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Archive pour décembre, 2008

Karim Tabbou à LNI: « Chacun est responsable devant l’histoire »

tabou.jpgDans le cadre de la commémoration du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, le premier secrétaire du FFS, Karim Tabbou, a animé, avant-hier, une conférence au Centre culturel de la commune de Larbaâ Nath-Iraten devant les cadres et militants de son parti ainsi que des citoyens.

Après un bref aperçu sur la situation actuelle du pays, le conférencier a présenté une analyse globale de la situation du pays en évoquant les différentes étapes depuis 1988, la loi de 1989 et ses “fâcheuses conséquences”, jusqu’à aujourd’hui. Dans son allocution, Karim Tabbou n’a pas cessé de responsabiliser le régime et la classe politique qu’il a qualifiée “d’alignée”, en affirmant que “chacun est responsable devant l’histoire”. Il a, par ailleurs, expliqué les différentes crises qui ont secoué le FFS, son parcours durant certaines périodes décisives de l’histoire du pays. “Le FFS est le seul véritable parti d’opposition”, a-t-il affirmé.

À la fin de la conférence, M. Tabbou a eu à répondre à quelques questions des intervenants, notamment sur l’assassinat de Matoub Lounès, les divergences entre le RCD et le FFS, la position du FFS par rapport à l’islamisme. La question des droits de l’Homme a été également évoquée durant cette conférence qui a duré trois heures. Source Liberté

Congrès du MDS: Le non de l’administration

mds783659972.jpgLa demande du Mouvement démocratique et social (MDS) pour la tenue de son congrès a reçu «une fin de non-recevoir» de la part de l’administration, a indiqué, hier, un communiqué du parti, signé par Hocine Ali, secrétaire général par intérim.

«Encore une fois, les autorités ont décidé de contrarier la tenue d’un congrès du MDS en tentant d’instrumentaliser ses divergences internes (…) », lit-on dans le communiqué de «l’autre aile» du parti.  Motif: l’administration «a exigé les signatures des deux tiers des membres du conseil national» du mouvement, alors que, précise le MDS dans son communiqué, «les statuts du parti déposés en 1999 avec sa demande d’agrément, ont été strictement respectés (…)»

La tenue de ce congrès (…), comme d’autres activités à Béjaïa ou Alger, «est bloquée pour des raisons politiques», estime, par ailleurs, le MDS qui n’omet pas de dénoncer au passage, «les interpellations et autres accusations de troubles à l’ordre public» dont sont victimes régulièrement, ses cadres et militants, à chaque fois qu’ils diffusent des déclarations «pour s’opposer pacifiquement à une politique qui tourne le dos aux intérêts du pays et des citoyens», estime encore le MDS dans son communiqué.

«Le MDS dénonce cette atteinte aux droits constitutionnels, consacrés et arrachés de haute lutte contre toutes les formes de despotisme», lit-on de même source. Et de rappeler: «déjà en avril 1998, un huissier s’était présenté au siège d’Ettahadi (dont le MDS est l’héritier) pour convoquer au tribunal la direction du mouvement dans le cadre d’une procédure de dissolution entamée par le ministère de l’Intérieur (…)»  Ce n’est donc pas la première fois, ajoute le MDS, que «le pouvoir tente de faire disparaître, par les moyens de justice et administratifs, notre courant (…)»  «Il ne faut pas se tromper, ce n’est pas uniquement le MDS qui est visé en cette veille d’échéances cruciales pour le pays.

Accepter le sort que le pouvoir peut réserver à notre Mouvement, c’est accepter la mise au pas de toute la classe politique, de l’Etat et de la société (…)», a, en outre, averti le MDS.

Photo: feu Hachemi Cherif

Belkhadem: « La France doit libérer Hasseni »

belkhadem6385605701.jpgDans un discours d’ouverture prononcé lors de la 3ème session ordinaire du conseil national du FLN, tenue hier à l’hôtel El Aurassi à Alger, le secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, a appelé les autorités françaises à libérer le diplomate algérien Mohamed Ziane Hasseni, arrêté à Marseille et placé sous contrôle judiciaire depuis le 14 août dernier. Il est à souligner que c’est pour la première fois que le SG du FLN s’exprime sur cette affaire. El Mouhtarem

Création du 1er Club de presse des amis du président Bouteflika

pre.jpgL’annonce a été faite hier au siège du quotidien Akhbar El Youm en présence du président du club, Ouael Dâadouche, du SG Cheikh Ben Khalifa et du directeur de publication, Mohamed Kerouche. Le président du club a expliqué l’importance et le rôle d’une telle démarche, la première en Algérie, qui consiste à jouer le rôle de moyen d’information pour évaluer le bilan et les réalisations du président Bouteflika durant ses deux mandats tout en l’appelant à briguer un troisième mandat.

