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Les contestataires du RCD affirment: « Notre «crime» est d’avoir osé briser l’omerta imposée au parti »

omerta.bmpDECLARATION

La machine répressive mise en place par le président du RCD aux fins de brider toute velléité de débat démocratique au sein du parti continue de sévir. Elle vient de prononcer des mesures d’exclusions à notre encontre, en violation des statuts et du règlement intérieur du Rassemblement. Comble de l’ignominie, le bureau régional sous la dictée de la clique d’El-Biar tente de justifier sa forfaiture en incriminant des militants qui ont tout donné au parti, notamment durant les durs événements qu’a connu le pays, et au moment où ceux-là même qui profèrent ces accusations contre nous se pavanaient dans les capitales occidentales, mettant leurs familles à l’abri de l’insécurité et du besoin.

Faut-il rappeler que Braham Bennadji, Sadek Kheladi, à l’instar de Saci Achour sont les derniers des mohicans qui ont vu naître le RCD lors des assises de Tizi-Ouzou. Les taxer d’une quelconque connivence renseigne sur le désarroi d’une bande aux commandes à court d’arguments, quant aux diatribes misérables proférées à l’endroit du Dr Azeddine Tinouche, celles-ci connaîtront une suite judiciaire à la mesure de l’injure.

En réalité, Mr Sadi veut fuir le débat politique qui lui est imposé pour nous conduire dans les méandres d’une polémique où il pense exceller afin de nous présenter comme des cas disciplinaires. Le problème que nous soulevons ne relève pas des structures disciplinaires et les arguments avancés sont frappés de fatuité, justement parce qu’ils ont été trop souvent utilisés contre les cadres émérites qui ont fait les frais de la politique d’exclusion et de marginalisation par le premier responsable du parti. Fakou ! Les accusations de connivence avec le pouvoir, le DRS ,Hadj Bettou, la trahison, la corruption et tutti quanti ne trompent plus personne.

En réalité notre «crime» est d’avoir osé briser l’omerta imposée au parti, en initiant un débat susceptible d’engager les structures internes dans un fonctionnement démocratique digne du projet politique que nous proposons au pays.
A ce titre, nous tenons à déclarer que nous ne reconnaissons aucune décision qui ne soit pas conforme aux fondements statutaires du parti ou contraire à l’éthique démocratique.

N’en déplaise à Saïd Sadi et ses acolytes, nous sommes et demeurerons militants du RCD, et nous continuerons à revendiquer un fonctionnement démocratique dans les instances internes du Rassemblement dont la pierre angulaire sera l’alternance démocratique y compris à la tête du parti ainsi qu’une plus grande transparence dans la gestion des finances de notre formation. Deux exigences légitimes qui semblent effrayer au plus haut point les responsables actuels du parti.

C’est mal connaître notre détermination que de croire qu’avec des sentences dignes des tristement célèbres procès de Moscou, nous allons abdiquer. La lutte va continuer jusqu’à la mise hors d’état de nuire de tous les MUGABE qui polluent le champs politique national.
Cette nouvelle forfaiture, aura le mérite de compléter le dossier déjà chargé du livre blanc que nous comptons transmettre le moment venu à l’opinion publique et aux instances internationales.

Béjaia le : 24/11/ 2008 

Les signataires :

Dr Tinouche Azzedine, Membre du CN, élu à L’APW et ancien Président du BR
Khelladi Md Saddek, Membre du CN et élu à L’APW
Saci Achour, Membre du CN et élu à L’APW
Bennadji Braham, Président d’APC, Membre du CN et ancien Président du BR.

Commentaires

  1. Mourad dit :

    Moi je connais bien Bennadji. C’est un grand militant du RCD depuis sa création. Said Sadi a préféré Mohcene Belabes qui a pris un logement illégallement à Mohadia et les courtisans.

