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Archive pour le 13 décembre, 2008

Loiuiza Hanoune et l’affaire Hasseni

han.jpgLa secrétaire générale du Parti des travailleurs a déclaré jeudi lors d’ne conférence qu’elle a animée à Oran dans la salle PIGALLE qu’on “doit se préparer politiquement pour faire face à toute éventualité”, avant d’enchaîner sur les pressions et les provocations que subit le pays de la part de l’étranger. L’affaire du diplomate Hasseni, incarcéré en France, en est un exemple frappant, selon Louisa Hanoune qui estime que tout est mis en branle pour pousser l’Algérie à accepter certains plans internationaux. Source Liberté

Deux affaires similaires, une gestion différente

 

bensa.bmp1) Affaire de la détention du diplomate algérien:

La presse algérienne à l’unisson, les ministres du Gouvernement d’Alger, les groupes d’intérêt et les services spécialisés tous réagissent à différents moments pour ou contre la manière dont cette affaire judiciaire est gérée par le Juge Thouvenot. Le Gouvernement français dit ne pas s’ingérer dans une affaire de justice conformément à la constitution de la République française. Une crise s’installerait entre donc Alger et Paris.

Successivement Medelci, puis Ould Abbes, les deux parlent du malaise réel. On parle même du report de la visite d’Etat à Paris que doit effectuer le président Bouteflika au premier trimestre 2009. «On ne souhaite pas que cette visite soit compromise», aurait affirmé une source algérienne autorisée. On oublie de préciser que cette visite est souhaitée par la partie algérienne pour notamment obtenir l’appui de la France pour un troisième mandat.

La presse autorisée a n’en pas douter écrit dans sa livraison d’aujourd’hui que : “Nous croyons savoir que l’ambassadeur de France en Algérie a été convoqué par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères algérien la semaine dernière. « Il est temps de mesurer l’importance de cette affaire et le risque qu’elle peut entraîner sur les relations algéro-françaises», a indiqué El Watan de source algérienne autorisée.

 

Dans une interview à la télévision algérienne, le ministre de la Solidarité nationale, Djamal Ould Abbès, lançait: «Ceux qui tirent les ficelles de cette histoire malheureuse ne connaissent pas les conséquences peut-être néfastes qui seront portées aux relations entre les deux pays. Qu’on n’oublie pas que l’Algérie est un partenaire commercial, industriel et social très important de la France et que nous avons une communauté de quatre millions d’Algériens en France. Tout ceci, tous ces paramètres devraient faire réfléchir ceux qui manipulent cette histoire malheureuse.»

Il a oublié de dire que ces quatre millions d’Algériens en France auxquels il faut ajouter les 33 millions en Algérie, tous demandent que la justice passe, sans interférence des politiques et sans interventions des chefs d’orchestre qui succombent chaque fois à leurs habitudes en voulant perpétuer les mêmes procédés.

Diable que c’est dur de supporter d’être dirigé par des personnes qui ramènent tout à des questions économiques alors qu’il s’agit de droit et de Justice. Un contrôle judiciaire mettrait le feu aux poudres selon aux, un mandat d’arrêt dans le cadre de l’affaire de l’assassinat d’un Algérien , ancien moudjahid de surcroit, équivaudrait pour certains à une déclaration de guerre, rien que ça.

A aucun moment les autorités algériennes se sont montrées soucieuses de la manifestation de la vérité sur cet assassinat. Leur objectif est de ne pas envenimer les relations entre les deux pays, et demandent à la justice française qu’elle se déssaisisse et qu’elle abandonne la traque de criminels fussent ils pour des raisons d’Etat. Les autorités algériennes ne trouvant aucun répondant de la part des autorités françaises, déplorent une «absence de dialogue».

Comment avoir l’aplomb et s’arroger le droit, contrairement aux principes et aux règles élémentaires de droit et des conventions internationales, de demander de dialoguer et d’ériger la connivence en mode de règlement des actes criminels? Comment estimer “que les limites de leur patience et de leur compréhension ont été atteintes” et menacer ainsi le Gouvernement français de représailles aussi ouvertement ont-ils perdu le sens de l’honneur ? Ont-ils vraiment apprécié leur force face à celles qu’ils désignent comme adversaire. Jugent-ils justes les agissements de Pasqua et ses subordonnés dans cette affaire?

