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Archive pour octobre, 2008

FFS: Une délégation se rend à Ghardaïa

solidarite.jpgPoursuivant son action de solidarité avec la population de Ghardaïa, victime des dernières intempéries ayant causé des pertes humaines et des dégâts matériels importants, une délégation composée de membres du conseil national, des élus APW, des présidents d’APC et des militants du Front des forces socialistes, conduite par les secrétaires nationaux chargés des élus locaux et de la solidarité, s’est rendue lundi dans cette wilaya.

Said Khellil veut revenir au FFS

khellil.jpgDans un entretien accordé au quotidien El Watan, l’ancien secrétaire général du FFS, Said Khellil, a exprimé sa volonté de revenir à son ancien parti. « Lorsqu’on vit cette passion (activité politique), on y renonce pas. On est là à guetter la moindre opportunité pour faire avancer la démocratie dans le pays, même si tout pousse vers la résignation et le renoncement. Mais, je crois que c’est dans ces moments-là qu’il faut puiser son énergie pour continuer à résister », a déclaré Said Khellil.

A la question se savoir s’il va continuer à faire de la politique en intégrant un parti, l’ancien SG du FFS a répondu: « Pourquoi pas ? L’essentiel, c’est de contribuer et nous restons ouverts à toute initiave qui dans le sens de nos convictions », et d’ajouter: « Franchement, en dehors de mon ancienne formation politique, je ne me vois pas ailleurs ». El Mouhtarem

Un survivant de la fusillade de la DGSN du lundi 10 Octobre 1988

oumahamedfarid.jpgLe sort lui a reservé l’handicap physique dans une Algérie dure et sans pitié, Farid Oumahammad résiste en surpassant son infirmité par des défis permanents.

TAUX D’INTERÊT, INFLATION ET CRISE FINANCIERE:UNE SOLUTION REVOLUTIONNAIRE

crise.jpg    La crise financière qui a éclaté récemment aux Etats-Unis et qui va engloutir des centaines de milliards de dollars du trésor américain, somme qui aurait sauvé des millions de vies humaines de la famine et de la maladie, a eu un traitement symptomatique. De nouvelles crises avec de nouveaux sauvetages hallucinants surviendront tôt ou tard tant qu’on ne traitera pas la cause de ces crises cycliques.
    Tous les analystes s’accordent à dire que cette crise est celle du marché financier et non celle de l’économie réelle. Encore faut-il en donner une explication de fond et non des explications parcellaires ou accessoires.
    C’est ce que nous allons tenter de faire en nous basant sur les fondamentaux de l’Islam concernant le traitement des capitaux :
Cette religion prohibe de manière absolue le placement ou le prêt avec un intérêt, prohibition qui a pour conséquence la non augmentation du capital par lui-même. Le capital n’a d’autre possibilité d’augmenter que par son investissement dans le secteur de la production des richesses.
Si le capital est thésaurisé, donc non investi, il est l’objet d’une ponction annuelle de 2,50% de sa valeur, appelée Zakat et destinée aux démunis. Cette ponction n’a pas la fonction d’impôt pour assurer les services publics, comme certains le pensent : c’est une contribution de solidarité sociale destinée à être distribuée à des personnes physiques dont le revenu mensuel est inexistant ou ne leur suffit pas à boucler leurs dépenses mensuelles. Cette ponction a également pour effet l’extinction à terme des capitaux dormants : à titre d’exemples, au bout de 80 années, le capital thésaurisé perd 87% de sa valeur, au bout de 100 années 92% de sa valeur. Cette ponction n’est plus redevable au-dessous de la valeur équivalente à celle de 85 grammes d’or. Ce minimum (nissab) varie d’année en année avec le cours de l’or.
Si le capital thésaurisé est prêté, la ponction charité de 2,50% ne lui est pas applicable : de ce fait, le capital thésaurisé peut être maintenu à sa valeur initiale.
 
