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Archive pour novembre, 2008

Le militantisme en Algérie est réduit à de simples déclarations d’intention, de querelles organiques sans fin et de conflits de personnes

cherevolution800.jpgEn d’autres circonstances, il serait normal de suspecter les raisons d’un tir croisé, par journaux interposés, sur fakhamatouhou. Il serait peut-être orchestré par le pouvoir occulte. La junte militaire a en effet l’art d’utiliser des pantins discrètement parachutés dans l’opposition pour renforcer le régime en place. Mais, cette fois, il faut reconnaître que le coup de force de M. Bouteflika contre la constitution est un acte qui vient de changer le destin de toute la nation.

Avec cet acte qui vient de jalonner tristement notre histoire, Bouteflika de facto concentre tous les projecteurs sur sa personne et sur sa conception despotique dans l’exercice du pouvoir. Il est naturel que tous les ennemis de tout bord de Bouteflika saisissent ce crime pour le fustiger. Mais dans ce groupe de contestataires il n’y a pas que les anciens mercantiles ou les ex-fantoches; ceux, que le monarque à refuser de convier à sa table ou nommer dans son sérail. 

Trop frustrés, ces courtiers marginalisés sont bien sûr les premiers à monter au créneau contre ce cirque constitutionnel et préélectoral. Ceux-là n’attendent pas un signal de départ pour publier leurs protestations, ils braillent spontanément en voyant l’opportunité d’un retour vers le système totalement compromise par les ambitions totalitaires de M. Bouteflika 

Simultanément à cette flambée de la surenchère folklorique, il y a des voix contestataires appartenant à des personnalités incontestablement crédibles et respectables de par leurs sincérités et leurs intégrités infaillibles. Leurs principes politiques et moraux, imprégnés par l’amour profond de leur patrie dans toutes ses dimensions, n’ont jamais été cédés au profit d’intérêt personnel malgré le besoin du Pouvoir d’adjoindre leurs compétences et leurs notoriétés avérées pour étoffer leur collection destinée à l’étalage. 

Le reproche qui, pourtant peut leur être adressé, est qu’ils réagissent mollement, de façons épisodiques, en rangs dispersés et le seul échéancier des présidentielles. Leur hibernation quasi quinquennale est un autre facteur qui sape le moral des larges couches sociales condamnées à la pauvreté et au mépris du Pouvoir. Leur “réquisitoires politiques” occasionnels et sans suites donnent l’impression que leurs revendications ne sont pas populaires et ne sont pas sérieuses. Elle est interprétée comme une absence d’assises populaires alors que dans la réalité ils représentent toutes les aspirations du peuple. 

Ce qui est encore plus déplorable à ce tableau peu reluisant, c’est que l’opposition officielle censée défendre la démocratie et la justice est frappée par incompréhensible aphasie fatale à leur crédibilité et à l’avenir des algériens. Si dans un tournant aussi crucial ils sont restés de simples spectateurs, affichant à peine leur désapprobation, que pourrait espérer d’eux le peuple. Ils agissent comme si le chemin vers le pouvoir devait être indiqué par le Zerhouni ou Bouteflika et jonchés de roses parfumés. Ils devraient se recycler dans les officines des syndicats indépendantes qui malgré la chape de plomb sont arrivé à se faire entendre et à être craint. 

Seul haut fait honorable qui peut être relevé, à mon sens, est le geste du MDS sur le terrain où ce parti a distribué des tracts, entrant directement avec les citoyens. À part ce “fait-divers” le militantisme politique a été marqué par le vide sidéral. 

Malheureusement l’action et le militantisme sont réduits à de simples déclarations d’intention, de querelles organiques sans fin et de conflits de personnes, se soldant souvent par des scissions ou des purges dramatiques pour le plus grand bonheur de ceux qui se sont approprié les richesses de l’Algérie. 

Chaque parti est une vraie maquette conforme de se qui se passe à l’échelle de l’État algérien. Un chef, indétrônable, quasiment seule figure et notable de la baraque, entourés par quelques convaincus intègres, des carriéristes ambitieux, mais sans prétention historique, et des ennemis plus ou moins déclarés suivant la grosseur de la pâture reçue, prêts à se vendre au plus offrant à la moindre occasion. 

