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Archive pour le 16 décembre, 2008

Mustapha Bouchachi:«Dans 50% des affaires de meurtre, les empreintes ne sont pas prises en compte»

boiu.jpgLe président de la LADDH, maître Mostapha Bouchachi, qui voit dans la peine capitale «un crime commis par les représentants de l’Etat», invite pour sa part l’assistance à se mettre à la place du condamné attendant son exécution avant de porter son jugement sur l’abolition ou non de cette peine. L’avocat et défenseur des droits de l’homme précise que cette peine n’est pas du tout dissuasive. Il prend l’exemple à cet effet du roi du Maroc, «qui dans les années 1970, avait fait exécuter 10 personnes pour tentative de coup d’Etat, puis 11 autres pour le même motif, puis 15 autres encore juste après pour les mêmes raisons. Cela veut dire que la peine capitale n’empêche pas l’acte de se reproduire ». Et d’ajouter: «Seuls les pays qui connaissent la violence commise à la fois par les dirigeants et les individus demeurent attachés à l’application de la peine de mort.»

Me Bouchachi étayera sa plaidoirie par le chiffre de 119 condamnés à mort aux Etats-Unis qui ont été libérés entre 1973 et 2005 car leur innocence a été prouvée : « Ils ont été sauvés grâce au fait que l’application de la peine de mort a pris du temps ».

Evoquant le cas Algérie, Me Bouchachi souligne que le code pénal est doté de 11 cas de condamnation à mort dont un seul est relatif à l’assassinat avec préméditation, «les autres cas concernent des sanctions politiques. Ceci prouve que cette peine est utilisée pour effrayer les opposants», note Me Bouchachi. Ce dernier précise en outre que la justice n’est pas indépendante pour prononcer des jugements équitables, « il suffit de deux heures pour le juge pour prononcer la condamnation à mort. Il faut savoir que dans 50% des affaires de meurtre, les empreintes ne sont pas prises en compte ». Source El Watan

Benloucif s’interpose

gern.jpgAu rythme des déclarations incendiaires qui ont opposées l’ancien président de la république chadli Bendjedid à son ministre de la défense le Général major Khaled Nezzar,  l’événement a été très mal perçu par certains milieux du pouvoir, ce qui a amené, ces derniers jours, l’ancien Général major Mostefa Benloucif à multiplier les contacts et entretiens avec quelques anciennes figures de l’état-major des armées, mais aussi avec d’anciens hauts fonctionnaires de l’Etat à la retraite. L’objectif: , mettre fin à cet épisode Bendjedid-Nezzar qui risquerait, s’il n’est pas contenu, de déstabiliser plus d’un dans les hautes sphères de la nomenclature algérienne..

Dans une discrétion absolue, l’ex Général major Mostefa Benloucif aura reçu la veille la fête de l’Aid, au niveau de sa résidence à Alger, deux anciens généraux de l’armée à la retraite. Ces derniers lui ont rendu visite avec pour maître mot: museler le Général major Khaled Nezzar et le faire délicatement taire dans l’intérêt de tous, en en brandissant comme argument la conjoncture extrêmement inopportune pour de tels scandales qui peuvent inciter l’opinion publique à vouloir s’opposer ne serait-ce que passivement à un processus électoral indirect déjà engrangé  visant à préparer inconsciemment ou  (subliminalement ) le peuple algérien à accepter un troisième mandat de Bouteflika. C’est ainsi que l’ancien Général major Mostefa Benloucif pénétrerait de nouveau les coulisses du pouvoir suprême sans avoir à balancer comme tout le monde, ni à faire usage d’un quelconque forcing; et de cette façon tout le monde y’ gagnerait.

Connaissant les méthodes du général major déchu Mostefa Benloucif, qui a  souvent eu recours dans le passé à la force pour régler les contentieux avec ses opposants comme dans l’affaire du Dr Benchoufi,  quand il ordonna sa liquidation physique en se servant des membres de son clan du (service action et opérations spéciales) comme D. Benloucif, M. Benloucif, B. Benloucif, Z. Benloucif, H. Benloucif, N. Benloucif dit (nounou), J. Benloucif, R. Benloucif, Mah. Benloucif, F. Benloucif ……et beaucoup d’autres usant de pseudonymes pour la plupart. Ils se sont enrichis à coups de milliards sur le dos de l’Algérie et de ces pauvres algériens qui  crèvent la dalle ,   on se faisant aider, sur le plan humain et logistique, par les chefs des services de renseignements (Sécurité Militaire), actuellement DRS. Le soutien lui aussi assuré par des poids lourds de l’armée à la retraite ou de ceux qui sont encore en poste et qui lui expriment loyauté jusqu’à ce jour.