  2. Amer-yahia Salah dit :

    L’autocensure parlementaire

    L’Histoire contemporaine de l’Algérie vient d’être marquée par des événements singuliers, à contre courtant de son mouvement historique de libération et de l’environnement politique international. L’Algérie du 1er novembre 1954, émancipatrice des Peuples et de la libération des pays africains sous le joug colonial français vient-elle, encore une fois, de marquer le pas, se remettre en cause à travers les événements, et qui sont loin d’être anodins, de ce mois de novembre 2008 ? Nos parlementaires ont consommé le peu de crédibilité que leur accorde le citoyen algérien. Mal élus, ne représentant même pas leur douar, arch ou clan, ils viennent de s’adonner à des jeux de mauvais goût. Privés de leurs droits et devoirs parlementaires par un président qui n’a pas trouvé à sa mesure la loi fondamentale qui l’a hissé à la première fonction de la République, les parlementaires des deux chambres viennent de trahir au moins leur mission puisque le Peuple a majoritairement tourné le dos à leur élection (plus de 70% d’abstentions) en s’autocensurant par un vote à la majorité absolue d’un règlement leur interdisant de débattre d’un projet de loi (et quelle loi !) et décrétant l’amendement d’une Constitution à huit clos. Pis, nos parlementaires ne s’arrêtent pas là ! Ils votent à la majorité absolue le réaménagement d’une Constitution ignorée et non respectée durant les deux mandats présidentiels écoulés au moment où le pays de la ségrégation raciale, première puissance impérialiste mondiale, embourbé dans des crises multiformes et sans pareils, a tenu en haleine les habitants de la Planète Terre autour de l’élection d’un jeune noir afro-américain. Une élection exploitée durant une année pour revigorée le prestige de cette première puissance et vendre la démocratie made in USA grâce à l’utilisation optimale des techniques de communication et d’information. En marge de cette élection transparente, libre et démocratique, le citoyen de la planète Terre a suivi en direct les travaux du Congrès américain. Les préoccupations du tout puissant président Bush et de son lobby pour colmater la faillite des incontournables institutions financières nord américaines ont été rejetées par son propre camp, les républicains! La comparaison reste valable quand on pense que cette puissance nord américaine puise sa force dans le génie de l’Homme. N’a-t-elle pas cherché à étudier la stratégie des moudjahiddins d’Alger pour faire leur guerre aux Irakiens ? Les parlementaires du mercredi noir 12 novembre 2008 ont fait pire que les bachaghas et Caids d’avant 1954. Non contents d’avoir usurpé le mandat parlementaire car élus par une minorité, et de fraudeurs, ils n’ont pas hésité à exercer cette fonction pour remettre en cause les fondements des institutions de l’Etat et l’essence démocratique de cette loi fondamentale, l’alternance au pouvoir sans référer au peuple et, le comble, en son nom ! Les parlementaires du RCD, respectueux de la déclaration du 1er novembre 54 et des résolutions du Congrès de la Soummam, sont à féliciter pour avoir refusé et dénoncé le retour de l’esprit de l’indigénat et de ses collèges, d’un peuple mineur, la mort de la philosophie du pouvoir collégial qui avait combattu le Zaimisme et le pouvoir absolu.
    Un seul héros, le Peuple.
    Pour et par le respect du Peuple et de l’Algérie, le mouvement national de libération a atteint ses objectifs premiers, la libération du territoire national, la fin du joug colonial et de l’indigénat après plus de sept ans de guerre avec son chiffre officiel d’un million et demi de martyrs, ses milliers de villages détruits, ses centaines de milliers de personnes déplacées et parquées dans des centres de regroupement. Il a mis fin au culte de la personnalité par le sacrifice du seul héros, le Peuple. Au-delà du recouvrement de la souveraineté nationale et de la fin de toute présence étrangère, l’appel du 1er novembre 1954 et les résolutions du Congrès de la Soummam, Congrès faut-il le rappeler organisé en plein cœur d’une Algérie quadrillée par la puissance coloniale, avaient lancé les fondements du futur Etat algérien : Un Etat démocratique et social. Ces deux repères de l’Algérie contemporaine ont fédéré les forces et les partis politiques de l’époque autour d’un objectif unique : la libération de l’Algérie. Ce rassemblement s’est donné une aile armée, l’Armée de Libération Nationale (ALN) et une aile politique, le Front de libération Nationale (FLN). Si l’une des ailes, l’ALN, a heureusement rejoint le musée de l’Histoire car porteuse de symboles lourds composés d’hommes qui avaient combattu le putsch de 1962. L’autre aile, le FLN, symbole politique du mouvement de libération national, attend d’être soustraite à la manipulation, à la vente concomitante.
    Le 19 mars 1962 a amené l’Etat colonial à se mettre à table, à négocier non plus avec des individus, des hors-la-loi, mais avec des représentants, des responsables du Gouvernement provisoire de la République Algérienne. Le 5 juillet 1962, date d’indépendance, consacrait l’aboutissement final de tous les sacrifices du Peuple Algérien et particulièrement des martyrs de la guerre de libération nationale. Les Algériennes et les Algériens récupéraient leur Histoire, recouvraient leur liberté, enterraient le code de l’indigénat. Le rêve dura le temps des festivités des folles journées de l’indépendance, de la liberté. Nos djounouds des frontières, frais et bien préparés, encadrés par des DAF, ruèrent vers la prise du pouvoir balayant sur leur passage les combattants de l’intérieur qui avait survécu au quadrillages et à la puissance de feu de la France du pacte nord atlantique (NATO). Les manifestations populaires avec leurs appels sept ans barakat ne servirent à rien sinon à encourager les putschistes enivrés par le pouvoir…
    La malédiction des Martyrs.
    Le nouvel Etat Algérien tourna le dos à l’appel de novembre, au message du congrès de la Soummam. Il devint un champ d’expérimentation des théories en vogue des sixties. Le premier président de la République Ahmed Benbella promettait de niveler vers le bas, menait ses campagnes contre les cireurs, nationalisait les petites entreprises, les cafés et les hammams… Il créa en 1963, dans un cinéma, sa Constitution. Il fut jeté en prison en 1965, deux ans après, par son parrain. Le nouvel homme fort, de son nom de guerre Houari Boumediene, géra d’une main de fer aussi bien ses amis que ses ennemis. Sous son régime, l’Algérie connut la stabilité économique, la résorption du chômage, une industrialisation effrénée. Le pays pouvait s’enorgueillir de son enseignement et de son système de santé obligatoires mais l’Homme demeurait sujet et non l’aboutissement de la politique du régime. Le dictateur tenta d’y remédier en organisant en 1976 avec un grand débat sa charte nationale. Une curieuse maladie l’emporta en 1978, deux ans après.
    Les hommes du sérail imposèrent, par leur compromis, Chadli Bendjedid comme nouveau président de la République algérienne. L’Algérie rentra dans l’aisance financière. Le pouvoir abandonna les grands projets (hydraulique, agriculture …) et se consacra à la déstructuration du tissu industriel. L’Hymne national, Kassaman, fut amputé d’une partie pour plaire à l’ancienne puissance coloniale. Les hommes du sérail, émancipés, gérèrent par la répression les événements du printemps berbère de 1980, précurseurs d’octobre 1988. La fin du régime du putsch de 1962 a été accélérée par les chutes historiques, en 1986, des valeurs du dollar et du pétrole. Mais les hommes des régimes découvrirent dans l’appel de Novembre 54 et des résolutions du congrès de la Soummam les vertus de la démocratie sociale dès la chute du mur de Berlin et du bloc socialo-communiste. Le président Chadli créa l’ouverture politique et médiatique par sa Constitution de 1989 qu’il viola en livrant la religion de tout un Peuple à la surenchère politicienne et partisane. Il fut contraint à la démission en janvier 1992, presque deux ans après. Le cabinet noir, cher à feu Mhamed Yazid, s’accrocha lui aussi à l’Histoire. Il fit appel au Père de Novembre 54 pour sauver l’Algérie. Le père fondateur de Novembre 1954 fut assassiné au bout d’un semestre, dans une maison de culture et en direct, face aux caméras du monde. Un Haut Conseil d’Etat fut désigné pour gérer une Algérie soumise à la destruction d’une subversion sans nom et à la maffia politico financière à l’ombre du FMI. L’Algérien découvrit la démocratie et l’alternance au pouvoir dans l’élection d’un général, Liamine Zeroual. Celui-ci amenda en 1996 par référendum la Constitution. Il abandonna son poste deux ans après.