Intervenir ainsi dans une affaire, à la base, de droit commun, montre combien, il est faux de penser que la notion de droit et justice est la préoccupation première de ces gens là. Ils sont mus pas des intérêts cachés. Ils s’imaginent que nous sommes encore en situation d’imposer des politiques parce que nous avons du pétrole et du gaz, sans quoi d’abord nous mourrons de faim.

 

Un tapage médiatique particulier entoure donc cette banale mise en examen d’un Algérien. On s’évertue à montrer que les droits de l’homme ne sont pas respectés en ce qui concerne ce cas particulier, comme si le mis en examen a été torturé et jeté en cellule d’isolement , comme des milliers d’Algériens l’ont été en Algérie et dans le monde. Ils devraient éviter de parler de droits de l’homme, eux qui font de ce droit universel un machin qu’ils ne respectent pas du tout lorsqu’il s’agit des nationaux.

Ce tapage est malsain ! Il ne procède pas d’une volonté de rendre justice , et de faire de la justice la même pour tous. Quant à la France inutile de montrer vos dents , on sait que sans la France, vous serez nus, on saura où vous cachez vos larcins, on saura vos agissements complices en relations avec les marchés signés avec les entreprises françaises.

On rirait bien s’il y avait une transparence dans ce domaine. On verra alors comment l’économie du Pays est saignée avec l’aide de vos corrupteurs. Bientôt des dossiers aussi volumineux que ceux d’Elf , les patrimoines des chefs d’Etat africains, leurs comptes dans les paradis fiscaux , tout ça se saura. On verra alors les danseurs d’aujourd’hui adopter des postures d’enfants demandant d’aller au coin.

 

2) Sur le même registre, un dossier sort de l’anonymat:

Un dossier tunisien, un dossier de torture, un tortionnaire devenu pour un temps diplomate. Ce diplomate sera jugé en France sur le principe de compétence universelle qui permet de poursuivre les auteurs présumés de crimes graves, quel que soit le lieu où ils ont été commis.

 

“Lundi 15 décembre, un diplomate tunisien, Khaled Ben Saïd, devra répondre devant la cour d’assises de Strasbourg d’actes de torture et de barbarie commis sur une ressortissante tunisienne, Zulaikha Gharbi, douze ans plus tôt, en Tunisie. Ce procès, qui ne durera qu’une journée, a un caractère historique.”

Le 11 octobre 1996, Mme Gharbi, mère de cinq enfants, 32 ans, est interpellée à son domicile de Jendouba, petite ville au nord-ouest de Tunis. Elle est conduite dans un local de police. Là, elle est dévêtue et soumise à divers actes de torture pendant vingt-quatre heures : suspension à une barre posée entre deux tables, coups multiples sur le visage et le corps, violences sur les parties génitales, insultes…”

 

Voila ce que font des musulmans à leurs frères et soeurs, ils méritent tous les châtiments et tant mieux si c’est les non musulmans qui appliquent le droit, quand nos pays laissent faire et encouragent les sanguinaires à commettre les pires méfaits.

 

“Les policiers veulent lui soutirer des renseignements sur son mari, un islamiste membre du parti Ennahda (interdit). Mais Mouldi Gharbi, instituteur, a fui la Tunisie, via l’Algérie, trois ans plus tôt, et obtenu l’asile politique en France. Quand Zulaikha Gharbi sort, traumatisée, du commissariat de police, on lui conseille de se tenir tranquille. “Ton dossier est ouvert”, lui dit-on.”

 

“Chaque jour de l’année suivante, Mme Gharbi va vivre “dans la terreur qu’on vienne (l’)arrêter à nouveau”. En octobre 1997, elle obtient le droit de rejoindre son mari en France, au titre du regroupement familial. Quand elle se présente au commissariat de police de Jendouba pour obtenir son passeport et celui de ses enfants, elle découvre avec stupeur que son interlocuteur est l’un de ses anciens tortionnaires. “Je n’avais pas oublié son visage, dit-elle. Je ne l’oublierai jamais.” Elle apprend le nom de ce commissaire de police : Khaled Ben Saïd. “Il m’a reconnue, et je l’ai reconnu, se souvient-elle, mais j’ai préféré faire comme si de rien n’était. Il me fallait nos passeports.” Elle relève toutefois que l’homme “semble gêné”.

