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Archive pour décembre, 2008

Combien d’assassinats auraient pu être déjoués si les hommes parlent et agissent

boudiaf.gifJe vous parle de l’Algérie, vous me répondez Hassani. A un autre je dis qui il est, il me répond j’écris mal. Bien sûr nous n’avons pas eu les mêmes enseignements. C’est le réflexe de journaliste, qui pense qu’il est le plus compétent pour dire les choses.
Ce blog a pris les formes, il est en quelque sorte l’image même de la situation du pays. Il y a des démocrates épris de droit et de justice, des défendeurs des intérêts publics et qui veulent que leur pays redevienne fréquentable avec des principes des devoirs et des droits. Et puis à côté, il y a ceux qui ont le pouvoir, qui ont formé une caste de priviligiés, qui ont constitué une armée de soumis, qu’ils abreuvent et satisfont du plus petit désir jusqu’au plus grand: l’impunité. Ils sont prêts aux plus vils combinaisons. Ils veulent que l’Algérie continue d’être infréquentable et ils feront tout pour demeurer dans cet état qui s’apparente à une organisation mafieuse et non un Etat démocratique.

Avec cette race d’opportunistes ce n’est pas demain que nous aurons des Nobel. Ce n’est également pas demain que le droit s’appliquera sans passer outre. Ils se liguent pour combattre des idées, un à un, nous subissons leurs attaques. Aucun d’eux ne fait son autocritique ni ne dit que peut être le vis à vis a raison non ! Ils continuent leur oeuvre démoralisatrice dans le but est la démobilisation sur les principes. Ils font ici aussi comme leurs chefs, combattre tout esprit libre, annihiler toute idée de changement, façonner la vie de millions d’Algériens pour leur unique bénéfice, se renforcer partout où ils se retrouvent pour faire front à ceux qui remettent en cause leur ignoble conduite.

Quand on veut abattre une personne, il faut se demander pourquoi ? Est-ce seulement de la vanité ? Est-ce une compétition ? Est-ce un réglement de compte ? Est-ce l’application réflechie d’une mesure qui prend toute son importance maintenant après la déroute de leurs complices et l’utilisation illégale des outils du droit international.

On manipule les personnes et on déroute les esprits. D’une affaire de droit pénal, de l’assassinat, ils sont arrivés à s’arcbouter sur une personne pour nous faire oublier l’essentiel. Les écrits qui ont un dénominateur commun, celui de défendre une idée vaille que vaille, fusse-t-elle déraisonnable, continuent avec la même hargne. Un à un nous devenons leur cible, leurs arguments sont toujours les mêmes, leurs objectifs sont inchangés: protéger un des leurs et incriminer celui qui est devenu la cible de tous y compris des politiques de pacotilles. Ils se mobiliseraient jamais autant s’ils ne se sont pas ligués pour un objectif celui de faire taire Samraoui de toutes les façons. Il a un pouvoir de nuisance qu’ils ont compris, son cas rappelle d’autres cas dans l’histoire récente de l’Algérie.

J’ai lu depuis plusieurs jours, sans intervenir, un certain nombre de commentaires, ils ont un dénominateur commun, celui de brouiller les pistes qui nous méneront à la vérité sur cette assassinat. Assassinat qu’on aurait pu éviter comme a dit Sniper et il a raison. On fuit les faits. Quand on est au courant qu’un crime ou qu’un délit allait se commettre et on se tait, on est complice.
Combien d’assassinats auraient pu être déjoués si les hommes parlent et agissent. Mourad et ses compagnons, ont bien été assassinés Kasdi merbah aussi, Boudiaf également et la liste est longue, tous ceux qui avaient à coeur de mettre les points sur les I à ceux qui aujourd’hui encore tentent de perpétuer une situation intenable, on veut les empêcher d’agir. Mais en sous mains on pousse d’autres à agir dans le sillon qu’ils ont décidé: celui de ne rien laisser poindre de leurs actes pendant la décennie noire et maintenant encore.