Un mode opératoire digne des mafias, ou des criminels de bas étage,  avec pour slogan (Crimes et manipulations en tous genres). Quand quelqu’un comme le général major Khaled Nezzar, qui s’appuie dans ses déclarations contre Chadli Bendjedid, sur des suggestions (ordres !), des suggestions  qu’il aurait entendu juste par la bouche du général major Mostefa Benloucif et du général major Benyelles (aucun écrit officiel), et qui sous-entendaient leur décision et volonté à  designer Chadli Bendjedid au poste de président de la République à la veille de la mort de Houari Boumediène, c’est dire le pouvoir qu’il avait dans le temps, et qu’il a encore, un pouvoir voué à assouvir ses envies et ses ambitions entachées par le sang des Algériens.

Par Mohamed. S

Affaire Hasseni: crise ou pas crise ?

fra.jpgPar :Mustapha Hammouche
Jeudi dernier, l’APS reprenant une “source diplomatique à Paris” exprimait “l’étonnement” de l’Algérie devant “la lenteur excessive de la justice française” dans l’affaire Hasseni. Ces mêmes sources déplorent que “depuis le 15 octobre (date à laquelle Medelci avait rencontré son homologue français pour lui exprimer “la grande préoccupation de l’Algérie devant cette affaire qui a pris une tournure inquiétante vis-à-vis du diplomate algérien”), le dossier n’a pas connu d’“évolution significative”.

Le lendemain, l’AFP affirmait qu’une même source diplomatique à Paris lui avait confié que “c’est une situation qui risque de nuire aux relations entre les deux pays si elle n’est pas réglée dans les plus brefs délais”. Auparavant, Medelci, ministre des Affaires étrangères, avait qualifié l’acte de “prise d’otage” et Ould-Abbès, évoquant “le partenariat commercial et industriel” et “une communauté de quatre millions d’Algériens” en France, insinuait des rétorsions économiques à l’encontre de Paris.

L’escalade verbale, compréhensible de la part d’un ةtat qui subit la rétention d’un diplomate par un pays tiers, se poursuivait, remettant implicitement en cause le voyage prévu pour le début de l’année 2009 de Bouteflika en France.

Mais, au cours de sa conférence de presse de samedi dernier, le Premier ministre réduit ce processus de protestation à “un emballement de la presse qui n’a pas de fondements pour l’instant”. Il trouve que l’affaire est “préoccupante”, mais il n’y a pas encore de “crise” dans les relations bilatérales. Le même jour, Ould-Abbès répond clairement “non” à la question de savoir si l’affaire pourrait remettre en cause la visite du président algérien en France.

Nous voici loin de “la prise d’otage” et de la menace de représailles économiques évoquée par des voix bien plus officielles qu’une presse emballée.
Que s’est-il donc passé de nouveau pour que notre gouvernement, qui a d’abord haussé le ton, estime que la situation ne justifie finalement plus une crise dans les rapports algéro-français ? Les raisons d’un changement de conduite envers la France, dans les conditions créées par l’affaire Hasseni-Mecili, peuvent être de différentes natures. Mais la relative dégradation qui les a, jusqu’ici, marquées ne sont pas le seul fait d’un emballement médiatique. Celui-ci, pour réel qu’il serait, était nourri de déclarations officielles.

On remarquera seulement que le repli de la diplomatie nationale, exprimé par les propos désormais apaisants, intervient depuis que la presse évoque la virtualité d’une remise en cause de la visite du Président à Paris. Dans un processus de crise, justement mesurable à l’évolution des déclarations politiques des représentants de l’ةtat, il n’est pas nécessaire de s’emballer pour envisager une telle évolution. Les mises au point sur l’état des relations algéro-françaises sont-elles donc venues rectifier le ton de l’agacement exprimé par des ministres et, très récemment encore, par “des sources diplomatiques à Paris” ?