 

“En mai 2001, alors que Zulaikha Gharbi a rejoint son mari et vit en région parisienne avec toute sa famille, elle est avertie que Khaled Ben Saïd a été nommé vice-consul de Tunisie à Strasbourg. Soutenue par la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et l’avocat Eric Plouvier, elle dépose une plainte. La FIDH et la Ligue française des droits de l’homme (LDH) se constituent parties civiles.”

 

“La procédure qui va suivre sera longue et ardue. Convoqué par la police puis par le juge d’instruction en charge du dossier, Khaled Ben Saïd s’enfuit en Tunisie.”
“En juillet 2003, un mandat d’arrêt international est lancé contre lui. En vain. Après sept années d’enquête, et en dépit de tous les obstacles, l’ordonnance de mise en accusation devant la cour d’assises du Bas-Rhin est finalement rendue, le 16 février 2007.”

 

“Aux dernières nouvelles, Khaled Ben Saïd travaille à Tunis et jouit d’une entière liberté. Le procès de Strasbourg se déroulera donc, lundi, selon la procédure de “défaut criminel” ou contumace. M. Ben Saïd sera représenté par un avocat du barreau de Colmar, Me Salichon, qui n’a pas souhaité répondre à nos questions.”

 

“Les autorités tunisiennes ont démenti vigoureusement les faits reprochés à Khaled Ben Saïd. “Ces accusations sont totalement imaginaires. Elles visent à induire l’opinion publique en erreur”, a indiqué, le 15 novembre, à Tunis, un responsable tunisien, en refusant d’être cité sous son nom, avant de mettre en doute la compétence de la justice française à statuer sur la plainte.”

 

“Vêtue d’une djellaba crème, le visage ceint d’un foulard, Zulaikha Gharbi avoue timidement que le procès de Strasbourg lui “fait un peu peur”. Elle sera présente à l’audience, avec son mari. “Je ne veux pas faire de tort à mon pays, la Tunisie, souligne-t-elle, mais je dois aller jusqu’au bout. Il faut que les tortionnaires sachent qu’ils ne sont plus à l’abri”, explique-t-elle dans un français maladroit.

 

“De son côté, le président d’honneur de la FIDH, Me Patrick Baudouin, rappelle que si la Tunisie présente des aspects positifs, en matière de droit des femmes notamment, ” elle mérite un zéro pointé en ce qui concerne les droits civils et politiques”. Or elle a ratifié la Convention internationale contre la torture en 1988. Pour cet avocat, “il est grand temps que cesse l’impunité totale dont jouissent les tortionnaires tunisiens”.(Florence Beaugé).”

 

Contrairement au Gouvernement algérien, la Tunisie fait profil bas, elle a certes refusé de livrer le tortionnaire, c’est normal pour un pays qui cultive l’esprit de la différence entre les fonctionnaires et les citoyens, les premiers peuvent tout faire des seconds c’est dans la pratique courante et habituelle des choses. Qu’à cela ne tienne ,le tortionnaire sera jugé par contumace et il aura ce jugement attaché à son cul toute sa vie durant. Chaque fois il se rappellera ce qu’il a commis d’ignoble à cette femme qui n’a pourtant commis aucun délit, si ce n’est être l’épouse d’un citoyen tunisien de l’opposition. Etre un religieux et croyant à sa foi c’est pas un crime jusqu’à plus ample informé.

 

Ceux qui ont torturé, ceux qui ont tué leurs frères, dans l’impunité de leur pays, voila venu le moment de rendre des comptes , n’importe où dans le monde. Cette décision et une bénédiction de Dieu, elle permettra d’empêcher que d’ignobles personnages continuent d’agir dans l’impunité que leur procure le pouvoir des hommes mal élus de nos terres arabes et africaines.

