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Archive pour octobre, 2008

Témoins à charge et témoins à décharge

Décidemment la folie a atteint toutes ses dimensions. Le procès Khalifa a eu lieu sans témoins à décharge. Il y avait énormément de témoins à charge, chargés d’accuser les déjà accusés. Relire ma contribution sur le net relative à l’incompétence du tribunal criminel de Blida et les violations flagrantes de la procédure. C’était le procès de pouvoir. Aujourd’hui, alors que l’instruction n’est pas terminée, on exige de la justice française d’entendre les témoins à décharge qui ont déjà chargé le présumé coupable. Pourquoi ceux qui savent n’apportent pas leurs concours à la manifestation de la vérité pour sauver le faux accusé en montrant le vrai accusé. Pourquoi ceux qui prétendent savoir se taisent et font des commentaires sans fondement juridique aucun. Rien n’empêche la presse algérienne de publier la photo du vrai pour montrer que celui qui est arrêté est le faux. Il pourra alors demander la réparation du préjudice. Si le pouvoir se respectait, il retirera l’ambassadeur de l’Algérie de Paris et lui donne l’ordre de rentrer chez lui. C’est Missoum Sbih toujours? Alors, un peu de nif, messieurs du pouvoir: renvoyez l’ambassadeur de France à Alger! Une pétition nationale pour le renvoi de l’ambassadeur de France à Alger. Une pétition de cinq millions d’Algériens d’Algérie et du monde pour le renvoi de l’ambassadeur de France d’Alger. Un peu de nif messieurs les néo-bas-triotes.

Par Maamar Boudersa

Mohamed Benchicou: «C’est un acte de censure médiéval»

benc.jpgLe journaliste et écrivain Mohamed Benchicou a dénoncé hier la censure dont a fait l’objet le manuscrit de son dernier livre Le journal d’un homme libre. «C’est un acte de censure inqualifiable et intolérable, il nous rappelle qu’on est proche d’un Etat bananier qu’un Etat de droit», a-t-il soutenu, visiblement outré et dépité, au cours d’une conférence de presse tenue dans les locaux du journal Le Soir d’Algérie.

Sofiane Aït Iflis-Alger (Le Soir)- Gravissime l’antécédent que Mohamed Benchicou est venu dénoncer ce dimanche: la censure d’un livre avant même qu’il ne soit imprimé, c’est-à- dire avant qu’il ne paraisse. Inqualifiable aussi la manière dont cette censure s’est exercée : une violente descente policière à l’imprimerie Mauguin, à Blida, et une perquisition qui a duré une demi-journée et qui s’est soldée par la saisie et du manuscrit et des documents en relation avec l’édition. «Les responsables de l’imprimerie ont été terrorisés», a rapporté Benchicou pour souligner la violence de cette descente policière. Une descente que nul motif légal ne justifie. «Le livre a souscrit à toutes les procédures réglementaires, du dépôt légal à la Bibliothèque nationale jusqu’au bon de commande en passant par le numéro ISBN. Il n’y avait donc aucune raison pour que le livre fasse ainsi l’objet d’une descente policière», a expliqué Benchicou, appuyant son affirmation par la mise à disposition de la presse d’une copie du dépôt légal effectué le 7 septembre 2008.

L’auteur, victime de la censure, a rapporté aussi que la directrice de l’imprimerie lui a avoué que les policiers qui ont accompli la perquisition et la saisie des documents lui ont déclaré qu’«ils agissaient selon un ordre venu de très très haut». Qui donc a ordonné cette censure ? Pour Benchicou, il ne fait aucun doute que l’ordre en question provient de ceux qui «veulent faire de moi un exemple à ne pas suivre. De ceux qui vivent mal le fait que la prison qu’ils m’ont infligée ne m’a pas réduit au silence». D’ailleurs, il s’est déclaré fermement convaincu que ce n’est pas le contenu du livre qui a motivé cette censure mais le nom de l’auteur. «Je ne crois pas que ce soit le contenu du livre qui a motivé une descente aussi violente. C’est un message qu’ils veulent délivrer aux intellectuels de ce pays. Ils veulent faire de moi l’exemple à ne pas suivre. C’est là une logique du pouvoir répressif.»