    Considérons maintenant les conséquences de l’augmentation du capital par lui-même, de son maintien à sa valeur initiale et de sa diminution grâce à la ponction charité de 2,50%.
L’augmentation du capital par lui-même est le système que le monde entier applique actuellement, même par les pays musulmans. Tout détenteur d’une rente peut la faire fructifier sans risque dans un placement épargne. S’il ne touche aux intérêts de fin d’année, sa rente va augmenter indéfiniment sans contrepartie équivalente dans l’économie réelle (tous les placements de capitaux ne sont pas investis). Résultat : l’équilibre masse monétaire/biens et services est constamment rompu et de nouveaux équilibres interviennent par l’augmentation des prix des biens et services. L’inflation ininterrompue qui frappe les monnaies de tous les pays depuis plus d’un siècle n’a pas d’autre explication.
A contrario, si les taux d’intérêt sont prohibés et le capital maintenu de ce fait à sa valeur initiale, la variation de la masse monétaire ne concernera que la variation des biens et services produits. La non augmentation des capitaux rentiers aura un effet incontestable sur la stabilité des prix et le pouvoir d’achat des monnaies nationales. En tout état de cause, la non augmentation des capitaux rentiers vaut suppression radicale d’un facteur inflationniste important.
En ce qui concerne la diminution des capitaux dormants par la ponction charité annuelle de 2,50%, elle aura trois conséquences :
a)     la relance de la consommation par l’augmentation des bas revenus ;
b)     l’incitation à investir le capital thésaurisé pour éviter son extinction ;
c)      l’incitation à consentir des prêts sans intérêt pour maintenir sa valeur initiale.
                Ces trois conséquences ont pour effet final la relance de l’économie réelle.
     A ce sujet, beaucoup de pratiquants musulmans s’ingénient à fuir la ponction charité en plaçant leurs capitaux dans des valeurs refuges comme les biens immobiliers ou les métaux précieux. Mais ils doivent savoir que même les bijoux des femmes qui sont en principe exonérés de la ponction charité, ne le sont plus lorsque l’intention de sa propriétaire a été de les avoir achetés pour en faire un placement, le principe général en la matière étant que tout bien matériel non utilisé ni dans la production des biens et services, ni dans la consommation (location de logement) doit faire l’objet de la ponction charité, y compris par exemple, des chambres ou des étages d’une maison habitée jamais utilisés. Pour que la ponction charité garde toute son efficacité, elle ne doit pas être laissée à la discrétion des détenteurs de capitaux mais calculée et prélevée par un organisme étatique, comme cela se pratiquait dans les premiers états musulmans.
 
    L’économie de marché a fait ses preuves au cours de ces deux derniers siècles dans la production des biens et services et dans les progrès technologiques. C’est incontestable. Cependant, le marché financier qui malheureusement, l’accompagne lui a causé beaucoup de tort dans le passé et jusqu’à présent. C’est un parasite de l’économie réelle qui s’est mu en cancer lors de ces dernières décennies avec la multiplication des produits financiers et la facilitation des emprunts, facilitation faisant l’impasse des garanties et compensée par des taux élevés. Le marché financier est un facteur de désordre qui étouffe l’économie réelle de manière cyclique. Au lieu de s’attaquer à ses conséquences, n’est-il pas plus intéressant de s’attaquer à sa cause ?
 
    Pour nous, musulmans, la cause est entendue : les taux d’intérêt doivent être prohibés de manière absolue et nous pensons que c’est pour le bien de l’humanité toute entière. Ce ne sera pas la première fois dans l’histoire que les civilisations échangent une bonne idée : les exemples sont légion. Il est cependant malheureux de constater qu’il n’existe aucun modèle économique basé sur l’absence de taux d’intérêt. Les économistes des pays musulmans auraient pu construire un tel modèle économique ne serait-ce que par obligation religieuse ou, dans le cas contraire, nous démontrer que c’est un modèle irréaliste. Or, par fainéantise intellectuelle ou par mimétisme, ils se contentent de reproduire ce que créent leurs homologues occidentaux.
 
    Nous proposons modestement ci-après les fondements de ce modèle économique sans taux d’intérêt :
Postulat de base : aucun placement d’un capital et aucun prêt n’ouvre droit à un intérêt quels que soit le montant ou la durée ;
Tout capital dormant quelle que sa nature (fonds monétaires, biens immobiliers non occupés, métaux précieux) est frappé d’un impôt qu’on peut appeler impôt sur la fortune..
Sont exonérés de l’impôt sur la fortune :
a)     les capitaux investis sous forme d’actions,
b)     les autres valeurs mobilières,
c)       les prêts qui sont bien sûr sans intérêt,
d)     les biens immobiliers utilisés dans la production de biens et services ou dans la consommation (logement).
 