Par Mohand

Hakim Addad: « Mon licenciement est abusif et a une arrière-pensée politique »

addad1.jpgLe licenciement de Hakim Addad de son poste d’assistant chargé de la communication à Algérie Poste s’apparente à un licenciement politique.

Confirmé au sein de cette entreprise le 21 mai 2008 après deux périodes d’essai de six mois chacune (du 16 juin 2007 à mai 2008), Hakim Addad a été licencié quatre mois plus tard, le 8 septembre 2008. Motif ? Il ne s’agit pas d’un cas d’« incompétence professionnelle ou de faute professionnelle grave ». « C’est un licenciement abusif qui a probablement sa portée politique. C’est un licenciement qui intervient après les activités intenses de l’association RAJ, dont je suis secrétaire général », déclare Hakim Addad, qui est aussi élu du FFS à l’APW d’Alger et secrétaire national chargé du mouvement associatif au sein du même parti.

 

Y a-t-il alors une affaire Addad ? Pour trouver réponse à cette question, il faut peut-être revoir la genèse. Son recrutement à Algérie Poste a eu lieu du temps de l’ancienne directrice générale de l’entreprise, Ghania Houadria. « J’ai été recruté le 16 juin 2007 en tant qu’assistant auprès de la directrice générale chargée de la communication. Ma confirmation à ce poste est intervenue après deux périodes d’essai de six mois chacune. J’ai fourni les documents nécessaires pour le dossier administratif et le directeur des ressources humaines (DRH) a accepté mon dossier », affirme-t-il. Changement de position au gré des changements à la tête de l’entreprise. Hakim Addad n’a, semble-t-il, pas de chance.

 

Ses déboires ont commencé deux mois après sa confirmation en tant que responsable de la communication d’Algérie Poste. Le limogeage de Ghania Houadria et son remplacement par Mohamed Hamadi à la tête de l’entreprise n’a pas été sans conséquence pour lui. « Dans un premier temps, le nouveau DG m’avait dit qu’il ne travaillait pas avec des assistants et que je serai affecté à une direction centralisée de mon choix. Ce que j’ai accepté, bien qu’aujourd’hui, ce même DG travaille avec quatre assistants », précise-t-il.

 

Comme un malheur ne vient jamais seul, Hakim Addad a été surpris par le même DRH qui avait accepté, au début, son dossier ; il lui demande des documents supplémentaires dont la nature n’a pas été précisée. Quel genre de documents ? Pourquoi maintenant ? Aucune précision. « Il est très possible qu’il y ait une relation avec le départ de l’ancienne DG qui avait suspendu l’actuel DRH et cette demande de nouveaux documents », explique-t-il. Un simple argument pour hâter le licenciement ? En tout cas, les choses se sont précipitées pour Hakim Addad. La première décision qu’il a reçue, « après un mois de flou », était la notification de fin de ses fonctions en tant qu’assistant chargé de la communication.

 

Le DG de l’entreprise : « Je n’ai rien à dire »

 

Le 8 septembre, il reçoit deux autres décisions. La première l’informe qu’il est dégradé d’un poste supérieur à celui d’agent fonctionnel ; dans la deuxième, on lui signifie qu’il est carrément suspendu jusqu’à ce qu’il complète son dossier. Une journée après, soit le 9 septembre, une troisième décision met en œuvre le processus de sa « mise à la porte ».

Dans cette décision, il apprend qu’il allait « passer devant un conseil de discipline parce qu’il n’a pas complété son dossier ». « On me laisse 12 heures pour compléter mon dossier sans me préciser les pièces à fournir. Alors que la décision dans laquelle on me demande de compléter mon dossier date du 8 septembre, on a décidé de mon passage devant un conseil de discipline le 9 septembre. Cela confirme que l’histoire du dossier n’est qu’un faux argument », souligne-t-il.

Même au conseil de discipline, Hakim Addad n’a été convoqué que tardivement. « J’ai été convoqué à deux réunions du conseil de discipline et les deux convocations me sont parvenues en retard. On a tout fait pour que je n’assiste pas à ces séances. Alors que la première réunion s’est achevée sans prise de décision, la deuxième a décidé le licenciement. Même les syndicalistes qui faisaient partie de la commission paritaire (2 sur 3) avaient voté pour le licenciement », précise-t-il. Depuis, Hakim Addad s’est adressé à l’inspection de travail et a intenté une action en justice. L’affaire est à suivre.