Benchicou a fait part des pressions qu’a dû également subir le directeur de la Bibliothèque nationale, Amine Zaoui. Des pressions qui l’ont amené à se déjuger et à annuler le dépôt légal. «Après la descente policière et après que les policiers furent surpris de découvrir que le livre disposait d’un dépôt légal, le directeur de la Bibliothèque nationale a envoyé un message à la directrice de l’imprimerie l’informant que le dépôt légal comportait une erreur et, donc, l’annulait. Selon des informations à vérifier, Amine Zaoui aurait été limogé pour cette affaire et pour une autre affaire qu’il cumulait», a affirmé Benchicou.

Comment l’auteur compte-t-il réagir face à cette censure ? Il n’a pas l’intention de saisir la justice. «Je ne vais pas saisir la justice, parce que je ne crois pas en cette justice», a-t-il tranché. Se résignerat- il ? Oh ! que non. «Je n’accepte pas, je ne me tairai pas sur cet acte de censure médiéval. Parce que, sinon ce serait avaliser l’idée que dans ce pays on ne peut pas publier librement. Je ne me contenterai pas de voir mon livre sortir uniquement en France.» Benchicou, qui a rappelé que c’est pour la seconde année consécutive qu’il fait l’objet de censure, a indiqué que «contrairement aux Geôles d’Alger, son dernier livre Le journal d’un homme libre est censuré avant qu’il ne paraisse ». Benchicou a estimé que «la censure dont son livre a fait l’objet est une affaire qui concerne un métier, c’est une grave atteinte à la liberté d’éditer et au droit de s’exprimer». Benchicou a regretté, enfin, que son emprisonnement n’ait malheureusement pas servi à l’avancée de la liberté d’expression. Il a informé qu’il a saisi le Syndicat national des éditeurs de livres et il a dit espérer une réaction de sa part et de la part des intellectuels, écrivains et journalistes pour que «ne soit pas hypothéqué le droit d’éditer».

Le dernier livre de Benchicou est, comme son titre l’indique, un journal qui démarre le 14 juin 2006, à sa sortie de prison, et qui s’achève le 14 juin 2008. «C’est une sorte de suite aux Geôles d’Alger. C’est un regard sur les événements vus avec des yeux autres que celui de journaliste.» Il est question dans ce livre de la guerre des clans que suscite le troisième mandat de Bouteflika. Le livre, à défaut d’impression ici en Algérie, sera mis sur le Net. Promesse de l’auteur. Sinon, il sort en France, fin octobre, aux éditions Riveneuve.
S. A. I.

Béjaia: Vent de fronde sur l’UGTA

ugta.jpgLe vent de fronde qui secoue l’UGTA depuis la tenue de son 11e congrès le mois de mars écoulé ne semble visiblement pas près de s’estomper. La décision de suspension, prise à l’encontre de quatre syndicalistes par l’Union de Wilaya de l’UGTA, n’a pas manqué de susciter la colère des délégués syndicaux de Béjaïa qui ont, pour rappel, ouvertement protesté contre ce qu’ils ont qualifié, au cours des différents regroupements observés, en guise de solidarité avec leurs camarades sanctionnés par la structure syndicale locale de mesure «injuste et arbitraire».

Le mouvement de protestation s’organise et s’élargit à Béjaïa. Des syndicalistes, réunis le weekend écoulé, à la salle de conférence de l’APC, autour du thème «La démocratie syndicale», ont appelé, à travers une déclaration rendue publique, les travailleurs partageant, selon eux, «les même inquiétudes, à discuter d’une initiative afin d’imposer et nous réapproprier notre instrument de lutte et mettre en avant la construction syndicale, aux lieu et place des intérêts purement personnels ». Dans son document, le collectif des syndicalistes de Béjaïa s’est vivement élevé contre ce qu’il considère comme «une offensive sans précédent, mise en branle depuis la fin des travaux du 11e congrès, pour liquider toute forme de résistance qui met en avant la défense des intérêts moraux et matériels des travailleurs».