Les membres du club animeront des conférences et des débats politiques autout du programme du Président Bouteflika, au cas où il se présenterait pour un troisième mandat. La feuille de route du club a été planifiée en trois points consistant en la mise en place d’un plan de travail pour expliquer les motivations, les convictions et les propositions du club, l’organisation de travaux hebdomadaires et l’organisation d’une réunion jeudi prochain pour l’attribution des missions aux membres fondateurs et ainsi sortir une feuille de route et un programme.  Synthèse d’El Mouhtarem/ Source la DDK

Point de vue-Affaire Mecili: Le suspect ne doit pas occulter la victime !

arezkiaitlarbi3.gifRemettons les pendules à l’heure ! Avant d’être « l’affaire » d’un diplomate (mal)traité par la justice indépendante d’un pays démocratique, le scandale est d’abord celui d’un avocat, maître Ali Mecili, opposant au régime, tué le 7 avril 1987 de deux balles dans la tête par un tueur à gages.

Suspect numéro 1: Abdelmalek Amellou avait été arrêté en possession d’un ordre de mission signé par son officier traitant, Rachid Hassani, capitaine de la Sécurité militaire. Malgré des éléments concordants de culpabilité qui justifiaient sa mise en détention provisoire, l’assassin présumé avait été expulsé vers Alger, en « urgence absolue », par Charles Pasqua, ministre français de l’Intérieur, la veille de sa comparution devant un juge d’instruction. Le même jour, les autorités françaises rassuraient Abdelhamid Mehri, ambassadeur à Paris, que « l’Algérie n’avait rien à voir dans cette affaire » ! Une absolution extrajudiciaire que l’ancien secrétaire général du FLN se chargera curieusement de répercuter, en septembre 2008, à l’occasion d’une conférence sur le GPRA, au siège national… du FFS !

Pour conjurer la fatalité d’un crime sans coupable, la famille et les compagnons de Me Mecili s’accrochent au moindre indice pour faire éclater la vérité. Parmi les démocrates français solidaires de ce combat éthique, l’historien Pierre Vidal-Naquet, ce fidèle ami de l’Algérie et des Algériens qui avait dénoncé la torture durant la guerre de Libération nationale, était en première ligne. Après deux décennies d’une procédure plombée par la raison d’Etat, la justice tente de reprendre ses droits pour rattraper les criminels. Malgré des pressions multiformes, le juge d’instruction résiste. Fait aussi étrange que rare, le parquet de Paris, représentant du pouvoir politique français, se retrouve aux côtés des avocats de Mohamed Ziane Hasseni, constitués par le pouvoir algérien, face à la partie civile.

Comme pour refermer la boîte de Pandore qui risquait de révéler des complicités criminelles au plus haut niveau des deux Etats, ce duo de choc demandera à l’unisson l’annulation de la mise en examen du suspect et la levée de son contrôle judiciaire. Sans anticiper de l’issue de la procédure et du verdict d’un éventuel procès, est-il nécessaire de rappeler ici un principe intangible du droit pénal : la présomption d’innocence jusqu’à preuve du contraire établie par les juridictions compétentes. Il appartient donc à la justice et à elle seule de statuer sur les charges qui pèsent sur M. Hasseni et de rendre son verdict en toute indépendance. En attendant, le suspect doit continuer à bénéficier de toutes les garanties juridiques d’une procédure irréprochable.

Pour brouiller les cartes, voilà que les manipulateurs de l’ombre agitent leurs relais, actionnent leurs porte-voix, ventilent de l’écume et tentent de faire barrage à la manifestation de la vérité. Les vociférations nationalistes qui brandissent une nouvelle fois la raison d’Etat visent à faire déraper le dossier vers une crise politique pour torpiller la justice. Le ministre de la Solidarité, qui a menacé la France de représailles économiques, n’a réussi, en fin de compte, qu’à discréditer le gouvernement algérien et jeter le doute sur l’éventuelle innocence de l’inculpé. Pis encore : en engageant avec une désarmante désinvolture la solidarité de l’Etat avec M. Hasseni « dhalimen aou madhloumen (qu’il soit coupable ou victime) », il convoque cette « fraternité » démagogique des courtisans serviles pour tenter de couvrir un crime impardonnable, seule certitude dans ce dossier à tiroirs. Peut-il souffrir que des citoyens de ce pays, attachés au respect du droit et à la primauté de l’éthique, relaient les cris de la victime qui, du fond de sa tombe, réclame justice depuis deux décennies ?

