Des journalistes condamnés à la prison ferme
Mascara: les journalistes Bouamama et Houari condamnés à la prison…
La cour d’appel de Mascara a confirmé le jugement prononcé en première instance, en juillet dernier, à l’encontre de deux journalistes exerçant dans la cité de l’Emir Abdelkader, pour une affaire de presse jugée «diffamatoire». Les deux correspondants locaux ont été condamnés, dimanche dernier, à des peines allant de 2 mois de prison avec sursis à 2 mois de prison ferme. C’est notre confrère, Bouamama Benaoumeur, correspondant du quotidien arabophone Manbar El Korraê (Tribune des lecteurs), qui a été condamné par ladite cour d’appel à une peine de 2 mois de prison ferme assortie d’une amende de 20 000 DA et de 25 000 DA de dommages et intérêts.
Quant au chef de bureau du quotidien El Khabar, Houari Mohamed, il a été condamné à une peine de 2 mois de prison avec sursis assortie d’une amende de 20 000 DA et de 25 000 DA de dommages et intérêts. Les deux journalistes, qui ont été poursuivis en justice par un agent de police pour diffamation ont décidé d’introduire, samedi, un pourvoi en cassation devant la Cour suprême. «Malheureusement, je me suis retrouvé seul dans cette situation. Ni avocat ni soutien moral », dira Bouamama Benaoumeur avec regret.
Mostaganem: Deux mois de prison ferme pour le correspondant d’El Watan
Le procès opposant maître Bourahla Mohamed, avocat et ancien député à l’APN, à Larbi Benzidane, correspondant auprès du bureau d’El Watan à Mostaganem, vient de se conclure par la condamnation du journaliste à 2 mois de prison ferme et à 50 000 DA d’amende. Malgré plusieurs tentatives, le correspondant n’a pas eu droit à un avocat pour assurer sa défense ; ceux contactés ont à deux reprises brillé par leur absence aux audiences.
L’affaire remonte au mois juillet dernier lorsque notre collaborateur avait rapporté les conclusions d’un procès ayant alors opposé Bourahla Mohamed à des membres de sa famille. Procès en première audience au cours duquel avait été prononcée une peine de 6 mois de prison avec sursis et une autre à 6 mois de prison ferme. Toutefois, à l’instar du compte rendu publié par un autre titre de la presse régionale, cette peine de 6 mois ferme avait été malencontreusement attribuée à maître Bourahla, alors qu’elle concernait un autre accusé dans la même affaire. L’avocat, n’ayant pas usé de son droit de réponse, optera pour engager un procès à l’encontre du journaliste. Un journaliste qui compte se pourvoir en cassation. Source El Watan
Commentaire: Deux journalistes, condamnés à la prison ferme, n’ont pas trouvé un avocat qui peut prendre leur défense ! Le correspondant d’El Watan de la wilaya de Mostaganem affirme que malgré plusieurs tentatives, il n’a pas eu eu droit à un avocat pour assurer sa défense. Pis, ceux contactés ont à deux reprises brillé par leur absence aux audiences !
Un autre correspondant, Bouamama Benaoumeur, condamné lui aussi à deux mois de prsion ferme, dira avec regret qu’il n’a trouvé ni avocat ni soutien moral lors de son procès. La situation fait vraiment peur. Lorsque des avocats refusent, par peur de représailles, de prendre des affaires opposant des citoyens aux autorités politiques du pays, la situation devient inquiétante. EL Mouhtarem
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Assalam, azul, bonsoir
Ceux qui ne fument ou boivent durant le ramadan, sont vite jugés et mis en prison. Ceux qui dénoncent la corruption, qui écrivent des articles pour dire la vérité et qui osent donner un avis contraire à celui des tyrans sont insultés, menacés et mis en prison. Ceux qui écrivent des pamphlets, des livres et des articles qui ne louent pas les tyrans mais qui révèlent leurs secrets sont censurés, persécutés, médis, exilés et s’ils sont pas assassinés sont mis en prison. Ceux qui s’opposent à leur tyrannie, qui ne peuvent ni être corrompus, ni être achetés, ni être manipulés, ni être infiltrés, ni être divisés et qui militent dans des associations, des partis politiques et les syndicats sont licenciés, placardés, déshonorés, salis, harcelés, chassés, isolés et s’ils ne sont assassinés, sont mis en prison. Ceux qui ne suivent pas ou que refusent leurs modes de pensées, leurs idées insensées et leurs convictions erronnés sont ignorés, évités, délaissés, abandonnés et s’ils ne sont pas assassinés, sont mis en prison. Ceux qui ont gardé leur dignité, leur algérianité et qui ont préservés les valeurs dont ils avaient hérités sont torturés, frappés, violés, humiliés méprisé et s’ils ne sont pas tués, sont mis en prison. Voilà, les principes et les valeurs d’une tyrannie sans loi, ni foi. Voilà le programme politique et économique de ceux qui n’ont interdit de penser, d’écrire, de lire et de rêver en toute liberté. Voilà l’amour que porte à notre pays ceux qui ne cessent de le violer, de voler et de le posseder. Voilà ce qu’ils ont fait de notre pays ceux qui nous accusent de servir la main de l’étranger pendant qu’ils cachaient dans leurs banques les milliards de dollars qu’ils nous ont subtilisés.
Fraternellement