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Archive pour décembre, 2008

Le suicide de notre jeunesse est l’un des objectifs recherchés par ceux qui ont pris de force le pouvoir !

espoir17ou.jpgAssalam, azul, bonjour

Le suicide est souvent secondaire à plusieurs idées noires et tenaces qui harcèlent nuit et jour des gens qui ont perdu espoir. Et l’espoir tend à disparaître de notre pays à cause de cette fermeture totale qui est exercée sur tout un peuple. L’espoir perd de sa substance car sa source se tarie de plus en plus chaque jour. L’espoir est entre les mains de ceux qui ont le pouvoir et qui refusent de l’offrir à des jeunes et des adultes qui doivent construire un avenir ou faire vivre une famille. L’espoir a besoin de réussites pour grandir et mûrir.

Mais dans notre pays, cela est devenu impossible puisque toutes les portes pour sortir fermées à double tours. Les jeunes n’ont plus accès à des études et un savoir utile qui peuvent les aider à réfléchir et trouver un moyen pour s’en sortir et pour avoir une place dans la socièté. Les jeunes n’ont plus accès au travail, un travail capable de leur offrir un rôle dans la socièté et de valoriser leurs compétences pour construire d’une socièté juste et prospère. Les jeunes n’ont plus accès aux sports, à la culture et aux loisirs puisqu’il faut avoir de l’argent pour se faire plaisir et même s’ils sont aisés, ils n’ont pas beaucoup de choix pour leurs lectures. Ce choix qui pourra les aider à s’enrichir encore et encore afin de s’ouvrir aux idées qui circulent un peu partout sur la terre.

Les jeunes n’ont plus accès au mariage, aux voyages et à une vie de famille épanouie qui peuvent leurs permettre d’aller confiants et joyeux vers le futur. Les jeunes n’ont plus la possibilité de réaliser leurs rêves et de satisfaire leurs désirs (même les plus simples) puisqu’ils vivent dans un pays où règne durablement la hogra, la censure, la terreur, la torture, le crime, le banditisme, l’injustice… Les jeunes se sentent brimés, ignorés, rejetés, abandonnés, sans personne pour les écouter, les guider, les aider à avancer, les rassurer et les conseiller afin qu’ils puissent en actes et réaliser leurs bonnes intentions, afin de dépenser correctement et utilement toute l’énergie positive qui dort dans leurs coeurs.

Les jeunes ne possèdent plus aucun sentiment de fierté, aucune action qui peut les valoriser et aucune perspective prochaine qui leur permettra de continuer à espérer. Le suicide de notre jeunesse est l’un des objectifs recherchés par ceux qui ont pris de force le pouvoir dans notre et qui veulent perdurer. Ils nous offrent que des choix où la mort abjecte doit être choisie. Devenir un assassin et tuer ses frères (militaires, policiers, bandits, gendarmes, criminels, terroristes, kamikazes…), voler et corrompre, se jeter dans la mer, se droguer et boire comme un trou, partir ailleurs et souffrir les affres de l’exil, devenir fou et errer dans les villages et les villes, renoncer au combat et à la révolte et subir, se taire et attendre tranquillement la mort…Alors méfiez vous du suicide, ce n’est qu’une idée noire qui a été incrustée sciemment dans vos esprits par les adeptes de Lucifer afin de vous envoyer par contingent dans le feu de l’enfer.

Méfiez vous chers jeunes de mon pays de cette idée qui vous sépare douloureusement des êtres qui vous sont très chers et qui ont une place très grande dans les coeurs de vos mères, de vos pères, de vos frères, de vos soeurs et de vos proches. Méfiez vous chers jeunes de leurs discours hypocrites et mensongers, vous êtes de loin meilleurs que ces gens qui ont des coeurs de pierre et qui ne savent que manger, voler, humilier, dormir et jouir. Méfiez vous chers jeunes de l’idée qui vous dit que se tuer est une solution meilleure ! Libérez vous, créez, inventez, étudiez, la moindre petit action sincère à plus de valeur que la vie de tous ses charognards qui dirigent avec une main de fer ce pays dont ils n’aiment que ses richesses et les joies qu’elles leurs procurent. Méfiez vous du suicide, ne défiez pas votre seigneur, donnez et offrez à vos familles et votre pays la belle et généreuse énergie que recèle vos coeurs.

Votre corps est comme une machine, laissez-la faire, libérez-la, elle vous donnera des satisfactions qui vous rendront votre dignité un jour. L’Algérie a besoin de vous, patientez, viendra le temps où vous pourrez la construire afin qu’elle devienne libre, paisible, fraternelle, démocratique, solidaire et accueillante pour tous ses enfants qui veulent la servir et lui rendre son honneur.
Fraternellement à tous mes frères et à toutes mes soeurs.