A-t-il «oublié», dans le même registre «fraternel», que Me Mecili, ancien officier de l’ALN, était aussi notre «frère» ? Que son engagement dans l’opposition démocratique — qui pouvait par ailleurs déplaire aux apparatchiks de l’ex-parti unique et aux barbouzes de la Sécurité militaire — n’était pas un délit suffisant pour justifier son exécution par un tueur à gages ? L’affaire est trop grave pour être traitée avec autant d’outrecuidance, de légèreté et de mépris souverain des Algériens. Il s’agit, faut-il encore le rappeler, de l’élimination physique, froidement planifiée, d’un homme. Un patriote de conviction qui avait préféré les affres d’une opposition risquée au confort frivole d’une carrière lucrative dans les appareils du régime. Le mobile du crime est incontestablement politique, avec des ramifications et des complicités au plus haut niveau du pouvoir. Il n’en demeure pas moins qu’il reste un crime abominable qu’aucune raison d’Etat ne peut absoudre sans commettre un intolérable outrage à la justice et à la morale. Malgré les usages diplomatiques, les fonctions du suspect ne sauraient servir de tenue de camouflage pour le soustraire à la justice au nom de cette intolérable impunité qui protège les criminels VIP.

Comme les assassins de Krim Belkacem, de Mohamed Khider et ceux de tant d’autres patriotes, victimes de règlements de comptes claniques. Si M. Hasseni « n’est pas celui qu’on pense qu’il est », selon la pitoyable formule du ministre des Affaires étrangères, il reste une voie royale pour le prouver : arrêter son mystérieux homonyme qui sert de paravent à l’argumentaire officiel, mais surtout Abdelmalek Amellou, l’exécuteur présumé du « contrat » et les livrer à la justice. Au-delà des indécents cris d’orfraie patriotards et des interférences claniques, un procès régulier et respectueux des droits de toutes les parties reste la seule issue juridiquement et moralement acceptable. Utopie ? Sans doute. Mais tout le reste n’est que coups fourrés et sordides manipulations.

Par Arezki Aït Larbi, journaliste

Hicham Aboud, ce chouchou de la presse algérienne

chouchou.jpgContrairement à l’ancien colonel Mohamed Samraoui, traité par la presse algérienne de félon, l’ancien officier de l’armée, Aboud Hicham bénéficie quant à lui d’un traitement particulier de la part des journaux algériens. En effet, l’ancien chef de cabinet du général Mohamed Betchine a eu droit, aujourd’hui, à des interviews dans quatre quotidiens nationaux: El Watan, Echourouk, Ennahar, Djazair News. Le mégalomane Aboud a pris la défense du diplomate Mohamed Ziane Hasseni et tenu des propos haineux à l’égard de Mohamed Samraoui.  Cette situation me rappelle l’invitation d’un autre réfugié politique, Mohamed Sifaoui, en 2001, par la télévision algérienne pour témoigner contre Habid Souaïdia auteur du livre La sale guerre.

El Mouhtarem 

Samraoui a déjoué le complot…

sam.jpgJe tiens à m’expliquer sur mon absence relative. Mon PC a été la cible d’attaques malveillantes. Mes commentaires ont du déplaire et j’en suis ravi cependant.Je n’ai pas pu participer et dénoncer les horribles manipulateurs.
Mais à la lecture des commentaires l’enjeu et le rôle de chacun et notamment du groupe des 4 est bien appréhendé. J’en suis content. Car je débordais de colère devant leurs insanités et leurs agressions ainsi que leur vocabulaire bien particulier.Vous avez répondu comme je l’aurai fait si ce n’est mieux encore.
J’ajoute donc mon avis à ceux de el mouhtarem,et tous les blogeurs ceux qui ne sont pas dupes et qui le disent clairement.