(Source Le Soir d’Algérie)

Boumerdès: Des lycéens devant le juge

Dix personnes, dont des collégiens et des lycéens, ont été arrêtées et présentées hier devant le procureur de la République près le tribunal de Bordj-Menaïel pour répondre de leurs actes de troubles à l’ordre public, comme le blocage de la RN 24 à la sortie de Cap-Djinet, à 35 km à l’est de Boumerdès. Pour rappel, des habitants de la localité de Cap-Djinet et notamment les élèves du douar Ben-Ouali et du centre-ville sont entrés en conflit avec les responsables de l’APC concernant un grand problème de transport qui perturbe sérieusement la scolarité de ces derniers. Avant-hier, ce sont les parents des élèves qui se sont joints à la manifestation organisée par les lycéens de la cité de la Pêcherie, laquelle a abouti à la fermeture de la principale voie d’accès et de sortie de la station balnéaire de Cap-Djinet, autrement dit la RN 24 séparant cette région du chef-lieu de la wilaya de Boumerdès.  Sources Le Quotidien d’Oran

Mohamed Alioui: «La CNMA ne sera pas dissoute»

« La Caisse nationale de la mutualité agricole (CNMA) ne sera pas dissoute », a déclaré hier le secrétaire général de l’Union nationale des paysans algériens (UNPA), Mohamed Alioui, lors d’une assemblée générale des agriculteurs qui s’est tenue à la salle Adda Boudjellal de Sidi Bel Abbès.

« Les instances financières n’ont toujours pas désigné de liquidateur, ce qui conforte l’idée que la banque ne sera pas dissoute», a-t-il indiqué. Pour le secrétaire général de l’UNPA, cette institution doit maintenir son activité afin de prendre en charge les aspects financiers liés à l’agriculture. Selon lui,«les créances détenues auprès de quelque 130 000 fellahs ont été ramenées récemment à 10 milliards de dinars, alors qu’elles étaient de 17 milliards de dinars il y a quelques mois ». « Un effort supplémentaire devra être consenti pour l’assainissement de la CNMA qui emploie plus de 1080 personnes », a-t-il déclaré. El Watan

Anis Rahmani lâche son journaliste et défend Hasseni !

Le journaliste Noureddine Boukraa, du quotidien arabophone Ennahar de Anis Rahmani a été condamné à la prison pour «divulgation du secret de l’instruction par l’utilisation de documents classés confidentiels », d’« atteinte à l’honorabilité d’un corps constitué » et enfin de « diffamation ». La plainte a été introduite par le chef de la sécurité publique, le nommé Draï Messaoud.  Le journaliste d’Ennahar a rapporté l’affaire de l’ancien chef des RG d’Annaba, emprisonné depuis 2006. Au lieu de se solidariser avec son journaliste, Anis Rahmani a préféré le virer. D’après ce qui filtre, cet officier de police est un honnête homme qui a fait son travail, mais il a géné ses collègues indélicats aux bras longs. C’est une affaire, et, un homme qui méritent d’être soutenus . Malheuresement la majorité des journaux ne veulent pas y toucher. même le journal vedette de annaba “L’Est républicain” n’en fait pas cas. Il faut rendre public au moins les informations contenues dans le dossier judiciaire.

Par Mabdekka

La famille de Samir Benhammed écrit à Ali Yahia Abdennour

alitounsialgerie200.jpgConstantine, le 19/10/08
Mr.BENMAHAMMED KAMEL
206 CITE KADDOUR BOUMEDDOUS
CONSTANTINE
Algérie

A Monsieur
Ali Yahia Abdenour
Objet: Demande d’aide.