Le spectacle lamentable qu’offrent les partis dits de l’opposition dont la plupart ont jeté l’éponge devant les coups de boutoir du régime. Ils ne remplissent plus leur fonction de partis.
Faut-il qu’on espère le retour d’un autre militaire comme le dit la rumeur qui enfle, pour nous donner espoir à la démocratie. N’est-ce pas un comble et une autre sucette provisoire (comme la limitation à deux mandats) pour un peuple “puérilisé” par les cajoleries et les louanges officielles?

Par Sniper

Les appels des anciens collaborateurs de Zeroual sentent plus l’intérêt qu’ils tireraient de le voir en position de chef…

zer.jpgJe refuse de croire qu’un général, fusse-t-il intègre et nationaliste, puisse en 2008 nous proposer autre chose que la “stabilité” et la “continuité”. Nous ne devons pas avoir la mémoire courte. Liamine Zeroual est un vrai moudjahid, c’est indéniable.
Son parcours récent montre sa nature mature et le différencie de la meute des opportunistes sans doute. On se rappelle qu’il avait pris sa retraite après la prise de pouvoir par Chadli (un ancien de l’Armée française, entouré de beaucoup de gradés également issus de l’Armée française, dont Larbi Belkheir). 

Désigné Ambassadeur dans un pays de l’Est, il a été ramené par NEZAR et ses amis, après les épisodes de la destitution de Chadli Bendjedid (pour avoir voulu composé avec le FIS en vue de garder le Pouvoir), puis le HCC géré en sous main par le clan des généraux.

Devant les bouleversements intervenus sur la question des droits humains au plan international et la naissance de rumeurs diverses, auxquelles se sont greffés les problèmes financiers et d’insolvabilité du trésor public. La présence de personnalités connues pour leurs compétences ( Sid Ahmed Ghozali, Belaid Abdeslam) sans oublier Mokdad Sifi (l’homme ayant pris un ascenseur pour monter en peu de temps tous les échelons de la hiérarchie) qui ont servi d’alibis. 

On s’est mis d’accord pour ramener l’un des historiques vivants, Mohamed Boudiaf, puisque l’autre historique en vie à savoir Hocine Aït-Ahmed a refusé.
Abdelaziz Bouteflika était rentré en Algérie de son asile doré, mais on a préféré un baroudeur et on a ramené Liamine Zeroual connu pour son franc-parler. On savait qu’il serait suivi par le peuple (aucune rumeur ni information ne circulait sur lui, il était à l’instar de quelques autres généraux, intègre). Mais ses amis et proches ne l’ont pas aidé dans sa tache, certain dont le général Mohamed Betchine a profité de sa position et de son amitié pour magouiller à tel enseigne qu’il était impossible de camoufler ses actes de corruption à grande échelle. 

Il a eu la sagesse de prendre une décision unique: démissionner et organiser des élections présidentielles anticipées. Ses amis mais non moins ennemis de l’ombre saisissent alors l’occasion de ramener Abdelaziz Bouteflika qui, pensaient-ils avec ses beaux discours, allait donner espoir à l’intérieur (on répand le souvenir alors aussi qu’il fut un proche de Houarir Boumedienne, sous entendu dit moi qui tu fréquentes je te dirais qui tu es). 

Le voila donc monté sur son carrousel doré. Il a réglé ses comptes avec ses ennemis d’hier, ceux qui l’ont empêché de prendre le trône en 1978. Il a organisé sa tribu en clan inamovible, il a enrichi ses proches et ses amis, il a organisé dans la durée son règne, qui, à la longue faisait apparaître sa vraie nature. De l’incompétence et de l’esbroufe ainsi que le mensonge. Incidemment des fortunes colossales se sont constituées sur le dos du domaine public. 

Il renforce sa position de la pire des façons. Il paie les sous-fifres et les valets pour continuer à le servir et à être ses remparts contre les assaillants que sont les vrais nationalistes qui veulent une autre Algérie que celle qui s’est formée à l’ombre de madame la France et de ses milliers de serviteurs de l’ombre. Il a eu l’intelligence bien sur ne pas toucher à un seul général (le seul qui ne fait pas parti des DAF) il l’entoure au contraire de sollicitudes tout en lui mettant dans les pattes quelques hommes à lui pour parer toute éventualité. 

Le cirque va se poursuivre encore longtemps car c’est le travail de plusieurs générations qui veulent ce statut quo, ceux qui profitent des biens de l’Algérie comme de leurs biens privés. Ceux-là ils sont contre tout changement, comme ils sont nombreux, ils sont gagnants d’avance. 

