Mohamed Ziane Hasseni sommé de prouver son innocence

hasni1.jpgIncroyable argument de la cour d’appel dans l’affaire Mecili

La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a donc décidé de ne pas annuler l’inculpation du diplomate algérien, Mohamed Ziane Hasseni, et de le maintenir sous le régime du contrôle judiciaire qui le contraint à ne pas quitter la région parisienne depuis fin août. La cour a été saisie par la défense du diplomate qui lui a demandé l’annulation de l’inculpation de M. Hasseni pour “complicité d’assassinat” dans le dossier André-Mecili, un proche de Hocine Aït-Ahmed.

Depuis son interpellation à sa descente d’avion à Marseille, le chef du protocole au ministère des Affaires étrangères n’a pas cessé de clamer son innocence en faisant valoir une erreur judiciaire due à une quasi-homonymie. Son avocat estime que le libellé du mandat d’arrêt qui a conduit à son arrestation n’est pas conforme aux normes en la matière.

Le document ne fournit pas le nom précis de la personne recherchée (Hassani ou Hasseni). Tout comme il désigne un lieu de naissance qui n’est pas celui de Hasseni. Malgré ces incohérences et la position du parquet qui s’est joint aux arguments de la défense, la cour d’appel a décidé de débouter le mis en cause. On pourrait imaginer que ses arguments sont solides. Que nenni ! Ils se résument à une seule ligne. Elle a estimé que M. Hasseni n’a pas apporté la preuve irréfragable de l’erreur de personne et que, de ce fait, les investigations doivent être poursuivies.

Le monde à l’envers. On demande au suspect de prouver son innocence et non à l’accusation d’apporter les preuves de sa culpabilité. En droit pénal pourtant, le doute doit bénéficier à l’accusé. Quelles seraient les suites judiciaires de l’affaire ? Le diplomate est en droit de se pourvoir en cassation pour démonter l’argument de la cour d’appel.

Dans un tel cas de figure, l’arrêt de la cour de cassation risque de prendre plusieurs mois, sachant que M. Hasseni est loin de sa famille. Il peut aussi préférer comme le recommande la cour d’appel la “poursuite des investigations”. Dans ce cas, il est difficile d’anticiper sur le temps que prendra le juge d’instruction Baudoin Thouvenot pour compléter son enquête. En dépit de cet impondérable, c’est l’hypothèse que le diplomate semble vouloir privilégier. Une chose est acquise:  M. Hasseni est disposé à se soumettre aux tests ADN et aux analyses graphologiques qu’il avait refusés lors de l’audience du 1er septembre. Ce refus a constitué le principal argument de la partie civile devant la cour d’appel.

Une poursuite des investigations peut aussi conduire à une confrontation entre M. Hasseni et son principal accusateur, l’ex-officier Mohamed Samraoui, passé à l’opposition et réfugié en Allemagne. C’est sur la foi de son témoignage que le juge d’instruction a réactivé le dossier en décembre 2007. Depuis, Samraoui s’est empêtré dans des contradictions en identifiant comme M. Hasseni un homme qui ne l’était pas sur des photos présentées par le journal électronique Médiapart.

Dans cette affaire, les interventions politiques risquent de se montrer vaines à cause de la séparation des pouvoirs. Le parquet qui incarne le lien avec le ministère de la Justice a toujours requis le non-lieu au bénéfice du suspect. Le juge d’instruction étant totalement hors des pressions, c’est tout juste si l’on parviendra à hâter les investigations.

A. Ouali/ Liberté

Commentaires

  1. mohand dit :

    attendons nous à la résurgence de commentaires rébarbatifs sur ce sujet. Ils se sont pourtant taris depuis quelques temps, comme ont d’ailleurs disparus du site leurs auteurs. Cet article de Liberté n’apporte aucune information supplémentaire, mais il répond à un objectif précis, en reparler pour attiser le dossier, qui a été ouvert pour attiser les questions douleureuses mais aussi combien sensibles et révelateur de la querelle de clans en présence.

  2. justice&verite dit :

    Il y’a eu un crime INCROYABLE en plein coeur de Paris qui avait bouleversé la vie normale d’une famille francaise.
    Ce crime avait ete organisé et preparé par un « mokh » meurtrier commanditaire d’Alger d’oter des vies humaines partout dans le monde … il joue au Dieu!
    20 ans apres, un juge integre, competent qui veut accomplir son metier dans les regles de l’art a entre les mains « un » des presumés commanditaires.