Ammi Said

Ksentini: « L’affaire Hasseni est une pression politique »

ksen1.jpgM. Farouk Ksentini, président de la CNCPPDH, a  déclaré ce matin au siège de l’assemblée populaire nationale, en marge de la journée d’étude sur le NEPAD (nouvelle initiative pour le développement de l’Afrique) et les droits de l’homme, organisée par la commission des affaires étrangères de la coopération et de l’émigration et celle des affaires juridiques, administratives et des libertés, de l’APN, que l’arrestation du diplomate algérien Mohamed Ziane Hasseni en France  est « une pression politique sur l’Algérie ». M. Ksentini s’est limité à cette déclaration en réponse à un journaliste qu’il  l’a interrogé sur le sort du diplomate algérien. Par El Mouhtarem

Laissez M. Samraoui témoigner comme il l’entend

tm.bmpLa majorité des défenseurs de l’accusé, Mohamed Ziane Hasseni, veulent que Mr Samraoui devienne l’accusé, arrêté et condamné. Ceux qui agissent dans l’ombre et qui tirent les ficelles dans cette affaire veulent fragiliser un clan du pouvoir ou plusieurs clans. C’est sans doute l’oeuvre du clan de Fakhamatouhou pour justifier le coup fatal qu’ils sont entrain de donner à notre pays. C’est eux qui ne sont pas impliqués directement dans l’assassinat de Maître Mecili, mais de toutes les façons ils sont impliqués dans d’autres assassinats, nous le serons petit à petit.

Pour cela, ils veulent que Mr Samraoui soit arrêté. L’accusé ne les intéresse pas. C’est une balle qu’ils ont tiré avec lui. Ils peuvent libérer Mr Hasseni s’il n’est pas coupable, il fait parti d’un ministère qui est sous la responsabilité du président de la République. Il n’est pas un SDF; ils ont tous les documents administratifs le concernant; ils savent tout sur lui et en plus de ça, ils savent tout sur l’assassin et tous les commanditaires directs ou indirects. Ils ne l’ont pas pour deux raisons: soit il est le vrai commanditaire, soit il est en mission (de gré ou malgré lui, évidemment) pour faire de telle sorte que Mr Samraoui soit coincé.

L’affaire se poursuivra tant que les deux possibilités ne seront pas tranchées. Alors, laissez Mr Samraoui témoigner comme il l’entend lui et à ses conditions. Il a amplement raison de faire attention à sa vie. Il n’est pas protégé comme ceux qui insultent, critiquent et jugent des gens qui cherchent la vérité depuis le début, sous prétexte qu’eux parlent et témoignent à visage découvert. Ils n’ont pas peur car ils sont protégés. Mr Samraoui est argaz lui aussi même s’il n’a pas encore témoigné. Ne le condamnez pas avant qu’il ne soit par la justice condamné !

Ammi Said

نداء للوقوف مع شاب في حالة خطر الإعدام

ned.jpg2008/12/ غردایة یوم: 21

بعد طول انتظار وترقب ومعاناة بسبب تجاوزات جھاز العدالة في ولایة غردایة بمختلف مستویاتھ وھذا لأكثر من ثلاث سنوات، ذاق خلالھ ا الشاب محمد بابا نجار كل أنواع التعذیب النفسي والقھر المعنوي وحتى الجسدي بمختلف السجون التي مر بھا ، ستجري إعادة محاكمتھ یوم السبت 03 جانفي 2009 بمجلس قضاء غردایة، وھذا بعد قبول الطعن بالنقض من طرف المحكمة العلیا،  للحكم الصادر ضده بالإعدام من نفس المجلس بتاریخ06 /06 /2006، دون أي دلیل أو برھان في محاكمة اقل ما یقال عنھا أنھا جسدت الخرق الصارخ لأبسط حقوق الإنسان وھو الحق في محاكمة عادلة.

بھذه المناسبة تمتزج مشاعر الفرح والترقب بنھایة المعاناة و وضع الحد لھذه اللاعدالة، مع مشاعر الخوف من استمرار الظلم والإصرار على معاقبة شاب ذنبھ الوحید أنھ كان ضحیة استعمال أطراف في السلطة التنفیذیة لجھاز العادلة لتصفیة حسابات سیاسیة والقضاء على نشاط حزب سیاسي معتمد معارض في ولایة غردایة ھو حزب جبھة القوى الاشتراكیة، كما ھو وارد، وبكل وضوح عند قراءة تقاریر الشرطة القضائیة وقاضي التحقیق

وبھذه المناسبة توجھ عائلة الشاب محمد بابانجار ولجنة مساندة قضیتھ، النداء الملح لكل المؤمنین بقداسة احترم حقوق الإنسان، و الناشطین في مجال حقوق الإنسان والصحفیین المستقلین والشخصیات الوطنیة والدولیة، للحضور بكثافة یوم المحاكمة  03 جانفي 2009 ،للملاحظة والمراقبة وھذا للعمل جمیعا من أجل ضمان احترام حق أساسي من حقوق الإنسان وھو الحق في محاكمة عادلة ، لأن السكوت عن خرق حق إنسان واحد یرھن كل حقوق الإنسان، لأ ن حقوق الإنسان عالمیة وكل لا یتجزأ.

الإمضاء:

ع/ المكتب

د/ فخار كمال الدین

50 suicides en 2008 à Tizi-Ouzou !

sui.jpgLa wilaya de Tizi-Ouzou a enregistré, au cours de cette année 2008, 50 suicides. Un chiffre éffarant auquel il faudra ajouter 23 tentatives de suicide “ déjouées” grâce à l’intervention des services de la Protection civile. Sur les 50 morts 41 sont de sexe masculin. 14 autres ont tenté de mettre fin à leur jours avant d’être sauvé par les sapeurs pompiers. En outre, 7 femmes se sont donné la mort et autant ont échoué dans leur tentative de suicide.

