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Archive pour le 2 décembre, 2008

Vous tombez sur un Samraoui pour le casser, dites-nous seulement pourquoi ?

sam.bmpContrairement à ce que vous pensez, je ne m’acharne nullement sur une partie au détriment de l’autre dans l’affaire Mohamed Ziane Hasseni.  Je veux seulement, si Dieu nous aide dans la voie que nous avons librement empruntée, rechercher la vérité et sortir du calvaire et des agissements des malfaisants qui font de notre pays une prison à ciel ouvert où des personnes ont droit de vie et de mort sur les humains. Ils sont parvenus à faire de notre pays une chose immonde que tous les spécialistes du monde n’arrivent pas à expliquer et à justifier.  

Dieu nous a doté de la lumière pour voir, de l’oxygène pour respirer et vivre. Les hommes eux nous plongent volontairement dans le noir et nous délivrent en fonction de notre “conduite” un filet d’air pour nous tenir en vie mais nous savons que beaucoup agonisent dans cette situation de non droit et de passe droit. 

Vous m’interrogez pour connaître mon avis mais dès que je l’exprime, vous vous mettez à plusieurs pour le dénaturer. Je n’ai aucun parti pris. Vous tombez tous sur un homme que les décideurs veulent mettre à genoux. Vous tombez sur un SAMRAOUI pour le casser, dites-nous seulement pourquoi ? Vous vous rangez du côté de ceux qui veulent, à tout prix, l’empêcher de dire ce qu’il sait en agitant comme d’habitude des menaces à peine voilées. Vous êtes unanimes à dire qu’il ment. Et si il a des preuves de ce qu’il avance ? Pourquoi donc ne pas lui laisser la liberté de nous éclairer sous un angle différent. Tous les autres nous embrouillent volontairement pour éviter d’aller au fond des choses. 

Ce Monsieur, rappelez-vous, a quitté un poste important. Il vécu de l’intérieur des événements que l’on peut à peine entrevoir tellement ils sont machiavéliques et inhumains. Son chef Smain Lamari lui demandait de tuer des opposants. Il refuse. Il connaît trop les suites qu’on réserve à ceux qui disent non. Il a donc préféré organiser sa fuite à l’étranger. Il a fuit la mort qu’inévitablement on lui aurait réservée. Combien de gradés, de journalistes et de compétences nationales sont mortes mystérieusement ? La liste est longue. Chacune de ces morts est un morceau du linceul qu’on étend sur les agissements inhumains à des fins de pouvoir qu’on veut indéfini et sans partage. 

Il a fui les hordes sauvages et nul, que lui, ne sait ce dont ils sont capables. Il a écrit et a expliqué pourquoi. Il a rejoint d’autres officiers dans la clandestinité. Il est la bête à abattre de ceux qui ont des choses à se reprocher et en cela il représente un danger qu’on veut éliminer ou discréditer comme on l’a fait pour beaucoup d’autres dont ALI Mecili. 

Dans ce dossier, il affronte ses ennemis mais aussi ses amis qui voulaient le piéger et en faire un pion pour le spectacle risible que ne cessent de nous donner d’autres soi-disant opposants mais dont les objectifs sont clairs pour qui se donne la peine de regarder pour voir. 

Il a vécu de l’intérieur les événements, il ne les a pas connus par oui dire. Lorsque d’aucuns insistent sans preuve pour l’inciter à venir à Paris, cela sent le soufre et le complot. Ils veulent jouer une pièce dont ils ne sont pas les auteurs, ils veulent s’extasier devant les journaux étrangers et les sbires parisiens pour amuser la galerie. Lui il fera ce qu’il faut dans la sérénité de celui qui n’a rien à demander et qui remplit une obligation civique. 

J’ajoute car cela va encore donner libre cour à ceux qui attendent que l’occasion pour me faire taire sur ce sujet notamment. Je ne connais pas SAMRAOUI, je ne l’ai jamais rencontré et je ne lui ai jamais parlé. Mais je suis convaincu qu’il ne joue pas un rôle prédéterminé. C’est un concours de circonstances qui l’ont amené à être mêlé à ce dossier épineux. C’est pourquoi je suis tout à fait serein et convaincu que ce qu’il dit n’est entaché d’aucune équivoque et qu’il ne poursuit pas l’objectif de plaire à une partie au détriment de l’autre partie.  

