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Archive pour novembre, 2008

Je reviens d’un enterrement

Je suis parti à Béjaia où j’ai assisté à l’enterrement de M. Fatah Chibane, président de l’APC de Timezrit, assassiné par un groupe armé mercredi vers 18h dans la région d’Adekar. Les détails suivront…El Mouhratem

Lila HADDAD, directrice de la nouvelle télévision algérienne ?

television1.gifL’ancienne correspondante de l’ENTV à Bruxelles, Lila HADDAD, qui cumule en ce moment deux fonctions, celle de présentatrice d’une émission de télévision sur une chaine arabe et celle de directrice d’une société de communication située au cœur même de la capitale européenne. Elle aurait été sollicitée, selon des sources bien informées, pour assurer le lancement et la direction de la future chaine de télévision algérienne au Grand Duché du Luxembourg.

La quarantaine, Lila HADDAD est postuniversitaire et pourrait se targuer d’avoir un parcours hors du commun. Elle a commencé en 1994 une brillante carrière journalistique en assurant des correspondances régulières pour des journaux, radios et télévisions tant en Europe que dans le Monde arabe. Elle fut notamment, entre 2000 et 2002, la correspondance permanente de l’ENTV à Bruxelles, puis de Khalifa télévision, avant de disparaitre du paysage audiovisuel algérien pour des raisons inconnues.

Au-delà de sa double casquette de journaliste et de chef d’entreprise, Lila HADDAD qui vit à Bruxelles depuis plus de 22 ans,  a le mérite d’avoir d’autres cordes à son arc car outre un trilinguisme parfait, arabe, français et anglais, elle a une capacité d’analyse et de gestion incontestables. Son confrère, Jean Paul MARTIN, journaliste à la chaine luxembourgeoise, RTLTVI, dira d’elle, celle qui sait encaisser les coups sans s’avouer vaincue. Une force tranquille aux compétences professionnelles de standard européen renchérira Ahmad KAMEL, l’ancien directeur du bureau d’Al Jazeera à Bruxelles.

Contactée par nos soins, Madame HADDAD, n’a pas souhaité émettre de commentaire mais s’est contentée de rétorquer «  Mon métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume là où il faut. » Si  l’information se confirme, Lila HADDAD sera indéniablement « la femme qu’il faut au poste qu’il faut » conclura  Louisa Morgantini, vice présidente du Parlement européen.

Source, Eap

Pour quelques années de plus: Acte II.

boutef2.jpgAu crépuscule de sa vie, le président ne renonce pas à son instinct dominateur. Pour cela il est prêt à hypothéquer l’avenir de l’Algérie après avoir infantilisé son peuple par un populisme digne des grands dictateurs arabes et africains. Rien ne résiste à sa volonté de tout contrôler. La marche vers le 3e mandat est inexorable. Bouteflika a choisi l’ambiance de   1er Novembre pour porter son coup d’estocade à la démocratie embryonnaire dans la plus pure tradition du clan d’Oujda.  Cela rappelle en effet le coup d’Etat de 65 auquel il a participé. Cette violation de la loi, dont on garde toujours les stigmates,  a été planifiée à quelques jours de la commémoration de l’indépendance.

Donc, après l’annonce de M. Bouteflika de vider de sa substance la Constitution de Zeroual, et dans la foulée tuer dans l’oeuf les prétentions historiques de celui-ci, la deuxième étape de ce drame algérien vient de commencer.

Les députés, contrôlés de près par le Pouvoir, vont approuver, sans discuter, « l’amendement » imposé par ce que l’on peut qualifier désormais, le monarque de l’Algérie. Que peut-on attendre de ces députés, gorgés et alourdis par des liasses de billets de banques, excepté la faculté canine d’aboyer, avec conviction et sérieux, des oui-oui, et après-coup glapir joyeusement, dans leurs paumes, des you-you stridents?  

Ces fonctionnaires, mercantiles à outrance,  ont reçu la meilleure description qu’on puisse faire de leur nature par Louisa Hanoun. Ils sont tout simplement un danger pour l’Algérie. Une accusation gravissime qui vient de l’intérieur de ce corps. Mais comme cette dame a perdu sa crédibilité d’antan, notamment en acceptant le principe des mandats présidentiels illimités, ses positions fracassantes ne font plus recette. Et pourtant, elle et ses congénères du Parlement ne sont pas moins un vrai danger public.

