, une fois encore, devant un fait du prince qui se moque des lois et du droit.
Seul compte l’impératif de brûler un livre dont on redouterait, à tort ou à raison, qu’il écorne l’unanimité de façade sur laquelle repose la légitimité du pouvoir.

A quelques jours du 13è Salon du livre d’Alger, cet oukase d’un autre âge vient, hélas, nous rappeler que nous sommes plus proches de
la République de l’autodafé que d’une République moderne qui ambitionne de tenir salon à la face du monde.

Par cet acharnement contre mes écrits, et après m’avoir emprisonné et suspendu le journal que je dirige, le pouvoir algérien entend me désigner comme le récalcitrant à une sorte d’allégeance collective qui ne dit pas son nom, qui s’imposerait au monde de l’édition en Algérie, et à laquelle nul écrivain ou éditeur ne saurait se soustraire sans se rendre coupable de la fitna

Je refuse ce statut d’insoumis, je ne suis qu’un auteur parmi ceux qui font vivre l’expression dans mon pays.
Je dénonce, et je dénoncerai toujours, la censure médiévale,  cet étranglement du verbe et de la parole qu’entend instituer le pouvoir par la force et la prébende, un fait accompli qui abolirait, dans l’Algérie du 21è siècle, la liberté d’éditer et de lire et qui  consacrerait, à jamais, le livre comme une affaire de clous, de grandes planches et de brigades de police.

Je continuerai à me battre, par tous les moyens, pour que le livre Journal d’un homme libre voie le jour dans les librairies de mon pays, comme je ne me renonce pas à imposer le retour du quotidien Le Matin sur les étals de nos buralistes.
Une conférence de presse aura lieu dimanche à 12 heures à
la Maison de la presse, à Alger.

Alger, le 16 octobre 2008

Mohamed Benchicou

Dupont et Dupond, Hasseni et Hassani

Par Noureddine Khelassi, La Tribune

Ubuesque. Le quiproquo à propos de la mise en examen et sous contrôle judiciaire, en France, de Mohamed Ziane Hasseni, diplomate algérien de haut rang, l’est à plus d’un titre. L’homonymie, foyer de méprise, et, à ce propos, un témoignage instable, érigé en fil rouge d’un dossier d’inculpation bancal, ont vite transformé l’affaire en un salmigondis judiciaire. Voila une affaire qui aurait dû être simple comme l’eau de source cristalline.
Pourtant, il n’en fut rien. Fait rarissime dans les annales de la justice française, le procureur général du parquet de Paris va plus loin que la défense dans la demande de levée des charges contre un accusé. Il a, en fait, demandé l’annulation de la mise en examen pour une substitution vers le statut de simple témoin assisté. Pour autant, le procureur n’a pas été suivi et le juge d’instruction a jugé que la preuve irréfutable d’une erreur de personne n’était pas, à ce stade, établie. Sur quoi le juge Baudouin Thouvenot, réputé pour son inflexibilité et son intégrité, a-t-il fondé son jugement ? Sur un témoignage unique qu’il n’a pas recueilli officiellement et directement.
Sur le fait que le témoignage en question a été jugé «capital» par la veuve éplorée de l’avocat André Ali Mécili, assassiné, à Paris, en avril 1987. Sur le doute que pouvait instiller dans les esprits le refus initial de l’inculpé de se soumettre à des expertises ADN et des examens graphologiques. Ou encore, de détailler son CV. Ahurissant ! Le témoin est un ex-officier supérieur des services algériens, réfugié en Allemagne, et opposant à la tête d’un mouvement exilé appelé «Rachad».
Son témoignage est singulièrement erratique. La première fois, il déclare «qu’il n’y a même pas d’homonymie possible» mais laisse tout de même planer un doute. Une légère présomption pouvant donner à penser que le diplomate arrêté à Marseille, l’été dernier, et le commanditaire présumé de l’assassinat de Mécili, Rachid Hassani, ancien officier subalterne de la défunte DGPS, ce serait finalement Hadj Moussa et Moussa El Hadj (cf.
www.ffs1963.unblog.fr, 25/08/08). Quelques jours plus tard, le témoin à charge, qui a rencontré le juge Thouvenot en 2003 en Allemagne, affirme au journal français en ligne Médiapart, après avoir vu la photo de Hasseni, qu’il serait «bien» le capitaine Rachid Hassani. L’affirmation est appuyée mais un petit doute subsiste : le témoin demande quand même une confrontation directe avec le diplomate.
Le 27 septembre 2008, le même témoin, visionnant des images de la chaîne FR3 déclare, un tantinet péremptoire : «Il a perdu un peu de ses cheveux, mais c’est lui, il n’y a pas de doute.» «Même de dos», lui rétorqua le journaliste ? «Ah oui, même de dos», fusa la réponse. Mais encore une fois, après l’affirmation survient le doute. Il demande de nouveau une confrontation avec le diplomate, laquelle n’a pas encore eu lieu. Et, du doute à la rétractation, il y a un pas que le témoin aurait finalement franchi. Selon Me Jean-Louis Pelletier, avocat de Hasseni, l’ex-commandant Mohamed Samraoui a «disculpé» le diplomate «dans cette histoire d’identification de ce Rachid Hassani qu’il n’a pas reconnu en mon client».
Dans cette affaire, le juge n’a pas pris en compte le témoignage d’un autre ancien officier des services algériens, Hichem Abboud, qui, lui, n’a jamais confondu Ziane Hasseni avec Rachid Hassani qu’il connaît bien car originaire comme lui d’une ville de l’Est algérien.
Dans ce dossier qui aurait pu être vaudevillesque s’il n’était dramatique, la défense de Hasseni voit aujourd’hui plus clair : la thèse de l’homonymie et de la méprise judicaire est plus que jamais solide ; le témoignage à la base de l’accusation s’est avéré bancroche et l’accusé, une fois passée la phase d’humiliation, d’indignation, de colère et de repli sur soi, a accepté de se soumettre au test salivaire qui va l’innocenter. Sa défense en a foi et certitude.  