    Ce juge n’est pas d’alger cad corruptible mais il est tout á fait conscient de l’enjeu (droit et devoir á savoir les dommages et interets et autres…) et sa renommé depasse Alger-Paris alors ce respectable juge veut rendre justice á la famille Mecili et á tout le monde meme si cet inculpé s’avere coupable il sera libéré de vivre avec un crime sur sa conscience…cad il payera son crime d’abord sur terre et nous aidera á indentifier ceux qui etaient derriere l’ORDRE DE METTRE FIN Á UN ETRE HUMAIN DE NATIONALITÉ FRANCAISE ET SUR UNE TERRE FRANCAISE!!!

    IL FAUT DEMASQUER CES ASSASSINS DANGEREUX DE LA PLANETE!
    IL FAUT LES ARRETER ET LES JUGER DANS DES TRIBUNAUX INTERNATIONAUX!
    COMBIEN DE VIES HUMAINES VONT-ILS ANEANTIR/ETEINDRE?

    N’EST-CE PAS NOUS SOMMES COMPLICES SI NOUS LES LAISSONS TUER LIBREMENT DES ETRES HUMAINS?

    Nous reclamons une justice&verité partout sur terre.
    Au bon entendeur.

  3. Idir 16 dit :

    A Mohand,

    Non, je ne partage pas votre avis. Il est bon que notre site cherche à susciter le débat et à le relancer quand il s’essouffle, comme cela est le cas depuis quelques jours. Et je trouve bien qu’il ait choisi de publier un article du journal Liberté de A. Ouali qui montre bien toutes les incohérences de la justice française, pourtant si encensée sur ce site, oubliant qu’elle est tout simplement humaine et, donc, faillible, en cette affaire. Cela me remémore une citation bien connue selon laquelle, lorsque la politique entre dans un prétoire, la justice le déserte.

    Et puis, afin de nous permettre de suivre les événements et d’en appréhender tous les aspects, d’établir les liens nécessaires et d’en tirer des conclusions, je soumets à la réflexion, du fait de ses liens – fussent-ils indirects – avec l’affaire du diplomate algérien, celle de la diplomate rwandaise récemment interpellée en Allemagne en raison d’un mandat d’arrêt français et qui vient d’être placée sous contrôle judiciaire à Paris.

    Il semble bien que les arrestations de diplomates africains soit en passe de devenir une spécialité française. Edifiant !!

    L’arrestation de Rose Kabuye a provoqué une réaction vigoureuse de l’Etat rwandais, et à sa tête le Président Paul Kagamé et des mesures prises immédiatement. C’est ainsi qu’une condamnation de cette arrestation a été faite par le Rwanda, qui a estimé, à très juste titre, qu’elle constituait une violation de sa souveraineté et prévenu que ces développements ne manqueraient pas d’avoir des conséquences sur ses relations avec la France et même l’Allemagne puisque cette dernière a, bien malgré elle, été impliquée et qu’elle aura, en conséquence, à en payer le prix. Et cela a commence par le renvoi sans délai de l’ambassadeur d’Allemagne.

    Des manifestations de solidarité ont été organisées au Rwanda et des mandats d’arrêt contre des responsables français présumés impliqués dans le génocide rwandais vont être lancés.

    la réaction musclée du Rwanda semble d’ores et déjà payante puisque le Ministre français des Affaires étrangères s’est prononcé hier publiquement pour un règlement favorable de cette affaire qualifiée par le recours à un curieux euphémisme de simple « malentendu ». N’est-ce pas la une interférence avérée ? J’y vois la un double message: l’un adressé au Rwanda, façon de lui dire que le message a été bien reçu, et l’autre à la justice, supposée être indépendante.

    Je me rappelle que lorsque le Ministre algérien des Affaires Etrangères était venu à Paris et avait rencontré son homologue, ce dernier ne nous avait même pas fait l’honneur d’une réaction, signe de mépris s’il en est, et avait laissé son porte-parole livrer une très commode explication sur la séparation des pouvoirs. Et pourtant, en dépit de cette absence patente de résultats, beaucoup avait critiqué ce déplacement et crié à l’ingérence.