Les assassinats ne resteront pas impunis tout comme comme celui de Mecili, c’est une simple question de timing. Comme en justice pour qu’une plainte soit recevable, il faut avoir un intérêt évident. Posons nous la question: pourquoi il y a autant de personnes qui se posent en censeurs et qui ne cessent de tenter de nous manipuler ? Quel intérêt ont-ils à agir ainsi au détriment de la raison ? Quelle raison suffisante permet de qualifier un témoin de complice alors qu’il a dit et répété qu’il dirait ce qu’il sait sur ce dossier. Quelle différence de ton enfin nous remarquons sur ce blog. Cette différence de ton nous apprend beaucoup. Elle permet de se faire une raison et de laisser se déchainer ceux qui désormais ne peuvent pas se cacher même derrière l’anonymat du Net. Les véritables responsables se dissimulent derrière des leures petits par leur tête et par leur envergure. Mecili même mort les fait se mouvoir comme des bêtes traquées. Dieu leur réservera une mort lente plus lente encore que la manifestation de la vérité.

Je termine ce commentaire par une suggestion. Il apparait clairement qu’il y a deux clans distincts sur ce blog. Il y a les serviteurs de la mafia d’un côté et les défenseurs de la démocratie et des droits de l’homme de l’autre. Qu’on me dise le contraire car c’est tellement évident qu’aucune passerelle n’est possible.
Ne serait-il pas correct d’inviter ceux qui ne partagent pas la philosophie du FFS de créer leur propre blog pour se défouler. Je ne cite personne, ils se reconnaitront.
Les déchirements et les attaques répétées des uns sur les autres montrent qu’ils sont différents et qu’ils ont fondamentalement des visions différentes. Dans ces conditions, il n’y a pas d’enrechissement par les échanges, il y a anéantissement. L’anéantissement des voix discordantes en Algérie nous suffit pour en souffir d’autres.

Les opposants de pacotilles auront tout intérêt à se retrouver entre potes. Ils pourront mieux élaborer leurs tactiques parceque jusqu’à maintenant on peut dire qu’elles sont toutes décousues et tellement nulles.
Par Mohand

Communiqué de la LADDH: Massacre à Gaza

gaza3.jpgLa population de Gaza  vient de subir ce  samedi 27 décembre des raids massifs de l’armée d’occupation israélienne. Ce crime a fait plus de 160 morts et plus de 200 blessés.

La Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme, dénonce avec  énergie cette agression sauvage et aveugle qui vise toute une population civile; elle s’incline devant la mémoire des victimes et reste solidaire avec le peuple palestinien.

Il s’agit là d’un énième crime contre l’humanité commis contre une population isolée, en violation flagrante de tous les textes internationaux relatifs aux  droits de l’Homme, devant une indifférence  générale indécente.

La LADDH appelle la communauté internationale à dénoncer ce crime, et à agir dans l’urgence pour sauver le peuple palestinien d’une volonté manifeste de le punir pour son choix de résistance. 

Le Président

Mostafa Bouchachi

La machine à gagner du temps

gestiontemps.jpg«Tu as tort de mentir, c’est un vilain défaut, et c’est inutile, car toujours tout finit par se savoir. «Oui, répond Poil de carotte, mais on gagne du temps.» Jules Renard

C’était un grand royaume qui semblait vivre paisiblement dans une grande opulence qu’il puisait d’une ressource naturelle: le sable. D’inestimables et d’inépuisables quantités de ces minuscules et précieux grains quartzeux inondaient ses vastes terres. Le commerce du sable, au plus haut de son coût, y était florissant. Les exportations rapportaient gros. Les grosses affaires louches aussi… Cependant, les fin fonds du royaume ne profitaient pas grand-chose de cette richesse. Juste de quoi ne pas périr de faim…

Pour glorifier et symboliser cette source de richesse, de force et de pouvoir, le grand roi qui connaît bien le sable pour avoir longtemps traversé d’immenses déserts, décida de consacrer un jour de l’année au sable. Ainsi, chaque année eut lieu la fête du sable, à laquelle, autour d’une immense table, étaient conviés tous les membres de la famille royale et de ses courtisans. Le rendez-vous des ouailles et des ripailles. Des apparatchiks et du chic. Celui  des bouffons et bâfrons, des embrassades et des accolades. Des discours et des recours. Celui des  réjouissances et des bombances. 

Le royaume semblait toujours couler des jours heureux, quand un jour, les prémisses d’une terrible tempête se faisaient sentir. Panique dans les corridors du palais! Pendant la nuit, le roi fit réunir ses proches vizirs et collaborateurs pour leur dire ce qu’on lui avait dit de dire.