D’autres acteurs vont être mobilisés pour participer au crime qui se déroule sous nos yeux. Ceux qu’on appelle pompeusement « sénateurs » du « conseil de la nation », ne font pas figure d’exceptions dans cette entreprise de destruction de l’édifice démocratique.  Le sénat, dont l’existence n’est nullement remise en cause par l’amendement de Bouteflika (tient quel magnificence!…),  est la partie la plus sombre de l’oligarchie institutionnalisée et l’artillerie la plus lourde contre les réformes démocratiques; contre la désaliénation du peuple. 

C’est un véritable musée d’archéologie feutré, climatisé, capitonné,  dans lequel se meuvent des statuts et des bustes ternes et sans vies,  des reliques du passé, au relent de fauves, sans d’autres prétentions politiques que celle de laper dans les mains des généraux ou du généreux bienfaiteur qui les ont cooptés.

Les élus ailés de cet antre  du repos et de la quiétude éternelle n’ont aucun lien avec la jeunesse d’aujourd’hui éprise de justice de liberté et d’un souffle de démocratie. Une démocratie telle qu’elle la voit dans les pays qui se respectent et non comme l’interprète et la décrète M. Bouteflika, le monarque.

Les locataires de ce cénacle sont gardiens du temple du système qui a conduit l’Algérie à la faillite. C’est à eux que revient la mission  de bloquer toute velléité révolutionnaire, démocratique ou volonté populaire de mauvais goût qui réussirait  à passer au travers du premier sas de la chambre basse.  La chambre Haute est  beaucoup trop haute pour entendre nos gémissements. Entre eux et le Bon Dieu il n’y a pas une grande distance. Vieillesse oblige, ces élus sont justes à quelques voyages, en France ou à la Mecque pour traiter leurs maux somatiques ou psychiques étant donné que leurs consciences sont trop chargées. Cette noble élite est composée de toute sorte de mercenaires politiques. Certains le sont avec ferveur, d’autre avec résignation affectée,  mais tous avec une volonté coupable. Il y’a des pourris, des lavettes, des caciques du carriérisme et j’en passe.

Pour faire bonne figure et se donner du sérieux, le Pouvoir soudoie sans compter. Dans le lot du tiers présidentiel, on trouve des personnalités illustres ayant succombé aux sirènes de l’opulence et du pouvoir.  

Il y a des compétences  moralement vierges, des notables probes avant de se compromettre, des moudjahiddins qui confondent indûment, la subornation présidentielle et appel du devoir national.  Mais là où le bât blesse, c’est de voir parmi ce florilège de la servitude, des visages qui n’auraient pas dû participer à cette tragédie. Ce sont les pires car ils ont été choisis pour leurs patronymes. Leurs noms sont synonymes d’un certain prestige; autrefois ils signifiaient quelque chose pour le peuple. Et le prestige justement, les corps constitués en manquent affreusement. Alors, on achète ce qui se vend. Par leur implication dans le jeu fourbe du Pouvoir, les légataires de ces noms monnayent sciemment leurs noms pour cautionner l’asphyxie du peuple. Ces prête-noms n’ont rien apporté à l’Algérie sauf qu’ils sont dépositaire d’un héritage glorieux appartenant au patrimoine de tout un peuple. Au lieu de faire bon usage de cet héritage, ils détruisent l’idéale, de justice de liberté et d’égalité qui a guidé leurs géniteurs.

Par exemple, on apprend aujourd’hui, qu’une des dernières  abonnées à cette assemblée de la démocratie algérienne spécifique, n’est autre que la petite-fille de Abdelhamid Ben Badis Allah Yerahmou. Un autre grand symbole algérien vient d’être confisqué par fakhamatou.

Voilà donc comment M. Bouteflika légitime et donne une conscience à ces ambitions de mégalomane.  On se demande en qualité de quoi, cette dame vient d’être nommée à ce poste? Quelle remarquable œuvre a-t-elle fait pour le pays? Ben Badis aurait-il accepté d’être serviteur de Bouteflika? Une question peu banale, mais on se la pose tout de même, car sa petite-fille vient de compromettre son nom uniquement parce qu’il est son père. L’association des oulémas n’a-t-elle rien à dire à ce sujet? Ou cette association a-t-elle pris l’habitude de prendre, seulement en retard, le train des grandes mutations? La nouvelle Constitution stipule pourtant que les symboles, de notre patrimoine historique, ne doivent pas être exploités pour des objectifs partisans. En agissant de la sorte, M. Bouteflika est le premier à avoir violé sa propre Constitution avant même qu’elle soit adoptée. Ce qui, en passant, prouve encore que le problème de déconfiture politique algérien n’a jamais été d’ordre constitutionnel, mais bien dans la démocratie de façade et dans l’asservissement de la justice et la faiblesse la loi.