    Je sais qu’en disant cela que je vais provoquer de nombreuses réactions, dont je devine d’ores et déjà la teneur, mais il me parait qu’en ces deux affaires, la France réagit différemment. Ainsi, dans le cas du diplomate algérien, alors que la méprise est évidente, ce dernier est, malgré tout, retenu depuis plus de trois mois en France et a été l’objet d’un véritable déni de justice de la cour d’appel de Paris. Car, rappelons-le, ce n’est pas à lui de prouver son innocence, ainsi que le démontre fort habilement A. Ouali. Son pays l’ayant laissé seul se dépêtrer entre les mains de la justice pourquoi voulez-vous que la France le ménage ? Si l’Ambassadeur d’Algérie avait été rappelé et des mesures qui touchent aux intérêts français pris, la situation aurait été différente.

    Amicalement

  4. jazairia dit :

    bonsoir à tous,

    @ Mohand, ce n’est pas très correct de sous entendre que certains n’interviennent que sur l’Affaire du diplomat  »séquestré » à Paris, donc ils seraient téléguidés et par voie de conséquence nullement crédibles. je ne pense pas que vous m’englober dans votre assertion car j’interviens sur plusieurs sujets et vous le savez bien puisque sur un des articles je vous ai même soutenu. Passons, comme les anges,ou presque.

    @ Idir 16,

    je suis entièrement de votre avis. d’ailleurs Taous et moi avions déjà soulevé cette affaire similaire pour précisément se demander qulle aller être la vie de sortie française. il est clair que l’inertie d’Alger, après la mise en examen de note diplomate, mais plus encore les réveils aussi tardifs que maladroits et les déclarations tellement médiocres qu’elles en étaient douteuses, ont certainement pesés, et plutôt lourdement, dans l’analyse du quai d’orsay. bien sûr que la réaction ambivalente, tordue, sans message et encore moins de certitudes ne fait que renforcer les soupçons du juge qui de plus voyant que la diplomatie française n’est pas gênée aux entournures, eh bien il peut croire qu’il tient peut être effectivement un des commanditaires.

    en tous cas bravo le Rwanda, vraiment bravo.

    en outre ce qui me chagrine le plus c’est que le Monsieur sécurité français, Bajolet, il n’était pas en poste au Rwanda mais bel et bien à Alger. vous rendez vous compte que Hasseni devait rencontrer l’ex Ambassadeur très souvent. il le connaît donc très bien.

    et on ose nous rabattre les oreilles avec des slogans plus que mensongers: ya haoudji, el Izza wal Karama, dites-vous? nulle part et surement pas sur la scène internationale.

    depuis quand c’est à la personne mise en examen de prouver son innocence? C’est au juge d’instruction de prouver la culpabilité du présumé innocent qui d’ailleurs en droit le demeure jusqu’au procès. de cette situation abracadabrante, nous comprenons que le juge est tout à fait partial: plusieurs aspects le laissent penser et l’algérie officielle laisse faire comme s’il y avait une honte à défendre une personne innocente.

    si ça continue ainsi il ne faudra pas s’étonner de voir la population de tolga se rebiffer. inchALLAH.

  5. amina&amin dit :

    a. ouali liber&té
    ATTENTION À CES « istes » d’alger sous la botte des BouHef et cie

    pour quoi ment-il ainsi?
    il sait tres bien que le juge Thouvenot integre et tellement limpide que les tous les juges d’algerie qui arnaquent et le peuple et TOUS les vrais journalistes decents SAUF les indecents qui subsistent ces juges corrompus sous la botte des BouHef et cie, eh bien ce juge integre est en symbiose avec son devoir et droit et ce n’est pas un minable de « iste » a. ouali de liberANDté qui va le souiller (attention aux poursuites judiciaires!!)…

    Si ce diplomate est VRAIMENT est innoncent,
    1. ce n’est pas avec des millierS d’avocatS,
    2. un voyage deguisé malade de BleKheir (un des commanditaires?) á Paris puis sa fuite en XPRESS vers alger;
    3. ce n’est pas des faux documents
    4. ce n’est pas un MDN connu du monde entier de presenter des faux documents,…etc
    5. ce n’est des ex. diplomates cad haffaguines et des mal-elus parlementaires et chefs de parti tissé au labo du drs…