    Utopie certes : car, même s’il est possible de construire un modèle économique sur de telles bases, il sera rejeté par le capitalisme financier qui détient le pouvoir d’état dans la plupart des pays occidentaux. C’est une hérésie que d’imaginer d’éliminer les taux d’intérêt qui constituent la pierre angulaire de tout le système économique que le capitalisme financier impose au monde entier. Le plus incongru dans ce schéma, c’est l’adhésion démocratique de toutes les forces politiques influentes dans les pays occidentaux, alors même que les détenteurs de capitaux ne sont qu’une minorité électoralement parlant. Ainsi, l’impuissance des partis socialistes face aux partis de droite ne s’explique-t-elle pas par le fait que leurs politiques et leur combat se déroulent dans le cadre des règles de jeu du capitalisme financier ? Par exemple, au lieu de revendiquer péniblement, à intervalles réguliers, l’augmentation des salaires par syndicats interposés, n’est-il pas plus indiqué de frapper au cœur du système pour tarir l’inflation à la base : c’est-à-dire revendiquer l’élimination des taux d’intérêt pour stabiliser la masse monétaire et par conséquence le pouvoir d’achat. Par contre, l’impôt sur la fortune que nous considérons comme deuxième fondement du modèle économique proposé est fréquemment revendiqué par certains partis de gauche en France : malheureusement, la distinction n’est pas faite entre les capitaux dormants parasites et les capitaux investis qui sont utiles pour la société et l’emploi. Le résultat politique négatif de cette revendication est la jonction du capitalisme financier et du capitalisme productif qui se retrouvent du même côté de la barrière. Imposer le profit en tant que revenu est tout à fait logique, mais imposer le capital qui a permis ce profit est suicidaire : la règle de bon sens serait de répartir les œufs de manière équitable tout en préservant la poule pour d’autres pontes. Troisième aspect politique du modèle proposé : si les partis alternatifs et les partis de gauche occidentaux réussissent à imposer un modèle économique sans taux d’intérêt, il serait logique et juste de revendiquer la distribution de l’impôt sur la fortune à l’ensemble des salariés au lieu de le destiner au service public et ce, dans le cas où on estime comme le grand économiste occidental Karl Marx, que la formation du capital imposé est l’œuvre de tous les salariés.
 
    Dans les sociétés occidentales, le taux d’intérêt est entré dans la culture des masses, il est par conséquent très difficile de l’éradiquer à moins d’une crise financière majeure qui se retourne contre la grande majorité de la société.
 
    Y a-t-il alors un espoir de tester un modèle économique sans taux d’intérêt dans les pays musulmans ? Or, là aussi, l’espoir est mince quand on constate la politique de crédit pratiquée par les banques dites islamiques et non fustigée par les théologiens musulmans. Exemple vécu à Oran en Algérie : si vous voulez acheter une automobile qui coûte environ 700.000,00 DA chez le concessionnaire, la banque islamique  vous la propose à 1.000.000,00 DA à payer en 5 ans par mensualités. Pour la banque et nos théologiens, la banque a réalisé un bénéfice dans une opération achat-vente et n’a pas usé de taux d’intérêt. Le bénéfice est licite et l’opération semble irréprochable. Or, ce que nos théologiens savent très bien aussi, c’est que tout bénéfice acquis au-dessus du prix du marché du jour de l’achat est usurier et donc illicite, surtout, circonstance aggravante, si l’acheteur est pris à la gorge, n’a pas d’autre moyen d’acheter directement chez le concessionnaire et se trouve obligé de se faire plumer par la banque. Donc, cette manière de procéder est illicite. En fin de compte, le crédit proposé par la banque islamique dont la durée et les mensualités sont identiques à n’importe quelle banque non islamique a été calculé sur la base d’un taux d’intérêt déguisé. Par  conséquent, les banques islamiques sont le mauvais exemple à ne pas suivre et sont loin du modèle économique anti-inflation et anti-crise financière que nous proposons. Ce modèle est à construire et vite, car, les dirigeants des états musulmans sont les premiers responsables de la pratique du taux d’intérêt par leurs banques nationales.
 
