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Archive pour le 27 novembre, 2008

A quand le dénouement ? L’affaire du diplomate et le cas rwandais

kab.jpgEn matière diplomatique, l’Algérie s’est souvent présentée comme le phare incontournable en Afrique, glissant parfois dans les habits d’une suffisance qui agace ses partenaires. Dans la bourse de ces valeurs, la fierté nationale a dû prendre un coup depuis l’interpellation en France du diplomate Mohamed Ziane Hasseni. Arrêté et transféré de Marseille vers Paris, les mains entravées, il est inculpé dans le dossier de l’assassinat de l’opposant Ali Mecili. Le juge lui a imposé un contrôle judiciaire qui lui interdit de quitter la région parisienne. Pourtant, tout plaide pour son innocence qu’il n’arrête pas de hurler.

Passe que le juge ne l’entende pas ! Les tests et les expertises ADN, auxquels il a accepté de se soumettre, finiront par le rétablir dans ses droits et établir la vérité légitimement recherchée par la partie civile et la justice française. Mais que dire des autorités ? Il faut peut-être observer le cas d’un autre chef de protocole pris dans les filets de la justice française pour s’en faire une idée.

Rose Kabuye, une proche du président rwandais, a été inculpée la semaine dernière (mercredi) pour complicité d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste, après avoir été arrêtée en Allemagne. 

M. Hasseni, chef de protocole au ministère des Affaires étrangères, et Mme Kabuyé, directrice du protocole présidentiel, ont été arrêtés à la suite de mandats d’arrêt délivrés par des juges français.

La responsable rwandaise est soupçonnée d’avoir participé à l’attentat contre le président Habyarimana en 1994 qui a débouché sur le génocide dans son pays. La justice française a agi dans cette affaire parce que les membres de l’équipage, décédés dans l’attentat, étaient des Français.

Soupçonné de complicité d’assassinat sur la foi d’un témoignage fragile, M. Hasseni se trouve dans une situation un peu plus contraignante que la responsable rwandaise soupçonnée, elle, de génocide. Hasseni ne peut pas quitter la région parisienne, tandis que Mme Kabuyé peut se déplacer en France. Lorsque le diplomate algérien a été arrêté, le gouvernement s’est illustré par une absence de réaction.

Il a fallu attendre des semaines pour que le ministre des Affaires étrangères se rende à Paris pour évoquer son cas. Son homologue français, qui a rendu publique la visite, précisait qu’elle avait eu lieu à la demande de Mourad Medelci… Si les deux affaires ne sont pas en tous points comparables, on observera que Kigali a réagi. Et de manière vigoureuse.

Mme Kabuyé a même été la vedette des plateaux de télévision et a animé des conférences de presse pour dire son “innocence”. Bernard Kouchner a déployé des trésors de finesse pour que l’affaire n’aggrave pas l’état des relations diplomatiques que Kigali a rompues après la délivrance des mandats d’arrêt. “J’espère que cela va permettre qu’enfin, on rétablisse ces relations”, a-t-il dit. M. Kouchner a fait valoir que Mme Kabuyé pourrait désormais avoir accès au dossier et a souhaité que cela puisse dissiper les “malentendus” qui se sont accumulés entre les deux pays au sujet du génocide.

A. Ouali Liberté

LADDH Annaba: Le régionalisme, le tribalisme et le clanisme dénoncés

laddh.jpgCe mardi 25 novembre, la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) a organisé, en son siège à Annaba, une conférence- débat sur le thème «Participation du citoyen aux réformes démocratiques».

«Qu’est-ce qu’un citoyen, une société civile, l’opinion publique ? Le vote est-il le seul droit à l’exercice de la citoyenneté ? Par quelles autres voies le citoyen participe à la vie publique ? Les réformes démocratiques ont-elles une chance de succès sans la participation des citoyens ? Quelles sont les conséquences de l’état d’urgence sur l’exercice de la citoyenneté ?» ont été les principales questions abordées.

A cette rencontre, ont pris part des juristes, femmes et hommes de loi, intellectuels, universitaires, médecins, représentants de la société civile, dont l’Association des parents de harraga, et des victimes de la décennie noire, des étudiants ainsi que de simples citoyens.