    Le juge Thouvenot n’est pas un juge algerien, qui seulement un coup de fil suffit pour juger comme le telephone lui dicte par ex. le fils de Nezzar á 1 DA symbolique contre SAS,… le juge Thouvenot est un Homme integre et incorruptible, il a certainement un atout SERIEUX entre ses mains et IL DONNE la chance á ce diplomate inculpé de presenter quelque chose de SERIEUX SINON il ira au jugement dernier…

    Le pouvoir dictateur sanguinaire d’Alger n’est pas au meme niveau du Rwanda,….
    si ce pouvoir sanguinaire d’alger leve sa tete un tout petit peu, les VRAIS dossiers sortiront et il y’en a tellement que les veillards malades corrompus qui detiennent le pouvoir en algerie sont completement saccagés et n’ont aucune decence sur terre.

    Une bonne lecon pour le peuple algerien de refuser de travailler diplomate sous ce regime militaire asssassin.

    Pourquoi ne pas remettre les assassins au juge Thouvenot pour sauver ce diplomate s’il est innoncent?
    ce pouvoir n’est-il pas signataire de toutes les conventions internationales des droits de l’homme et de patati-patata … etc
    alors respecter vos signatures pour que les autres vous respectent et remetter vite ces assassins pour sauver votre diplomate.

    Au peuple algerien(ne),
    vous voyez comment les diplomates de ce regime dictateur sont traités?!
    pourquoi le regime dictateur d’alger ne sauve pas son diplomate s’il est innoncent en remettant les assassins qui se cachent en algerie?

    Vive le Rwanda, qui a osé sauver son citoyen,
    vive le juge Thouvenot qui n’abdique pas aux intimidations et injustices,
    Abat les dictateurs sanguinaires assassins d’alger et partout sur terre.
    Le monde merite une vraie justice&verité et des juges comme Thouvenot qui font defaut surtout en algerie.

  6. khalfi dit :

    Je vois qu’il existe des raisonnements très judicieux. Au delà du caractère maffieux du régime d’Alger, il convient toutefois de ne pas mélanger les torchons et les serviettes, de ne pas se lancer dans une polémique stérile et de bien faire la part des choses. En justice, il y a un principe fondamental et qui a été carrément mis aux oubliettes par le juge Thouvenot, à savoir que tout suspect est présumé innocent et non le contraire. C’est-à-dire que c’est au Parquet et au Juge d’instruction d’apporter la preuve irréfutable de sa culpabilité.Or, que voyons-nous? Monsieur Hasseni est mis en cause sur la base de simples rumeurs et témoignages « bidon » sans aucune base juridique. C’est de l’arbitraire pur et simple. Oh, croyez-moi, la justice française autant que la justice algérienne, n’est pas aussi brillante qu’on le prétend. Les exemples de sa faillite abondent dans son histoire. Je ne citerai que l’affaire Dreyfus, comme cas d’erreur judiciaire flagrante, qui a défrayé la chronique au début du 20ème siècle. Et tant d’autres comme aussi le dossier du petit Villemin et tout près de nous, le grand scandale d’Outreau, où les soi-disant grands « juges » français se sont complètement mélangés les pédales. Donc prudence et pondération doivent prévaloir dans toute cette affaire.

  7. The kbil dit :

    A Khalfi,

    En citant Dreyfus, vous m’avez remis en mémoire un article paru au début de l’affaire Mohamed Ziane Hasseni dans un quotidien national. Je le soumets à votre appréciation car il me parait toujours d’actualité et devrait nous faire réfléchir aux dégâts irrémédiables que cause ce type d’erreurs dans la vie de gens innocents. Même blanchi, le diplomate algérien mettra du temps avant de se reconstruire. Que dire, par ailleurs de sa famille et de l’énorme préjudice au niveau de sa carrière. Terrible tout cela. William Blackstone a considéré, a très juste titre,  » Que dix coupables échappent à la justice, plutôt que souffre un seul innocent ». Cette maxime devrait être méditée par ceux qui, dés le départ, ont éreinté Mohamed Ziane Hasseni et l’ont traîné dans la boue.

    Article: Vers une nouvelle « affaire Dreyfus » bis ?