    En conclusion, bien que les musulmans en tant que communauté, ont le devoir de vivre dans un environnement économique sans taux d’intérêt, les états musulmans tels qu’ils sont gouvernés actuellement avec le verrouillage du champ politique, l’absence de débats d’idées et sans contre pouvoir sérieux vont persévérer dans leur aveuglement à pratiquer les taux d’intérêt. Pas seulement, car la pratique du taux d’intérêt est aggravée par un autre fléau condamné de manière absolue par la religion islamique, à savoir la corruption. Les états musulmans sont parmi les pays les plus corrompus du monde et foulent ainsi allègrement au pied depuis des dizaines d’années les deux prescriptions religieuses que sont l’interdiction du taux d’intérêt et la condamnation de la corruption (corrupteurs et corrompus). Le changement de système économique conforme aux valeurs islamiques ne se réalisera à notre sens qu’avec l’avènement de la démocratie dans ces pays. Par conséquent, la mise en œuvre d’un modèle économique sans taux d’intérêt ne viendra pas des états musulmans existants, mais s’imposera avec le temps et les crises financières cycliques et douloureuses pour les couches sociales non responsables du désordre financier. Elle sera l’œuvre des partis de gauche, représentant ces couches populaires, ceux qui sont au pouvoir (Amérique latine) et ceux dans l’opposition (Union européenne) alliés au capitalisme productif de tous les pays. Il appartient aux chercheurs d’orienter ces forces politiques en définissant les étapes dans le temps et l’espace pour la réussite de cette révolution financière. 
   
Par NOUAR Beneddine
Cadre d’entreprise
Citoyen du monde
ORAN-ALGERIE

*La contribution a été evoyée par son auteur à la boite du blog. Merci

Interdiction de la rencontre-débat sur le 5 Octobre 1988-Maître Bouchachi: «C’est scandaleux !»

bouchachi.jpgLa fondation Friedrich Ebert fait de nouveau les frais de la censure officielle. La rencontre-débat que devait abriter hier la fondation sur les événements du 5 Octobre 1988 à l’initiative de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) a été interdite.

L’ONG allemande a invoqué «des raisons indépendantes de sa volonté» pour justifier l’annulation de la rencontre que devaient animer Abdelhamid Mehri (ancien secrétaire général du FLN), Nacer Djabi (sociologue), Me Ali Yahia Abdenour et Me Bouchachi, président d’honneur et président de la LADDH. Aucune autre explication ni précision sur l’autorité ayant signifié l’interdiction n’ont été avancées. La direction de la fondation s’est refusée à tout autre commentaire. Une attitude prudente que justifient sans doute les franches mises en garde dont elle a été récemment la destinatrice de la part d’un des représentants du pouvoir. Le patron de la Centrale syndicale, Abdelmajid Sidi Saïd, a lancé en effet la semaine dernière une attaque en règle contre la fondation qu’il accuse d’« outrepasser ses prérogatives et missions en Algérie ». Le SG de l’UGTA a même appelé les autorités du pays « à reconsidérer la présence de la fondation en Algérie ».

Une menace qui vient ponctuer une série de conférences sur des thèmes socio-économiques organisées depuis le début de l’année par la fondation Friedrich Ebert et dont les contenus et critiques n’ont assurément pas été du goût des gouvernants. Le dernier séminaire en date, organisé vendredi et samedi par l’association RAJ au niveau de la fondation sur « Les 20 ans d’Octobre 1988 » a certainement fait de l’effet en haut lieu. Les piques acerbes lancées à partir de la tribune de la fondation par les intervenants au séminaire, Idir Achour du CLA, Ahmed Bettatache du FFS, Hakim Addad de RAJ et Kamel Belabed du Collectif des familles de harraga ont-elles été perçues comme étant « de trop » par le pouvoir en place ? Tout porte à le croire.