Notre diplomatie semble être dans la position contradictoire de vouloir protester contre un traitement injuste et de vouloir éviter la crise. Au-delà de la situation du diplomate, c’est donc le fond de cette affaire qui nous met dans une si inconfortable situation.

Attentat du 11 décembre à Alger: la responsabilité algérienne établie !

unalger432.jpgLe rapport des Nations Unies sur l’attentat contre son siège à Alger rendu public précise justement que le jour même des attaques du 11 avril 2007, l’officier en charge de la sûreté et de la sécurité de l’ONU à Alger envoie une note verbale à son interlocuteur officiel, le directeur général du protocole du ministère des Affaires étrangères. La demande est limpide: renforcer les mesures de sécurité existantes devant le siège des Nations Unies.

Le haut fonctionnaire des Affaire étrangères se défausse alors sur une autorité subalterne et recommande de rencontrer le président de l’Assemblée Populaire Communale d’Hydra. La réunion aura bien lieu puisque le rapport précise que «le 27 avril 2007, l’officier désigné rencontre le maire d’Hydra et demande i) l’installation de ralentisseurs dans la rue Emile Payen qui longe le siège de l’ONU ; ii) de rendre la rue en sens unique ; iii) l’installation de bornes routières au pied de l’immeuble».

Des aménagements destinés à renforcer la sécurité devant l’immeuble de l’ONU seront certes apportés, notamment la création de checkpoints, mais « les bornes routières ainsi que les restrictions routières n’ont pas été mises en place par le gouvernement ».

Légèreté et laisser-aller

Visiblement peu rassurée, l’équipe des Nations Unies à Alger fait alors part dès le printemps 2007 de son vif désir de changer de locaux. Le 29 mai 2007, le coordinateur-résident de l’ONU à Alger informe le gouvernement algérien du désir du personnel onusien de déménager dans des locaux mieux adaptés, « afin de répondre de la meilleur manière possible aux besoins d’espace, de parking et d’accessibilité. Dans la même note verbale, l’ONU requiert l’assistance du gouvernement afin d’identifier les bâtiments correspondants à sa requête. Puis le 2 juillet 2007, le bureau du directeur général du protocole du ministère des Affaires étrangères confirme l’accord sur le déménagement des locaux de l’ONU, mais ne propose aucune alternative quant à un autre bâtiment ».

La légèreté et le laisser-aller des autorités algériennes incarnés par l’attitude du directeur général du protocole se ressent également dans les échanges institutionnels entre ce haut-fonctionnaire et l’ONU.

Le rapport précise ainsi qu’en « préparation de la visite de (censuré) du Département de la sûreté et de la sécurité de l’ONU à Alger, l’officier désigné a dit qu’il avait envoyé une note verbale au directeur général du protocole lui demandant une entrevue. Plus tard, une seconde note de rappel a été envoyée. Toutes deux sont demeurées sans réponse. » Le bilan de ce « je m’en foutisme » irresponsable est connu : 17 employés de l’ONU tués et plus de 40 personnes blessées le 11 décembre 2007 à Hydra.

Source Bakchich

Huit ans de prison pour l’ex-vice consul de Tunisie

fdr.bmpL’ex vice-consul de Tunisie à Strasbourg a été condamné ce lundi à huit ans de réclusion criminelle pour complicité dans les actes de torture commis dans son pays en 1996. Pour les défenseurs tunisiens des droits de l’homme, c’est une vraie gifle infligée au régime de Zine Abidine Ben Ali.

Il est très rare que la justice française accepte de se prononcer sur une affaire en faisant jouer le principe de la « compétence universelle » qui permet aux juridictions nationales de poursuivre les auteurs présumés des crimes les plus graves. La première fois, c’était il y a trois ans. Un officier mauritanien avait alors été condamné. La deuxième fois c’était ce lundi… 

Un diplomate tunisien, Khaled ben Saïd y était jugé par la cour d’assises du Bas Rhin à Strasbourg pour « complicité dans des actes de torture » commis en Tunisie contre une compatriote en 1996. Il a été condamné à huit ans de réclusion criminelle.

Il s’agissait d’un jugement par défaut – l’homme n’est plus en France depuis longtemps- et la décision des juges est donc avant tout symbolique. Mais pour les défenseurs tunisiens des droits de l’homme, convaincu que leur combat ne peut porter que s’il trouve des échos en Europe et surtout en France, c’est une vraie gifle qui a été infligée au régime de Zine Abidine Ben Ali. Celui-ci faisait d’ailleurs partie des témoins cités à comparaître… Il était bien sûr absent.