– Messieurs, entama le roi de haut de son trône, la situation est peu réjouissante et, ajouta- t-il, la menace commence à pointer son nez.

– Monseigneur, dit le ministre des barrages anti-tempêtes, un nez n’est pas du tout une menace. Un nez, quand il dépasse ça s’achète ou ça se casse. Et puis, dit-il avec ironie, que le vent fasse sa tempête,  nous, nous devons nous accrocher comme nous avons l’habitude de faire et oulabass !

– Tout à fait, relaya le ministre  du sable, les mains croisés sur la table, nous devons nous accrocher !

– J’ai comme l’impression avoir déjà entendu ces mots s’exclama le roi, un peu irrité par cette répétition, nous sommes dans joli pétrin, voilà ! … et la rue commence à prendre l’initiative…

– La rue ? Mais quelle rue Monseigneur ? Il n y a pas de rue… Pour fermer la rue à la rue, le temps Monseigneur ! Le temps ! Semble avoir trouvé le vizir des barrages anti-tempêtes, chargé aussi des affaires du dedans, nous devons gagner du temps; le reste, ce n’est que du vent.

–  Où voulez- vous en venir ? interrogea le roi, l’air intéressé par la sortie du vizir.

–  Comme on gagne sa grosse fortune ! expliqua l’auteur de la trouvaille. Laissons le vent faire sa petite tempête et nous, gagnons du temps !

– Exact Monseigneur ! Appuya le ministre sans portefeuille, qui venait tout juste d’être admis au sein de la cour, inspiré par le mot fortune, ce qu’il nous vous faut, c’est un sablier qui indiquerait le temps à tout le royaume.

–  Votre plan, messieurs ? demanda le roi entre deux gorgées de thé.

– Un sablier, maître, suggéra le ministre du sable, avec malice, nous allons doter le royaume d’un artifice. De préférence, un sablier qui serait une référence en matière de mesure de temps, ajouta-t-il tout content.

Le roi approuva la trouvaille même s’il a avait tenu à imposer tout un éventail de matériaux à utiliser dans la fabrication de l’ouvrage. De ses rouages et de ses engrenages. De sa structure et de son armature. De sa forme et de ses normes… Avec des hochements de tête approbatifs et des sourires admiratifs, tout le monde approuva sans rechigner. Et avant de prendre congé, le roi exigea qu’on lui remette tous les autres appareils pour être confisqués, mis sous sellés et surveillés. Le vizir principal chargé de cette besogne particulièrement délicate passa à l’action sans vergogne.

Aussitôt décidé, aussitôt fait. De gros moyens furent mobilisés pour mettre au point le sablier. Le laboratoire du palais se mit en branle. Des nuits de bruits, de chuchotements et de grognements plus tard, il en sortit un énorme sablier qu’on accrocha sur le haut d’une stèle érigée à l’entrée de la résidence royale. Désormais, la famille royale, qui contrôlait tout le royaume et son sable, allait pouvoir, grace à cet appareil contrôler aussi le temps.

Le royaume semblait toujours couler des jours heureux, quand le roi réalisa que, même  avec son sablier, le temps filait et lui échappait. D’abord parce que le passage du sable d’un compartiment à l’autre s’effectuait en un temps très court. Ensuite, parce que ces temps courts finissaient, par la force du temps, par faire des jours, puis des mois et puis inévitablement et fatalement des années. Beaucoup d’années…le roi, lui, détestait les années. Ce n’est pas qu’il prenait de l’âge. Non… C’était à cause de cette journée du sable et de la cérémonie au cours de laquelle il devait apparaître. Il était  tenu, par la tradition de la famille royale d’entretenir les illusions, faire des allusions, provoquer des collusions et collisions. Ce n’est pas qu’il détestait les illusions et les cérémonies. Non, au contraire…il n’aimait pas ce moment public.  Ce n’est pas qu’il détestait être en public. Non, au contraire. Il n’aimait qu’on lui fît allusion au temps.