(…)

«C’est scandaleux. Honteux », qualifiait hier, lors d’un point de presse, Me Bouchachi, président de la LADDH. Il s’étonne que «20 ans après Octobre 1988, les Algériens n’aient toujours pas le droit de se réunir chez eux et de débattre pacifiquement des questions qui les concernent». Le pays est précipité, selon lui, dans une sarabande de « reculs » en matière de libertés publiques.

La décision d’interdire la rencontre, venue d’après lui «d’en haut», illustre parfaitement «la régression en matière de droits et libertés» qui affecte la société algérienne de plein fouet, deux décennies seulement après le soulèvement d’Octobre. (…) Sources El Watan

Biskra: Six personnes condamnées pour non-respect du Ramadhan

ramadan1.jpgSix individus ont été condamnés par le tribunal de première instance près la cour de Biskra à quatre ans de prison ferme assortis de 100 000 DA d’amende chacun pour «non-respect d’un fondement de l’Islam, le Ramadhan», selon le chef d’inculpation retenu par le juge. C’était la veille de l’Aïd, dimanche 29 septembre, a rapporté El Watan. Selon la version officielle, 27 personnes, dont 2 mineures, ont été surprises et ensuite arrêtées dix jours auparavant par la police au jardin public Djenane El Beylek en train de manger pendant la journée.

Tous ont reconnu les faits avant d’être obligés de signer des décharges exprimant leurs regrets, après quoi ils ont été relâchés. Six autres individus, âgés entre 30 et 50 ans, ont été arrêtés en flagrant délit le même jour, en train de jouer aux cartes et en possession de denrées alimentaires qu’ils consommaient en plein jour et en plein centre-ville, dans un coin, près du cercle du club de football de l’US Biskra.

Octobre 1988: Ce que nous savions…

emeutes.jpgC’est trop simple de dire que le peuple est sorti pour revendiquer plus de démocratie, aujourd’hui, 20 ans après.
J’ai vecu cette période et ces évenements comme tous les Algériens. Nous savions que ces évenements se préparaient depuis plusieurs semaines. Nous savions qu’il y avait des personnes “organisées” qui dirigeaient le émeutes, elles étaient visibles, et nous les avions vu. Nous savions que le gros de la population était surpris des dégats et ne les voulait pas. Nous savions que les cibles étaient bien identifiées. Nous savions que les jeunes ont été manipulés. Nous savions que les dirigeants voulaient mettre un trait à toute la politique sociale suivie jusqu’à cette période. Nous savions que l’Etat s’endettait à outrance dans l’anarchie. Nous savions qu’il n’y avait aucune vision à long terme dans le sens souhaitée par la population. Nous savions que les membres du Gouvernement, l’entourage du Président, et tous ceux qui ont une parcelle de pouvoir étaient devenus riches trop riches. Nous savions que la corruption a atteint des sommets. La démocratie on ne connaissait pas, le multipartisme on s’en foutait, on voulait seulement plus de justice et d’équité, on voulait ne plus voir les soit disant socialistes du FLN s’arrogeaient des droits inimaginables et les citoyens lambda rien.

On voulait plus voir les éternels responsables, on voulait plus voir le FLN nous parlait de socialiste ‘ICHTIRAKIA’ . Le FLN était la cible, les administrations publiques également. Des infrastructures économiques ont également fait l’objet d’attaques. On savait déjà qu’il s’agissait pour les citoyens de ne plus voir, les objets de toutes les gabégies, et les convoitises. Les super marchés ont été brulés, à l’image des souk el fellah et les galeries algériennes, ces actes barbares ont été la conséquence du favoritisme qui y régnait dans ces enceintes où les militaires, les policiers, le gendarmes, les militants du FLN etc… avaient les portes ouvertes alors que les citoyens faisaient des chaines honteuses…

On a voulu changer de politique, on l’a fait. Mais ce n’est pas pour cela que la situation des citoyens s’est améliorée, bien au contraire. On a choisi ce qui arrange les tenants du pouvoir, on a choisi une politique particulièrement pernicieuse et vicieuse. Dans tous les pays du monde, quand le peuple est mécontent les leaders réfléchissent aux solutions à mettre en oeuvre. Chez nous, on recherche les combines pour faire taire toute velleité de changement dans la direction voulue par les citoyens et qui est dictait par notre histoire d’un peuple opprimé, colonisé, assiegé. Les tenants du pouvoir et leurs suppôts trouvent leur compte et ne veulent pas changer les choses. Parler de politique dans un pays ou l’état d’urgence est instauré depuis bientôt 20 ans sans que cela ébranle les certitudes des politiciens qui pensent que nous sommes dans une démocratie, il y a de quoi rire.

