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Archive pour décembre, 2008

M. Ksentini, ange ou diable ?

diable.jpgL’analyse de M. Ksentini est fondée sur deux positions totalement contradictoires.
La première c’est de défendre mordicus la thèse du Pouvoir et voir dans la mise en examen de M. Hasseni une victime d’une trame tissée par des forces occultes françaises dont l’objectif inavoué est de nuire à l’Algérie. Dans ce rôle, il est parfait.

Comment ne pas le reconnaître tant sa fougue et son talent sont mis à profit dans l’opération de sauvetage du “soldat Hasseni”. Il n’a pas cessé de marteler que la France a dérogé à ses obligations et ses engagements relatifs au respect de la présomption d’innocence et des Droits de l’homme.

Cette attitude est conforme à la feuille de route que lui implicitement transmit l’Etat depuis le début de la création de sa commission: la CNCPPDH, née de facto avec des moustaches selon la formule consacrée. Il est de son droit de défendre M. Hasseni; un Algérien qui subit les “affres” de l’injustice et l’humiliation sur une terre étrangère.

En homme rompu à la chose juridique, il enchaînera avec ferveur, les accusations et condamnations à l’endroit du juge Thouvenot et de la France. Quoique moins belliqueux et menaçant que M. Ould Abbas, ses déclarations véhémentes n’expriment pas moins l’exaspération de ses mandants. Sur ce chapitre-là, il ne manque pas d’énergie ni de panache. Son argumentation ne souffrirait pas de failles puisqu’il n’y a aucune preuve contre M. Hasseni. S’il était un ambitieux, M. Ksentini ne pouvait pas tomber sur un meilleur cheval de bataille – ou de Troie – pour progresser en notoriété et de crédibilité intra-muros.

Il sert la victime et sert ses intérêts personnels sans risque de mordre la poussière; toute la nation est derrière lui dans l’affaire… Il a juste à fredonner devant son auditoire “Min Djibalina” et voilà que le peuple se soulève avec lui et sort dans des marches improvisées…

La deuxième attitude, pernicieuse celle-là, est de persister à ignorer royalement l’affaire de l’assassinat de l’Algérien Mecili, ancien moudjahid et ancien membre du MALG. Malgré la gravité des faits, il ne daignera jamais à se pencher sur le dossier Algéro-Algérien.

Monsieur Mecili était un combattant au vrai sens du terme, aguerri, dont le parcours est plus glorieux, plus riche et plus noble que celui du locataire d’El Mouradia et de ses larbins comme Ould Abbas. Ni l’homme ni son passé glorieux n’étaient suffisants pour attendrir notre chantre des Droits de l’homme. Sa conscience est restée imperturbable et sa rhétorique perfide est restée très rigide. L’aveuglement est total et la perversion de l’âme réussie.

Pour M. Ksentini et ses disciples, il faut séparer les deux affaires Hasseni-Mecili. L’un n’a pas à endosser le drame de l’autre. Argument habile et implacable. Mais son argumentation s’arrêtera là exactement comme sa mission. M. Ksentini ne s’attardera jamais sur le meurtre de M. Mecili excepté quelques mots de compassion pour la famille de la victime et une déclaration d’intention avant l’affaire de M. Hasseni; un lapsus linguae dont il mesurera plus tard la témérité.

Oubliant sa responsabilité morale son engagement pour la cause de la justice, il ne daignera jamais à se charger du dossier de M. Mecili. Le meurtre de ce dernier qui engage la responsabilité directe de l’Etat algérien, ne semble pas assez grave, ni assez abject ni assez arbitraire pour amorcer une prise de conscience et réagir en conséquence en homme de Loi, intègre et sensible.

Les revendications de la famille de la victime resteront lettre morte. À cette famille, il opposera lâchement un mur de froideur et d’indifférence. Il se détourne délibérément de ce drame. Il est certain que dans son for intérieur il s’est inventé des prétextes illusoires pour justifier son silence et son absence de volonté dans la recherche de la vérité. Il devient un autre complice des meurtriers à cause du rôle qu’il s’est attribué; celui de tout faire pour réparer les injustices. N’est-il pas payé pour ce travail?

Pour Hasseni, il multiplie les points de presse. Mais pour M. Mecili il n’en a cure. Pour M. Hasseni il apporte soutien moral et compétence professionnelle. Pour la famille de défunt M. Micili, il opposera une fin de non-recevoir. Dans l’affaire de M. Hasseni, notre avocat s’ingéniera dans ses démonstrations publiques à faire éclater la vérité. Dans l’affaire de M. Mecili, il récusera l’obligation de se pencher sur dossier que tout le monde connaît par cœur tant les témoins directs du meurtre sont vivants et prêts à témoigner.