La démocratie et la citoyenneté étaient au centre du programme des communications et des interventions. En l’absence du sociologue Nacer Djabi, professeur à l’université d’Alger, chercheur au Cread et auteur de nombreux ouvrages sur les mouvements sociaux, le terrorisme, qui a eu un empêchement de dernière minute, c’est le Dr Kamel Daoud, représentant de la LADDH à Annaba, qui a animé la conférence. L’on a ainsi parlé de la démocratie et de la citoyenneté sous la forme participative économique et sociale, du citoyen et de la carte de vote, des droits civiques et des droits de l’homme.

Les participants ont également soulevé la question des amendements de la Constitution en 1989, 1996 et ceux votés dernièrement par l’Assemblée populaire nationale. D’autres questions ont fait l’objet d’un intéressement particulier. Il s’agit du régionalisme, du tribalisme et du clanisme qui caractérisent ces dernières années la gestion du pouvoir, d’élus dans les deux chambres qui ne représentent qu’eux-mêmes, de droits civiques, de la sécurité, du dialogue social, de la mission des associations civiles, l’éducation…

Pour d’autres intervenants, dont Me Abderrahmane Boutamine, avocat du barreau d’Annaba, M. Hami, juriste, Abdeslem Frihi, sociologue, la multiplicité des problèmes à résoudre déploie d’une façon consternante l’éventail des égoïsmes catégoriels dans une république où des élus de la minorité décident pour la majorité. Succinctement, il est souligné que les structures mentales forgées par l’opportunisme au sein des vieilles organisations persistent à détourner les règles démocratiques pour mieux servir les gens du pouvoir.

La majorité des intervenants a estimé que c’est au pouvoir de s’adapter au peuple et non l’inverse. En clair, ils ont estimé que le blocage auquel est confrontée l’Algérie en matière de respect de la démocratie et de ses règles démocratiques relève moins de l’idéologie réduite à l’état de réflexe, que de l’inhibition. Ainsi est mise en cause la qualité des hommes au pouvoir dans l’incapacité d’analyser la situation que vit le pays et loin de la réalité du terrain et des préoccupations des populations.

D’autres ont souligné que les quelques afféteries branchées et séductrices lancées par les gens du pouvoir à l’adresse de leurs serviteurs directs des deux chambres nationales annoncent que pour la prochaine élection présidentielle, la messe est dite.
A. Djabali/ Le Soir d’Algérie 

Tizi Ouzou: «Seulement» 355 mosquées fonctionnelles faute d’encadrement

mosque.jpgLa wilaya de Tizi Ouzou compte 730 mosquées réparties sur les 67 communes. La daïra d’Azeffoun compte à elle seule 80 lieux de culte, suivie de celles d’Azazga (71), Bouzeguène (53), Aïn El-Hammam (51) et Iferhounène (45), alors que la commune du chef-lieu compte pas moins de 24 mosquées.

Des dizaines d’autres sont en cours de réalisation à travers de nombreux villages et villes de la wilaya, alors que seules 355 mosquées sont opérationnelles aujourd’hui faute d’encadrement.

Ce dernier est actuellement assuré par 18 imams professeurs, 75 imams mouderès, 132 maîtres d’enseignement coranique, 62 muezzins et 165 agents d’entretien.

Par ce nombre considérable de mosquées, Tizi Ouzou est classée parmi les wilayas les plus loties en la matière. La région compte aussi 18 zaouïas ou écoles coraniques et un Institut national islamique implanté à l’extrême sud-est de la wilaya, Iloula Oumalou, tandis que l’effectif des étudiants est de près de 500. 

Source Le Quotidien d’Oran

Moussa Touati: « La fraude électorale ne peut pas aller au-delà de 20% »

touati1.jpgLe président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati,  a déclaré hier, lors d’une conférence de presse tenue à Alger, que la présence des surveillants étrangers lors des élections présidentielles prochaines ne servira à rien. «Nous n’avons pas besoin d’étrangers pour contrôler ces élections. La participation massive des citoyens est la seule assurance. La fraude ne peut pas aller au-delà de 20%. » Synthèse d’El Mouhtarem

Commentaire: L’Algérie est le seul pays où un chef d’un parti peut annoncer, à cinq mois d’une élection, le taux de fraude. Pis, il décide de participer à l’élection !

El Mouhtarem 

Medelci: «La France retient en otage un des meilleurs diplomates algériens»

medelci.jpgLe ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a affirmé hier à Alger que la France retient en otage, depuis 4 mois, un des meilleurs diplomates algériens « sous prétexte qu’il est ce qu’il n’est pas ». 