Une gifle pour le régime tunisien

La Ligue française des droits de l’homme et la Fédération internationale des droits de l’homme s’étaient constituées parties civiles et la plupart des personnes qui ont été appelées à la barre ont saisi l’occasion qui leur était offerte pour dénoncer le caractère policier du régime tunisien.

Les autorités tunisiennes parlent, de leur côté, d’une « affaire montée de toutes pièces » en rappelant que « la torture et autres traitements inhumains et dégradants sont rigoureusement interdits » en Tunisie. Ce qui est vrai… sur le papier.

La plaignante, Soulaikha Gharbi, est l’épouse d’un militant islamiste tunisien. En octobre 1996 elle est arrêtée par des agents de la DST tunisienne qui veulent des informations sur son mari, réfugié depuis peu en France. Soumise pendant deux jours à des actes de torture puis libérée, elle revoit par hasard l’un de ses tortionnaires un an plus tard en allant récupérer son passeport au commissariat et relève son nom.

En mai 2001, apprenant qu’il a été nommé au poste de vice-consul à Strasbourg, elle porte plainte. Informé de cette procédure par le commissaire en charge de l’enquête, le policier-diplomate prend la poudre d’escampette avec le soutien des autorités tunisiennes qui n’exécuteront jamais le mandat d’amener international pourtant délivré par le juge d’instruction.

Il faut dire que Paris ne tient pas à ce que cette affaire envenime les relations franco-tunisiennes. Lors de sa visite en Tunisie, en avril 2008, Nicolas Sarkozy avait même affirmé que « l’espace des libertés » y progressait, et Rama Yade a vite cédé aux injonctions du Palais de Carthage qui ne souhaitait pas qu’elle rencontre, comme cela avait été pourtant initialement prévu,  l’Association tunisienne des femmes démocrates. Jacques Chirac n’était pas moins indulgent. 

La « compétence universelle », un principe gênant pour la diplomatie française…

Et le Parlement français pourrait, dans quelques mois, voter une loi interdisant l’application par la justice française de ce principe de « compétence universelle » qui peut être si gênant pour la diplomatie française. Il y a quelques années déjà, il avait fallu « exfiltrer » discrètement le général algérien Khaled Nezzar pour éviter son arrestation.

Les autorités françaises, qui n’ont pas fait d’excès de zèle, bien au contraire, espèrent que Tunis gardera un profil bas. D’autant qu’une autre affaire judiciaire empoisonne en ce moment les relations entre la France et l’Algérie.

Il ne s’agit pas là de « compétence universelle » car les faits ont eu lieu sur le territoire français. Mais il s’agit également d’un diplomate. Mohamed Ziane Hasseni a été placé sous contrôle judiciaire au mois d’août dernier à la suite de son interpellation à l’aéroport de Marseille. Accusé de « complicité » dans l’assassinat en 1987 à Paris de l’avocat Ali Mecili qui était à l’époque une des figures de l’opposition algérienne, il a été placé sous contrôle judiciaire et ne peut donc quitter la France. Depuis les autorités algériennes sont intervenues à plusieurs reprises, accusant même la France de « prendre en otage » le diplomate. Aux dernières nouvelles, à en croire le quotidien algérois l’Expression, elles menaceraient même Paris de représailles économiques.

Source: L’Express

Salima Ghezali: « Le politique s’efface derrière l’antiterrorisme »

ghezali.jpgDROITS DE L’HOMME. L’écrivaine algérienne, Selima Ghezali, de passage à Genève pour un colloque.

Carole Vann , InfoSud
Lundi 15 décembre 2008
  

La justification de la torture a pris un autre visage depuis le 11septembre 2001. Lors d’un colloque mis sur pied les 4 et 5 décembre par l’Organisation mondiale contre la torture, Selima Ghezali, journaliste et écrivaine algérienne, explique comment la notion d’universalité des droits de l’homme a été instrumentalisée au cours de l’histoire de son propre pays.

 - Quel rapport a l’Algérie avec la notion d’universalité des droits de l’homme?