Commentaire: A la lecture de ce papier, il est à se s’interroger s’il s’agit de Noureddine Khellassi qui était journaliste à La Nation ou il s’agit plutôt d’un homonyme. El Mouhtarem

Inondations de Ghardaïa: «Il y a eu une responsabilité humaine»

fekha.jpgIl y a eu une responsabilité humaine dans les inondations ayant frappé la wilaya de Ghardaïa. »

Les élus du front des forces socialistes (FFS) dans cette localité se disent convaincus que le déluge qui a dévasté de nombreuses communes de la wilaya de Ghardaïa n’est pas « uniquement une catastrophe naturelle ». Selon eux, l’effondrement d’une retenue collinaire construite en 2005 au niveau de l’oued Laadhira, dans la région de Djaref (à 20 km du chef-lieu de wilaya), serait à l’origine de cette catastrophe. Intervenant lors de la rencontre nationale des présidents d’APC du FFS, les élus du parti à Ghardaïa remettent en cause les explications officielles des inondations. « S’il n’y avait pas ce barrage, il n’y aurait pas eu du tout de catastrophe, du moins elle n’aurait pas été aussi dévastatrice », estiment-ils en donnant leur version des faits. Les normes requises, affirment-ils, « n’ont pas été respectées dans la construction de cette retenue collinaire (faite en gabionnage) ». Présentant des photos prises sur place, où l’on voit l’état de cette digue, les intervenants précisent que les autorités « n’ont pas voulu reconnaître cette erreur à l’origine de pertes humaines et de dégâts matériels considérables ». « Les fortes pluies ont engendré l’accumulation des eaux sur deux kilomètres. La pression de l’eau a provoqué une brèche (une ouverture de 70 mètres) dans le barrage et le déferlement de près de 900 m3/seconde sur Ghardaïa », illustrent-ils, précisant que l’oued en question alimente Oued M’zab, traverse le centre-ville de Ghardaïa. Appelant les autorités à prendre des sanctions contre les responsables, les élus locaux du FFS indiquent qu’ils sont en train de préparer un rapport détaillé sur cette catastrophe.