Contacté pour avoir sa version des faits, le nouveau directeur général d’Algérie Poste n’a pas souhaiter s’exprimer. « Je n’ai rien à dire. Le seul qui peut savoir pourquoi il a été licencié, c’est M. Addad. Il n’a qu’à s’adresser à la direction des ressources humaines », s’est-il contenté de nous dire. Hakim Addad, quant à lui, reste formel. « Le licenciement à une arrière-pensée politique. Il a un rapport avec les activités du RAJ, mon militantisme au sein du FFS et le fait d’avoir signé une pétition contre la révision constitutionnelle », tranche-t-il. Et d’ajouter : « Si c’est pour un dossier incomplet, le premier qui doit payer cette erreur est le DRH qui l’a accepté au début sans mot dire. » Par Madjid Makedhi/ El Watan

Respectez vos engagements relatifs aux Conventions internationales

dis.bmpRévélez la Vérité et rendez nous justice !

 

 

 

Sous une pluie battante, plus d’une centaine de proches de disparus ont tenu, eux aussi, à marquer, ce 10 décembre 2008, le 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle «Respectez vos engagements relatifs aux Conventions internationales ». des droits de l’Homme. Les manifestants ont exprimé leur attachement aux principes de ce texte et la volonté de voir les droits de l’Homme s’appliquer effectivement dans leurs pays. En plus des pancartes habituelles et des photos de disparus, une large banderole revendiquait

 

 

 

Comme toujours, les forces de l’ordre étaient postées aux abords du lieu de rassemblement et n’ont pas manqué l’occasion de se faire remarquer par des débordements forçant l’indignation. Zoubida, mère et épouse de disparus, s’est faite assaillir par un policier alors qu’elle prenait des photos du rassemblement, ce qui lui a valu de se faire tirer violemment par le foulard qui lui couvrait les cheveux et de se retrouver à terre, la tête pratiquement nue. D’autres policiers ont surgit brusquement et ont tenté d’emmener Zoubida mais les mères sont intervenues et ont réussi à empêcher l’arrestation. Toutefois, cet évènement a provoqué la colère des familles de disparus. Décidant de franchir les limites imposées par le déploiement d’agents et de fourgons de police, les manifestants ont entrepris d’envahir la route pour bloquer les voitures et se rendre bien visibles.

 

 

 

En mois de cinq minutes, des renforts ont surgit de tous côtés pour disperser la foule. M. Mordjana, le secrétaire général de la CNCPPDH, est alors sorti à la rencontre des membres de SOS Disparus, les invitant à rentrer dans les locaux de l’institution pour discuter. Ces derniers ont tenu à terminer leur rassemblement avant de répondre à l’invitation de M. Mordjana qui leur a spécifié qu’il est strictement interdit de marcher ou de tenir un sit-in sur la route. Les membres de SOS disparus, outrés, ont rétorqué « cela fait 10 ans que nous manifestons devant la CNCPPDH malgré les humiliations infligées par les policiers et les coups reçus et nous n’avons toujours pas de réponse à nos questions ». Devant l’indifférence des autorités, les proches de disparus n’ont d’autre choix que de chercher des moyens de se faire entendre.

 

 

 

Ainsi, circonscrit et tranquillement ignoré des autorités algériennes, se tenant, chaque mercredi depuis 10 ans, le rassemblement n’a toujours pas permis un traitement dans le respect du droit à la Vérité et à la justice du dossier des disparus.

 

 

 

Cette manifestation démontre toutefois que les familles de disparus, sensibilisées au contenu des textes internationaux, sont de plus en plus conscientes de leurs droits et se mobilisent de plus en plus nombreuses dans la lutte pour le respect des libertés fondamentales et de l’Etat de droit en Algérie, pour elles et pour leurs enfants.