Les deux clans antagonistes se déchirent actuellement en utilisant les âmes légères et simplement retournables et manipulables ceux qui pensent qu’ils peuvent dans l’impunité continuer à sévir sous l’aile protectrice de leurs mentors tapis dans l’ombre. Ceux qui s’imaginent et qui ne croient pas aux lois universelles et aux lois de la nature, que tout à une fin, et qu’il suffit parfois d’un commencement que tout s’ébranle et alors la loi de la nature s’exprime dans sa vraie grandeur. C’est ça en laquelle nous croyons. Elle viendra si ce n’est pas maintenant, c’est plus tard mais le décompte est enclenché c’est une question de temps. 

Il ne faut pas tirer également des conclusions simplistes. Dans cette affaire il y a des personnes qui détiennent la vérité et qui participent à sa manifestation dans la sérénité et le calme car la question est grave. Et puis il y a ceux qui gesticulent et qui considèrent que c’est une occasion unique d’attirer les projecteurs sur eux. Quand on a des gens aussi déterminés que ceux d’Alger avec leurs ramifications dans la capitale française notamment, toutes les précautions sont insuffisantes tant ils sont déterminés à éliminer tout électron libre qui les remet en question. 

Dans cette ambiance malsaine entretenue de mille façons et avec une armée de poltrons dont la connivence est la règle de vie, il y a lieu de se méfier des éventails. Ce ne sont que des prétextes pour orienter le débat loin très loin de la vérité. 

Enfin vous voulez ouvrir un débat sur qui est Kabyle ou pas. Il n’est vraiment pas opportun d’en faire l’étalage car c’est une question qui nous divise et croyez vous qu’on n’est pas assez divisé pour en rajouter ? Ce qui nous réunit c’est ce cas précurseur d’autres affaires encore aussi scandaleuses et qui ont endeuillées des familles algériennes. 

Ce que je suis ne change rien à ma conduite et mon opinion, ce n’est pas notre lieu de naissance qui détermine nos gènes. C’est nos gènes et notre parcours qui font que l’ont soit d’un côté et ou de l’autre ou simplement au milieu. Ce milieu est encore sain et espèrent croître dans la perspective de faire ce qu’il faut pour que l’Algérien redevient cet homme épris de justice et de paix et non ce vaurien malfrat, combinard et pirate qui se joue des lois et des hommes et dont la religion n’est qu’un autre prétexte de plus dans l’amalgame qui le forge et fait de lui ce sanguinaire personnage qui croit être au dessus des lois des hommes et de Dieu. 

Ils finiront pourtant tous dans ce trou de 20 cm de large, la proie des petites bêtes, et le purgatoire leur fera revivre tous les sacrilèges dont ils sont les auteurs. Et ça c’est le destin de tous les hommes et personne n’y personne rien et tant mieux. 

Par Mohand

Les Benloucif, une famille ou une connection ?

gener.jpgSur les confidences d’un ancien avocat du docteur Benchoufi un franco-algérien, homme d’affaire aguerri, vieux compère et pourvoyeur de fond de l’ex-Général Mostefa Benloucif condamné par contumace par le tribunal militaire de Blida à 20 ans de réclusion criminelle pour complicité dans les détournements de capitaux publics algériens au profit de l’ex-général-major, c’est l’homme qui était dans le temps chargé des investissements personnels  du clan Bendjedid et celui de l’ex-général-major en France et en Suisse.