La concernée peut s’en offusquer comme une vierge effarouchée, mais les faits sont malheureusement là. Elle et tous les autres sont au service d’un monarque et au service de la perpétuation de son système totalitaire qui répugne d’entendre dans les médias nationaux, les pourfendeurs de toutes les supercheries de ses thèses. Tant que ses partisans et ses opposants  non pas le même droit d’accès, en tout temps, à ces médias, mesdames et messieurs les députés vous serez la honte du peuple algérien. Vous êtes le produit de ce système inique autant que la large couche des gueux qui sont écrasés par son mépris et qui pour survivre, certains doivent aller chercher leur nourriture dans les décharges publiques.  Mais si ces derniers sont à compatir et restent nos frères malgré leurs conditions, vous, mesdames et messieurs, les députés de la haute et de la basse, vous êtes à plaindre.

Par Sniper

18 mois d’existence…500.000 visiteurs

En 18 mois d’existence, le blog Algérie-Politique www.ffs1963.unblog.fr a enregistré plus de 500.000 visiteurs. Algérie-politique demeurera un espace de libre débat pour tous ceux et celles qui militent pour une Algérie libre, démocratique et heureuse. Je remercie tous ceux qui contribuent au débat par des commentaires et des textes. Je remercie en particulier les nombreux visiteurs anonymes qui enrichissent les débats. Je remercie aussi et surtout Ammi Said, Sniper, Belaid, Mohand, Mabdekka, Assirem, Mohand Arezki, Wiyillan, amir & amira, justice&verité, Mohamed Samraoui, Abdelaziz Rahabi, Kamel Daoud, Salah Eddine Sidhoum, Abdelkader.S, le mutualiste, za3zmaza3ema, Khoukoum Samy, Fouroulou, Ahmed de Paris, Doudja, Ait Yahiaten, la malediction, david lemac, zawali ou radjel, Didier Bernard, Toufik, jeunesse brisée,  et tous les autres..qui se comptent par centaines, notamment les cadres de l’OAIC. Je remercie également la Fondation américaine IREX qui m’avait invité à un séminaire sur le journalisme citoyen qui s’est déroulé à Casablanca (Maroc).  El Mouhtarem

M’barek Mahiou le démocrate

En pleine campagne électorale des présidentielles de 1995, le 3 novembre, M’barek Mahiou, 46 ans, secrétaire national du Front des Forces Socialistes, et son neveu Farid (26ans) étaient assassinés prés de leur domicile à Jolie-Vue (Kouba-Alger). Les «zones d’ombre» qui ont entouré cet assassinat politique n’ont jamais été levées. Son parti boycottait cette élection «jouée d’avance».

M. Mahiou qui avait été secrétaire général par intérim du parti était une de ses chevilles ouvrières. Partisan d’une solution politique à la crise nationale, il était fondamentalement opposé à l’option sécuritaire du pouvoir. «La sortie de l’impasse, nous la voyons à travers un compromis démocratique qui exige que les forces politiques tant dans l’opposition qu’au sein du pouvoir se rassemblent autour d’un contrat national pour la démocratie », disait-il. Ce type de position suscitait alors les foudres du pouvoir et de leurs différents relais.

Depuis le début de cette décennie rouge, une trentaine de militants du FFS ont été assassinés. «Ce n’est pas parce que quelqu’un a des idées fondées sur la religion qu’il est terroriste, et ce n’est pas parce qu’on prétend être moderniste ou démocrate qu’on n’est pas terroriste», disait M’barak Mahiou.

Libre Algérie avril 1999

UPM…Et les pays arabes se font avoir

upm.jpgDécidement rien ne va plus, les pays arabes se font avoir, leurs représentants disent oui à Israël. Ils vont s’asseoir à la même table.
Pour discuter, mais de quoi donc ? De la Palestine occupée ou du Golan occupé ? L’une ou l’autre de ces deux questions ont beaucoup de valeur au coeur des personnes éprises de droit des Peuples. Il ne semble pas être le cas des diplomates arabes, qui cèdent après plus de 40 ans, ils n’ont comme lots de consolation que les faveurs de l’Europe du nord généreuse quand il le faut pour passer ses sombres idées.