La meute a tendu un piège à Samraoui. Mais il a déjoué leur complot, ils ont donc attrapé la rage et fulminent de haine.
La phrase suivante que j’ai reprise d’un commentaire est révélatrice de la nature de ce que pense l’homme qui a un pseudo de femme, et qui écrit sous deux autres pseudos.
“Oui, le juge Thouvenot ne peut ignorer les accusations portées par Aboud contre Samraoui. Il se doit de donner suite à ce temoignage car pour moins que cela il n’a pas hésité à lancer deux mandats d’arrêt internationaux.”

Ne nous fatiguons pas à les démentir. Il va se produire une chose sous peu, ceux qui l’ont chargé de faire ce qu’il fait vont se lasser de son incompétence et ils vont le lâcher pour ne pas être encore plus ridicules.

Remarquez que contrairement aux accusations graves, sans aucune preuve palpable et vérifiable, contre les généraux dans leur ensemble, il fut un temps, maintenant on devient plus précis dans les accusations mais avec une certaine parcimonie. On parle de Belkheir, parcequ’il est malade, on parle de Chadli parcequ’il est en dehors du pouvoir. On ne parle pas des amis en retraite et ou en activité au DRS.

L’épisode puérile du traquenard à Paris a fait sourire plus d’un. On ne parle plus de Bouteflika qui se tait dans cette affaire alors qu’il a l’attitude d’agir pour rendre justice à Mecili d’abord et par ricochet régler ses comptes avec ceux qui le gènent dans son oeuvre grandiose de devenir le roi de l’Algérie républicaine. On ne parle pas de la frérie qui dans l’ombre distribue des bons points et des promesses, organisent et dirigent la machine de propagande sachant qu’elle a et va constituer en sous mains une organisation aux plans national et international dotée de budget colossal dont l’origine douteuse est cachée.

On ne peut plus faire des virements des Ambassades, il y aura trop de témoins (et comme on ne fait plus l’unanimité) il y a des risques de voir des dossiers se constituer alors on agit en douce. Les précédents existent, il suffit de se rappeler la méthode du Parti socialiste français, via urba etc… il faut donc faire baver les opportunistes en leur faisant miroiter des choses et des grands avantages, les recrutements ont commencé le temps passe vite. Ce sont ceux-là qui vont se montrer pour justifier leur mission.

Les agissements soudains qui se traduisent par le fait de mettre le paquet pour discréditer une personne puis on passe à l’étape supérieure en l’accusant de tout alors qu’il n’a jamais été question avant cette affaire de Hassani, révèlent la partie de leur stratégie qui veut qu’on cache la vraie démarche en mettant en avant un faux semblant.

Dans aucun livre, dans aucune déclaration des islamistes et ou des opposants rien, n’est dit ni rapporté sur des agissements éventuelles de Samraoui qui ferait de lui un tortionnaire.
On ne peut pas en dire la même chose de beaucoup de colonels maintenant généraux , de policiers et de juges et procureurs et dont certains d’ailleurs sont devenus “diplomates”, sans oublier Hassani Rachid et Abdelmalek Amellou que tous reconnaissent comme étant des acteurs de ce drame.

N’est-ce pas un indice qui nous renseigne sur les qualités de cet homme que la presse, Ksentini, Ould Abbès et bientôt d’autres encore veulent charger au point d’oublier les vrais tortionnaires et les chefs terroristes.
Son comportement aussi devant tant d’attaques inutiles nous montre combien il est loin des réglements de comptes de personnes. Il sait trop de choses, et c’est pourquoi il est la cible de tant de personnes. Les Algériens savent que la vérité ne sort jamais de la bouche des proches du pouvoir et des opportunistes qui veulent faire partie de la cour, la vérité sort de ce genre d’Algériens, ceux qui ne demandent rien, qui n’ont rien mais qui ont des principes. Ils appellent pas les amis restés à Alger et dont ils devienent des pions, pour n’importe quoi et pour certaines fois glaner des informations vieilles et inutiles.

Cet Algérien ne demande rien, il témoigne dans un odieux crime; il dit ce qu’il a vu et entendu pas ce qu’il a oui dire; il n’accuse personne à la légère. J’espère que les purs et braves Algériens sauront être dignes pour protéger cet homme de toute les manipulations et les coups bas.

Par Mouhya

Pour la mémoire…

oubliet.gifL’ancien officier de la Sécurité militaire algérienne, Hicham Aboud, a affirmé hier sur son site internet que Rachid Hassani n’est pas le commanditaire de l’assassinat de Mecili. Aboud a accusé l’ancien président Chadli Bendjedid et le général à la retraite Larbi Belkheir d’être les commanditaires de cet assassinat. 

