Inondations de Ghardaïa: «Il y a eu une responsabilité humaine»

fekha.jpgIl y a eu une responsabilité humaine dans les inondations ayant frappé la wilaya de Ghardaïa. »

Les élus du front des forces socialistes (FFS) dans cette localité se disent convaincus que le déluge qui a dévasté de nombreuses communes de la wilaya de Ghardaïa n’est pas « uniquement une catastrophe naturelle ». Selon eux, l’effondrement d’une retenue collinaire construite en 2005 au niveau de l’oued Laadhira, dans la région de Djaref (à 20 km du chef-lieu de wilaya), serait à l’origine de cette catastrophe. Intervenant lors de la rencontre nationale des présidents d’APC du FFS, les élus du parti à Ghardaïa remettent en cause les explications officielles des inondations. « S’il n’y avait pas ce barrage, il n’y aurait pas eu du tout de catastrophe, du moins elle n’aurait pas été aussi dévastatrice », estiment-ils en donnant leur version des faits. Les normes requises, affirment-ils, « n’ont pas été respectées dans la construction de cette retenue collinaire (faite en gabionnage) ». Présentant des photos prises sur place, où l’on voit l’état de cette digue, les intervenants précisent que les autorités « n’ont pas voulu reconnaître cette erreur à l’origine de pertes humaines et de dégâts matériels considérables ». « Les fortes pluies ont engendré l’accumulation des eaux sur deux kilomètres. La pression de l’eau a provoqué une brèche (une ouverture de 70 mètres) dans le barrage et le déferlement de près de 900 m3/seconde sur Ghardaïa », illustrent-ils, précisant que l’oued en question alimente Oued M’zab, traverse le centre-ville de Ghardaïa. Appelant les autorités à prendre des sanctions contre les responsables, les élus locaux du FFS indiquent qu’ils sont en train de préparer un rapport détaillé sur cette catastrophe.

Manque de transparence

Ils fustigent, dans la foulée, la position des autorités locales et celle du gouvernement qui, indiquent-ils, tentent de « masquer la vérité ». Les interlocuteurs critiquent aussi l’opération de la répartition des aides aux sinistrés car, expliquent-ils, ces dernières ne parviennent pas aux nécessiteux. « Les autorités tentent également de discréditer le rôle des élus dans la région en faisant appel à de pseudo-sages de la région », ajoutent-ils. L’intervention des élus de Ghardaïa a trouvé un écho chez les élus du FFS dans d’autres régions du pays, lesquels ont affirmé leur solidarité avec la population de cette wilaya. Intervenant à l’ouverture de cette rencontre, le premier secrétaire du FFS, Karim Tabbou, s’est montré, lui aussi, intransigeant. « Une fois de plus, on ne peut que regretter le manque de préparation de l’Etat à affronter les situations de risques majeurs et déplorer l’absence de vraies politiques de prévention et de secours. Les signaux d’alerte n’ont pourtant pas manqué ! », a-t-il lancé. Evoquant l’élection présidentielle de 2009, Karim Tabbou déplore le manque de transparence et le statu quo imposé par le pouvoir, alors que le scrutin devra se dérouler dans six mois. « Par respect aux hommes et femmes de ce pays, il aurait fallu qu’à quelques mois de l’échéance présidentielle, les choses soient clarifiées. La stratégie politique adoptée par les décideurs est une violence faite à la population », a-t-il déclaré. Le deuxième homme du FFS a critiqué aussi l’ENTV et son directeur général qui, selon lui, ne couvre pas de manière professionnelle les activités du parti. Par Madjid Makedhi

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