17 octobre, 2008
On ne vous oubliera pas, vous faites partie de nous
On ne vous oubliera pas vous faites partie de nous ! Nous citerons vos noms car l’histoire de ce beau pays ne vous oubliera pas, votre seul tord c’était d’aller travailler : Dich Amina, Tounsi Aziza, Boudaoud Kheira, Bouteraa Rachida, Mehdane Zohra, Bouhend Fatima, Fliou M’hamdia, Louhab Naïma, Lenfad Hafida, Cherrid Kheira, Bouali Hanafi Sahnounia et Saber El H’bib ont été assassinées le 27 septembre 1997 à Sidi Bel Abbes. Nous allons encore fêter ce 1 mai de combat sans elles. Les plus belles leçons nous les avons données sur les pavés et non pas dans nos classes en 2003. On n’oubliera pas ces jours, on ne pouvait pas corriger les copies de nos élèves sans corriger l’oubli de ces gouverneurs envers les professeurs, travailleurs et tous les oubliés de la fonction publique dans ce monde où ce discours de la mondialisation sauvage nous gangrène. Ont-ils le droit de prendre en otage la vie à ces peuples, à notre peuple au nom de, comme le dit si bien Fouad Nadjm «asser el infitah» ?
On se demande parfois si ces gouverneurs vivent dans ce pays. Peut-on travailler et vivre avec 12000 da comme SMIG en 2008 en Algérie ? Comment préserver ce pouvoir d’achat quand 80% du salaire passe dans nos couffins ? Nos travailleurs ont été jetés dans le marché international: ne dit-on pas que chez nous on est payé en dinars et qu’on achète en euro. Nous avons beaucoup appris depuis 2003 à écouter les autres, à travailler ensemble, à faire parfois des concessions afin d’arriver à un seuil d’entente: nous défendons pas l’appareil mais nous défendons nos revendications.
Nous avons vécu un déchirement organique avec les travailleurs en 2003 en créant ce syndicat corporatiste mais en 2006 et 2007, le terrain nous appris à lutter ensemble dans le cadre d’une intersyndicale. C’est grâce à la résistance de ses membres que l’espoir renaît. Nous n’oublierons pas notre camarade Redouane à qui, nous devons beaucoup. Il nous a appris le vrai sens du mot cohabitation syndicale. Nous parlerons dans notre intervention de deux dates importantes: la première c’est l’année 2003: la famille de l’éducation s’est réveillée après l’oubli et trahison des pseudos défenseurs de sa cause. Notre combat était également contre le démantèlement des lycées techniques qui a été notre cheval de bataille: a-t-on les moyens de casser et d’enterrer un butin de 40 ans d’enseignement technique et de fermer plus de 500 ateliers de Génie civil, de mécanique et de Génie électrique. Nous avons laissé 5000 PEST en attente d’une action ferme.
Aujourd’hui, il faudrait répondre aux attentes des PTLT. Comment peut-on expliquer que le corps lui-même ne se défende pas contre ce démantèlement. L’histoire n’est pas finie et le PEST rebondiront dans les prochains jours. Une action est déjà menée pour abus d’affectation. Dans ce pays, les travailleurs ne demandent pas que des sous; ils veulent aussi un service public de qualité et une école moderne. Revenons à notre défense permanente des libertés syndicales. Comment ces gouverneurs pseudos démocrates osent matraquer et traiter des fonctionnaires ainsi !!!! Ni leur matraques, ni l’interdictions des rassemblements n’arrêteront les voix de ces syndicats libres !!!!! La leçon nous vient encore une fois de nos 40000 contractuels : Veut-on faire d’eux des futurs «harragas» en créant cette instabilité et précarité d’emploi pendant des dizaines d’années et même plus ?
Nous saluons le combat de ces contractuels et à leur tête notre amie Amina (notre pensée va aujourd’hui directement au plus jeune gréviste de la faim en Algérie en Décembre 2007: un embryon de trois mois dans le ventre de sa mère contractuelle.) Et n’oublions pas nos lycéens qui sont sortis dans les rues pour rappeler le Ministère du danger de ces réformes établies loin des enseignants et de la famille de l’éducation. Notre chaîne de solidarité est et sera toujours aux côtés de tous les travailleurs. Ni leurs intimidations, ni leur harcèlement, ni leurs poursuites judiciaires envers nos éléments, n’arrêteront notre combat. Nous saluons nos amis Tunisiens et Marocains dans ce monde de lutte sans frontières.