Monsieur ;

J’ai l’insigne honneur de venir très respectueusement solliciter votre aide contre une HOGRA caractérisée et un abus de pouvoir flagrant de certaines autorités locales et nationales.
Tout en vous priant d’accepter mes excuses anticipées de vous adresser cet appel à l’aide, je vous fais savoir Monsieur que j’ai utilisé toutes les voies légales et possibles pour faire entendre le cri de mon frère Med SAMlR injustement incarcéré en juin 2006 et condamné à trois (03) ans de prison ferme en novembre 2007.
Mon FRERE commissaire pricipal et Ex Directeur des RG à ANNABA est victime d’un complot ourdi par des Responsables de la police soutenus par une justice aux ordres.
Depuis son incarcération injustifiée, il n’a pas cessé de clamer son innocence et de réclamer l’ouverture d’une enquête par une commission neutre.
Deux (02) enquêtes diligentées par deux SCE de police et justice ont mis à jour l’existence d’un complot à l’encontre de mon frère dont le seul tort est d’avoir fait honnêtement son travail sans tenir compte du grade ou du lien de parenté des personnes en faute lesquelles ont usé de leur pouvoir et de leurs connaissance ou parents pour le faire taire et le briser définitivement pour protéger leurs intérêts et continuer à traire impunément la vache à lait.
Ces personnes sont coupables de blanchiment d’argent, de trafic de drogue, de détournement de fonds, d’abus de pouvoir et autres faits délictueux.
Mes nombreuses doléances aux hautes autorités du pays y compris à Monsieur le Président de la République pour la désignation d’une commission d’enquête neutre sont restées lettres mortes.
Les doléances sus citées, une grève de la faim de 26 jours du détenu et de sa famille, des menaces de liquidation physique, plus d’une centaine d’articles sur différents quotidiens et hébdomadaires nationaux durant les années 2006, 2007 et 2008 n’ont pas suffi à faire sortir de leur léthargie et de leur indifférence les autorités concernées.
Qu’on ne veuille pas poursuivre telle ou telle personne bien placée ou bien épaulée, je le conçois dans notre pauvre pays devenu célébre par ses scandales économiques mais qu’on punisse le fonctionnaire qui dénonce des faits délictueux, ça va vraiment à contresens de toute logique.
Avec une telle conscience de certaines autorités politiques et un tel mépris des droits élémentaires du citoyen, notre pauvre Algérie qui a payé un lourd tribut pour sa liberté est bien mal lotie.  Puisse Dieu le Tout Puissant et à qui je m’en remets entièrement ainsi que toute ma famille fasse en sorte que de vrais nationalistes épris de justice et d’équité prennent le relais pour un avenir plus serein et plus radieux de générations montantes.
En vous priant de m’excuser encore une fois pour cette incursion dans votre quotidien, veuillez agréer, Monsieur l’expression de ma parfaite considération.

Annaba: Des parents de harraga condamnés à de lourdes peines !!

haraga.jpgDe lourdes peines ont été requises à l’encontre des parents de harraga arrêtés, mardi dernier, lors d’un attroupement devant le consulat de Tunisie à Annaba.

A l’issue du procès, qui s’est tenu hier, le procureur de la République près le tribunal de Annaba a requis une peine de 3 ans de prison ferme assortie d’une amende de 50 000 DA à l’encontre de chacun des 14 parents de harraga.

Ces derniers (parents) sont poursuivis pour incitation à la violence et attroupement non autorisé. Au total, 10 mineurs, dont la majorité des lycéens, figurent parmi les inculpés. Quatre des mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt depuis leur présentation au procureur mercredi dernier. A rappeler que la veille, de nombreux parents de harraga se sont attroupés devant le siège de la représentation diplomatique tunisienne.