Durant le mois d’août, Tizi-Ouzou a enregistré 8 cas de suicides et trois tentatives. Au cours du premier semestre, cette wilaya a comptabilisé 27 suicides et 10 tentatives. Plus de 70% des suicides touchent les personnes ayant des antécédents psychiatriques. Les déceptions sociales telles que la mise au chômage y sont également pour quelque chose. Cette donne concerne surtout les pères de famille de plus de 40 ans.  Source La DDK

A Mr ALI TOUNSI: « Demande d’aide contre une hogra caractérisée »

gah.jpgA
Monsieur ALI TOUNSI
DIRECTEUR GENERAL DE LA SURETE NATIONALE
-ALGER-

Objet : Demande d’aide contre une hogra caractérisée.

J’ai l’insigne honneur de solliciter votre aide contre la hogra caractérisée dont a fait les frais mon fils BEMAHAMMED Samir Ex directeur des renseignements généraux à Annaba.
Cette demande d’intervention est motivée par la non assistance des autorités sollicitées à cet effet et qui ont soit laissé faire soit ont manqué de courage pour mettre un terme à la détention arbitraire de mon fils à la prison depuis le 20/06/2006. Ce Complot a été ourdi par l’adjoint de l’époque le commissaire principale DRAI ABDELKRIM, gendre du chef d’état major AHMED GAID SALAH, avec la complicité de son frère le brigadier de police DRAI MESSAOUD et du chef de sûreté de wilaya d’Annaba BENCHEIKH ELHOCINE KHEIREDDINE, ils utilisent le nom du général major, pour intimider les citoyens et les cadres de la police et même les industriels à Annaba ou EL Taref sans qu’il soit au courant à des fins mal intentionées.

Le plus dur à admettre est la rapidité d’exécution et les conditions de suspension de fonction décidées en haut lieu par T.O envoyé d’Alger le jeudi 11/05/2006 et contraintes de signature du P.V de notification le jour même à 18h 30 en son domicile avec interdiction d’accès à son bureau.
Comment et pourquoi le directeur national des R.G BELDJILALI KAMEL a ordonné cette suspension sans demande d’explication ni commission d’enquête. Que dois-je en conclure ?
La rapidité d’exécution de cette décision s’explique par le fait que l’I.R.P.E Mr Issad BELGACEM a informé téléphoniquement le jeudi 11/05/2006 le chef de S.W de sa visite le samedi qui suit pour enquête diligentée par l’inspection régionale et ordonnée par Mr le directeur général ALI TOUNSI lui –même avec mention (ENQUETE APPROFFONDIE ) au sujet de la plainte déposée par un industriel de Annaba pour dépassement et abus d’autorité du chef SW à son encontre et à l’encontre des citoyens et même des cadres de la sûreté surtout ceux qui étaient en désaccord avec lui. Cette enquête n’a jamais eu lieu grâce aux efforts du D.R.G qui sait pertinemment qu’elle toucherait directement son protége le chef de S.W.

L’IRPE lui –même a été écarté de l’inspection en même temps que mon fils.
Pour avoir refusé un faux témoignage contre mon fils, ses adjoints Mr BELDIE RABIE et Mr ATTIA SAAD ont été le premier suspendu et le second radié et poursuivis sans aucune raison valable.
Ces deux ex fonctionnaires ont témoigné par écrit auprès de Mr le juge d’instruction sur la demande de faux témoignage qui leur a été faite par les responsables de la SW de Annaba.
Je suis fier de ce qu’a fait mon fils bien que pour le moment il a le dessous mais la vérité finit toujours par se savoir. Toutes les enquêtes effectuées par mon fils sur le blanchiment d’argent, abus d’autorité, détournements et autres affaires scabreuses ont été envoyées à la P.J pour suite à donner beaucoup de citoyens et cadres honnêtes de Annaba ont apporté leur aide à mon fils dans son combat des différents fléaux connus mais qui auparavant n’ont jamais fait surface parce que les commanditaires achetaient le silence des responsables de la SW qui acceptaient les cadeaux, devises, meubles, vêtements et autres articles électroménagers.

Sans se soucier des répercussions négatives qu’engendrent ces comportements indignes d’un responsable quelque soit son rang ou son grade. De tels cadres indignes ne peuvent et ne veulent côtoyer ou travailler avec des cadres intègres qui les dérangent dans leur manigance et autres affaires louches d’où l’origine et le pourquoi de tout ce scénario pour réduire au silence mon fils et selon leur logique lui donner une leçon dont le thème est : «Nous sommes les plus forts et nous sommes capables de faire ce que bon nous semble». J’ai toujours inculqué à mes enfants filles et garçons l’intégrité, la probité, le respect des valeurs religieuses et ancestrales, la moralité, la politesse, l’amour du prochain et surtout le franc parler.

Avec des cadres aussi médiocres et aussi rapaces et béni oui oui, la wilaya de ANNABA est bien mal lotie. Dans leurs relations de travail, l’impression qu’avait mon fils de son DRG était que ce dernier s’intéressait beaucoup plus au comportement de l’ex chef de sûreté de L’IRPE qu’au travail proprement dit.
Un autre fait édifiant à citer: pour l’enquête de la DLEP de Annaba, mon fils a reçu un questionnaire aux lieu et place de félicitations méritées et l’injonction de saisir d’abord par téléphone Mr le DRG avant de traiter des dossiers importants et que c’est à lui à décider s’il faut ou non enquêter.
Autrement dit attendre son feu vert pour ouvrir une information sur un dépassement ou détournement quelconque, une telle façon d’agir d’un responsable à l’échelle nationale n’est elle pas bizarre ?
Si Mr le DRG voulait quelqu’un à sa solde pour assouvir sa haine contre l’ex chef de sûreté et compenser son complexe d’infériorité vis-à-vis de ce dernier il a fait le mauvais choix en désignant mon fils à ce poste.
Mon fils est resté fidèle au serment qu’il a prêté de servir le droit et rien que le droit.