On peut continuer indéfiniment les comparaisons des deux attitudes discriminatoires et outrageuses de cet homme de Loi pour se rendre compte que son rôle était, est et sera celui d’être le bouclier des criminels; une machine à laver des bouchers et un distributeur de billets de banque comme bâillons de la vérité et la justice. M. Ksentini participe odieusement à une deuxième mise à mort de feu Mecili

Vu l’entrain qu’il montre dans l’appui des thèses du Pouvoir, il a toujours assumé ces rôles sans honte ni regrets. Ses bailleurs de fonds se sont servi de sa probité et de ses compétences aux fins de se refaire virginité après avoir dévasté le pays et anéantit les espoirs d’une vie prospère, juste et démocratique pour tout le peuple.

Ils se sont servis de lui avec son approbation et peut-être sa bénédiction pour tuer la justice et la vérité. Ces deux dernières surgiront inexorablement dans quelques années comme a surgi la vérité sur le meurtre ignoble d’Abane Ramdane et très récemment celui du colonel Chaabani. À cet avènement personne ne souhaitera être à votre place. La génération qui vivra ce jour-là n’aura pas de difficulté à trouver la réponse posée dans le titre…

Par Sniper

Hicham Aboud: « Chadli et Samraoui ont commandité l’assassinat de Mecili »

aboud.bmpL’ancien officier de la SM, Hicham Aboud, a confirmé, aujourd’hui au quotidien Ennahar (proche du DRS), avoir été entendu, hier, par le juge Thouvenot dans l’affaire du diplomate Mohamed Ziane Hasseni. L’ancien officier algérien a accusé l’ancien président Chadli Bendjedid, l’ancien colonel Mohamed Samraoui, Rachid Hassani et d’autres hauts responsables de l’Etat, d’avoir commandité l’assassinat de Ali Mecili en avril 1987 à Paris.  

« Samraoui n’est pas courageux pour se confronter à Hasseni, parce qu’il sait que ce dernier est innocent. Pis, il a peur d’être poursuivi pour complicité dans l’assassinat de Mecili », a déclaré Aboud. «J’ai dit au juge que Hasseni est innocent et que je le connaissais parfaitement depuis le temps où il était conseiller au ministère de l’Habitat», a ajouté Aboud.  

Par ailleurs, Hicham Aboud a souligné qu’il n’avait pas rencontré Hasseni lors de son témoignage devant le juge d’instruction. « Le Juge m’a montré des photos anciennes et d’autres plus récentes du diplomate; j’ai immédiatement reconnu Hasseni l’innocent qui n’a aucune relation avec l’assassinat de Meicli « , a conclu l’ancien chef de cabinet de Mohamed Betchine. El Mouhtarem

STOP AU HARCÈLEMENT SEXUEL ! PAS UNE DE PLUS !

art09.gifDeux travailleuses de la Banque d’Algérie ont été humiliées sur leur lieu de travail. Leur dignité a été bafouée : elles sont victimes de harcèlement sexuel et moral ainsi que de sanctions abusives. Persécutées et mises à l’écart, elles souffrent de dépression nerveuse. Ces femmes se sont plaintes en vain à leurs responsables. Elles ont été menacées de licenciement. L’Inspection du travail n’a pas la compétence pour les prendre en charge.

Lorsqu’elles osent briser le silence en s’adressant à la presse pour dénoncer ces atteintes intolérables à leur dignité et faire porter leur voix au Gouverneur de la Banque d’Algérie,  dans l’espoir de recouvrer leur dignité sur leur lieu de travail, ces femmes sont alors, poursuivies pour diffamation et condamnées.

Comment se peut-il que, de victimes, elles deviennent coupables ? Coupables d’avoir osé se plaindre, d’avoir osé dire tout haut ce que tant d’autres subissent en silence. Coupables de demander des sanctions à la mesure de la violence qu’elles ont subie….

Tout en faisant confiance à la justice qui suit son cours, nous demandons aux législateurs de notre pays qui sauront apprécier la gravité des faits, de rendre justice à ces femmes et d’entendre leur demande de protection car leur sort de femmes humiliées et maltraitées nous interpelle toutes et tous.

Afin que plus aucune femme ne soit victime de harcèlement ni condamnée pour l’avoir dénoncé, mobilisons-nous et exprimons notre soutien à ces travailleuses.

La peur des représailles mure les victimes dans le silence, encourageons les victimes à déposer plainte contre leurs agresseurs car seule la justice peut mettre un terme à cette violence perverse.

Protégeons plus et mieux les victimes de harcèlement sexuel par une loi plus claire et plus rigoureuse ! Pour l’enrichissement de l’article 341 bis du Code pénal !