     » Pourquoi ce titre, pouvant paraître excessif ? Il m’a, en fait, été inspiré par les énormités proférées, sans retenue ni pudeur, par d’aucuns qui n’ont pas manqué, allant vite en besogne, de comparer le cas du diplomate algérien récemment arrêté en France à celui de l’affaire Ben Barka, alors que s’il faut à tout prix établir un parallèle, ce dernier est plutôt à faire avec la non moins célèbre affaire Dreyfus, victime d’une erreur judiciaire de triste mémoire.

    Maintenant, pour en revenir au sujet qui nous préoccupe, point n’est besoin d’épiloguer sur les développements enregistrés depuis l’interpellation, le 14 août dernier à l’aéroport Marignane de Marseille, de M. Mohamed Ziane Hasseni, diplomate algérien en déplacement en France.

    La curée à laquelle se sont très promptement livrés certains médias, plus particulièrement français, et les autres excès constatés sont dérangeants à plus d’un titre.

    En effet, ces réactions, souvent outrancières et assurément attentatoires à l’honneur de la personne interpellée, semblent répondre à un seul mot d’ordre : celui de la fabrication d’un coupable, quel qu’il soit.

    Et, en l’occurrence, la prise est belle, voire inespérée, puisqu’il s’agit d’un Haut fonctionnaire algérien dont le statut incarne une souveraineté arrachée par le recours à un tribut léonin : celui de la perte d’un million et demi des meilleurs fils de l’Algérie pour que cette dernière vive libre et indépendante. Une souveraineté sanctifiée par le sang de purs et à propos de laquelle aucune atteinte ne saurait être tolérée.

    Ce serait faire injure au diplomate algérien de penser qu’il ait pu entreprendre un tel déplacement alors qu’il était averti de la confusion d’identité du fait de la proximité des patronymes « Hassani » et « Hasseni », et à propos de laquelle des démarches de clarification avaient été entreprises.

    Comment ne pas s’indigner du traitement infligé au diplomate algérien au niveau même de l’aéroport de Marseille lors de son arrestation le jeudi 14 août puis durant son transfert à Paris, en totale et flagrante violation des dispositions de la Convention de Vienne ?

    Les vexations et les brimades qu’a dû endurer l’intéressé ne peuvent être mises sur le compte d’une gestion « normale » applicable à tout prévenu ; dans le cas précis, celle réservée au diplomate algérien a purement et simplement relevé de la préméditation et de l’intention assumée de nuire.

    Il y a, en effet, dans la façon dont les étapes de cette scandaleuse affaire ont été gérées matière à interrogations et la célérité avec laquelle les médias français ont été avertis par « des sources policières et judiciaires » montre bien la volonté de certains cercles hostiles, parce qu’irréductiblement nostalgiques, de porter atteinte à l’image de marque de l’Algérie.

    Il convient de ne pas se leurrer car, en cette affaire, M. Mohamed Ziane Hasseni ne constitue, en réalité, que « l’instrument » du discrédit que l’on entend porter, chaque fois que cela est possible, sur son pays, l’Algérie, dont certains milieux semblent ne pas se résigner à son indépendance ; et le moyen d’attenter à l’honneur et à la dignité des représentants algériens, ainsi qu’en attestent de graves précédents.

    Qu’on ne s’y trompe pas. En cette affaire, la réaction de l’Algérie, qui n’a pas forcément à être tonitruante pour être efficace, et l’appui et la protection qu’elle apportera à son représentant, dont l’innocence ne fait aucun doute, est, d’une part, attendue sur cette affaire précise, de même qu’elle renseignera, d’autre part, sur sa détermination et sa capacité de riposte, chaque fois que de besoin.

    En effet, le cas de Mohamed Ziane Hasseni transcende aujourd’hui l’affaire en cours car ce qui est réellement en jeu est la valeur du passeport diplomatique algérien, d’abord aux yeux de l’Algérie et, ensuite, pour ses partenaires.

    Pour rappel, alors qu’elle était plongée dans les affres insoutenables de la décennie rouge, l’Algérie, pourtant en butte à une donne adverse, n’avait jamais abdiqué ni toléré la moindre atteinte aux symboles de l’Etat. Il serait naïf de penser qu’aujourd’hui, alors qu’elle est plus forte que jamais, sous l’impulsion décisive du Chef de l’Etat, M. Abdelaziz Bouteflika, elle puisse s’accommoder de pareilles atteintes.