Au lieu du résultat attendu, Mr le DRG s’est vu signalé Les dépassements et autres errements de son protégé à savoir le chef de SW.
L’amour du travail bien fait, la moralité inculquée et l’intégrité de mon fils l’ont conduit dans une prison où il croupisse jusqu’à ce jour depuis le 20/06/2006 avec son lot d’articles dans la presse locale et nationale.
La méfiance qu’éprouvent mon fils et moi à l’égard de la justice est naît du constat amer que nous faisons des péripéties de cette affaire et qui nous fait craindre le pire pour mon fils.
L’éventualité d’une condamnation à tort pour le briser définitivement et lui ôter toute possibilité de dévoiler les méfaits de ses détracteurs est très plausible.

Cette conclusion se justifie par le fait que les responsables véreux cites plus haut sont arrivés à leurs fins grâce, je ne dirais pas à la complicité de certains magistrats mais je dirais à leur manque de courage à traduire en acte ce qu’ils pensent en leur for intérieur d’une part et d’autre part, le refus d’une liberté provisoire Demandée vainement à 03 reprises en date des 18/09/06, ,16/07/07 et le 05-03-08

En tant que père touché dans sa chair et dans l’honneur de sa famille, je m’adresse à vous, monsieurs les journalistes pour faire éclater la vérité, punir les fautifs et rétablir mon fils dans ses droits.
Une intervention salutaire de votre part , Monsieur le Directeur Général , qui se concrétiserait par la désignation d’une commission Du ministère de préférence rétablirait mon fils dans ses droits ,le réconforterait dans sa conduite passée et à venir, redorerait le blason d’une justice hélas parfois malmenée , servirait d’exemple à tous les cadres et simples travailleurs honnêtes de notre pays dont l’auréole noblement acquise est ternie par le comportement indigne et combien bas de certains responsables minoritaires heureusement.

En priant DIEU le tout puissant de vous garder des ennemis et des envieux, je vous prie, Monsieur le Directeur Général
De croire en l’hommage de mon entier dévouement.

Constantine le 21-12-2008

Au non de La famille BENMAHAMMED MILOUD
CITE –K- BOUMEDOUS. BT/C. BLOC 7.
N° 206- CONSTANTINE

Exclusif: Mohamed Samraoui: « Messages échangés avec la journaliste d’Echourouk »

sa.bmpPour éviter la manipulation de ses propos, nous publions en exclusivité les messages qu’a échangés Mohamed Samraoui avec la journaliste d’Echourouk.  

samira belamri  مجموعة من الأسئلة (Vendredi 19 décembre 2008)

مساء الخير السيد سمراوي ، تحي خاصة وبعد، أنا سميرة بلعمري صحفية بجريدة الشروق اليومي ،أريد أن استفسر منكم عن بعض التفاصيل بشأن قضية الدبلوماسي الجزائري محمد زيان حسني ،فإذا تفضلتم بالإجابة سنكون لك شاكرين وإذا لم تجيبون سنكون كذلك شاكرين ومتفهمين

شكلت شهادتكم سببا في حبس الدبلوماسي الجزائري هل صحيح هي شهادة الإدانة الوحيدة ؟

،وصلتنا أخبار أنكم قدمتم شهادات متناقضة ومتباينة تماما هل هذا صحيح هوكيف اختلطت عليكم الأمور بالنسبة لتحديد هوية المتهم الحقيقي ؟

س : أفادنا محاموا الدبلوماسي أن القاضي الفرنسي وجه لكم إستدعاء لحضور جلسة مواجهة مع الدبلوماسي هل ستستجيبون ،وفي حال عدم الإستجابة لماذا تمتنعون ؟

Réponse de Samraoui

Envoyé le : Vendredi, 19 Décembre 2008, 20h28mn 40s

Objet : Re: مجموعة من الأسئلة

Salam,

N´ayant pas de clavier avec les caractères arabes, je me permets de vous répondre brièvement car je suis tenu par le secret de l´instruction.

Réponse 1 – Comme je n´ai pas eu accès au dossier d´instruction, ni participé à l´enquête, il m´est difficile d´apporter une réponse adéquate à votre question.

Réponse 2 – Je ne suis pas responsable de ce que peuvent écrire les journalistes, car jusqu´à présent je n´ai rencontré le juge qu´une seule fois et je n´ai fait qu´apporter mon témoignage sur l´assassinat crapuleux d´un opposant algérien.

Je ne vois pas où est la contradiction à partir du moment où je ne me suis exprimé qu´une seule fois de manière officielle sur cette affaire.

Réponse 3 – Des raisons que j´exposerai ultérieurement, ne m´ont pas permis de me rendre en France. Le guet-apens dans lequel je suis tombé en Espagne l´année dernière est encore vivace.

Wassalam.