L’idée de remettre sur la scène publique le Général Zeroual est de mon point de vue une idée pas tout à fait mauvaise pour un temps. Le temps de bouleverser le scénario actuel, mais elle ne correspondant pas aux standards internationaux si elle devait perdurer. Les appels de ses anciens collaborateurs et amis sentent plus l’intérêt qu’ils retireraient de le voir en position de chef que celui de trouver la “solution” pour l’Algérie. 

La solution ne doit pas être un remake mais un bouleversement des pratiques et d’un changement de méthodes. Nous ne pouvons continuer à compter sur les anciens pour ne pas dire analphabètes algériens fussent-ils intègres et rassembleurs. Pour changer après tout ce qui a été dit sur l’Algérie, les divers diagnostics faits de l’intérieur du système et de l’extérieur, il faut construire une autre voie, et en cela je rejoins l’avis de Benbitour. 

Beaucoup de pays on forcé la cassure entres les anciens dirigeants et les nouveaux arrivants, ceux qui n’ont pas connus les guerres et les maquis en tant qu’acteurs mais en tant de connaisseurs, ceux qui ont fait leurs apprentissages sur les bancs des écoles et des usines, ceux qui savent réfléchir et gérer, ceux qui savent écouter et qui ne s’intimident pas des cris des coqs. 

Il faut une autre génération d’Algériens et il y en a, non les dociles moutons et les arrivistes et opportunistes qui ont remplis les Assemblées et les Administrations mais ceux qui sachant comment faire sont toujours à la périphérie et qui regardent faire les apprentis sorciers. Il nous faut  des hommes nouveaux, comme les autres pays ont su en trouver en leur sein. Les autres pays ont su choisir des hommes nouveaux, à commencer par la Russie, l’Espagne, l’Allemagne, l’Angleterre, la France, les USA etc… 

Eux oui alors qu’ils sont en avance de plusieurs décennies, ils évolueront et avanceront encore dans la modernité pour le prestige et le bonheur de leur peuple. Si on veut participer à une course, il faut choisir de bons chevaux. Les anciens ont fait leur temps, ils ont montré leurs insuffisances. Il ne suffit pas de les remettre en selle et imaginer qu’ils vont changer comme l’histoire l’exige de nous. Cette même histoire qui retiendra qu’on a fait la guerre pour sortir le colon de chez nous, mais qu’après on se regarde comme des chiens de faïences. 

On se querelle et on se déchire non pour construire le pays mais pour discuter des postes et des places qui ouvrent droit à la richesse mais pas du tout à la prospérité nationale. Ne faut-il pas à l’Algérie, d’autres Zeroual, nationalistes autant que lui, mais qui choisiront de servir le pays et gagner la reconnaissance de son peuple en construisant son pays sur des bases et en appliquant des règles universelles. Des règles que la rue n’enseigne pas, mais prodiguées dans les Universités et les grandes écoles avec évidemment une part pratique et pragmatique qui ressemble au génie de notre nation. Peu importe qu’il soit militaire ou civil. Ce qui nous parlerait mieux, c’est son programme, ses projets et son équipe. 

Nous en avons assez de voir les mêmes hommes nous répéter les mêmes choses alors que nous savons tous que se sont des mots trompeurs. On ne peut tromper les gens plusieurs fois.
Cette opinion est la mienne, c’est à dire celle d’un Algérien qui n’aspire qu’à voir son pays prendre la prestigieuse place qu’il mérite. Un parmi, des millions du Parti de l’Algérie silencieuse ceux qui ne veulent rien, ne prennent rien et ne demandent rien.

Par Mohand

Hadj Mohamed Abed n’est plus

disparus.jpgHadj Mohamed Abed, ancien DEC de Jdioua, située à 25 kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Relizane, et ancien chef « patriote », est décédé des suites d’une maladie. Il a été enterré hier dans un cimetière de sa localité.  

Pour rappel, Hadj Mohaed Abed a mis sur pied un groupe de patriotes et la garde communale après un attentat terroriste qui l’a visé en 1994. Hadj Mohamed Abed a perdu un enfant (DEC de Oued Djemaa) tué par un groupe armé le 17 avril 1995.

Ces deux fils, El-Houcine et Abdelakader, ont été mis en examen, en France, depuis le 30 mars 2004 «pour torture, actes de barbarie et crimes contre l’humanité» en Algérie dans la wilaya de Relizane entre 1994 et 1998.