Préoccupé par la tournure des événements, le roi fit revenir ses vizirs, accompagnés de proches collaborateurs et courtisans. Il leur intima l’ordre de trouver une solution à cette fuite du temps. Les hommes du roi se mirent à réfléchir en tournant en rond et en s’échangeant des messages et des « politesses » par émissaires interposés. Le roi, lui, préféra quitter la grande salle du conseil royal parce qu’il n’aimait pas tourner en rond. Ca lui donnait le tournis. En attendant que tout ce monde s’arrêtât de tourner en rond, le roi chargea ses crieurs publics, privés et personnels d’annoncer la nouvelle et de préparer la rue à cette révolution temporelle : le temps devait s’arrêter.

  • Le temps, chuchotait la rue en silence, va s’arrêter !

  • Comment ça ? se demandait-on.

–    Oui, c’est l’Arrêté du roi qui a arrêté que le temps devait s’arrêter…

Et le temps s’arrêta. Le royaume s’est soudainement figé, suspendu au deuxième sablier du royaume. Les gens commençaient à montrer des signes de lassitude, de faim, de maladies et ils restaient ainsi puisqu’ils ne savaient pas le temps qu’il était pour vaquer à leurs occupations, s’occuper de leurs besoins et pour changer les choses… Beaucoup réglaient leurs affaires en s’arrêtant ou en s’arrêtant volontairement de continuer à vivre.

De nombreuses grosses querelles et luttes intestines et surtout intestinales et stomacales plus tard, un deuxième, un autre même appareil prit la place du premier. Celui-ci, pas trop différent, était conçu de telle manière à ce que le royaume vît le temps passer sans s’en rendre compte. Les saisons étaient chamboulées et les époques n’avaient aucune place dans la dimension du temps. Ni passé, ni présent et encore moins l’avenir. Les gens allaient sans revenir. Et quand ils leur arrivaient de revenir, ils n’arrivaient pas. Ils  ne savaient pas et ne demandaient pas l’heure. Pour le savoir, ils fixaient le sablier. Et quand ils le fixaient, ils n y comprenaient rien. Il ne voyait pas le mouvement du sable. Il y en avait  mais il n’en voyait pas…

Le principe du dispositif était extraordinairement simple et complexe à la fois. Celui-ci était conçu de telle façon à ce que le sable, provenant du compartiment supérieur, s’écoulât vers la fiole inférieure sans la remplir. C’était là le stratagème. Donner l’illusion du plein, du vide et du mouvement. Ainsi, il ne restait aucune trace du sable. Celui-ci disparaissait à travers des canalisations appelés « sabloducs ». Personne, en dehors du roi et des concepteurs du sablier, ne savait quelle destination il prenait.

Le royaume produisait du sable mais disparaissait mystérieusement. Plus cette ressource disparaissait, plus les murailles du palais royal prenaient de la hauteur et le royaume commençait à montrer des signes d’affaissements.

Le royaume, envahi par les rumeurs les plus folles, les cabales les plus drôles et éclaboussé par les scandales de tous genres, fut plongé dans un indescriptible charivari. Le prix du sable commençait à chuter de manière vertigineuse. Les vizirs et les collaborateurs du roi s’accusaient mutuellement. Et chacun accourrait vers le monarque pour s’excuser de ce qui arrivait et, par la même occasion, faire porter le chapeau à celui qu’il venait de croiser dans les coulisses des coups bas… Sans le savoir et le vouloir, ils se retrouvèrent tous au même moment devant le roi. Ils se regardèrent mais finirent par s’échanger des embrassades et oublièrent leurs querelles et engueulades.

– Et ce temps ? Interrogea le roi en se levant brusquement de son trône.

– Le temps, se risqua de répondre, en baissant la tête, et en ôtant sa casquette le ministre des barrages anti-tempêtes, nous pose quelques problèmes Monseigneur.

– Des problèmes ? Réinterrogea le roi, avec un sourire pas du tout pour rire, mais je croyais que le problème de nos problèmes n’était plus un problème… Il est temps de…

– Justement, Monseigneur, c’est le temps, ce maudit temps, interrompit le vizir sans portefeuille, en prenant le temps de fouiller dans son portefeuille en cuir, un souvenir ramené d’une lointaine contrée de l’Asie orientale pour y retirer une feuille froissée, un plan déjà tracé.