    L’Algérie et sa nouvelle Constitution.
    L’amendement le mercredi 12 novembre 2008 de l’actuelle Constitution pose problèmes par sa forme et par son fond. Les spécialistes en la matière sont catégoriques. Il y a violation en amont et en aval dans le processus d’amendement de la Constitution de 1996. Les intentions prêtées à cet amendement fort discutables apparaissent secondaires devant la remise en cause de la souveraineté populaire et du crédit des institutions nationales sur la scène internationale. Des parlementaires qui s’interdisent de débattre d’une révision constitutionnelle pour entériner une nouvelle mouture par un vote de lever de mains bien haut confirment leur imposture de représentants du Peuple et d’élus de la fraude électorale. Ils viennent d’enfreindre les principes fondamentaux de toutes nos Constitutions, sans distinction, qui consacrent et reconnaissent aux Algériennes et aux Algériens l’égalité devant la loi, la liberté d’association, de cultes etc. Cette nouvelle mouture conforte les tenants du code de la famille et relance la discrimination contre la moitié de la population algérienne en lui reconnaissant le droit de faire partie des assemblées élues. On s’attendait de voir, cinquante ans après l’indépendance, un département pour les anciens combattants rattaché au ministère de la défense nationale et l’extinction du ministère des moudjahiddines. Le jeune du service national et tous ceux qui sont décédés (tous les corps de sécurité, militaires, gendarmes…) afin que l’appel de novembre 1954 ne soit pas trahi sont des chouhadas même si le pouvoir en place à innocenter leurs assassins. La charge des ayant droits, notamment invalides, relève du département ministériel occupé par Ould Abès car les martyrs de la guerre de libération se sont sacrifiés pour que l’Algérie soit souveraine, son peuple libre et indépendant.
    Que le président Bouteflika veuille avoir son troisième mandat pour finir ses programmes, ses projets, asseoir sa politique ou faire don à la postérité d’une nouvelle idéologie est fort compréhensible. M. le président n’a pas manqué une occasion pour dire que la Constitution n’est plus à son goût malgré qu’il en ait prêté serment au moins par deux fois en tant que président de la République algérienne démocratique et populaire. A l’Histoire de le juger pour paraphraser son mentor Houari Boumediene et à l’urne fraudeuse d’accoucher, une fois de plus, d’un score satisfaisant si l’intéressé, bien évidemment, confirme son intention de briguer le troisième mandat maintenant que le fameux article 74 n’a pas résisté aux 500 kamikazes parlementaires, muets et lève mains. Une remise en cause faite sous la surveillance attentive des caméras, dans la célérité, l’opacité, l’interdiction de tout débat. A croire que le Pouvoir en Algérie a décidé de tourner le dos au Peuple, aux libertés. Ce n’est guère les fléaux qui manquent, les Algériens en découvrent chaque jour.
    Salah AMER-YAHIA Militant RCD
    ex-président de l’Union des Parents d’élève de la wilaya d’Alger

