Le coup de grâce !

bouteflika0qh1.jpgMon Dieu que ce gâchis est pesant ! Mon Dieu ce que cette interminable gabegie nous révolte! N’avons-nous pas le droit de vivre comme le commun des mortels, sans que l’on soit les éternelles victimes expiatoires de gouvernants usurpateurs qui confisquent le pouvoir et qui contestent aux enfants de ce pays jusqu’au droit de rêver? Devrions-nous, nous les farcir à vie ?

Tous les pays de la planète avancent, sauf le nôtre. Qui, non seulement n’avance pas, mais s’ingénie à mettre en péril les maigres acquis démocratiques arrachés de haute lutte et au prix de dizaines de milliers de morts par la faute d’un perpétuel et obsolète personnel politique qui nous prend en otage depuis presqu’un demi-siècle. On dit que le pouvoir est grisant. Mais pas au point de faire perdre la raison à ceux qui le pratiquent. C’est ce qui semble se produire en Algérie. Sinon, quelle lecture pouvons-nous faire de cette gravissime atteinte à la constitution ?

Qu’espérez-vous, Monsieur le président, apporter à l’Algérie avec cet amendement de la constitution, et en filigrane un troisième mandat présidentiel qui constitue, que cela soit dit entre nous, la véritable raison de ce coup d’état qui ne veut pas dire son nom ?

J’ai lu non sans un réel intérêt le contenu du message que vous avez adressé au nouveau président américain, Barack Obama, à la suite de son élection. Au-delà du fait que vous vous réjouissez déjà à l’idée de travailler avec lui, trahissant par là même votre, hélas, indubitable reconduction à la tête de l’état, alors que sans cette subtile spoliation du peuple algérien, vous ne devrez plus être en poste après avril 2009, au-delà de cette réjouissance, j’aurais moi, le citoyen, quelques questionnements à vous soumettre.

Pourquoi ne vous imprégnez-vous pas de cette formidable leçon de démocratie que vient d’infliger au monde entier les USA en élisant à leur tête un président supposé concentrer en lui toutes les « tares » du monde: l’âge, le faciès et l’expérience ? Il n’y a pas si longtemps de cela, les noirs américains étaient encore à quémander un droit de vote. 40 ans après,  l’Amérique a su transcender ses clivages et bannir l’intolérance et l’ostracisme pour aboutir au sublime résultat que l’ont connaît aujourd’hui. J’en ai la chair de poule.

Et nous ? Ne pouvons-nous pas, après 46ans d’indépendance, nous tourner résolument vers le progrès en commençant d’abord par congédier une fois pour toutes ce personnel politique désuet issu de la « légitimité historique », source de tous nos malheurs ? A 47ans et donc en possession de toutes ses facultés physiques et mentales, Obama a été porté, grâce à des élections qui ne souffrent d’aucune irrégularité, à la tête du plus puissant état du monde. Alors que vous, Monsieur le président, à 71ans, diminué physiquement, vous espérez encore rester au pouvoir pour une autre mandature de 5 ans qui porterait votre âge sénile à 77ans, alors que vous venez de passer 10 longues années à la fonction suprême que vous même aviez qualifiées d’échec total.

Puisque le constat est accablant, qu’espérez-vous donc accomplir pour ce pays, dans le cas très probable que vous vous représentiez pour un troisième mandat, que vous aviez été incapable d’accomplir durant dix longues années d’un règne total et sans partage ?

Que peut espérer, aujourd’hui, un jeune de 20ans dont l’avenir dépend en grande partie d’un président septuagénaire et autocrate ?*

Pensez vous vraiment que l’idéal de ceux qui sont morts pour l’Algérie était de voir un président reconduit indéfiniment ?

Ne pensez-vous pas qu’à cet égard, vous avez failli au serment fait ?

Ayez un petit instant de lucidité, sortez de votre bulle et laissez votre démesuré ego de côté, pour vous rendre compte que les pays qui forment la locomotive des nations qui comptent sont précisément ceux-là même dont les institutions ne connaissent point ce type d’accaparement du pouvoir par les zaïms, portés aux nues par une kyrielle de flagorneurs servilement obséquieux achetés au prix fort, quasiment tous légués contre le bien-être de leurs compatriotes, mais que ce sont des pays où l’arrivée au pouvoir est l’aboutissement d’un long processus démocratique où le débat d’idées et la force de persuasion, dans l’intérêt du pays, constituent les seules et véritables critères crédibles pour jauger les compétences porteuses de projets, pour le bien de tous.

Il se trouve justement que dans ces pays-là, et quelques soient les prétextes que s’acharnent à avancer les courtisans, le troisième mandat est un non-sens et porte en ses germes les prémices d’une irréversible régression menant inéluctablement au chaos. 

J’ose espérer, Monsieur le président, que mes questionnements vous inciteront à faire la part des choses et à prendre en compte exclusivement les intérêts du pays, en mettant entre parenthèses les ambitions personnelles, car la charge devant Dieu et les hommes est colossale, et ce qui vient de se passer est un saut vers l’inconnu qui engage le pays pour de très longues années alors que la durée de vie d’un homme, quelque soit son orgueil, est infime devant celle d’une nation.

Par A. Mazari

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