 

 

 

Paris, le 10 décembre 2008,

 

 

 

Nassera Dutour, Porte Parole

Diplomate algérien inculpé en France: Alger laisse planer un risque de crise

hasni1.jpgParis(AFP) — Alger a laissé poindre vendredi le risque d’une crise diplomatique avec Paris en raison de la situation d’un haut fonctionnaire placé depuis près de quatre mois sous contrôle judiciaire en France où il est inculpé de « complicité d’assassinat » d’un opposant en 1987.
« Cette affaire ne favorise pas un climat de sérénité entre les deux pays. C’est une situation qui risque de nuire aux relations entre les deux pays si elle n’est pas réglée dans les plus brefs délais », a affirmé un diplomate algérien à Paris.
L’Algérie est « indignée » et « exaspérée » par le sort de Mohamed Ziane Hasseni, responsable du protocole au ministère des Affaires étrangères, a-t-il ajouté.
M. Hasseni avait été interpellé le 14 août à l’aéroport de Marseille (sud-est). Placé en garde à vue, il avait été transféré, menotté, à Paris où il a été placé sous contrôle judiciaire après avoir été inculpé par un juge d’instruction de « complicité d’assassinat » d’Ali Mecili le 7 avril 1987 à Paris. Le parquet, de son côté, a requis un non-lieu.
Observant d’abord un silence prudent dans l’espoir d’un dénouement rapide de l’affaire, les autorités algériennes se son mises à hausser le ton après la confirmation des charges par la cour d’appel de Paris, le 14 octobre.
Le lendemain, le ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci s’est rendu « sous le signe de l’urgence » à Paris pour exprimer à son homologue Bernard Kouchner la « grande préoccupation du gouvernement algérien devant cette affaire qui a pris une tournure inquiétante ».
Fin novembre, M. Medelci accusait la France de « garder en otage » le diplomate, puis le ministre de la Communauté algérienne à l’étranger, Djamal Ould Abbas, évoquait en termes à peine voilés une menace sur la qualité de la relation bilatérale.
« Qu’on n’oublie pas que l’Algérie est un partenaire commercial et industriel très important de la France et que nous avons une communauté de quatre millions d’Algériens » dans ce pays, a-t-il dit.
A cette pression, Paris répond inlassablement qu’il s’agit d’une procédure judiciaire sur laquelle le gouvernement « n’a pas de prise » en raison de la séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire en France.
« On comprendrait mal qu’il y ait des rétorsions économiques pour ce qui est un processus de justice. On serait surpris », a estimé vendredi le porte-parole du Quai d’Orsay, Eric Chevallier.
Un argument qui ne semble pas convaincre les autorités algériennes. Celles-ci estiment par exemple que Paris a exprimé de la « bienveillance » pour Rose Kabuye, une proche du président rwandais Paul Kagame, alors qu’un strict respect de la procédure est mis en avant pour leur diplomate.
Mme Kabuye a été inculpée le 19 novembre à Paris dans l’enquête sur l’attentat contre le président rwandais Juvenal Habyarimana en 1994. Elle a été immédiatement remise en liberté sous contrôle judiciaire.
En ce qui le concerne, M. Hasseni, accusé par un ex-officier de services secrets de son pays, réfugié en Allemagne, clame son innocence en invoquant une erreur d’identité sur sa personne.
Il s’est livré à des tests ADN et à des analyses graphologiques après les avoir refusées. Ses avocats contestent la « validité » du mandat d’arrêt qui, selon une source proche du dossier, comporte deux noms « Hasseni » ou « Hassani » et un lieu de naissance qui ne correspond à celui de leur client.
Le meurtrier présumé de M. Mecili, également visé par un mandat d’arrêt, est un truand algérien répondant au nom d’Abdelmalek Amellou. Il avait été arrêté après l’assassinat et expulsé en Algérie. Les enquêteurs avaient retrouvé dans son domicile un ordre de mission signé d’un Rachid Hassani.
Affirmant n’avoir « rien contre M. Hasseni », l’avocat de la partie civile, Me Antoine Comte, a néanmoins relevé qu’ »il a fallu attendre deux mois avant qu’il accepte la confrontation demandée (avec son accusateur) et de se soumettre à des expertises ADN ».
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