De mon point certes il y a quelques bouleversements et ils ont couté très cher en vies humaines et en moyens. Je considère que les évènements d’octobre n’ont pas apportés les changements que le peuple voulait, mais ils ont induit des modifications qui ont engendrées plus d’injustice, plus de misères… l’évenement ne mérite pas qu’on le glorifie en termes creux. Il aurait mieux venu de rappeler les conséquences et mesurer le chemin parcouru.

Les gens sont morts, d’autres traumatisés à vie, pour que 20 ans après, les mêmes personnes vilipendées hier sont là immuables. Ils sont vieux et inertes mais ils s’accrochent à leur part du butin. La même situation a été vécue à l’indépendance, des hommes et des hommes ont sacrifié leur vie et leurs biens , pour, espéraient-ils, que les Algériens vivent dans la liberté et la justice, mais qu’est ce qui a été remarqué, tout de suite des appétits sont nés et ont eu les conséquences que les anciens savent et qui ont leur prolongement jusqu’à nos jours … (…) Le pouvoir algérien ne nous laisse pas agir en toute liberté, il nous octroie des permissions. Elfaham yafham.

Par Mohand

Hakim Addad, SG de RAJ, au Midi Libre :«Octobre 1988 a été un tournant dans l’histoire de l’Algérie indépendante»

addad.jpgIl faut protéger les acquis démocratiques aussi minces soient-ils, car ils nous donnent le moyen d’exister. Et pour finir, je dirai que le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d’intervenir.

Midi Libre : Quel est l’objectif de ce séminaire placé sous le mot d’ordre «le mouvement d’Octobre 88, vingtième année, et l’espoir continue» ?
Hakim Addad: Comme à chaque année, le RAJ commémore les événements d’Octobre 88. Aujourd’hui, à l’occasion du vingtième anniversaire des événements chers à tous les Algériennes et Algériens, nous voulons faire une halte. Il s’agit de tirer des leçons, des bilans et tracer des perspectives, après une vingtaine d’années, sur les événements d’octobre. C’est dans cette optique que s’inscrit le séminaire ouvert depuis samedi jusqu’à demain et auquel des représentants de la société civile, politique, du monde associatif et syndical ont pris part. Au travers de ces rencontres-débats organisées à l’occasion, nous voulons surtout rendre hommage à tous ceux qui ont sacrifié leur vie et lutté pour l’avènement du pluralisme politique, pour qu’enfin les libertés démocratiques puissent voir le jour en Algérie et sortir du vieux carcan de la pensée unique. Nous voulons aussi faire entendre notre voix, en signifiant aux dirigeants que nous ne sommes pas près d’abandonner le combat et le sacrifice de nos aînés.

Que signifient pour vous les événements d’Octobre 1988 ?
Les événements d’Octobre 1988 signifient pour le RAJ un véritable tournant dans l’histoire de l’Algérie indépendante. Les Algériens, sortis dans la rue un certain cinq octobre 88, ont, faut-il le souligner, obligé le régime politique d’alors à s’ouvrir, et à ce que la démocratie voie le jour en Algérie. Certes, c’était loin d’être parfait, il fallait encore et encore œuvrer et lutter quotidiennement pour préserver notre démocratie naissante. Toutefois, nous pensons que le plus dur sacrifice avait été fait déjà. En ce sens, il convient de noter, par ailleurs, que contrairement à ceux qui disent que les événements du cinq Octobre 1988 ont été orchestrés et manipulés par certains cercles claniques aux bras longs dans les rouages du régime politique, nous pensons quant à nous au RAJ que le peuple est sorti dans la rue pour revendiquer ses droits, ses libertés opprimées et une vie décente.