M.S 

Samedi., 20. Dez. 2008, 12:42

Thema: Re : مجموعة من الأسئلة

تحية طيبة مجددا ،أتمنى أن يسع صدرك فضولي المتجدد شكرا أولا على الرد السريع والتفهم الذي لقيته من جانبكم غير أن سؤال آخر فرض نفس

في سياق تسارع الأحداث فهشام عبود أكد لنا في تصريحات خاصة أنه قدم شهادة لقاضي التحقيق مفادها أنك متورط في القضية وكنتم حاضرون عملية تسليم المبلغ المالي الذي شكل مقابل عملية الإغتيال هل هذا صحيح ،وما سر هذه الإتهامات ،وسأكون لك شاكرة إذا زودتني برقم نقالك الخاص حتى أتمكن من محادتثك

ملاحظة يمكنك الإجابة عني بالفرنسية لأنني أجيدها جيدا وشكرا وسلام أنتظر الإجابة سريعا

Réponse de M. Samraoui 

Sa., 20. Dez. 2008, 15:03

Thema: Re: : مجموعة من الأسئلة 
Salam,

Aboud ou un autre peuvent dire ce qu´ils veulent, cela ne m´importune nullement et ne risque en aucun cas de troubler ma sincérité, j´ai pour moi ma conscience, pour le reste je m´en fiche royalement, « si la parole est d´argent, le silence est d´or »; plus les attaques continuent et plus ils enfoncent Hassani.

Pour ma part je ne tomberai jamais dans la provocation et je ferai toujours preuve de discernement quelques soient les circonstances, ce n´est ni Aboud ni un quelconque autre relais de la mafia au pouvoir qui va ternir ma réputation.

Je suis désolé de ne pouvoir vous communiquer mon numéro de téléphone.

Wassalam

M.S

Sa., 20. Dez. 2008, 12:52

Thema: (no subject)

تحية مجددة ،أريد أن استفهم غقط عن شئ آخر وهذا طمعا في تفهمك ،هل فعلا تعرفت على الدبلوماسي الجزائري الموقوف في القضية وهل أدليتم بشهادة ضده لأنه يعتقد أن شهادتكم كانت سببا رئيسيا في توقيفه ،رقم الهاتف أٍجوك رجاءا خاص

Réponse de M. Samraoui

Salam,

Je pense avoir répondu à votre question hier, ma déposition a été faite en juillet 2003, depuis cette date j´ignore absolument tout des éléments constitutifs du dossier.

Les déclarations paraissant à droite et à gauche n´ont aucun fondement juridique.

Wassalam.

M.S  

Louiza Hanoune s’oppose à la levée de l’état d’urgence !

لويزة حنونLa secrétaire générale du parti des travailleurs, Louiza Hanoune, a déclaré hier au siège de son parti à Alger que la levée de l’état d’urgence est liée au rétablissement total de la paix en Algérie, a rapporté le quotidien El Bilad. La patronne de l’ancien parti trotskyste a estimé que la situation sécuritaire du pays ne permet pas la levée de l’état d’urgence.  »L’armée ne peut retourner à la caserne que lorsque la paix sera totalement rétablie », souligne Louiza Hanoune. El Mouhtarem 

Mohamed Ziane Hasseni sera-t-il envoyé aux Assises ?

assises.jpgNi les gesticulations de l’ancien officier de la Sécurité militaire algérienne, Aboud Hicham, ni la prochaine visite en France de Farouk Ksenitini, président de la Commission nationale de promotion des droits de l’homme en Algérie, ni l’appel de Abdelaziz Belkhadem, patron du FLN, aux autorités françaises à libérer le diplomate Mohamed Ziane Hasseni, ni l’absence de Mohamed Samraoui, ancien colonel du DRS à Paris où il était convoqué par le juge Thouvenot, n’empêcheront la justice française de mener à bien son travail d’investigation pour faire la lumière sur l’assassinat, en avril 1987, de l’avocat et opposant algérien Ali Mecili. En effet, la justice française va sans aucune doute réaffirmer l’inculpation du diplomate algérien dans l’affaire de l’assassinat de Mecili. Mohamed Ziane Hasseni sera envoyé aux Assises. Va-t-il prouver son innocence ou révélera-t-il les noms des véritables commandaitaires du crime qui l’avaient chargé du sale boulot ? Par ailleurs, la justice française va-t-elle mettre en examen Hicham Aboud pour faux témoignage ? El Mouhtarem   

Où sont passés Hassan Hattab et Amari Saïfi ( alias Abderrezak El Para) ?

hassanhattab.jpglejour1.jpgAlgeria-Watch, 20 décembre 2008

Le 1 er  novembre 2007, le Comité des droits de l’homme de l’ONU, à l’issue de l’examen du troisième «rapport périodique» de l’État algérien (en date du 22 septembre 2006) relatif à l’application du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (ratifié par l’Algérie le 12 décembre 1989), a rendu publiques ses observations (1). Dans le cadre du suivi de ses recommandations, il a demandé au gouvernement algérien de lui fournir des informations pour certaines d’entre elles, dans un délai d’un an.

Le 30 octobre 2008, l’association Algeria-Watch de défense des droits humains en Algérie a adressé au Comité des droits de l’homme un document dans lequel elle lui communiquait des précisions en rapport avec deux de ses recommandations. Dans l’une d’elles, le Comité constatait l’existence de centres secrets de détention et demandait en conséquence à l’État algérien de les mettre sous le contrôle de l’administration pénitentiaire et du parquet. Dans l’autre, il conseillait aux autorités algériennes de «clarifier et régler chaque cas de disparition» et de «s’assurer que toute personne détenue au secret soit remise sous la protection de la loi, et que soit respecté le droit de ces personnes d’être présentées devant un juge dans les plus brefs délais».