«La France est en train de retenir en otage un des meilleurs diplomates algériens depuis 4 mois, sous prétexte qu’il est ce qu’il n’est pas, c’est-à-dire il y a une confusion de personnes », a-t-il dit au sujet de l’affaire du diplomate Mohamed Ziane Hasseni, retenu et placé sous contrôle judiciaire depuis le 14 août dernier.

«Je me suis permis d’attirer l’attention du ministre (des Pays-Bas) lorsqu’on a évoqué la question des droits de l’homme sur une situation paradoxale que les droits de l’homme sont en train de connaître dans un pays ami et partenaire, la France », a-t-il encore précisé, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue néerlandais, Maxime Verhagen. «Ce qui est exactement le contraire des principes des droits de l’homme», a-t-il relevé selon l’APS, soulignant qu’un de ces principes « est de se considérer comme innocent jusqu’à preuve du contraire». «Ce droit est, semble-t-il, quelquefois un peu perdu de vue», a-t-il ajouté.

«Aujourd’hui pour montrer sa bonne volonté, M. Hasseni a bien voulu aller au-devant du souhait exprimé par la justice française, en subissant des tests », a-t-il expliqué, faisant savoir que « M. Hasseni attend des résultats et éventuellement être confronté à ceux qui l’ont désigné à tort comme étant la personne qui n’est pas elle-même ».

Répondant « à ceux qui considèrent qu’Alger à lâché Hasseni », M. Medelci a affirmé que « cela n’est pas vrai et que nous agissons au quotidien d’abord auprès des autorités françaises et nous ne ratons aucune occasion de le faire ». Le ministre a soutenu que l’Algérie a décidé d’élargir la discussion sur cette question aux autres pays afin de rendre « attentive » la communauté internationale sur « l’iniquité » de cette question.

L’affaire Hasseni a été évoquée avec M. Verhagen, lorsque les questions des droits de l’homme ont été abordées, a indiqué M. Medelci. « Nous avons décidé de parler ouvertement des questions des droits de l’homme, ouvrir le débat d’une manière extrêmement franche et examiner différents espaces d’expression sur les droits de l’homme », a-t-il ajouté.

Photo: Mourad Medelci

Qui est DP world des Emirats qui gérera nos ports ?

dpworldannonce.jpgL’OCDE a pris un certain nombre de mesures pour combattre la soif de l’argent facile, certains pays ont suivi, tous sont d’accords pour dire que si l’on veut diminuer la corruption, (1) il faut la liberté d’expression (2) il faut une justice indépendante, enfin il faut la participation des citoyens. Il disent aussi que si l’on veut obtenir des résultats, il faut s’attaquer aux avoirs mals acquis et les mettre sur la place publique.

Gérer un organisme alors qu’on sait ne pas avoir les capacités, c’est aussi tromper son peuple et c’est aussi voler quelque part. Je constate malheureusement que ces sujets n’ont pas la Une, pourquoi une raison que j’ignore. Souhaitons qu’ils le deviennent mais faisons en sorte de les mettre à la Une chaque fois.

Il y a des centaines d’affaires dans les APC, dans les Wilaya et au plan national et toutes peuvent être dites. On peut enfin dire les choses pour les corriger et ou les diminuer pas pour régler des comptes, comme on constate malheureusement quelques fois.

Aujourd’hui, je vais commenter encore cette affaire des deux ports algériens cédés à des milliardaires qui courent après le prestige beaucoup plus que toute autre chose chose. Je veux parler de la DP world des emirats. Voici ce je veux ajouter sur ce sujet, pour le moment.

DP World est entrée en Bourse, elle a vendu 20 % de ses actions.
La vente des actions était réservée aux investisseurs institutionnels dans le monde, aux Emiratis et aux ressortissants des cinq autres monarchies pétrolières du Golfe, ainsi qu’à toutes les personnes qui ont le statut de résident dans les Émirats.
DP World «a conclu en septembre un partenariat stratégique avec le Nasdaq, la Bourse électronique new-yorkaise ».

Après son acquisition en 2006 de P&O pour 6,85 milliards de Dollars, DP World avait dû renoncer à gérer six ports américains inclus dans la vente en raison de l’opposition du Congrès américain, qui avait mis en avant des risques en matière de sécurité nationale, alors que BUSH avait soutenu et à défendu ses amis du Golf dans la transaction.