En date du 30 âoût 2008, Hicham Aboud a déclaré dans un entretien au quotidien Ennahar:  «Les gens doivent savoir que lorsque Rachid Hassani avait commandité l’assassinat de André Mecili, il n’avait réagi ni de son propre gré, ni en dehors de sa profession. (…) Rachid Hassani, en sa qualité d’officier de
la SM, était convaincu que Mecili qui portait la nationalité et un nom français était un agent des Services français et que ces derniers avaient la main mise sur l’opposition algérienne représentée par Hocine Aït Ahmed et Benbella. Pour briser la main des Services français, il fallait donner un coup fatal qui consistait en l’assassinat de Mecili. L’assassinat rentrait dans le cadre de la guerre entre les Services algériens et les Services français », a soutenu l’ancien Betchine boy. El Mouhtarem

Le retour de l’enfant prodigue

abou.bmpLes déclarations bellicistes du capitaine Aboud ne trouvent écho que chez ceux qui sont dressés à se mettre au garde-à-vous. Chez ceux qui par nature ils se sont laissés domestiquer par les assassins d’un peuple. M. Aboud prend son simple témoignage pour une victoire éclatante et s’imagine qu’il est devenu le héros que les Algériens attendaient depuis longtemps. L’accueil grandiose que lui réservent les journaux algériens plus célèbres par leur allégeance aux militaires que par autre chose de plus sérieux, a quelque chose d’ahurissant et d’irréaliste. Un tel impair pouvait conduire à l’arrestation et l’emprisonnement du directeur de la publication, du rédacteur en chef et de l’Auteur de l’interview.

Le glorieux journal “La Nation”, Le Matin, et des dizaines de journaux ont fait dans le passé l’expérience de la conséquence de leur “écart » de conduite. Il ne reste chez le buraliste que des titres qui ne déplaisent pas ou pas trop. Mais, il est fort à parier que les vaillants journaleux d’Ennahar, d’Echourouk et Liberté, qui ne cherchent que la vérité bien agréable à entendre (par certaines oreilles), ne seraient pas assez enivrés par le scoop de l’enfant prodigue, pour laisser passer toute la “vérité” du leur nouveau héros. Il est fort à parier que les anciennes accusations qu’il porta contre certains généraux seront mises entre guillemets ou carrément considérées comme lapsus involontaires de Aboud et jetées aux oubliettes. Les deux parties veilleront à ce que cette collusion se passe dans la joie et le bonheur.

Le capitaine ne va pas jouer maintenant le rabat-joie en exigeant de dire toute la vérité qu’il ”déclame depuis longtemps et pas seulement sa haine morbide contre Samraoui. Il se laisse berné par la douceur de ce transport que lui assure l’accueil chaleureux des journaux algériens et l’éblouissement des projecteurs qu’ils l’ont toujours boudé. Il a suffi qu’il tape sur un exilé et le vent tourne pour lui alors que son bateau chavirait dans l’indifférence la plus totale. Il a le vent en poupe maintenant, il est dans les nues.

Dans ces hallalis de Si khouna Aboud El Batal (ou el batel excusez l’homophonie…) contre Samraoui qui serait aux abois on note quelques fausses notes et non les moindres quand même. Je me réfère simplement à sa dernière déclaration affichée sur son blog que certains internautes ont rapporté ici.

Son texte est rempli de haine, d’insultes. On a l’impression d’entendre un langage familier chez les gangs de rue; “vient te mesurer à moi si t’es un homme”; “t’es un trouillard”; ” lâche et n’ayant pas un iota de courage pour me regarder dans le blanc des yeux (sic)”; etc. C’est un langage qui revient souvent dans ses diatribes, et les dépouilles de tout espèce de sérieux.

Aussi il est curieux de la part d’un homme sensé et responsable de demander à quelqu’un de venir dans un endroit où l’attend un danger certain. Il considère que si M. Samraoui ne vient pas en France c’est par manque de courage et une fuite. Et c’est de cette manière qu’il appuie son propre témoignage… Si on l’accompagne dedans son raisonnement, il devrait entrer en Algérie et porter plainte contre les généraux, comme Belkheir, contre qui il a fait de grave accusation. On ne reprend pas ses phrases belliqueuses, mais on a envie de lui dire juste: ”chiche si vous avez du courage! Rentrez en Algérie et affrontez les généraux!”. S’il ne le fait pas, quel crédit lui accorder ?