– Comment ça le temps ? S’emporta le roi en s’effondrant sur son trône, pris d’un léger malaise. Moment de frayeur, d’affolement et de torpeur. A son retour, après une longue absence et de longues vacances, le roi décida de  nommer un chef qui s’occupera du temps.

–  Comme chef du temps, annonça solennellement le roi, en laissant planer un effroyable suspens,  sur recommandation de Voix Profonde…

– Ah ! Voix Profonde ! Murmura tout ce beau monde. Et chacun des présents se voyait déjà à ce poste important pour diverses raisons.

– Je viens de nommer moi-même, c’est-à-dire le roi, lâcha le roi, en apposant énergiquement son sceau sur le document posé sur son large bureau.

–  Mais… mais… mais… Monseigneur, tergiversa le vizir sans portefeuille, vous êtes le roi, et…

– Justement, le roi sera désormais le chef du temps, répliqua le roi en haussant le ton, pour remettre à sa place le vizir. Confus, celui-ci présenta ses plus plates excuses en ôtant ses lunettes rien que pour les remettre. Et tonnerre d’applaudissements dans la grande salle.

– Dans ce cas, proposa le vizir principal, il  vous nous faut un troisième sablier.

– Tout à fait Monseigneur, approuvèrent en chœur, les autres vizirs, collaborateurs et autres courtisans  à la précision du métronome et comme un seul homme.

Branle-bas dans la résidence royale. Le laboratoire se remit en marche. Même si le temps s’était arrêté, presque toutes les provinces purent se régler et se mettre à l’heure de la danse, signe d’allégeance. Les quelques rares et timides contestations furent noyées et étouffées par les massifs oui oui et les agressifs youyous qui fusaient de partout  pour saluer le troisième sablier.

La nouvelle, aussi loin que remonte cette fable, se répandit telle une traitée de sable. La cour ne désemplit pas de courtisans. En dépit de la chute du prix du sable, le royaume ne lésinait pas sur les moyens pour continuer à contrôler le temps.

Et le temps s’arrêta. Brusquement le royaume se figea, suspendu au troisième sablier. Lassitude et famine,  décrépitudes et crise de vitamines, occupaient le quotidien des gens du royaume. Ils restaient ainsi puisqu’ils ne savaient pas le temps qu’il était pour vaquer à leurs occupations et s’occuper de leurs préoccupations. Ils étaient tellement chosifiés qu’ils étaient incapables de changer les choses… Beaucoup n’avaient pas trop de choix. Ils choisissaient de régler leurs affaires en s’arrêtant volontairement de continuer à vivre  ou à bruler leur corps dans les eaux profondes de la mer blanche moyenne.

C’était un grand royaume qui vivait péniblement dans une grande opulence doublée de grandes souffrances qu’il puisait d’une ressource naturelle : le sable. D’inestimables et d’incontrôlables quantités de ces minuscules et précieux grains quartzeux inondaient ses vastes terres. Le commerce du sable même au plus bas de son coût florissait. Les exportations rapportaient gros. Pour sauver les apparences, de grosses et d’incalculables dépenses furent englouties dans d’extravagants ouvrages de prestige source de vertiges. Cela servait à voiler les fissures du royaume qui n’arrêtait pas de sombrer.

L’on raconta que même avec son troisième sablier, le roi n’avait aucune prise sur le temps. Le temps filait. Les gens étaient régler à défiler. Les courtisans se défilaient. Le roi vieillissait. En dessous-de-table, le sable  disparaissait. Les traces et les ossements des vieilles scabreuses  affaires remontaient en surface. L’on raconta aussi qu’un  autre sablier pour contrôler et gagner  du  temps est déjà en chantier.

R. Zenati. Samedi 27 décembre 2008  

Le camarade Dahmane Aissat nous quitte

aissat.bmpDocteur Abderrahmane Aissat dit Dahmane nous a quittés à jamais suite à une maladie. Dahmane était membre du premier Comité directeur du parti installé au lendemain du retour de Hocine Aït Ahmed en Algérie en 1990. Il était responsable de la fédération FFS de la wilaya de Constantine. Durant ces dernières années, Dahmane était membre de la commission nationale d’anticipation du parti et membre de la commission nationale de préparation du 4ème Congrès du FFS.