La date limite fixée au 15 novembre pour l’achat d’ actions DP world coincide avec les accords de concession qui ont été signés le 10 novembre dernier à Alger en présence de deux ministres algériens Messieurs Amar TOU et Hamid TEMMAR.
En vertu de ces accords, des joint-venture seront créées entre DP World et de l’autorité portuaire d’Alger et de Djen Djen, la concession est de 30 ans. DP World sera en charge de la gestion de ces sociétés d’exploitation.

Les deux sociétés qui seront mises en place dès janvier 2009 prévoient de réaliser des investissements y compris l’achat de nouvelles grues et de matériels, d’une valeur de 84 millions d’euros sur les quatre premières années.
On ne sait pas cependant si l’investissement sera financé exclusivement par un IDE (investissement direct étranger) donc par un apport de DP World ou par un auto – financement (sachant que les 2 ports sont bénéficiaires) ou alors par un financement de banques algériennes (c’est envisageable puisque la caution et ou la garantie existe belle et bien, elle se compose des actifs disponibles).

Notons également que DP World a été conseillé “par Clifford Chance Paris avec Tony Giustini et Rémi Sermier, partenaires, Debra conseil, de conseil, Lionel Vincent, avocat, Claire et Emmanuel Skrinda Mavroidis, avocats. Mustapha Hamza pour ce qui est des questions de droit algérien”.

“L’État algérien a été conseillé par Maître Mohand Tayeb Belarif. Avocat et expert auprès de la POHL Consulting (une societé française où travaille également un certain expert Brahimi Abdelhamid)”.

Précédemment le Bureau d’études Pohl consulting où est employé en qualité d’expert M. Mohand Tayeb Belarif a réalisé et a conseillé les Algériens dans plusieurs opérations financées par la Commission européenne. Les principales opérations qui me viennent à l’esprit sont :
La Mise à niveau et la privatisation des entreprises.
C’est également ce Bureau qui dans le cadre du programme de l’Union européenne, a élaboré un «Manuel d’opérations de privatisation par voie de cession d’actions». Ce manuel a été réalisé par M.Barreix expert international du cabinet Pohl Consulting. Il fournit aux SGP et EPE un outil simplificateur des tâches dans le déroulement des opérations de privatisation.

Le document est conçu comme un ensemble de méthodologies, de chronologies standardisées et de modèles de documents adaptables, à usages récurrents.
C’est donc ce bureau, entre autres, qui nous enseigne comment se départir de nos biens et les partager avec des multinationales alors que nos milliards de réserves dorment et son improductifs.

Le dernier point dont je voudrai parler est celui là: au moment où les deux ports sont vendus à un opérateur qui passe pour être le 4ème du monde, ce qui sous entend qu’il a les moyens intellectuels de premiers plans pour améliorer le fonctionnement des ports, pourquoi alors le Ministère du transport en accord avec la Commission européenne viennent de lancer deux appels d’offre le 21 novembre 2008, pour choisir des entreprises dans les domaines de l’assistance technique en rapport avec la gestion des ports. Il y a de quoi se perdre dans ces stratégies à deus sous.

Les 2 appels d’offres sont visibles sur le site de la Commission européenne. En voici des extraits.
1) «la réalisation d’un marché d’assistance (budget 1 million d’euro) technique en vue de la mise en place de guichets uniques portuaires comme outils de facilitation du transit des marchandises. Ces guichets impliquent notamment le développement du concept de «Port Community Systems» à travers le renforcement de la communication entre l’Autorité Portuaire, les clients et les membres de la Communauté Portuaire, (Douanes, contrôle phytosanitaires, agences de manutention et transit, entreprises de transport terrestre, etc.)

Le système s’inspirera des expériences des ports européens. Le marché couvrirait éventuellement l’acquisition de licences d’utilisation de logiciels et l’assistance technique pour leur adaptation à un port algérien ainsi que l’association de deux autres ports à l’utilisation de ces outils.»

2) «Etude de définition et faisabilité économique, financière, juridique et institutionnelle de la mise en concession d’une plateforme logistique qui sera aussi fondée sur des réseaux d’opérateurs comme une extension de la fonction portuaire. Cette étude nécessite des analyses technico-économiques multimodales et commerciales ainsi que le développement d’un cadre juridique pour l’aboutissement d’un partenariat public privé. Budget 850.000 €. »

Il y a beaucoup de question sans réponse malheureusement, c’est pourquoi on s’interroge et on s’interrogera encore longtemps. Même le Conseil de la Privatisation ne se réunit plus. Le site Internet de cet organisme mentionne que la dernière réunion date de l’année 2007. Décidement il y a beaucoup de questions sans réponses.

Par Mohand

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