Dans un souci de vérité et justice, Algeria-Watch a évoqué les cas de Amari Saïfi et de Hassan Hattab, chefs de groupes armés se réclamant de l’islam, responsables présumés de graves violations des droits humains, dont l’enlèvement de trente-deux touristes étrangers début 2003, et tous deux «disparus» depuis respectivement quatre ans et quinze mois.

Le cas de Amari Saïfi, dit «El-Para»

Selon les sources non vérifiables des services de sécurité algériens (DRS), citées par des centaines d’articles de la presse nationale, Amari Saïfi, alias Abou Haïdara, alias Abderrezak El-Para serait un ex-parachutiste, passé par l’école militaire de Biskra. Après le coup d’État de janvier 1992 qui a déclenché la «sale guerre» des chefs de l’armée algérienne contre la mouvance islamiste majoritaire à l’issue des élections législatives de décembre 1991 (2), il aurait déserté pour rejoindre en 1992 les GIA (Groupes islamiques armés). À la fin de 1998, il aurait ensuite rallié le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), récemment créé par des dissidents des GIA (dont Hassan Hattab ) ; et il en serait devenu l’émir de sa «zone 5» en 1999.

«El-Para» a été notamment accusé d’avoir conduit, le 4 janvier 2003, une attaque contre un convoi militaire qui s’est soldée par la mort de quarante-trois soldats. Il atteindra une certaine notoriété en Europe en 2003 avec la prise en otage dans le Sahara de trente-deux touristes européens (dont seize Allemands, dix Autrichiens, quatre Suisses, un Néerlandais et un Suédois) entre le 22 février et le 23 mars 2003. Certains de ces otages ont été libérés trois mois plus tard, tandis que les autres resteront entre les mains du groupe armé pendant six mois. El-Para aurait obtenu des autorités allemandes une rançon de 4,6 millions d’euros en échange de ces libérations.

Le 16 mars 2004, de façon fortuite, il a été capturé avec certains de ses hommes par le Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad (MDJT), un groupe d’opposition tchadien qui a alors cherché à tout prix – car il tenait à ne pas être identifié au « terrorisme islamiste » – à les remettre aux autorités algériennes. Mais celles-ci, très curieusement, n’ont rien fait pour saisir cette occasion d’appréhender et de juger celui qui était présenté depuis des mois, dans des dizaines d’articles de la presse algérienne et internationale, comme l’un des principaux responsables du GSPC (3). Finalement, c’est à l’issue de tractations entre le MDJT et les services libyens que, le 27 octobre 2004, ces derniers remettront les prisonniers aux autorités algériennes, comme en informera aussitôt un communiqué du ministère de l’Intérieur : « Dans le cadre de la coopération algéro-libyenne en matière de sécurité et de lutte antiterroriste, le dénommé Amari Saïfi, dit Abderrezak El-Para, a été extradé le mercredi 27 octobre 2004 par les autorités libyennes et remis à la police judiciaire algérienne (4). »

El-Para a été jugé une première fois le 25 juin 2005 par le tribunal criminel d’Alger, qui l’a condamné à la réclusion à vie pour « création d’un groupe terroriste armé   ». Mais, de façon très étonnante, ce jugement a été prononcé par contumace, car El-Para a été considéré par la justice algérienne comme étant toujours « en fuite ». Alors que, depuis huit mois, il était officiellement entre les mains des autorités algériennes.

Même le secrétaire d’État allemand à la Sécurité, August Hanning, en visite en Algérie en janvier 2007, a renoncé à maintenir sa demande d’extradition d’Amari Saïfi. Alors que ce dernier n’avait pas encore été jugé pour l’enlèvement des touristes, il a déclaré alors : « Nous ne le réclamons plus. D’après mes informations, il est entre les mains des autorités algériennes. Il est jugé et condamné pour des actes qu’il a commis en Algérie (5). » Jusqu’à ce jour, les circonstances exactes de cette prise d’otage et les responsabilités pénales n’ont pas été établies (6).

Le 18 mars 2007, le même tribunal criminel d’Alger devait juger à nouveau El-Para et une fois de plus par contumace, au motif – parfaitement absurde et en totale contradiction avec le droit algérien – que « les procédures judiciaires engagées dans le cadre de cette affaire ont débuté avant qu’ “El-Para” ne soit remis aux autorités algériennes et, donc, considéré comme étant en fuite (7) ». Le tribunal a confirmé qu’Amari Saïfi se trouvait entre les mains des autorités, mais il a justifié un jugement par contumace par cet argument aberrant de l’ouverture de procédures judiciaires avant son arrestation. Le procès a été encore reporté « à la prochaine session criminelle, en mai-juin 2007 ». Mais il n’aura pas lieu à cette date non plus.

Une fois de plus, son procès a été annoncé pour le 24 mars 2008. Il était accusé d’« appartenance à un groupe terroriste, de meurtre avec préméditation », selon l’article 87-bis, alinéas 1, 2, 4 et 5 du code pénal (8). Mais ce procès, une nouvelle fois, n’aura pas lieu. Pas plus que celui qui était prévu le 13 juillet 2008 (9). Cette mascarade judiciaire ne prouve qu’une seule chose : depuis qu’il a été détenu, en octobre 2004, par les autorités algériennes, Amari Saïfi, alias Abderrezak El-Para, doit être en droit considéré comme un « disparu », échappant de ce fait à toute procédure judiciaire reconnue en droit international. Au même titre, mais pour de tout autres raisons, que les dizaines de milliers de victimes de disparitions forcées du fait des forces de sécurité, lors de la « sale guerre » algérienne des années 1990.