Ce rassemblement, qui s’est tenu sans violence, est intervenu à la suite des informations selon lesquelles un groupe d’immigrants clandestins, composé de 68 jeunes – deux jeunes filles de la ville de Baraki, trois étrangers, deux tunisiens et un marocain, un groupe de mineurs d’El-Harrach et le reste des différents quartiers de Annaba – aurait été intercepté par la marine tunisienne au large de la ville de Djerba.

Ces harraga ont quitté les côtes de Annaba dans la nuit du 13 au 14 octobre à bord de trois embarcations traditionnelles. Leur point de départ était les deux plages d’échouage de la Seybouse et Sidi Salem, dans la daïra d’El-Bouni. (El Watan)

Urgent: Mohamed Samraoui: « Je n’ai JAMAIS disculpé Hasseni »

samraoui.jpgSalam,
Pourriez vous s´il vous plait publier cette mise au point sur votre site.
Merci.
Fraternellement.
M.S

A mon avis, il est nécessaire de remettre les pendules à l´heure pour calmer un tant sa peu la campagne de désinformation orchestrée par certains médias aux ordres et quelques plumes anonymes qui pullulent dans les fora, depuis que l´inculpation de Hassani a été confirmée par le parquet de Paris.
Je tiens officiellement à confirmer que je ne me suis JAMAIS rétracté, ni revenu sur mes déclarations faites au juge Thévenot en juillet 2003, comme tente de le faire accréditer une certaine presse, ainsi que Me Pelletier, l´avocat de Hassani, qui prétend dans une interview publiée au «Jeune indépendant» daté du 16.10.2008 que j´aurais disculpé son client.
Le rôle de l´avocat est de défendre son client, de soutenir qu´il est innocent et qu´en cas où il est reconnu coupable de lui trouver des circonstances atténuantes, mais les journalistes n´ont ni ce rôle ni les compétences, alors pourquoi cherchent-ils à tromper l´opinion ? Sont-ils plus qualifiés que les juges?
Dans son délire, Amine B, le journaliste du «Jour d´Algérie» dans son édition du 15.10.2008, affirme sans la moindre preuve que j´aurai déclaré «m´être trompé». Où a-t-il lu ou entendu pareille sottise ?
Certains journaleux, prenant pour argent comptant, sont allés dans le même sens dans les éditions du samedi 18.10.2008, omettant au passage que j´avais bien affirmé que « J´APPORTERAI LA PREUVE PAR A+B que Hassani est bel et bien impliqué dans l´assassinat de feu Mecili en avril 1987 ».
Si je me suis tu ces derniers jours, c´est uniquement pour m´imposer une réserve afin de ne pas dévoiler toutes les cartes à même d´aiguiller les avocats de Hassani, sachant que les faussaires du DRS sont capables de  leur fournir de faux documents et même des faux témoins susceptibles de contrer mon témoignage.
Il est également de mon devoir de ne pas répondre aux provocations et de ne prêter aucune attention aux menaces et tentatives d´intimidation.
En espérant que le message soit clair.

Fait le 18.10.2008
M. Samraoui

Inculpation : entre Alger et Paris rien n’arrête la schizophrénie !!!

liberte.jpgrah2.bmpPar Khoukoum Samy, de Paris.  

Décidément ! Entre quelques lignes de deux quotidiens (Ennahar et liberté), il y a de quoi rendre la raison au plus souffrant du mal de la folie. Et d’enlever toute noblesse aux plus simples règles de la logique aristotélicienne ! Et pour cause: «l’inculpation» d’une personne (aussi immunisée soit-elle) signifierait atteinte à la mémoire de nos «un million et demi de nos chouhadas » (ennahar)!! Ou bien, cet autre théorème: la  «menace de poursuites judiciaires», signifierait de facto une atteinte à la «refondation» de relations et leur développement entre deux pays (Liberté) ??! Bientôt, une pétition sera demandée aux milliards de personnes sur cette terre pour que les justices du monde entier cesseront d’exercer et pourquoi pas de disparaître de notre fragile globe faute de quoi toute relation diplomatique n’aura plus de raison d’être ! A Dieu les terriens, wa Inna lilahi  wa Inna Ilayhi radjioûn !           