Les Arabes se retrouveront à Barcelone au lieu de Tunis pour palabrer périodiquement en bonne compagnie. Les brunes de Barcelone sont plus exaltantes que les fausses blondes maghrébines. En effet ”Un consensus ministériel s’est dégagé mardi pour que l’Union pour la Méditerranée siège à Barcelone et que la Ligue arabe en soit membre à part entière en contrepartie d’un secrétariat général adjoint pour Israël », selon des sources diplomatiques concordantes.
Il y a un accord sur tous les points”, a déclaré à la presse un diplomate proche de la présidence française de l’Union européenne. “L’annonce va être faite tout à l’heure”, a-t-il dit.

Selon une source diplomatique israélienne, “il y a un accord pour que le secrétariat général de l’Union pour la Méditerranée ait cinq adjoints: trois européens et deux du sud, dont Israël”.
En contrepartie, Israël accepte que la Ligue arabe puisse participer à l’UPM en tant que membre à part entière, une demande des pays arabes. “C’est un compromis”, a-t-on ajouté de même source.

Le diplomate en chef de l’Union européenne Javier Solana s’était déclaré auparavant “heureux” de voir qu’un consensus s’était dégagé pour que Barcelone héberge le siège de l’UPM au cours d’une réunion ministérielle à Marseille (sud).”

Bravo aux diplomates maghrébins, à l’UMA moribonde mais qui coute des millions depuis de longues années inutilement. Les Arabes se sont mis d’accords pour ne jamais être d’accords entre eux, mais ils disent amen, à chaque fois qu’un Européen le leur demande; c’est le cas pour cette chose aussi, qu’on appelle UPM (l’union pour la Méditerranée).

Comment penser possible que l’union puisse se faire avec des Etats aussi différents, d’un coté des démocraties riches, de l’autre des mafias dirigeantes qui font la course pour des subsides, et enfin des colonisateurs ? C’est encore un moyen qui s’insère dans une stratégie beaucoup plus globale qui fera de nos Etats des “jouets” désarticulés et de nos nations des escalves d’un autre genre.

Si quelqu’un comprend mieux et peut m’expliquer pourquoi le Secrétariat adjoint pour Israel? Tous les autres pays acceptent de ne pas en avoir. Un secrétariat tournant n’est-il pas suffisant? Non on damme le pion aux Arabes de la plus belle des façons. Chah aux girouettes et à ceux qui ne représentent qu’eux mêmes. Ils nous montrent toujours encore plus qu’ils sont ce que tous nous pensons qu’ils sont…

Par Mohand

Alger: 20 000 policiers en 2010

revolteflic1.jpgLe directeur général de la Sûreté nationale Ali Tounsi a indiqué, hier à Alger, que le taux de couverture sécuritaire au niveau national oscille entre 70 et 75%. En procédant à l’inauguration hier de 9 nouveaux sièges de sûreté urbaine au niveau des circonscriptions administratives de Baraki, El-Harrach et Bir-Mourad-Raïs, Ali Tounsi a affirmé que «le taux de couverture sécuritaire au niveau national atteindra les 100% dans les deux prochaines années».

Par ailleurs, Tounsi a déclaré qu’actuellement «il y a 155 000 agents travaillant dans le corps de la police». D’après le programme 2009-2010 de la Dgsn qui continue de recruter annuellement 15 000 nouveaux policiers conformément aux directives du gouvernement, l’effectif de ce corps de sécurité atteindra 200 000 policiers d’ici deux ans dont 20 000 dans la capitale.

Photo (Newpress) prise lors d’une marche du FFS à Alger

Barack Obama élu président des États-Unis

obama.jpgLe démocrate Barack Obama a remporté l’élection présidentielle américaine aux dépens de John McCain, devenant le premier président noir de l’histoire des Etats-Unis et tournant la page de huit années républicaines à la Maison blanche.

Obama, 47 ans, succédera officiellement à George Bush le 20 janvier 2009. Il pourra s’appuyer, pour mettre en oeuvre les changements qu’il a promis pendant sa campagne, sur une majorité élargie des démocrates au Congrès, où l’on renouvelait mardi la totalité de la Chambre des représentants ainsi que 35 des 100 sièges du Sénat.

L’arrivée à la Maison blanche de cet homme né d’un père kényan noir et d’une mère blanche du Kansas, est un moment de l’histoire des Etats-Unis, 45 ans après l’apogée du mouvement pour les droits civiques menés par Martin Luther King.