Ce dernier affirme avoir échappé, entre 1996 et 1999, à un complot de l’ancien général-major visant à l’éliminer physiquement par des membres du clan BENLOUCIF appartenant aux services de renseignements algériens (DRS-DCE) avec l’appui d’éléments faisant partie de ces mêmes directions, qui sur ordre de l’ancien Général-major devaient accomplir leur macabre méfait  sous le nez des services de sécurité français. Ceci dit, Mostefa Benloucif avait pris le soin d’avoir l’accord moral de certains chefs forts du DRS qui avaient approuvés cette décision en rendant l’opération techniquement possible sur le sol français, en fournissant les documents de couverture et de légende pour les (nettoyeurs) comme ils disent dans le jargon barbouzes, et en prenant en charge certains paramètres de l’opération.

Mais  par chance, les (RG) français ont eu connaissance, quelques mois auparavant, de la préparation d’un éventuel attentat sur la personne du docteur Benchoufi par le biais de renseignements interposés DST-DRS, ce qui allait par la suite contribuer à   faire échouer toute cette opération et l’annulation de ce sinistre stratagème par de nouvelles dispositions de protection très élevée du Quai d’orsay sur la personne du docteur.  

Ce complot vient en représailles dira Benchoufi, (il a pensé que j’etais derrière le gel de certains des avoirs du clan de Chadli Bendjedid et celui de Benloucif Mostefa dans les banques du Crédit lyonnais et la Société générale, mais aussi  la saisie des biens immobiliers, leur appartenants en france).

Même si aujourd’hui les choses se sont estompées, je reste néanmoins sur mes gardes contre une nouvelle relance d’un contrat sur ma tête d’un clan de mafieux qui se remet au goût du jour, car je suis certain qu’ils ne goberont jamais le fait d’avoir perdu autant d’argent, en ayant l’intime conviction que je suis l’unique responsable de tout ça.  

Par Mohemedi. S

La journaliste Hayet Haroun est décédée

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Sa conception de la fonction, ses valeurs et son esprit lui ouvrirent le chemin. Jeune et dynamique, elle intègre l’équipe de la Dépêche de Kabylie, laquelle se souviendra, immanquablement, de la grandeur de ce bout de fille, son sens du travail, son affection hayat.jpgpour les autres et son inégalable tact relationnel.

Il est tellement difficile d’écrire sur un ami qu’on vient de perdre, que même la plume a de la peine à s’y mettre. Dans notre cas, ni les pleurs ni  les mots ne peuvent soulager l’immense chagrin que vient de nous infliger la mort de notre consoeur Hayet Haroun. Journaliste de talent, elle faisait montre d’un professionnalisme sans égal. Respectueuse et respectable, Hayet, la jeune fille au sourire d’ange, a pu, au bout de quelques mois de travail, s’imposer comme une plume respectée.

Née en 1980 à Boghni, Hayet a fait le plus clair de son parcours scolaire dans sa région natale. Après de brillantes études au lycée, elle rentre à l’université d’Alger où elle s’inscrit à une licence en anglais. Toujours bosseuse, elle en sort quatre ans après avec une licence, mais elle opte pour le journalisme. Ses débuts dans la profession l’ont prédestinée à une carrière de grande journaliste. Sa conception de la fonction, ses valeurs et son esprit lui ouvrirent le chemin. Jeune et dynamique, elle intègre l’équipe de la Dépêche de Kabylie, laquelle se souviendra, immanquablement, de la grandeur de ce bout de fille, son sens du travail, son affection pour les autres et son inégalable tact relationnel.

Au bout de quelques mois de travail et d’abnégation, Hayet découvre sa maladie, une maladie qui l’accompagnera le restant de sa vie. Elle était atteinte d’une tumeur au niveau du foie. Le physique diminué, la santé ébranlée, mais le courage resté en l’état, l’esprit l’était aussi. Même avec la maladie qui la gangrènait, Hayet est restée la même. Toujours souriante et courageuse, elle combattait sans répit contre la maladie. Elle se savait condamnée, mais elle répondait toujours présente, ponctuelle et sérieuse dans son travail. Son abnégation et dévouement l’ont conduite à assurer la responsabilité au niveau de la rédaction du journal. Elle était nommée chef de la rubrique nationale.

Hier, à la rédaction du journal à Alger, où elle a travaillé, l’ambiance n’était guère au travail. L’image de la défunte hante les esprits et les cœurs. Sa disparition, avant-hier, a fait plonger le personnel dans une consternation indescriptible.