Le 8 mars 2008, Dahmane participait à l’animation d’une conférence sur les droits de la femme en compagnie des membres de l’association SOS disparus… Lors du 4ème congrès, Dahmane Aïssat dira au quotidien El Watan: «La force du FFS est dans sa dynamique populaire», entendre «contre une politique d’apparat ou d’appareil».

Repose en Paix notre ami Dahmane.

L’enterrement aura lieu dimanche 27 décembre 2008 à 12h30 au cimetière de Boudjelil dans la daïra de Tazmalt (Béjaia). El Mouhtarem 

Repas familial autour d’un condamné

abo.jpgAh les lèches bottes du DRS remettent ça encore et encore.
Ils ont des ressources inépuisables. C’est comme des insectes, vous en écrasez un, il en ressort d’autres par derrière. Ils abondent dans les jugements de valeur à laquelle ils s’attachent et s’y agrippent corps et âme. Avilir avant de détruire. Le long chapelet des assassinats n’est pas assez étoffé, ils veulent encore plus. Il exploite maintenant leur propre victime pour s’attaquer à ceux qui les démasquent.

M. Aboud avait beau pérorer que M. Mecili était victime du DRS et le commanditaire était M. Hassani, son cousin, mais cela n’a pas fait avancer l’affaire. Il a fallu que M. Samraoui apporte son témoignage avec force détail pour que les choses deviennent sérieuses et provoqué la réouverture du dossier. On ne sait pas à quel jeu s’est encore livré M. Aboud dans cette affaire, mais on voit aujourd’hui que son but était de servir la junte militaire en voulant innocenter l’Algérie en la mettant sur le dos du principal témoin. Faire d’une pierre deux coups. C’est pas mal grotesque. Mais M. Aboud oublie dans son élan qu’il est lui-même complice du meurtre puisqu’il était le confident du meurtrier, son cousin avec qui il s’est donné à des conciliabules plaisants autour de repas familiaux comme il l’a rapporté lui-même dans El Watan.

M. Hassani lui a raconté beaucoup de choses dans ce fameux repas…M. Aboud ne voyait-il pas que M. Mecili était en danger ? Ils avaient donc tous les détails du plan de l’assassinat si l’on suit son raisonnement. Alors pourquoi en 2001 dans sa déposition il cite Hassani, Belklheir comme commanditaires et pas Samraoui qu’il fréquentait encore comme il le cri maintenant à tout vent. La vérité est qu’il a observé un silence lourd de conséquence. Un silence meurtrier, qui ne semble pas peser sur sa conscience. Un seul coup de téléphone de lui et M. Mecili était sauvé. Mais il ne faut rien attendre de ceux qui voient des cousins planifier un meurtre et ne s’interposent, ni en amont ni en aval. Il était sûrement emporté par sa solidarité familiale; il a été sensible aux motifs de M. Hassani alors il a gardé le silence.

Par Sniper

Des organisations de mass…age soutiennent la candidature de Bouteflika à la prochaine présidentielle

Plusieurs organisations nationales, réunies jeudi à Alger, ont décidé d’apporter leur « plein soutien » à la candidature du président, Abdelaziz Bouteflika, à la prochaine élection présidentielle et se sont engagées à participer à la concrétisation de son programme.  Il s’agit de: l‘Organisation nationale des moudjahidine (ONM), présidée par Said Abadou, député du RND; l‘Union générale des travailleurs algériens (UGTA), présidée par Abdelmadjid Sidi Said, l‘Union nationale des paysans algériens (UNPA), présidée par Alioui Mohamed Lamine député du FLN; l‘Union nationale des femmes algériennes (UNFA), présidée par Nouria Hafsi, députée du RND; l‘Organisation nationale des enfants de chouhada (ONEC), présidée par Tayeb El, Houari, député du FLN; l‘Organisation nationale des enfants de moudjahidine (ONEM), présidée par M’barek Khalfa, cadre du RND; les Scouts musulmans algériens (SMA), présidée par Nouredine Benbraham (deux mandats de député RND), l’Organisation nationale des victimes du terrorisme (ONVT). présidée par Mme Flici Fatma Zohra, députée du RND.Voilà en gros ce qu’on appelle en Algérie: organisations de masse, plutôt de massage ! Des coquilles vides présidées par des députés du RND et du FLN. El Mouhtarem

Les résultats des tests ADN du diplomate Hasseni sont négatifs

adn.bmpLes résultats des tests ADN subis en France par le diplomate Mohamed Ziane Hasseni, inculpé pour son rôle présumé dans l’assassinat en 1987 de l’opposant Ali Mecili, sont négatifs, a appris mercredi le site internet toutsurlalgerie, qui cite des sources proches du dossier.