Salima Ghezali: Lors de l’adoption de la Déclaration universelle en 1948, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, cette notion ne s’appliquait pas à mon pays, ni aux autres colonies dans le monde. C’est en puisant dans les concepts de droits de l’homme et d’autodétermination que les Algériens ont pu faire avancer leur cause indépendantiste face aux Français. Une fois l’indépendance obtenue, les anciens Etats colonisés ont signé les différents traités et pactes qui leur permettaient d’être intronisés dans la communauté internationale. Mais ils n’ont jamais mis en œuvre la totalité des droits contenus dans les instruments internationaux. De ce fait, la population algérienne ne s’y reconnaissait pas, elle a vite considéré que ses dirigeants étaient issus des résidus de la colonie.

- C’est toujours le cas aujourd’hui?

- Le paradoxe continue: le pouvoir actuel se pose en tuteur de ces droits en les octroyant à la population selon ses propres critères.

Dans les années1990, nous avons été plongés dans une guerre civile qui n’avait pas de visage, dont on n’a toujours pas saisi les enjeux et qui a fait 200000 morts et 14000 disparus. Une ordonnance du 27février 2006, portant sur la mise en œuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, prévoit une peine allant de 3 à 5 ans et une amende allant de 2800 à 5500 euros pour qui évoquerait par ses écrits ou par dépôt de plainte les faits liés à cette époque noire. Les grands massacres, les exécutions sommaires, les disparitions, les dizaines de milliers de personnes envoyées dans le désert en détention arbitraire, tout cela a été du coup jeté aux oubliettes. Tout ce qui nous reste de visible de cette guerre, ce sont les femmes et les mères des disparus qui viennent chaque mercredi manifester à Alger.

- Qu’est-ce qui a changé avec les attentats du 11 septembre 2001?

- Le 11 septembre a balayé en un jour toutes les années d’effort des organisations des droits de l’homme pour attirer l’attention de l’opinion publique sur les exactions en Algérie. Cette date a permis au gouvernement de se débarrasser de toute culpabilité en se dressant en rempart pour sauver l’humanité menacée par les intégristes. Aujourd’hui, l’Algérie se présente comme réservoir de know how pour combattre le terrorisme. L’opposition est réduite au silence, c’est terrible pour les familles des disparus.

- Comment la population algérienne perçoit ce qui se passe à Guantanamo ou la prison irakienne d’Abou Ghraib?

- Pour les Algériens, c’est une répétition des traumatismes subis sous la colonisation et pendant la guerre civile lors de la décennie noire de la part de notre pouvoir. Une douleur et une colère très profondes. Cela n’aide pas à lutter contre le terrorisme, mais intensifie le choc des cultures. Les Algériens, persuadés que la barbarie vient de l’extérieur, proposent des alternatives inquiétantes. Tandis que l’Occident, convaincu de l’inverse, intensifie ses lois répressives.

- Les attentats augmentent dans le monde. Quelles actions immédiates peuvent être entreprises pour stopper cette escalade?

- Il faut condamner sans équivoque la torture, les traitements dégradants. Cela donnerait un signal fort, contraire à celui émis après le 11 septembre. Actuellement, nous nous trouvons dans une situation où les politiques s’effacent derrière la guerre contre le terrorisme, en justifiant le manque de transparence. Ce rapport de force très dangereux préfigure le terrorisme comme acteur politique. Ce qu’il faut absolument éviter.

Un journaliste sans scrupule

logo2.jpgLe 24 novembre dernier, nous avons reproduit, dans ce blog, un article publié dans le quotidien La Voix de l’Oranie intitulé  Kadiria (Bouira): Un collégien fait 100 km par jour pour continuer à aller à l’école. Nous avons reçu plusieurs messages de sympathie avec ce collégien. Par ailleurs, un élu de l’APW de Bouira, M. Ait Yahiaten a pris contact avec l’auteur de l’article, M. Chabane, (chef de burau d’un autre quotidien à Tizi-Ouzou) pour lui demander le nom du collégien. La réponse du journaliste était surprenante: « je ne connais pas le nom du collégien »! Après des démarches entrepirses auprès du directeur du collège qui s’est engagé à résoudre le problème de l’élève, M. Ait Yahiaten découvre, à sa grande surprise, que l’article est le produit de l’imagination du pseudo journaliste. D’ailleurs, ce dernier est connu dans le milieu de la presse pour ces articles mensongers. El Mouhtarem

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