Les signes du chagrin se lisaient sur les visages. Notre consœur Hayet Haroun nous a rappelé que malgré les aléas de la vie, les souffrances quotidiennes et les  handicaps, le cœur peut maintenir la vie, l’esprit s’ouvrir à tout et le rire battre le drame d’une existence en sursis. Sa perte est aussi une leçon. Au-delà du chagrin et la tristesse, nous comprenons que les fleurs meurent terriblement trop vite, de peur que leur valeur ne chute.

Aujourd’hui, elle nous quitte pour l’éternité, après 28 printemps d’une vie belle et intense. Malgré tout. Celle avec qui nous avons appris à être courageux et combatifs nous lègue une succession de leçons. A commencer par celle d’une femme courageuse et tenace. Elle nous apprend, aussi, que la vie ne vaut rien si elle n’est pas associée à l’espoir…

Son prénom Hayet signifie Vie. Celle qui porte ce prénom, même si elle n’avait le temps nécessaire pour tout faire, a mené une vie toute de dignité et de bravoure…même courte.

Repose en paix Hayet, ton sourire charmera à jamais le morne quotidien de ceux qui t’ont connue.

Ton étoile sera éternellement rayonnante. Mohamed Mouloudj

En cette douloureuse circonstance, EL Mouhtarem présente ses sincères condoléances à la famille de la défunte.

« Colombianisation » rampante en Algérie !

militarizacionzz.jpgLes échos qui nous parviennent de l’Algérie, à tout le moins ceux qui ne relèvent pas d’une certaine propagande montée de toutes pièces contre le Maroc, suscitent commentaires et prises de positions. Le débat algéro-algérien, notamment sur le nouveau mandat présidentiel de Abdelaziz Bouteflika, semble faire rage et la refonte – car c’en est bel et bien une – de la constitution algérienne, a pour objectif de justifier un troisième mandat de cinq ans qui conduirait le pouvoir en place au-delà de 2011. Les leaders algériens, historiques comme on les appelle ou appartenant à la jeune génération, n’entendent pas cautionner ce qu’ils appellent une « imposture ». Pour sa part, le peuple algérien semble davantage préoccupé par d’autres questions, économiques, sociales et humaines que par la révision de la Constitution destinée à tailler un « habit neuf » au président sortant.

Trois constitutions ont marqué la vie politique algérienne depuis que Ahmed Ben Bella, premier président, a confectionné le texte de la première – dans une salle de cinéma d’Alger, dit-on – et qu’il l’ait proclamée en 1963. Elle avait été suspendue quelques mois seulement après, suite à des incidents en Kabylie. Cependant, la même constitution avait été maintenue contre vents et marées par le président Houari Boumediène – « tombeur de Ben Bella » en juin 1965 – pratiquement jusqu’en 1978. Outre le monopartisme, elle cautionnait, en vérité, l’option idéologique dominante et renforçait la concentration du pouvoir présidentiel ainsi que celui de la nomenklatura du FLN.

La situation politique et économique de l’Algérie , notamment sous le successeur de Boumediène, c’est-à-dire Chadli Bendjedid, avait été marquée par une revendication politique majeure de démocratisation et de pluralisme. De graves manifestations populaires avaient donné lieu à l’élaboration d’une deuxième Constitution en octobre 1988. Et le président Chadli Bendjedid, son artisan véritable, aura été en somme le réformateur éclairé qui, par sa politique d’ouverture, avait réussi le tour de force de briser la chape de plomb qui pesait sur le pays. Il avait été réélu par deux fois et avait exercé le pouvoir pendant treize ans, tout comme Houari Boumediène.

En 1996, un troisième texte de Constitution avait été élaboré et mis en œuvre par Liamine Zéroual. Il est toujours en vigueur et ambitionne de réaliser la synthèse des expériences passées. Cette dernière mouture avait été adoptée alors que l’Algérie était confrontée au terrorisme islamiste et aux provocations de forces souterraines , quatre ans aussi après la dissolution officielle de l’APN. Le même texte préconisait la limitation des mandats, favorisait l’éclosion de l’alternance politique, et surtout, dénonçait clairement le pouvoir personnel. Elle avait l’avantage après un âpre débat de proposer un mandat de quatre ans renouvelable une seule fois. On en est loin à présent .