Abdelkader était le premier adjoint de Mohamed Fergane l’ancien délégué exécutif communale (DEC) puis maire de Relizane durant cette période, connu surtout pour avoir dirigé une milice de lutte contre le terrorisme sur laquelle pèse l’accusation de plus de 200 cas de disparitions forcées de citoyens de la wilaya .

Abdelkader est repartit en France d’où il avait été rappelé par son père Abed pour occuper le poste de DEC d’El H’madena entre 1994 et 1997. Il a été rejoint par son frère Adda en 1999. Les deux frères travaillaient, au moment de leur inculpation, l’un comme responsable de surveillance l’autre comme chef de rayon dans une grande surface de la région nîmoise. 

El Mouhtarem et archives de la presse.

Le FFS de Ghardaia dénonce le retour des coups d’Etat en Algérie

beriane.bmpLa fédération du FFS de la wilaya de Ghardaia a rendu publique hier une déclaration intitulée «retour des coups d’Etat en Algérie» où elle dénonce le coup d’Etat orchestré contre M. Hadjadj Nacerdddine, Maire (RCD) de la commune de Berriane. 

Selon les responsables du  FFS, le coup d’Etat a été organisé par l’administration locale avec la complicité de certains élus de la commune. 

Les auteurs de la déclaration ont rendu un vibrant hommage au P/ APC « qui a agi avec un esprit de responsabilité durant les événements de Berriane ».  «Son seul tort est d’avoir désigné les véritables responsables des évènements en l’occurrence les responsables de l’administration et son soutien sans faille aux sinistrés…», a souligné le FFS. 

Par ailleurs, le FFS a dénoncé la trahison de ses deux élus:  Hadjadj Bahmed et Baaziz Omar pour leur ralliement au FLN.  «Ils ont trahi la population qui les a élue et le parti qui les a porté sur sa liste», a conclu le FFS de Ghardaia. El Mouhtarem 

Les contestataires du RCD affirment: « Notre «crime» est d’avoir osé briser l’omerta imposée au parti »

omerta.bmpDECLARATION

La machine répressive mise en place par le président du RCD aux fins de brider toute velléité de débat démocratique au sein du parti continue de sévir. Elle vient de prononcer des mesures d’exclusions à notre encontre, en violation des statuts et du règlement intérieur du Rassemblement. Comble de l’ignominie, le bureau régional sous la dictée de la clique d’El-Biar tente de justifier sa forfaiture en incriminant des militants qui ont tout donné au parti, notamment durant les durs événements qu’a connu le pays, et au moment où ceux-là même qui profèrent ces accusations contre nous se pavanaient dans les capitales occidentales, mettant leurs familles à l’abri de l’insécurité et du besoin.

Faut-il rappeler que Braham Bennadji, Sadek Kheladi, à l’instar de Saci Achour sont les derniers des mohicans qui ont vu naître le RCD lors des assises de Tizi-Ouzou. Les taxer d’une quelconque connivence renseigne sur le désarroi d’une bande aux commandes à court d’arguments, quant aux diatribes misérables proférées à l’endroit du Dr Azeddine Tinouche, celles-ci connaîtront une suite judiciaire à la mesure de l’injure.

En réalité, Mr Sadi veut fuir le débat politique qui lui est imposé pour nous conduire dans les méandres d’une polémique où il pense exceller afin de nous présenter comme des cas disciplinaires. Le problème que nous soulevons ne relève pas des structures disciplinaires et les arguments avancés sont frappés de fatuité, justement parce qu’ils ont été trop souvent utilisés contre les cadres émérites qui ont fait les frais de la politique d’exclusion et de marginalisation par le premier responsable du parti. Fakou ! Les accusations de connivence avec le pouvoir, le DRS ,Hadj Bettou, la trahison, la corruption et tutti quanti ne trompent plus personne.

En réalité notre «crime» est d’avoir osé briser l’omerta imposée au parti, en initiant un débat susceptible d’engager les structures internes dans un fonctionnement démocratique digne du projet politique que nous proposons au pays.
A ce titre, nous tenons à déclarer que nous ne reconnaissons aucune décision qui ne soit pas conforme aux fondements statutaires du parti ou contraire à l’éthique démocratique.