Un scénario grotesque, répété dans le même temps à propos d’un autre « chef islamiste », Hassan Hattab.

Le cas de Hassan Hattab

Selon les informations données par les médias algériens, Hassan Hattab, qui aurait longtemps été l’« émir de la zone 2 » (Kabylie et partie Est de la capitale) des GIA (Groupes islamiques armés), aurait pris ses distances par rapport à ces derniers pour créer en septembre 1998 le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) . Les chefs d’inculpation retenus contre lui par la justice algérienne étaient notamment : « Constitution d’un groupe terroriste armé semant la terreur et un climat d’insécurité parmi la population, homicide volontaire avec préméditation et guet-apens, port d’armes à feu et munitions, vol avec utilisation d’armes à feu et dépôt d’explosifs dans des édifices publics. » Le « dépôt d’explosifs dans des édifices publics » est l’un des trois crimes exclus des dispositions d’extinction de l’action publique, telles que prévues pour de nombreux autres actes criminels liés à la violence terroriste par l’ordonnance d’application de la « Charte pour la paix et la réconciliation nationale », adoptée par le gouvernement le 27 février 2006.

De 2000 à 2007, le sort de Hassan Hattab est resté des plus incertains : citant régulièrement des « sources autorisées » jamais clairement identifiées, les médias algériens ont à de multiples reprises fait état de sa mort, de sa capture ou de sa reddition. Il a été plusieurs fois jugé et condamné par contumace durant cette période, dont trois fois à la peine capitale. Enfin, l e 6 octobre 2007, le ministre de l’Intérieur Yazid Zerhouni a annoncé dans une conférence de presse que Hassan Hattab s’était livré aux autorités le 22 septembre précédent.

Le tribunal criminel de la Cour d’Alger annonçait pour sa part que, à compter du 15 octobre, Hassan Hattab et d’autres accusés avaient dix jours pour se présenter devant le tribunal , où ils étaient cités à comparaître le 4 novembre (10). Ces déclarations officielles ont ouvert un nouveau feuilleton judiciaire, aussi absurde et invraisemblable que celui d’El-Para – au regard même du droit algérien –, qui atteste de l’absolu manque d’indépendance de la justice en Algérie.

Le 4 novembre 2007, en effet, Hassan Hattab n’a pas été présenté au tribunal. Le juge a considéré qu’il « est un fugitif et doit être jugé par contumace, sauf si des preuves de sa reddition venaient à être fournies aux instances compétentes ». D’après la presse, à l’ouverture du procès, le représentant du ministère public expliquait que « le dossier de Hattab n’est pas encore parvenu à la justice, car il est encore en phase d’enquêtes préliminaires au niveau des services de sécurité » et qu’il ne se trouvait dans aucun établissement pénitentiaire (11). Cela signifie que, malgré l’annonce de sa reddition par le ministre de l’ I ntérieur, la justice ne savait pas officiellement où se trouvait Hassan Hattab (12).

Le 10 novembre 2007, le ministre de l’Intérieur a confirmé que Hassan Hattab devait « faire l’objet d’enquêtes préliminaires de la part des services de sécurité avant d’être jugé ». Ainsi, plus de six semaines après sa reddition, il n’avait donc pas encore été présenté devant la justice au terme de la période de garde à vue, pourtant limitée à douze jours par la loi en matière de terrorisme.

Un mois plus tard, toujours selon la presse (13), l’ex-chef du GSPC devait être présenté au juge d’instruction : en fonction des résultats de son interrogatoire, le juge pourrait décider de son inculpation, ou bien ordonner l’extinction de la poursuite judiciaire. Mais depuis, plus aucune information n’a filtré à ce sujet. Et en juin 2008, M.  Mokhtar Felioune, directeur général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, questionné au sujet du lieu de détention de Hassan Hattab, affirmait qu’il « ne figure pas parmi les 59 000 détenus que contiennent les prisons algériennes (14) ».

Pourtant, ajoutant à l’incohérence, le 21 août 2008, la presse algérienne indiquait que, la veille, Hassan Hattab avait adressé aux membres du GSPC un « appel pour l’arrêt des combats » (15). Et le 1 er  décembre 2008, d’autres articles annonçaient pour le 16 décembre un nouveau procès de Hattab et d’autres personnes accusées de « terrorisme » (16). Or si le procès de ces dernières a bien eu lieu ce jour-là au tribunal criminel de la Cour d’Alger, à la surprise générale, Hassan Hattab ne figurait plus parmi elles …

Au-delà de toutes ces informations contradictoires des quotidiens algériens et des incohérences de la justice , une seule chose est sûre : comme El-Para, Hassan Hattab a disparu. En attestent, en résumé, les déclarations des plus hautes autorités de l’État, qui ont affirmé à la fois qu’il s’était rendu le 22 septembre 2007, mais que, neuf mois plus tard, il n’était détenu dans aucune prison officielle et qu’il n’avait toujours pas été présenté devant un juge.

Pourquoi Amari Saïfi et Hassan Hattab, officiellement détenus par les autorités algériennes, n’ont-ils jamais été présentés à la justice ?