L’Establishment algérien dénonce une « colombianisation » rampante du système politique algérien, basé sur le clientélisme, les lobbys , les passe droits et les clans. On estime que les « milieux occultes » qui se mobilisent comme un homme pour imposer le nouveau texte de réforme et , au-delà, la reconduite de Abdelaziz Bouteflika, sont les tenants de la même idéologie figée du temps de feu Houari Boumediène. C’est donc d’une régression aggravée qu’il s’agit aujourd’hui. Comparé à un « capuccino », l’effet « moussant » de l’économie algérienne – notamment avec des réserves de plus de 150 milliards de dollars – révèle une fragilité stridente. Plus de 25 milliards de dollars se sont envolés , ils ont obéré les finances publiques après les scandales de « Khalifa », « Bna », « Bcia » et autres affaires. Dont acte !

Le Matin du Maroc

Vers la dissolution de 6000 associations

zerh.jpgL’ensemble des mouvements syndicaux et estudiantins ainsi que les différentes associations culturelles et sportives activant au niveau des Universités sont sommées de présenter, avant la fin du mois de mars prochain, des dossiers complets sur le bilan de leurs activités, sous peine d’être dissoutes.

Les correspondances des directeurs d’universités se sont basées sur les instructions du ministère de l’intérieur qui a entamé, depuis des mois, une large opération pour assainir le réseau associatif national de ces associations qui ont été accusées, à maintes reprises, par Noureddine Yazid Zerhouni de «ne rien faire et ne chercher qu’à réaliser des acquis personnels au détriment du financement public de leurs activités».

Les associations qui ne présenteront pas les documents exigés seront sanctionnées administrativement, voire même dissoutes définitivement après la soumission de leurs dossiers à la justice ».
Le nombre d’associations agréées auprès du ministère de l’intérieur et des collectivités locales a atteint 81.000 associations. Selon le récent rapport officiel du ministère de l’intérieur, 94% des associations citées ne soumettent pas leurs bilans financiers annuels, tel que stipulé par la loi.  (Source El Khabar)

Karim Tabbou: « Les représentants de l’Alliance se substituent au peuple »

tab1.jpgLe FFS estime que la démarche de l’Alliance présidentielle consistant  à parrainer  une candidature avant même que le premier concerné ne se prononce est un «mépris  des populations». Ceci, contrairement  aux principes des jeux électoraux libres.

Pour le premier secrétaire du FFS, les représentants de l’Alliance se substituent au peuple en adoptant une telle manœuvre, loin du respect de la transparence et on «nous amène à l’infra politique». Une situation qui est loin d’être reluisante pour la classe politique qui œuvre pour plus de liberté d’expression. Selon Karim Tabbou, les représentants de l’alliance s’expriment pour les intérêts d’une classe qui n’a rien à voir avec les aspirations du peuple. (Source Le Jour d’Algérie)

Condamnation de journalistes

libertepresse.jpgUn journaliste d’Ennahar condamné à une amende: 

La cour d’appel de Mascara a confirmé, dimanche dernier, la condamnation du journaliste Bouazza Aïssa, du quotidien arabophone Ennahar Al Djadid, à une amende de 21 000 DA et à verser une somme de 50 000 DA de dommages et intérêts.

Ce jugement avait été prononcé le 21 juillet dernier en première instance (tribunal de Mascara). Le journaliste est accusé d’avoir diffamé un imam exerçant au niveau de la mosquée du quartier Aïn Kahla, relevant de la commune de Mamounia, à 2 km de Mascara. Cet imam a déposé une plainte judiciaire devant le tribunal de Mascara contre le journaliste en question, après la publication d’un article de presse jugé diffamatoire, intitulé « Enquête sur un imam à Mamounia », paru dans le quotidien Ennahar Al Djadid, le 15 mars 2008.