Le diplomate et sa défense ont été officiellement informés du contenu de ces résultats par le juge Baudoin Thouvenot, en charge du dossier, selon la même source. Comme l’avait rapporté toutsurlalgerie le 19 décembre, la justice française, à travers les tests ADN, cherchait notamment à savoir si les balles qui avaient servi dans l’assassinat de Ali Mecili ont été remises au tueur par M. Hasseni. Elle dispose, en effet, encore des trois douilles de balles récupérées sur les lieux du crime. Les résultats de l’expertise graphologique, à laquelle le diplomate a été soumis, n’ont pas été communiqués. Le juge n’a donné aucune indication sur la date de leur disponibilité éventuelle.

Pour ce test, la justice cherche à établir si l’ordre de mission retrouvé sur le tueur de M. Mecili a été signé par Mohamed Ziane Hasseni. Pour le diplomate Hasseni, ce résultat constitue la deuxième bonne nouvelle en quelques jours, après celle du témoignage en sa faveur de Hichem Aboud. Ce dernier, considéré comme l’un des principaux témoins dans cette affaire aux côtés de l’ancien officier du DRS Mohamed Samraoui, a été entendu le 17 décembre par le juge Thouvenot. Il avait mis M. Hasseni hors de cause et accusé l’ancien président Chadli Bendjedid et Larbi Belkheir d’avoir commandité l’assassinat de Ali Mecili.

Cherchez la vérité

mecili1.jpgLes commentaires des uns et des autres suggèrent que le sujet essentiel, celui de l’assassinat de Mécili est passé au second plan. Tout ce que le juge français fait est un acte de procédure pénale qui n’est pas terminée. Que Hicham témoigne pour l’un contre l’autre, que Semraoui ne se présente pas à Paris, ne changent rien au problème. Que la personne mise en examen soit inculpée ou non, ne changent rien au problème.

L’assassinat de Mécili est un fait, ce n’est pas un mensonge. Ceux qui l’ont assassiné doivent être connus et jugés. Voici la réalité des faits. Le dossier est toujours ouvert. Pasqua et Pandreau ne sont pas encore convoqués. D’une affaire franco-algérienne, les défenseurs des assassins l’ont transformée en affaire algéro-algérienne; jugée en France. Pourquoi, à ce jour, la justice algérienne n’a pas ouvert une enquête sur le sujet. Pourquoi le pouvoir a peur de sa propre justice? Pourquoi les défenseurs des criminels et des assassins, ces nouveaux bas-triotes ne lancent pas une pétition nationale pour obliger la justice de l’Algérie à ouvrir une enquête sur l’assassinat de Mécili, qui est une continuité des assassinats de Khémisti, de Chaabani, Ait-Medri, de Krim Belkacem, Boumedienne, de Boudiaf, de Merbah et bien d’autres encore.

Dans cette Algérie meurtrie,les cimetières et les morts font peur aux vivants. Oui, les morts font trembler les vivants. Les cimetières sont un danger, car les cadavres des innocents sont là. Mécili, cadavre, fait peur aux vivants. Mécili mort est devenu un autre danger pour les vivants. Hier, vivant, il était un danger pour le pouvoir, aujourd’hui, mort, il reste toujours un danger pour le pouvoir. Continuer, défenseurs des criminels et assassins à enterrer le vrai problème par un autre plus minime. Le dossier Mécili n’est pas clos, même si Hichem témoigne pour et Samraoui pour ou contre ou ne dit rien, le dossier est ouvert. Il ne dépend pas des deux témoins à charge et à décharge. L’Algérie des cancres ne peut vaincre l’Algérie des hommes libres.

Par Maamar Boudersa

Les quatre élus à Said Sadi: « Ce n’est pas en accusant des innocents de corruption qu’on puisse se protéger soi-même »

Une fois de plus le bureau régional de Bejaia sous la dictée de Said Sadi, Président du Parti, vient de s’étaler en élucubrations dans une déclaration publique remise aux journalistes.