Intervention de M. ROUANI DJAMEL
CHARGE DE L’ORGANIQUE DU CLA
Le 1 mai 2008 au siège du FFS à Alger
PARIS, 15 octobre (Xinhua) — Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a rencontré mercredi son homologue algérien Mourad Medelci pour discuter de l’affaire Mohammed Ziane Hasseni, diplomate algérien soupçonné d’implication dans le meurtre d’un opposant algérien en 1987, a confirmé le Quai d’Orsay.
Commentaires(16)
Les diatribes reprennent à l’orée de cette décision attendue pour qui sait lire et analyser la politique française à l’endroit de ses citoyens. On peut continuer à développer tous les scénarios possibles, on ne peut méconnaitre qu’au sein de la justice il y a des hommes et des femmes sains et justes, indépendants et insensibles à toutes les pressions surtout si elles émanent des politiques, qui par définition sont des adéptes de l’art de mentir.
Il est extraordinaire comme nos “journalistes” savent s’adapter aux situations. Durant les années de guerre civile, Hicham Aboud était traité, par certains de ces fonctionnaires de presse, de renégat et de tous les noms d’oiseaux pour avoir osé écrire un livre sur les ex-caporaux de l’armée française qui dirigent l’Algérie.
Interrogé pour avoir la réaction du gouvernement à l’inculpation de Mohamed Ziane Hasseni, le ministre de la Communication et porte-parole de l’Exécutif, Abderrachid Boukerzaza, a refusé hier de faire un commentaire. «Nous n’avons aucun commentaire à faire pour le moment», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse animée à l’issue de la réunion du conseil de gouvernement. Le ministre de la Communication, rappelons-le, s’est montré en août dernier très confiant en affirmant que « le diplomate algérien sera innocenté et rétabli dans ses droits, car il a subi un traitement humiliant ». El Watan.
La cour d’appel de Paris confirme l’inculpation du diplomate algérien dans l’affaire Mecili
La cour d’appel de Paris a confirmé mardi l’inculpation pour « complicité d’assassinat » de Mohammed Ziane Hasseni, diplomate algérien soupçonné d’avoir commandité le meurtre de l’opposant Ali Mecili en 1987 à Paris, a-t-on appris de sources proches du dossier.
En marge de sa visite dans la wilaya de Tlemcen, le président Abdelaziz Bouteflika a reçu dans sa résidence officielle le panel des sages composé en l’occurrence par Ahmed Ben Bella, Miguel Trovoada (ancien président de Sao Tomé et Principe) et Ahmed Salim (ancien SG de l’OUA). A la maison de la culture, le président et ses illustres hôtes avaient assisté à une soirée musicale animée tour à tour par Nouri Koufi, Rym Hakiki et Hadj Ghaffour ainsi que la présentation d’une modeste «fresque» (symbolisant Abdelaziz Bouteflika) dédiée au président. On n’a pas entendu une seule fois une sonnerie de portable. Et pour cause. La salle était truffée d’appareils destinés au brouillage (risque d’explosion par télécommande). Au khlass haouzi «Ya bent ennas, adjbouni aïnik» exécuté sur un rythme allégro par Cheikh Ghaffour, la «piste» se remplit de danseurs «officiel» ; c’est Ahmed Ben Bella qui mena le bal suivi de sa femme (une ancienne journaliste de RA, originaire de Msila), Khalida Toumi, la femme de Miguel Trovoada et Abdelkader Messahel (ministre délégué aux Affaires maghrébines et africaines) volant la vedette aux jeunes en chedda tlemcénienne qui accompagnaient les orchestres. Une convivialité visiblement appréciée par le président. Un extra inattendu qui provoqua la ruée des photographes qui entraîna une onde de choc auprès de la garde présidentielle qui arriva à gérer la situation sans trop de dégâts… A la fin de la soirée, le président monta sur scène et prit une photo souvenir avec les artistes.