Le correspondant d’El Watan à El Tarf écope d’une amende de 20 000 DA:

Le correspondant d’El Watan à El Tarf, Slim Sadki, a été condamné dimanche dernier à une amende de 20 000 DA dans l’affaire qui l’oppose à la direction de l’éducation. C’est pour avoir parlé de magouilles dans cette administration, sans cependant citer quiconque, que le journaliste a été condamné. Nul pourtant n’ignore à El Tarf et ailleurs que cette administration est au centre de plusieurs affaires dont deux liées à l’ex-wali d’El Tarf et pour lesquelles le directeur de l’éducation en personne a été placé sous contrôle judiciaire pendant plusieurs mois. (Source El Watan)

Hommage de Hocine Aït-Ahmed: A la mémoire de Jean-Jacques De Felice

felice.jpgMessage transmis par Hocine Aït-Ahmed à l’occasion de l’hommage rendu par la Ligue des Droits de l’homme à Me Jean-Jacques de Felice, le samedi 29 novembre 2008 à la Maison du Barreau à Paris. ……………..

A la mémoire de Jean-Jacques De Felice
 
Les Algériennes et Algériens viennent de perdre en Jean-Jacques De Felice un ami très cher, un allié de toujours, d’hier et d’aujourd’hui, et un témoin vigilant et incorruptible.
Je présente mes condoléances les plus attristées et amicales à sa famille, ses amis et aux dirigeants et militants de la Ligue des Droits de l’Homme.
 
Jean-Jacques fait partie des Françaises et Français qui ont soutenu les longues luttes d’émancipations politiques et sociales depuis la fin de la première guerre mondiale … et  auxquels j’exprime mes hommages les plus profonds.
 
Permettez-moi d’évoquer la mémoire Claude Bourdet, figure emblématique de la résistance française et d’une gauche sincère et conséquente. Sa  solidarité anticoloniale reste marquée  par l’enquête réquisitoire qu’il avait publiée sur la généralisation de la torture en Algérie, au lendemain de la terrible répression militaro-policière à Sétif et Guelma  … sous le titre « Existe-t-il une gestapo en Algérie? « . Par ailleurs, sans oublier son texte sur le poids politico-médiatique « des lobbies de la grosse colonisation en Afrique du Nord » et leurs complots permanents pour torpiller les projets de réformes gouvernementaux si minimes soient ils, et ainsi empêcher toute évolution graduelle et pacifique des pays maghrébins vers leur indépendance. Il introduira et soutiendra le mouvement nationaliste dans les conférences de solidarité anti-coloniale. Une manière de rendre ses dirigeants conscients de la nécessité de faire jouer
les courants de solidarité pour soutenir le mouvement national algérien. Le député MRP, libéral de droite Fonlup Espéraber, il s’est illustré par des campagnes de dénonciation du nouveau gouverneur Naegelen,  responsable de  falsifications électorales, il lui a collé « les Elections à l’Algérienne » comme une tunique de Nessus fabriquées par l’usage massif des fraudes et  des répressions sanglantes.
Pratiques, d’ailleurs, hélas ! toujours et encore en honneur aujourd’hui, depuis la confiscation de l’indépendance et du droit à l’autodétermination des Algériennes et des Algériens par une interminable gouvernance crypto-stalinienne.
 
De  nombreuses  figures anticoloniales : journalistes, avocats, démocrates de gauche et de droite militants politiques pour ne citer que  Robert Barra , Germaine Tillon, Pierre Bourdieu, Jean-Paul Vernant, Jean Lacouture, Pierre Vidal-Naquet qui recevront  de plein  fouet la  tragédie de la guerre de reconquête ; ils affronteront les terribles épreuves de la  guerre  coloniale en  dénonçant les dérives totalitaires des répressions  policières et des opérations militaires. Peu nombreux, certes, mais ils refusaient que l’Etat français se déshonore en torturant et tuant femmes et hommes qui combattaient  pour leur  liberté nationale et le respect des droits humains.
 