Manque de transparence

Ils fustigent, dans la foulée, la position des autorités locales et celle du gouvernement qui, indiquent-ils, tentent de « masquer la vérité ». Les interlocuteurs critiquent aussi l’opération de la répartition des aides aux sinistrés car, expliquent-ils, ces dernières ne parviennent pas aux nécessiteux. « Les autorités tentent également de discréditer le rôle des élus dans la région en faisant appel à de pseudo-sages de la région », ajoutent-ils. L’intervention des élus de Ghardaïa a trouvé un écho chez les élus du FFS dans d’autres régions du pays, lesquels ont affirmé leur solidarité avec la population de cette wilaya. Intervenant à l’ouverture de cette rencontre, le premier secrétaire du FFS, Karim Tabbou, s’est montré, lui aussi, intransigeant. « Une fois de plus, on ne peut que regretter le manque de préparation de l’Etat à affronter les situations de risques majeurs et déplorer l’absence de vraies politiques de prévention et de secours. Les signaux d’alerte n’ont pourtant pas manqué ! », a-t-il lancé. Evoquant l’élection présidentielle de 2009, Karim Tabbou déplore le manque de transparence et le statu quo imposé par le pouvoir, alors que le scrutin devra se dérouler dans six mois. « Par respect aux hommes et femmes de ce pays, il aurait fallu qu’à quelques mois de l’échéance présidentielle, les choses soient clarifiées. La stratégie politique adoptée par les décideurs est une violence faite à la population », a-t-il déclaré. Le deuxième homme du FFS a critiqué aussi l’ENTV et son directeur général qui, selon lui, ne couvre pas de manière professionnelle les activités du parti. Par Madjid Makedhi

Karim tabbou: «Le pouvoir a failli sur tous les plans»

tab.jpgIl y a une grave dérive en matière de gestion de l’Etat », a déploré Karim Tabbou, premier secrétaire national du FFS, au cours d’une conférence-débat animée hier à Draâ El Mizan (Tizi Ouzou).

Décortiquant la situation sociopolitique du pays, l’orateur n’a pas été tendre avec le pouvoir qu’il accuse de tous les maux. « Nous sommes gouvernés par un pouvoir qui veut se maintenir en place par tous les moyens, quitte à fabriquer une classe politique sur mesure pour cautionner la prochaine échéance électorale, qui ne sera ni transparente ni honnête même en présence d’observateurs étrangers. » Comparant l’Algérie à une voiture brinquebalante dont les signaux au tableau de bord ont viré au rouge, il dira : « La situation sociale est intenable. Il y a un grave déséquilibre entre les citoyens. Alors que certains se permettent des voitures à plus d’un milliard, d’autres peinent à survivre. Pis, l’on continue à mener une politique raciste à l’égard de certaines régions. » Sur un autre registre, il a estimé que la sécurité n’est pas encore au rendez-vous, ajoutant : « Il y a un renoncement grave de l’Etat face à ses missions les plus élémentaires, notamment celle consistant à garantir la sécurité aux citoyens. »

Théâtralisme politique

Selon lui, la multiplication de barrages sur les routes n’a rien amené de concret. Remettant au goût du jour le slogan si cher au FFS : « ni Etat policier ni Etat intégriste », Karim Tabbou a lancé un appel pressant pour sauver la république. « Il y a un devoir de rassembler tous les algériens qui ont l’amour de la patrie pour reconstruire le pays. » C’est dans cette optique, ajoutera-t-il, que s’inscrit l’initiative de la déclaration rendue publique par Hocine Aït Ahmed, Mouloud Hamrouche et Abdelhamid Mehri. « Ces personnalités ne se proposent pas aux élections. A travers cette position, ils préconisent d’engager un processus de démocratisation du pouvoir, de son exercice et de son contrôle pour faire sortir le pays de l’impasse. » Reprenant son réquisitoire contre le régime en place, le responsable du FFS ne ménagera pas la politique du président de la République. « On est face à un roi qui aime ‘’el medh essiassi’’ (louanges politiques). A six mois de l’élection présidentielle, il n’en fait qu’à sa tête. » Usant d’un verbe corrosif, Tabbou n’ira pas par trente-six chemins pour « dénoncer l’attitude irresponsable d’un chef d’Etat qui organise un dîner dansant en l’honneur de Ahmed Benbella, lors de sa visite à Tlemcen, et ce, au moment où la population de ghardaïa lançait des cris de détresse ». Revenant sur les terribles inondations qui ont frappé la région du M’zab, il fera le parallèle avec les précédentes catastrophes naturelles, responsabilisant les institutions de l’Etat pour avoir fermé l’œil sur certaines carences constatées. Exhibant un rapport illustré par des photos, Karim Tabbou a révélé que c’est l’éclatement d’un barrage mal construit, réceptionné en 2005, qui est à l’origine du déluge qui a endeuillé la région. Sur un autre volet, il a dénoncé l’augmentation des salaires des parlementaires qu’il qualifie de « troc » pour voter « oui » à l’APN. « Ils font dans le théâtralisme politique. » « Le FFS ne changera pas de couleur ni d’identité politique en dépit des pressions du ministère de l’intérieur. Nous sommes le vrai parti à faire de l’opposition dans ce pays », a souligné par ailleurs Karim Tabbou. Sur le plan organique, l’orateur a annoncé l’organisation, à partir de fin octobre, des congrès de section et de fédération du parti ainsi que des rencontres de formations politiques au profit des jeunes militants du FFS. Par Ahcène Tahraoui