Je pense qu’il ne faut pas vendre la peau d’un ours avant de l’avoir tué. Il faut entendre ce que M. Samraoui a à dire sur cette affaire, ce que le juge Thouvenot a recueilli comme informations pendant l’instruction, et on fera la part des choses lucidement avec discernement. Ce n’est pas les gesticulations ridicules qui font le bonheur de la dictature algérienne qui nous en empêchera.

Par Sniper

Lettre d’un sénateur algérien à Kouchner: “L’affaire Hasseni, un déni de droit”

kouchener.jpgPar : El Hadj Omar Mahdad(*)

Lorsqu’un homme symbolise l’humanisme et la solidarité internationale, lorsqu’un homme, poussé par le désir d’agir utilement, accepte de le faire contre vents et marées, lorsqu’un homme souffre de ne pas pouvoir faire plus pour les autres, alors chacun sait qu’il s’agit de M. Bernard Kouchner.

Malgré toutes ces qualités humaines, le père fondateur de MSF se retrouve souvent bien désarmé dans un monde où, malgré tous les efforts d’hommes et de femmes de bonne volonté, les écarts s’agrandissent au fur et à mesure de l’avancée de l’indifférence qui transforme les cœurs en un désert aride. Malgré toutes les difficultés, vous n’avez jamais baissé les bras, malgré le carcan ministériel qui vous impose, parfois, des positions décalées par rapport à vous-même.

C’est justement une de ces positions que je vous demande de reconsidérer dans une autre acception. Je suis certain qu’à partir du fait où vous appréhenderez cette affaire dans son côté éthique et humanitaire, vous changerez d’avis quant au cas de notre haut fonctionnaire qui est retenu arbitrairement en France depuis le mois d’août 2008.

Cet homme, victime innocente d’une confusion de personne, si tant est que la personne recherchée existe réellement, n’est pas seulement l’objet d’un déni de justice, mais il est aussi victime d’un déni de droit.
Dans la presse, certains ont été jusqu’à dire qu’il se savait recherché ! Comment l’aurait-il pu puisqu’il n’a jamais rien fait de répréhensible, que ce soit dans son pays ou ailleurs ?
D’ailleurs, pourquoi les autorités françaises lui ont-elles délivré un visa diplomatique (puisqu’il voyageait avec un passeport diplomatique) si elles pensaient qu’il était recherché ?

Selon les dispositions de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, si tel était le cas, les autorités françaises auraient dû refuser d’accorder ledit visa, sauf si le but recherché était de dresser un “guet-apens” à M. Mohammed Ziane Hasseni, c’est pourquoi j’ai évoqué le déni de droit.
À présent, dès lors que ce sont des services qui, de facto, relèvent des affaires étrangères, qui ont délivré le visa, vous pouvez donc valablement agir pour que M. Hasseni recouvre sa liberté au plus tôt, d’autant plus qu’il s’est plié aux expertises exigées, même s’il lui répugnait de les faire car les jugeant dégradantes pour un homme innocent et en visite en France à la faveur d’un passeport diplomatique.

Aujourd’hui, je pense qu’il est nécessaire que Bernard Kouchner que nous admirons tous (au point de l’envier certaines fois) sache trouver le moyen le plus efficace pour aider un homme dans la détresse morale la plus absolue.
J’espère que cet appel ne restera pas vain et que vous rehausserez encore davantage la très haute opinion que j’ai de vous.
Je vous prie de croire, Excellence, Monsieur le ministre, en l’expression de ma très haute et très parfaite considération.
E. H. O. M.

(*) Sénateur du tiers présidentiel
Vice-président du tiers présidentiel au Sénat, membre du Parlement euro-méditerranéen, vice-président de la commission énergie et environnement PEM

Commentaire: Le sport favori de ce sénateur du tiers présidentiel est désormais la publication de lettres ouvertes dans les colonnes de la presse nationale.

Par ailleurs, notre sénateur ignore que les titulaires d’un passeport diplomatique algérien sont exemptés de la formalité de visa d’entrée en France depuis le 9 août 2007, soit cinq jours avant l’arrestation du diplomate Mohamed Ziane Hasseni à l’airoport de Marseille, date de l’entrée en vigueur de l’accord bilatéral sur l’exemption réciproque de visas de court séjour pour les titulaires d’un passeport diplomatique. El Mouhtarem

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