N’en déplaise à Saïd Sadi et ses acolytes, nous sommes et demeurerons militants du RCD, et nous continuerons à revendiquer un fonctionnement démocratique dans les instances internes du Rassemblement dont la pierre angulaire sera l’alternance démocratique y compris à la tête du parti ainsi qu’une plus grande transparence dans la gestion des finances de notre formation. Deux exigences légitimes qui semblent effrayer au plus haut point les responsables actuels du parti.

C’est mal connaître notre détermination que de croire qu’avec des sentences dignes des tristement célèbres procès de Moscou, nous allons abdiquer. La lutte va continuer jusqu’à la mise hors d’état de nuire de tous les MUGABE qui polluent le champs politique national.
Cette nouvelle forfaiture, aura le mérite de compléter le dossier déjà chargé du livre blanc que nous comptons transmettre le moment venu à l’opinion publique et aux instances internationales.

Béjaia le : 24/11/ 2008 

Les signataires :

Dr Tinouche Azzedine, Membre du CN, élu à L’APW et ancien Président du BR
Khelladi Md Saddek, Membre du CN et élu à L’APW
Saci Achour, Membre du CN et élu à L’APW
Bennadji Braham, Président d’APC, Membre du CN et ancien Président du BR.

Le rassemblement des familles des disparus interdit par la police

disparusalgerie9c4aa.jpgLe rassemblement des familles des disparus, qui devait se tenir hier devant le siège du ministère de la Justice à Alger, a été empêché par les forces de police. En effet, tôt le matin, des policiers anti-émeutes se sont déployés au niveau du quartier abritant le siège du ministère de la Justice pour empêcher les manifestants d’observer leur sit-in.  

Les manifestants se sont dirigés ensuite vers la route principale d’El Biar. Arborant les portraits de leurs proches disparus, les manifestants ont scandé des slogans chers au collectif SOS Disparus: « Vérité et Justice ». El Mouhtarem

ENIEM Tizi-Ouzou: Les trois ouvriers suspendus ont été réintégrés dans leurs postes

eniem5558452.jpgLes travailleurs de l’Entreprise nationale de l’électroménager (Eniem) de Oued Aïssi, qui ont enclenché un mouvement de protestation samedi dernier suite à la suspension, considérée “arbitraire et injustifiée”, de trois ouvriers de l’unité cuisson, ont mis fin, hier en fin de journée, à leur grève, et ce, après que la direction générale eut décidé de réintégrer dans leurs postes les trois ouvriers en question.

Le président-directeur général de l’Eniem, M. Yadadène, a confirmé à Liberté le dénouement de la situation après avoir permis aux trois ouvriers, suspendus pour “des raisons disciplinaires”, du complexe d’articles ménagers de Oued Aïssi de réintégrer leurs postes. “Dans l’intérêt de l’Eniem, et après avoir reçu les trois ouvriers, nous avons décidé de les réintégrer dans leurs postes”, a déclaré M. Yadadène.

Pour rappel, les travailleurs de l’Eniem ont enclenché un mouvement de protestation par solidarité avec leurs trois collègues qu’ils considèrent comme victimes d’une pratique, disent-ils, de “représailles contre les ouvriers qui n’ont fait que soumettre à leur tutelle des revendications d’ordre socioprofessionnel”, et ont décidé de poursuivre cette grève jusqu’à la réintégration de leurs collègues. 

Source Liberté/ Synthèse

L’UGTA sanctionne…ses syndicalistes !

Quatre parmi les responsables syndicaux de Kanaghaz pourraient passer devant la commission de discipline pour avoir fait bande à part et désobéi aux consignes de leur fédération de tutelle. Ils risquent d’être exclus de l’UGTA.

Le syndicat de l’entreprise Kanaghaz est accusé d’avoir commis une faute qualifiée de grave en n’hésitant pas à enfreindre le règlement intérieur de l’UGTA, qui enjoint expressément à tout syndicat d’entreprise affilié “d’appliquer les orientations, décisions, résolutions et mots d’ordre des instances supérieures de l’UGTA” (art. 115 du règlement). A travers une correspondance officielle de l’UGTA datée du 16 novembre signifiée au premier responsable syndicat de Kanaghaz, le jour même du déclenchement de la grève, l’on note que la Fédération nationale des travailleurs des industries électriques et gazières considère que le déclenchement de cette grève non seulement “n’a pas sa raison d’être” mais qu’elle revêt “un caractère illégal”. Liberté/ Synthèse

Le RCD n’a pas évolué, mais ses dirigeants ont pris des allures de patrons

sadi.gifQuand je regarde cette image, qui nous montre des dirigeants du Parti en tenu d’apparat, je m’interroge et je me dis qu’ils ne ressemblent pas à des contestataires et à des opposants d’un régime honni. Que leurs boutoirs qu’ils disent justifier la querelle de quelques militants ne peuvent être que des chatouilles. Je me dis franchement, sans les juger car je ne connais personne, cette stature me convainc que quelque chose de vrai existe dans ce parti concernant les griefs des 4 militants.