    Comment, du reste, l’Algérie pourrait-elle demeurer sans réaction lorsque l’on a présent à l’esprit la façon dont l’Etat français, et à sa tête le Président Nicolas Sarkozy, s’était mobilisé dans l’affaire de l’arche de Zoé, ainsi que viennent de le rappeler fort opportunément certains quotidiens nationaux, et alors même que la culpabilité des ressortissants concernés ne faisait pas débat.

    Plus récemment, un autre Etat a fait montre d’une résolution tout aussi forte et a eu recours à une mobilisation sans précédent, n’hésitant pas à enclencher une série d’actions à l’effet persuasif garanti.

    Il est, donc, clair que l’Algérie ne peut faire moins. Comment ne pas être convaincu que le Président Abdelaziz Bouteflika, au nationalisme si sourcilleux, nourri à la sève révolutionnaire, et dont l’engagement a permis à l’Algérie de s’affirmer au plan international, suive personnellement cette affaire et veille tout aussi personnellement à ce que lui soit réservé le seul dénouement qui s’impose en la matière : celui de la reconnaissance de l’évidente innocence du Haut fonctionnaire arbitrairement interpellé.

    Car, il importe qu’en cette affaire, l’empire du droit s’affirme et que, entre autres, les sacro-saints principes que sont la présomption d’innocence et du bénéfice du doute soient pleinement appliqués. Encore que dans le cas d’espèce, le recours au doute n’est absolument pas pertinent.

    Il y a, en effet, absence totale d’homonymie, une filiation irréfutable et un parcours professionnel strictement civil. A cela s’ajoute le fait non négligeable que le parquet français s’est opposé à plusieurs reprises à la délivrance de mandats d’arrêt.

    Alors, puisque cette voie, c’est-à-dire celle judiciaire, a été privilégiée pour que toute la lumière soit faite, laissons la justice suivre son cours, sans qu’elle ne soit l’otage de quiconque ni polluée par des considérations étrangères à sa vocation originelle.

    Il a été abondamment répété que l’interpellation du « commanditaire présumé » dans l’affaire André Ali Mecili mettait fin à plus de vingt ans d’impunité. C’est en vérité préjuger des résultats de l’instruction en cours. Mais, il est vrai que d’aucuns semblent désireux de clore cette affaire, fusse en sacrifiant un innocent, véritable bouc émissaire dans cette affaire. Comment concevoir un seul instant qu’une injustice puisse en réparer une autre et se satisfaire ainsi de la pire des solutions qui soient ?

    Que ceux qui sont animés de bonne foi, et qui pourraient avoir été abusés, se posent cette question, et elle seule : et si Mohamed Ziane Hasseni était innocent ?

    Tous ceux qui l’ont bien connu, ou simplement côtoyé, ne doutent pas, eux.

    L’homme d’honneur et de convictions qu’il est vit actuellement, de même que sa famille fortement éprouvée, une terrible épreuve ; d’autant plus terrible qu’elle ne repose que sur une confusion… volontaire ?

    Si de telles erreurs sont possibles dans un pays qui se présente volontiers comme un Etat de droit et comme patrie des droits de l’homme, cela donne réellement froid au dos ».

    Si Ahmed Abdelhadi

  8. mohand dit :

    Et voila que résurgissent les « hirondelles », elles ne font pas le printemps malheureusement en ces temps froids du mois de novembre.

  9. justice&verite dit :

    Incroyable mais vrai ces leches BOUTillons et cie veillard malade dictateur aSSaSSin sanguinaire voleur et violeur de la nation algerienne et son peuple …depuis 1962 surtout le 19 juin 1965 á maintenant 2008 dont votre BoutHef etait l’acteur/artisan/regisseur number one…
    voila « presque » tout est dit et il y’a encore plus…

    Que voulez-vous encore de plus?

    Nom de Dieu, il y’a un crime et une famille qui souffre depuis plus de 20 ans.

    Alger OFF-icielle protege et l’assassin et autres qui sont liés de prés ou de loin á cet horrible crime qui a decomposé le reve d’une famille de grandir et jouir de l’amour de la mere et du pere ensemble mais des assassins lui avaient oté la vie lachement et avaient decidé un autre sort/destin á cette pauvre famille Mecili!!!
    WHY, pourquoi ?