Algeria-Watch a donc demandé au Comité des droits de l’homme de l’ONU de se pencher sérieusement sur cette « disparition » d’ Amari Saïfi et de Hassan Hattab et sur le très étrange refus des autorités algériennes de les faire juger dans des procès publics et équitables. Serait -ce pour éviter qu’ils fassent des révélations sur le rôle du DRS, des milices et d’autres groupes paramilitaires dans de nombreuses opérations terroristes revendiquées par les groupes armés se réclamant de l’islam  ? Rappelons en effet que les deux hommes , avant leur prétendue détention par les services de sécurité (respectivement en 2004 et en 2007), ont longtemps été des «  émirs  » des GIA (Groupes islamiques armés), tristement célèbres pour les grands massacres qui ont endeuillé l’Algérie entre 1996 et 2000.

S’ils comparaissaient devant un tribunal, ils se verraient confrontés à d’innombrables questions qui, faute d’enquêtes judiciaires dignes de ce nom, restent ouvertes jusqu’à ce jour , comme par exemple  : comment , tout particulièrement en septembre et octobre 1997, des groupes de plusieurs dizaines d’assaillants ont -ils pu s’introduire dans des quartier s de la banlieue algéroise , au cœur de la zone la plus militarisée du pays ? Comment ont-ils pu y sévir pendant des heures, égorgeant des centaines de personnes ? Qu’en est-il des observations de rescapés sur l’arrivée en camion des assaillants, les fausses barbes laissées sur place , les listes de victimes ciblées, le blocage des secours (17) ? Pourquoi les militaires stationnés à l’entrée de ces quartiers ne sont -ils pas intervenus ? Pourquoi la vox populi algérienne qualifie-t-elle depuis lors les GIA de « groupes islamiques de l’armée » ?

De fait, sans même qu’il soit besoin d’évoquer les témoignages « non autorisés » des survivants de ces massacres, la relation par les journaux algériens de leurs circonstances et de nombre d’actes terroristes revendiqués depuis bientôt dix-sept ans par les groupes armés se réclamant de l’islam (comme les GIA et le GSPC) – ou qui leur ont été attribués par les autorités – comporte de telles anomalies qu’une collusion entre ces groupes et les services secrets de l’armée apparaît plus que probable (18). En raison de la proximité avérée des chefs de ces groupes avec le DRS et de l’étrangeté des parcours personnels de Saïfi et Hattab (19), leur comparution devant la justice, à l’issue d’une instruction judiciaire véritablement indépendante, contribuerait certainement à l’établissement des faits et des responsabilités dans ces crimes.

Algeria-Watch attend donc du Comité des droits de l’homme de l’ONU que, conformément à son mandat , il exige du gouvernement algérien des informations sur le sort de s « disparus » Hassan Hattab et Amari Saïfi, mais aussi qu’il obtienne de lui de se conformer aux exigences du Pacte international relatif aux droits civils et politiques de l’ONU qu’il a ratifié, en présentant enfin ces deux hommes devant la justice.

Notes

1. Le Comité des droits de l’homme a examiné le troisième rapport périodique de l’Algérie (CCPR/C/DZA/3) les 23 et 24 octobre 2007 (CCPR/C/SR.2494, 2495 et 2496) et adopté des « observations finales » (CCPR/C/DZA/CO/3/CRP.1) le 1 er  novembre 2007. Avec l’organisation Alkarama, l’association Algeria-Watch avait présenté des observations pour commenter le rapport périodique algérien. 2. Voir Habib Souaïdia , La Sale Guerre. Le témoignage d’un ancien officier des forces spéciales de l’armée algérienne, 1992-2000 , La Découverte, Paris, 2001. 3. Jean-Philippe Rémy , « “El Para”, le chef salafiste capturé dont personne ne veut », Le Monde , 26 mai 2004. Pour une analyse de cet épisode et de l’histoire du GSPC, voir : François Gèze et Salima Mellah , «  “Al-Qaida au Maghreb”, ou la très étrange histoire du GSPC algérien   », Algeria-Watch, 22 septembre 2007. 4. Le Jeune Indépendant , 30 octobre 2004. 5. Liberté , 30 janvier 2007. 6. Voir Salima Mellah , «Algérie 2003 : l’affaire des “otages du Sahara”, décryptage d’une manipulation», Algeria-Watch, 22 septembre 2007. 7. Selon une «source judiciaire» citée par Le Jour d’Algérie, 1 er   avril 2007. 8. El Watan , 26 mars 2008. 9. Liberté , 14 juillet 2008. 10. Le Jour d’Algérie , 21 octobre 2007. 11. Le Jeune Indépendant , 11 novembre 2007. 12. El Watan , 5 novembre 2007. 13. El Khabar , 25 décembre 2007. 14. L’Expression , 23 juin 2008. 15. Le Soir d’Algérie , 21 août 2008. 16. L’Expression , 1 er  décembre 2008. 17. Voir notamment Nesroulah Yous (avec Salima Mellah ), Qui a tué à Bentalha ? Algérie : chronique d’un massacre annoncé , La Découverte, Paris, 2000. 18. Salima Mellah , Le Mouvement islamiste algérien entre autonomie et manipulation , Comité Justice pour l’Algérie, mai 2004. 19 Voir : François Gèze et Salima Mellah , «  “Al-Qaida au Maghreb”, ou la très étrange histoire du GSPC algérien   », loc. cit.

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