Obama s’est d’ores et déjà assuré du soutien d’au moins 349 grands électeurs, beaucoup plus que les 270 nécessaires pour disposer de la majorité au collège qui doit élire formellement le président des Etats-Unis. Et alors que l’on connaît les résultats de plus des trois quarts des circonscriptions, Obama remporte le vote populaire avec 52% contre 47% pour McCain, soit un écart moins grand, a priori, que ce que prévoyaient certains sondages de fin de campagne. Sources Reuters

L’Algérie interdit un numéro de l’hebdomadaire français l’Express

lexpress.jpgLe dernier numéro de l’hebdomadaire français L’Express a été interdit en Algérie, après avoir fait l’objet d’une mesure similaire au Maroc et en Tunisie pour atteinte à l’islam.

« Nous avons saisi dimanche le numéro de l’Express (daté du 30 octobre au 05 novembre) en application de l’article 26 du code de l’Information », a indiqué à l’AFP une responsable du ministère de la Communication, sans préciser le ou les articles de l’hebdomadaire à l’origine de l’interdiction.

L’Express a fait sa couverture avec un dossier: « Le choc Jésus-Mahomet, leur itinéraire, leur message, leur vision du monde ».

L’article 26 du code algérien de l’information stipule notamment que « les publications périodiques et spécialisées nationales ou étrangères, quelles que soient leur nature et leur destination, ne doivent comporter ni illustration, ni récit, ni information ou insertion contraires à la morale islamique, aux valeurs nationales, aux droits de l’homme ».

Dans l’édition interdite, L’Express a publié un dossier, à l’occasion d’une réunion d’une cinquantaine de dignitaires catholiques et musulmans, le 4 novembre à Rome, pour « aider le dialogue entre l’islam et le christianisme », selon l’hebdomadaire.

Parmi les six articles, consacrés notamment à ce qui sépare les deux religions, l’un est titré « Jésus, le message rebelle », un autre « Mahomet, prophète et guerrier ».

Les autorités marocaines et tunisiennes avaient auparavant annoncé avoir saisi le numéro de l’hebdomadaire.

Interrogé à Paris par l’AFP, Christian Makarian, directeur délégué de la rédaction et auteur du livre « Le choc Jésus-Mahomet », avait affirmé qu’ »afin de ménager la sensibilité religieuse au Maghreb, nous avons changé la couverture de l’édition internationale qui porte un visage de Mahomet caché, conformément à l’usage islamique. Et malgré cette attention particulière nous sommes saisis. Je ne comprends pas », a-il affirmé.

Selon lui, le dossier parle du « rapport conflictuel » que peut avoir l’islam avec les autres religions, mais ne contient « nul part de propos offensants » sur cette religion.

* Couverture de l’Express: archives

Témoignage d’un passager ayant participé à une action collective pour faire échouer une expulsion

parisbamakoexpulsion.jpgMercredi 29 octobre 2008. Vécu: samedi dernier, j’ai voyagé avec des gens bien… Prêt à partir ce samedi pour Alger- j’y vais régulièrement dans le cadre d’une activité professionnelle de coopération avec ce pays- j’ai eu le sentiment, une fois monté dans l’avion, d’être pris en otage par Hortefeux, plus précisément par sa politique d’objectifs annuels chiffrés d’expulsion de sans-papiers.

J’avais repéré auprès du comptoir d’enregistrement d’Orly quelques personnes qui discutaient vivement, sans entendre de quoi ils parlaient. Il s’agissait probablement de militants défenseurs des sans-papiers expliquant à certains voyageurs qu’un «voyageur» de notre avion était l’objet d’expulsion suite à une obligation de quitter le territoire (OQTF). L’aéroport d’Orly était plein à craquer,c’était le début des congés de la Toussaint.

Arrivée dans la cabine: gémissements et agitation au fond de l’avion. Des policiers en nombre maintiennent un homme sur le siège, cherchent à le faire taire. Emoi des premiers voyageurs déjà présents. Le personnel de la compagnie d’aviation gêné, dans ses petits souliers.

Une parole imbécile d’un steward qui en arrive à dire: «ne vous inquiétez pas, nous avons l’habitude…». Ce à quoi il lui est répondu par un passager européen qu’il y a des choses auxquelles il vaut mieux ne pas s’habituer.