Depuis quand la justice dépend-t-elle des Affaires étrangères ? Les magistrats sont-ils nommés au cabinet du chef de la diplomatie ? Sommes-nous dans la 4ème dimension ? Voici une assertion digne d’un scénario de science fiction: «l’espoir», nous dit, Mr Djilali Benyoub (Liberté du 18 octobre 2008), vient de prendre un autre coup dans l’aile avec l’inculpation inattendue» ??! Attendre qui ? Quoi ? Dans l’attente peut-être du jugement dernier ?! Le jour où il n’y aura plus personne sur terre… Voilà assurément une suggestion digne d’une fresque mythologique. L’auteur souligne naturellement «l’inculpation inattendue» par la justice française de Mr Hasseni, pour «complicité dans l’assassinat de Mr Mecili». «A peine» poursuit-il, «deux jours après, ressurgit le dossier de Cheb Mami. Une curieuse circonstance pour croire en une simple coïncidence.» !   

L’auteur reconnaît tout de même– devoir de la profession oblige– et explicitement le caractère «indépendant» de la justice française. Alors où est le problème ? Il semblerait que l’immixtion de la justice française est même «récurrente» dans «ses manières d’agir» voire même ses «intentions de torpiller les intentions d’aplanissement des différends entre Alger et Paris» !?? Un scoop par l’auteur. Une rhétorique sortie de tout poil de son carcan habituel.   

Je laisse le soin aux chèr(e)s lectrices et lecteurs de parcourir le reste du contenu de cet article qui en dit long. Notamment, sur le caractère irrémédiablement rédhibitoire de l’état d’esprit ainsi que la ‘‘grandeur’’ d’âme de ces plûmes qui ne veulent surtout pas déchanter leur Prince ! La conclusion est, on ne peut plus fabuliste, lorsqu’on découvre (à la fin de l’article) que la «refondation des relations et leur développement», serait mis en équation dans une règle quasi logarithmique avec la «menace des poursuites judiciaires» (maintenue ou pas ?!) sur la «tête de responsables algériens». Un cours ‘‘magistral’’ sur les nouveaux fondements de la  Science politique (version post-moderne) à enseigner sur les bancs des écoles aux futurs bacheliers de la planète !  

Quant à la «pétition d’un million et demi (de nos martyrs)», parue dans ennahar, est supposée «stopper» «l’humiliation» ! Car, la «décision émanant de la justice française…» est selon le journal, une décision «politique arbitraire». Elle traduirait en fait une «rancune disséminée». Qui tente l’avilissement de notre pays: peuple et gouvernement. Ainsi, tout souhait de nos citoyens de rendre justice à un compatriote assassiné serait, selon le contenu de cet ‘‘appel’’ une tentative d’«humiliation de nos concitoyens à travers le monde» Car, au nom «des slogans de la justice et des Droits de l’Homme.» !    

Bien sûr, les signataires appellent de leurs vœux sincères le «retour» de l’inculpé au sein de sa famille et à son pays. Bien évidemment, tel est le vœux de chacun de nous pour tout innocent qui serait inculpé à tord. Particulièrement dans cette affaire d’assassinat.   

Sauf que le plus hallucinant est qu’une demande d’enquête est formulée sans aucune ambiguïté non pas pour identifier le (ou les) coupable (s) de ce crime, mais une «enquête urgente» pour désigner les coupables de la machination au sein de la justice française saisie de cette affaire !!! voilà de quoi consoler une famille qui porte éternellement les cicatrices de son deuil. S’agit-il d’un mécanisme hallucinatoire passager ou d’un léger trouble dans les représentations de la justice et du droit ? En tous cas, ce n’est pas à la schizophrénie d’empêcher la vérité d’éclater sous le nez des sorciers ou de leur loyauté…!

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