    Un juge integre detient entre les mains un « presumé » commanditaire jusqu’á ce que son innoncence soit demontré/prouvé soit alors par ce regime sanguinaire d’alger qui doit remettre et l’assassin et le commanditaire Amellou puis tout le monde sera content.
    Mais tant qu’Alger oFFicielle fait la sourde oreille et presente des faux allibis qui aggrave le sort de ce diplomate.

    CHICHE si votre canasson (dixit Nezzar) ce BoutHef possede un gramme de decence ou bien á la hauteur de sa petite taille…, qui pretendait au prix Nobel (son reve/illusion!) avec plusieurs millions d’euros á une agence de marketting espagnole, CHICHE qu’il respecte les engagements de l’algerie OFFicielle aupres de toutes les instances internationales de prouver sa stature d’homme de paix, justice&verité, CHICHE que votre president remet alors les vrais assassins et commanditaires,… CHICHE qu’il sauve ce diplomate qui avait presenté des doutes au juge Thouvenot qui veut rendre justice&verité á la famille Mecili qui souffre depuis plus de 20 ans car un « mokh » aSSaSSin du regime d’alger avait decidé de lui oter la vie et de decomposer l’espoir et l’avenir d’une famille francaise europeenne!

    Ne soyez pas dupe, votre BouHef ne se soucie point de quiconque mais seulement el-mouradia á vie sorry á mort!

    Le juge Thouvenot n’est pas un juge algerien sous les ordres de la sonnette de son mobile.

    Bientot nous aurons une confrontation directe avec le hero colonel Samraoui qui a deja brisé le silence de l’omerta … au suivant!

    Aller have a nice date/time!

  10. Djillali dit :

    maintenant que medelci dit que hasseni est otage de la france, ca veut dire que c’est le vrai hassani. Il n’y a plus le général Smain pour monter des combines avec la dst et la dst de sarko n’est pas la dst de pasqua. docn, netre alger et paris c’est un nouveau bras de fer. il se raconte que sarko ne veut pas d’un troisième mandat pour bouteflika. l’effacement de larbi belkheir de la scène pour cause de maladie sérieuse laisse un vide pour la france que bouteflika et quelques généraux veulent combler en s’accaparant les sphères d’influence de larbi belkheir. le rebondissement de l’affaire mecili tombe dans ce contexte. on ne parle pas beaucoup de amellou l’assassin présumé de mecili alors que cet agent barbouze tient une société privée de sécurité à baba hassen avec la bénédiction de ses chefs d’hier et d’aujourd’hui.

  11. jazairia dit :

    @ Djillali,

    je suis éberluée par ce que vous avancez. le MAE parle d’otage car effectivement le diplomate a produit plusieurs documents administratifs dont même un livret du temps de la colonisation qui prouve son identité. il doit don être libéré, conformément aux canons du droit français. s’il est retenu en France depuis 4 mois sans qu’on puisse prouver quoi que ce soit, cela devient une séquestration de personne et une prise d’otage. d’autre part je n’en crois pas mes yeux. ainsi donc vous connaissez Amellou? si cela est vrai, c’est donc que vous savez que Hasseni n’est pas Rachid Hassani. n’est ce pas?

    @ Mohand

    vous devez vivre bien loin de l’Algérie car chez nous il fait un temps splendide. revenons aux choses sérieuses, cher Mohand, nous devrions tous ensemble écrire une lette au juge pour lui demander d’activer et de convoquer les deux ex officiers Semraoui et Aboud pour enfin établir très clairement si Mohamed Ziane Hasseni est Rachid Hassani. si oui qu’on le juge si non qu’on le libère parceque cette longue attente signifie une seule chose que ce procès est assurément un procès politique et que l’attitude du mis en examen, notamment sa bonne volonté démontrée par l’acceptation des expertises judiciaires et les documents qu’il a fourni ne conviennent pas au portrait robot qu’on veut confectionner du coupable idoine.

  12. Mourid dit :

    Juste un commentaire pour justice et vérité. Il y a eu un crime à Paris qui a endeuillé toute une famille et l’entourage de feu Mécili,mais ce n’est pas une raison pour endeuiller une autre famille d’un innocent je suis convaincu que Mecili Vivant il serait l’Avocat De Hasseni

  13. mohand dit :

    lire CES lieux qui m’inspirent et me permettent d’espérer.

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