Assumons toute notre histoire.

imageg.jpgCertains veulent saucisser l’histoire de l’Algérie pour se l’approprier. L’Histoire de l’Algérie millénaire est une et indivisible depuis les temps connus. Elle n’a jamais été belle toujours. Elle n’a jamais été laide toujours. C’est le mouvement pendulaire de l’histoire. Depuis 1962, l’histoire d’Algérie est devenue un secret, un interdit. C’était pour l’usurper. La guerre de libération nationale a été usurpée. Plusieurs héros morts aux combats, assassinés par leurs compagnons ou marginalisés par le pouvoir ont été trainés dans la boue de la haine, de la rancune, de la diffamation, de l’injure et souvent de la condamanation sans preuve, sans source, sans documentation. Des morts ont été injuriés, sans aucun respect. Il n’y avait pas que Abbane qui a été assassiné. Il y avait le capitaine Zoubir, Hachani Bachir qui a remplacé Benboulaid à la tête de la wilaya 1, il y avait d’autres dans les wilayas 3 et 1.

L’histoire a toutefois retenu que Abbane Ramdane et Abdelhafid Boussouf ont été tous les deux membres de l’OS. Demandez à Mr. Ait-Ahmed ce quétait l’OS. Abane a été jugé par les autorités coloniales dans l’affaire dite de l’OS ou complot de l’OS. IL y a un document historique contenu dans le livre de Benkhedda “aux origines du 1er Novembre 54″, où il y avait la dénonciation de l’OS aux autorités coloniales par Benbella qui a remplacé Ait-Ahmed à la tête de l’OS sur décision secrète, clandestine de la direction du PPA (Messali et consorts)). Boussouf a échappé à l’arrestation. Il s’est exilé en Oranie. L’histoire a retenu que Boussouf a été membre des 22, tous de l’OS qui décidé de passer à l’action armée. Il avait le même esprit, la même culture politique de Abbane, inculquée par l’OS en général, Belouizdad et Ait-Ahmed en particulier. La suite des évènements, il faut les analyser dans leurs contextes politiques. Benbella et Mahsas étaient contre le congrès de la Soummam. Boussouf était un partisan du congrès de la Soummam, où son chef historique Bem’hidi représentait la wilaya 5 historique.

Ceux qui veulent écrire une nouvelle histoire qui n’existe pas, devraient au moins nous dire leurs sources. Etaient-ils des acteurs, des témoins? J’ai posé la question de la mort de Abbane à certains moudjahiddine vivant. Personne ne croyait, surtout que le lieu de sa mort n’a pas connu, ce jour-là une bataille de l’ALN et de l’armée coloniale. El-Moudjahid de l’époque dirigé, si mes souvenirs ne m’ont pas trahi, par Rédha Malek, proposé par Abbane à Boussouf,a écrit que Abbane est mort sur le champ d’honneur dans une bataille avec l’ennemi à la frontière algéro-tunisienne. Les djounouds stationnés dans ces endroits n’ont constaté aucune bataille. Ils savaient que c’était un mensonge, propagé par un organe de l’information qui s’appelait El-Moudjahid. Ne portant pas un jugement de valeur sur tel ou tel, mais rassemblant ensemble les matériaux historiques, les témoignages des personnes vivantes pour pouvoir comprendre et non juger ou condamner. Merci pour tous.

Par Maamar Boudersa

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