L’avion est plein. En majorité des Algériens, et des Français d’origine algérienne. Des Français d’origine européenne aussi.

La colère monte tout d’abord. Des femmes et quelques jeunes surtout. La plupart des Français d’origine européenne sont gênés, voire renfrognés, en tout cas ils cherchent à se faire oublier. Certains regardent leur montre ou piquent le nez dans un journal….quelques-uns uns se solidarisent plus ou moins ouvertement avec l’expulsé.

Une femme dit: «mais c’est un homme comme nous, pourquoi le traite-t-on comme un animal ?». Une fillette de huit-dix ans, en pleurs: «Maman, mais qu’est-ce qu’il a fait le Monsieur ?». La mère: «Il n’a rien fait, tu sais, il n’a pas volé, il n’a pas tué, mais il n’a pas de papiers et pour vivre dans un pays, il faut une carte d’identité ou une carte de séjour… » (belle leçon d’instruction civique, en mode express mais efficace). «Alors, c’est pas grave, il n’a rien fait de mal?» dit la gamine. La vérité sort-elle toujours de la bouche des enfants ?

Les gens refusent de s’assoir au fond l’avion. D’autre interviennent auprès des policiers pour demander qu’ils arrêtent de leur infliger, à eux et à leur famille, cette situation: «on a payé pour voyager tranquillement, pas pour entendre des hurlements pendant deux heures et demi, il y a des enfants ici, des personnes à santé fragile», «ce n’est pas normal de procéder ainsi…». Un grand costaud de policier menace: «attention, vous pouvez sans le savoir être mis en cause devant un tribunal, car vous vous opposez à la mise en oeuvre d’une décision de justice !».

Le calme revient, mais la moitié des voyageurs reste debout (dans tous les sens du terme…).

Des jeunes argumentent, tranquillement. Ceux qui ont discuté à Orly avec les militants expliquent: «cet homme ne veut qu’une chose, continuer à travailler en France, où il a fait sa vie, il a une femme et deux enfants français, nés en France. C’est la préfecture qui veut l’expulser rapidement avant, justement, que la décision de justice soit rendue. Vous savez, ils ont des quotas à atteindre…»

Une dame dit: «mais pourquoi ne les transportent-ils pas en bateau ?». Est-ce vraiment la solution ? Une dame encadrée par deux fillettes en pleurs revient dans le couloir et demande à une hôtesse: «est-ce que vous pouvez me trouver trois places vers l’avant, mes filles ne supporteront pas…». Personne ne propose, à l’avant, de céder sa place.

Le grand policier affirme: «la seule chose que vous pouvez faire, c’est descendre, sans garantie d’être remboursée, et vous récupérerez vos bagages plus tard, car il n’est plus possible de les ressortir de la cale». Un steward confirme.

Une vieille dame a un malaise. Un vieux monsieur semble pris de suffocation. Les hôtesses les réconfortent et leur apportent de l’eau.

Cela dure une heure, de nombreux voyageurs restant toujours debout, tout en gardant parfaitement leur calme. Après une ultime tentative du commandant de bord, au micro, qui dit: «ma compagnie n’a pas le choix, elle est obligée d’accepter ce genre de transports», les policiers décident de redescendre avec leur prisonnier, sous les applaudissements de joie de presque toute la cabine… le personnel de l’avion est ravi, et visiblement soulagé.

En fait, un consensus tacite s’est installé parmi les voyageurs pour refuser le départ, mais sur le mode de la résistance passive. Il suffisait de rester debout, pour les raisons les plus diverses et de tenir suffisamment longtemps, empêchant ainsi le décollage. Une réaction remarquable, qui a payé. La machine à briser aléatoirement des vies a été enrayée pour cette fois.

Je passe sur la déclaration rituelle du commandant de bord à l’arrivée, du style «j’espère que vous avez passé un bon voyage et que nous aurons le plaisir de vous revoir bientôt sur cette ligne, etc.» qui, dans de telles circonstances, prend un tour vraiment surréaliste…

Dire qu’il y a des gens qui ont du mal à comprendre que la Marseillaise soit sifflée par des Français d’origine nord-africaine au Stade de France…quand on a vu ça, on se l’explique facilement.

Enfin, malgré le retard et le stress, j’étais content ce samedi en arrivant à Alger, où les Français, les «9-3» et les autres, sont toujours très bien accueillis. J’avais voyagé avec des gens courageux, solidaires et intelligents. Humains tout simplement.
Sources: www.bellaciao.org

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