Une lecture attentive de cette littérature partisane appelle de notre part les appréciations suivantes:
Le texte se répand en inquisitions contre «Quatre individus» en prenant le soin de ne pas les citer nominativement. Le choix de ce montage sémantique est destiné d’abord à se protéger d’éventuelles poursuites pour diffamation et ensuite de s’adonner sans risques judiciaires au délire et à la manipulation, et ce dans le but évident de présenter notre action à Bejaia comme un acte délictuel et non pas comme un acte politique.
Chiche ! Que M. Sadi étaye clairement ses propos et nous lui prouverons où se trouve la délinquance politique et la prédation.

Nous sommes des militants de la première heure qui avons servi le combat démocratique sans faille ni accointance quelconque. Sur le plan matériel, nous partageons une partie de nos salaires avec le Parti. Nous ne disposons ni de villa avec piscine au milieu de la nomenklatura, ni de résidences à Paris, Palma ou ailleurs, ni de voiture blindée, encore moins se permettre cinq à six voyages à l’étranger par mois. Ce n’est pas en accusant des innocents de corruption qu’on puisse se protéger soi-même.

Il est de notoriété publique qu’à chaque fois que des militants posent des problèmes politiques, le Président du RCD se cache derrière des accusations de connivence avec le pouvoir. Il serait bien inspiré d’écouter les attentes de la base qui est totalement déroutée par ses méthodes expéditives d’exclusion.
Cette diversion ne trompe plus personne, le fond du problème réside dans le débat que nous avons initié dans le parti et qui est en train de s’imposer au sujet du fonctionnement interne et de la transparence dans la gestion des finances du Parti.

La preuve que notre combat commence à donner ses fruits, l’assemblée à laquelle fait référence le BR dans son communiqué est édifiant dans la mesure où cette réunion s’est transformée en un véritable procès de la direction nationale qualifiée unanimement par les militants d’incompétente.
Le même scénario a été observé lors de l’assemblée générale de Tizi-Ouzou où même la présence du Président du RCD n’a pas dissuadé les militants de dire leurs vérités sur le fonctionnement stalinien du Parti.

Maintenant que le débat politique est lancé, la transparence dans la gestion des finances du Parti doit s’imposer et le Parti sera démocratique ou ne sera pas.
M. Sadi, encore une fois, nous sommes et demeurons militants du RCD.
Si MUGABE prétend que le ZIMBABWE lui appartient, le RCD appartient à tous ses militants.
 

Les signataires :
Dr Tinouche Azzedine, Membre du CN,élu à L’APW et ancien Président du BR
Khelladi Md Saddek, Membre du CN et élu à L’APW
Saci Achour, Membre du CN et élu à L’APW
Bennadji Braham, Maire, Membre du CN et ancien Président du BR

FFS: COMMUNIQUE D’INFORMATION

logo.jpgLe Front des Forces Socialistes tient sa dernière session ordinaire de l’année 2008 de son conseil national les jeudi et vendredi 25/26 décembre au siège national du parti. Les travaux qui débuteront à 11H00 suivront ce programme:

Jeudi 25 décembre 2008

Session politique:

11h00: Allocution du premier secrétaire

11h30: Projection et présentation du rapport sur Ghardaia

12h00: Questions et débat

14h00: Conférence animée par Me Necer Eddine Lezaar, intitulée: « Etat d’exception, Etat d’urgence et droits de l’Homme »

14h40: Intervention de M. Temzi Mohand Ouramdane

15h00: Débat

17h00: Lecture du rapport de la commission « stratégie politique »

17h30: Débat et adoption de la résolution de politique générale

18h00: Fin des travaux de la session politique

Vendredi 26 décembre 2008

Session organique:

10h00: 2ème lecture du code national de médiation

10h30: Lecture de la résolution portant modalités de mise en place des commissions temporaires et des missions d’information

10h40: Débat et adoption

11h00: Lecture des modalités de présentation de bilans APC/APW

11h30: Présentation du bilan de l’action du S. National de l’année 2008

12h00: Présentation du programme d’action de l’année 2009

12h30: Présentation du plan de restructuration du Secrétariat National 

Les journalistes sont invités à assister, à participer et à couvrir les travaux de la session politique.

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