Justement, comment expliquez-vous les ouï-dire sur la manipulation des événements du cinq Octobre 88 ?
Fidèle à ses habitudes, le régime politique et ses représentants d’hier comme d’ailleurs ceux d’aujourd’hui traitent toujours les citoyens comme des «mineurs», en disant que le peuple s’est retrouvé jeté dans la rue, suite à des jeux claniques au sommet du pouvoir en place. Certes, il y a de la manipulation quelque part. Mais ce n’est pas ça qui a fait sortir les citoyens pour exprimer leur ras-le-bol contre un systèmes qui a verrouillé toutes les portes d’espoir. A cet effet, il convient de dire qu’il est très réducteur que de penser et de dire qu’un peuple qui est sorti dans la rue revendiquer ses droits les plus élémentaires est poussé par quelqu’un, aussi puissant soit-il.

Quel message avez-vous transmettre aux citoyens à l’occasion de la commémoration du vingtième anniversaire des évènements du cinq Octobre ?
En ma qualité de premier secrétaire du RAJ, j’appelle mes concitoyens à lutter quotidiennement et pacifiquement pour la sauvegarde des acquis d’Octobre au moins ceux restants, car ils constituent le meilleur hommage aux victimes de la répression. Il faut protéger les acquis démocratiques aussi minces soient-ils, car ils nous donnent le moyen d’exister. Et pour finir, je dirai que le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d’intervenir.
K. L. C

 

Rassemblement pacifique à la place des Martyrs à 12h30

Pour commémorer le 20e anniversaire des événements d’Octobre 1988, l’association Rassemblement actions jeunesse (RAJ) organise aujourd’hui, à partir de 12h30, un rassemblement pacifique à la place des Martyrs. Le secrétaire général du RAJ, Hakim Addad, exhorte les participants à se rassembler dans le calme en observant un sit-in de recueillement à la mémoire des martyrs d’Octobre 1988. «Nous allons à ce rassemblement sans armes, ni dans nos mains ni dans nos cœurs, en bannissant la violence. Nous souhaitons que les autorités co-organisent cet événement avec nous pour que tout se déroule dans les meilleures conditions », dira Hakim Addad. (El Watan)

Abdelhamid Mehri: « La fermeture des frontières algéro-marocaines va à l’encontre de l’idéal de Tanger »*

mehri1.jpg«La conférence de Tanger a permis la reconnaissance du GPRA, qui représente la résurrection de l’Etat algérien», a déclaré Abdelhamid Mehri au deuxième jour du séminaire organisé par l’association RAJ. Il faut noter que la conférence de Tanger s’est tenue fin avril 1958 (du 27 au 30 avril exactement) et le 13 mai 1958., on sait ce qui s’est passé avec la jacquerie du général Massu qui a conduit à l’effondrement de la IVe République et à l’arrivée du général de Gaulle au pouvoir. Pour Abdelhamid Mehri, il y a une corrélation entre la réunion de Tanger et le mouvement du 13 mai 1958.

«Le congrès a été un facteur de déstabilisation qui a fait éclater les contradictions qui minaient le camp français», note-t-il. L’envers de ce tableau idyllique est que «l’esprit de Tanger n’a hélas pas été respecté après les indépendances», regrette M. Mehri, ce qui a exacerbé les contradictions intermaghrébines qui ont, au mieux, pondu une fantomatique UMA totalement obsolète. «Aujourd’hui, nous lisons dans les différents journaux maghrébins toutes sortes d’insultes à l’égard des autres régimes. Un jour, je me trouvais au Maroc et j’ai lu ce genre d’insanités à propos du régime algérien. J’ai dit aux frères marocains que ces propos étaient sans doute fondés, mais qu’ils valaient pour l’ensemble des régimes maghrébins.» Abdelhamid Mehri termine en insistant sur le fait que l’aspiration à un Maghreb uni est un impératif catégorique imposé tant par l’histoire que la géographie ; la mémoire des luttes communes autant que la convergence d’intérêts.

Commentant le problème de la fermeture des frontières, Abdelhamid Mehri estime que cela va tout à fait à l’encontre de l’idéal de Tanger.

Sources El Watan

*Titre choisi par El Mouhtarem

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