  3. belaid dit :

    Brillante analyse de l’histoire de l’Algérie faite par Monsieur Amer -Yahia.

    Vous nous avez rien dit de nouveau , tout cela n’est pas nouveau pour nous .Ce qui me préoccupe , c’est de savoir si Saadi va être un lièvre comme il l’ a toujours fait ou pas .
    Vous dites que Boutef  » va briguer un troisième mandat  » , même dans la dernier réunion du RCD , on parle d’un mandat à vie pour Boutef .Je conclus que vous même et la direction du RCD sont d’accord pour dire que quoi qu’on fait Boutef est président à vie , donc à mon avis ça ne sert à rien de participer à ces dernières à part si on …
    je reprends un extrait de la dernière réunion de Saadi à paris :  » Ne cautionnant pas cette constitutionnalisassions de la tribalisation du pouvoir, n’acceptant pas non plus la présidence à vie de Bouteflika »
    J’aimerais que vous nous dites si vous partez ou pas .
    Moi , je vous dis que tout parti ou personnalité qui participe à cette mascarade ne fait que cautionner cette « voyoucratie  » et ne sera que lièvre de son altesse le roi Boutef .

  4. S. Amer-yahia dit :

    A mon cher Belaid:
    Ma grand’mère disait « ne témoigne sur personne avant sa mort ». Le RCD a ramené l’emblème national la nuit tombée sur la baie d’Alger en attendant que le jour se lève sur note belle Algerie pour le hisser fièrement…

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