Ils m’ont tout l’air d’être des arrivistes avec leurs belles tenues de marque pour faire bonne figure. Ils se sont engraissés à n’en pas douter. Ils ont formé un équipe soudée et ne veulent pas discuter des sujets qui fâchent. Ils ne ressemblent pas à des travailleurs acharnés et à des militants mais à leurs sosies les jouisseurs d’avantages en tout genre que procurent les situations et les postes du fait de l’existence des Partis. Il ne me semble pas être cette équipe de dirigeants placée au gouvernail pour promouvoir les idées du parti, les expliquer et amener ce parti à une grande audience.

Ce parti n’a pas évolué d’un iota depuis 1989. Mais ses dirigeants eux sans doute ont pris de allures de nobles et de patrons qui ne sied pas.
Ils s’accrochent et font fi d’ignorer leurs semblables pour la simple raison que ces derniers se révoltent et s’expriment sur des points bien précis. C’est le droit de tous, ces militants courageux comme les autres dans l’ombre. Les questions abordées doivent être clarifiées au lieu de les noyer dans des réponses générales et habituelles. “Ils font du pied à Bouteflika”, c’est ridicule de penser cela , sans avoir au préalable apporter des éclaircissements et des informations sur les points soulevés par les quatre militants.
On aurait bien voulu entendre ou lire un communiqué disant qu’une commission d’enquête interne indépendante sera désignée pour clarifier les points reprochés à la direction actuelle, ce n’est qu’après qu’on pourrait raisonnablement émettre des conclusions.

Par ailleurs qu’est-ce qui différencie cette direction de l’Etat, si aucun dialogue n’est possible, aucune enquête, et pourquoi pas de sanctions des dirigeants qui ont failli, du secrétaire général au militant de base. Je crois sincèrement que ce Parti n’a pas d’avenir dans les conditions de sa gestion actuelle. Il ne devrait pas y avoir de ZAIM en 2008 ! Il y a des militants qui essaient de mettre en commun des idées de renouveau, qui se donnent la main, qui construisent sur du solide, qui se critiquent sans limite et qui donnent le relais périodiquement pour mieux durer.

Si un parti devient un patrimoine, un bien privé ou appartenant ad vidam aeternam à ses dirigeants ce n’est plus possible. Le peuple regarde et juge , il a son avis sur les militants. Vous singez ceux que vous critiquez. Que signifie vos critiques du Gouvernement, du Président, de l’APN et des autres partis si vous, vous nous donnez l’image d’une équipe de perdants mais qui s’accroche et qui refuse tout dialogue sur tous les sujets à commencer par rendre des comptes sur l’utilisation de l’argent du Parti.

Si vous amassez des fortunes par le fait de votre position au Parti, vous ne faites pas mieux que ceux que vous critiquez épisodiquement; à moins que vous jouez un rôle et dans ce cas on aimerait le savoir pour arrêter de vous croire et d’écouter vos joutes oratoires. Car c’est les seules sur lesquelles vous excellez et vous abusez , même si la même rengaine nous est servie depuis plusieurs années.

Enfin pour clarifier ma position, je ne suis pas un militant du FFS , ni du RCD , ni des autres partis, je suis du Parti de l’Algérie silencieuse.

Par Mohand

Meftah: Neuf mandats de dépôt après des émeutes

emeutes9.jpgAlors que leurs parents et leurs voisins se sont regroupés face au tribunal de larbaa, les neuf manifestants arrêtés la veille à Meftah étaient présentés devant le procureur de la République du tribunal. Leur audition a duré jusqu’à 17h. Le magistrat les a placés sous mandat de dépôt pour attroupement illégal et destruction de biens d’autrui.

Pour rappel, les habitants du «Katanga», un lieu-dit au quartier Souakria, avaient bloqué les 2 chemins de wilaya, 118 et 59, durant toute la journée de samedi et il a fallu l’intervention de la brigade anti-émeutes pour les dégager.  Source: Le Quotidien d’Oran

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