C’est  exactement  pour les mêmes valeurs que Me Jean-Jacques De Felice s’est engagé  pour assurer la défense des compatriotes algériens livrés aux répressions sauvages, au règne de la responsabilité collective et de l’illégalité. Grâce à son courage et ses convictions morales et politiques, il a défié les pressions fascisantes qui pesaient sur les avocats. L’assassinat de Me Ould Aoudia ayant été un avertissement contre les défenseurs de « terroristes ».
 
C’est exactement pour les mêmes idéaux démocratiques et des droits de l’homme que Jean-Jacques, après l’accession de l’Algérie à l’indépendance, ne s’en sera pas tenu à la solidarité anti-coloniale. Il ira plus loin par delà une solidarité anti-coloniale, sans dérobade ni complexe. L’engagé d’hier ne se désengagera pas dans son soutien aux forces de la modernité et de l’Etat de droit. Il ne fera pas l’impasse sur les dérives catastrophiques des putschistes, accomplies au nom de la  » révolution » dans le style rétrograde des nationalismes fascisants et staliniens du 20ème siècle.
 
Face à la sale guerre, il n’a  jamais cédé à l’indifférence, à la légèreté laïciste, et aux campagnes de manipulations et de désinformation qui ont  banalisé et crédibilisé les thèses les plus saugrenues de la junte militaro-policière…jusqu’à faire croire aux fictions du suffrage universel, voire à l’existence d’une constitution légitime. Depuis qu’au lendemain du referendum d’auto-determination une clique miltaro-policière imposa à l’Assemblée Nationale Constituante une constituante  trafiquée dans un cinéma. en 1962.
 
Jean-Jacques n’était pas dupe, il évoquait devant moi comment le FIS devait être perdant aux vraies premières élections législatives qui devaient avoir lieu en juin199&,  la  loi électorale  et le découpage des circonspections ayant été préparés, sans  par  Mouloud Hamrouche, le 1er ministre qui avait ouvert  le pays à la démocratie. Il savait donc la déroute assurée des  radicaux islamistes, autrement dit, une solution démocratique par excellence et au surplus  sans effusion de sang. Or, le 5 juin 1991, les panzers de l’armée occupent la capitale et le chef du gouvernement sera limogé.  Le  Cabiner Noir fera alors passer le FIS à la 2ème élection législative. Episode idéal visant à  justifier le coup d’Etat militaire du 11 janvier 1992 qui devait enterrer définitivement l’ouverture  démocratique. C’est à ce moment que le frère De Felice a percé la tragédie algérienne piégée par les mensonges et les manipulations dignes des systèmes totalitaires.
 
Ce faisant, a-t-il rompu  ainsi avec un  consensus de complicités occidentales, confortables et  sans gloire, pour renouer avec cette solidarité qui ne nous a jamais fait défaut dans les pires moments. Comme pendant les années de braise, ils ne pouvaient mettre en balance, d’un côté les souffrances et la détresse d’un peuple qui se voit dépouillé de ses idéaux et d’une  résistance très chère payée et de l’autre des groupes d’imposteurs qui ont confisqué son droit à  la paix  à  une vie digne  et heureuse.
 
Vos attitudes Jean-Jacques étaient tout sauf banales. Elles nous ont  été incroyablement précieuses pendant notre résistance à la dictature .Tous ceux et celles qui refusent d’être dupes ont contribué à empêcher que les 200 000 morts de la décennie 90 soient engloutis dans cette indifférence généralisée qui fait de l’Algérie un pays à part, une sorte de trou noir où les valeurs universelles n’ont plus court, une Omerta à l’exemple de celle  qui, dans les années 1930, avait été complice de la destruction de le république espagnole.
 
Vous restiez toujours disponible pour faire en sorte que le peuple français ne méprenne pas sur les enjeux réels d’un pouvoir mu par une obsession : que la France continue à cautionner une politique d’oppression et de régression afin d’empêcher toute solidarité avec celles et ceux qui, en Algérie, n’ont pas renoncé.
 
Merci Jean-Jacques d’être resté VOUS.
 
Le 28-11- 2008
Hocine Ait-Ahmed 

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