Signons, faisons signer, diffusons et adressons cet appel à :

La Présidence de la République, Premier Ministre, Ministre de la Justice, Ministre déléguée chargée de la Famille et de la condition féminine, Ministre du travail et de la Protection sociale, le Conseil national de la femme, Ministre des Affaires religieuses, Ministre de la Solidarité, Ministre de la Santé, Ministre de la Protection sociale, le Conseil de la famille et de la femme, l‘APN, le Conseil d’Etat, le Sénat, Syndicat de la magistrature, Bâtonnat, Mme Meriem Belmihoub-Zerdani (Cedaw), Mme Zohra Drif-Bitat, Mmes les Moudjahidate, Mrs les Moudjahidine, Partis politiques, Ligue de défense des droits de l’Homme, Organes de presse, Gouverneur de la Banque d’Algérie.

Envoyez une copie de votre soutien à : harcelement. stop@gmail. com

Ce texte a été lancé à l’initiative de :

Femmes en Communication  (FEC) ; Réseau WASSILA ;Fatma OUSSEDIK sociologue ; Comité de Femmes du SNAPAP ; AFEPEC ;RAFD ;Malika BOUZENAD ; SOS Femmes en Détresse ; Fatma BOUFENIK enseignante chercheure pdte de FARD ; Nadjet KHADDA ;SOS Nour Annaba ; Comité de Femmes LADDH…

FFS: Communiqué d’information

ffs1.jpgLe secrétariat national

Alger le 17 décembre 2008

Poursuivant ses rencontres politiques avec les militants, sympathisants et amis du Parti, le  Front des Forces Socialistes organise une série de rencontres débat ce wee-kend selon le programme suivant :

Le jeudi 18 décembre 2008 :

Kendira (Béjaia) à la salle des fêtes de la commune à partir de 11H00

Rencontre animée par le  premier secrétaire, Karim TABBOU  

Le vendredi 19 décembre 2008 :

Larbaa Nath Iraten (Tizi Ouzou) : à la maison de la culture AHCENE MEZANI  à partir de 10 h00.

Rencontre animée conjointement par le premier secrétaire du FFS et Me MOSTEFA BOUCHACHI, président de La  LADDH.

Ain Beniane (Alger): à la salle des fêtes  EL BAHIA à 15H00, se tiendra le congrès de la section de Ain Beniane. Les débats  seront animés par le premier secrétaire, Karim TABBOU.

La presse est cordialement invitée.

Mais qui peut prendre au sérieux ce ministre-clown ?

ould.jpg

Affaire Mécili: le diplomate Hasseni veut être confronté à Mohamed Samraoui

mecili.jpgMohamed Ziane Hasseni, le diplomate algérien mis en examen pour son rôle présumé dans l’assassinat de l’avocat Ali Mecili, demande à être confronté à son accusateur, l’ancien officier des services secrets Mohamed Samraoui, a-t-on appris mercredi auprès d’un des avocats de M. Hasseni. Mis en examen le 15 août pour « complicité d’assassinat » et placé sous contrôle judiciaire, M. Hasseni clame son innocence et affirme être victime d’une homonymie. « Nous avons demandé au juge qui instruit cette affaire, Baudouin Thouvenot, d’organiser une confrontation entre mon client et Mohamed Samraoui », a indiqué à l’AFP Me Jean-Louis Pelletier.

Ancien officier des services de renseignements algérien, M. Samraoui, réfugié en Allemagne depuis 1996, prétend que Mohamed Ziane Hasseni a commandité le meurtre d’Ali Mecili. C’est sur la foi de son témoignage que le juge Baudouin Thouvenot a rouvert le dossier qui avait abouti à un non-lieu en 1993. « Nous avons également demandé une confrontation générale entre M. Hasseni, M. Samraoui et Hicham Aboud « , a ajouté Me Pelletier, précisant qu’il n’avait à ce jour pas reçu de réponse du juge. M. Hasseni s’est également soumis à des tests ADN et graphologiques dont les résultats ne sont pas encore connus, selon son avocat.

La mise en examen de M. Hasseni a suscité l’indignation d’Alger, le ministère des Affaires étrangères français rappelant de son côté le 28 novembre que la situation de ce diplomate algérien s’inscrivait dans une « procédure judiciaire sur laquelle le pouvoir exécutif n’a pas de prise ». 

Par  AFP , le  17/12/2008 

Un calendrier en hommage à REDOUANE OSMANE

Le 15 décembre 2007 nous quittait brutalement notre secrétaire général et membre fondateur du CLA, Redouane OSMANE.

A tous ceux qui étaient persuadés que la disparition d’OSMANE induirait la mort du CLA, la réalité du terrain est là pour leur apporter un démenti cinglant.

Le CLA ne pouvait disparaître, car il tire sa légitimité de sa représentativité à la base et des luttes sur le terrain loin des compromissions et des allégeances de tous genres.

La direction collégiale née quelques jours après la disparition d’OSMANE, n’a pas failli à sa tâche. Elle honore toujours, malgré les embûches, le serment fait lors de la disparition de son leader. La relève est là ;  elle se renforce de lutte en lutte.

Le CLA, comme il l’a prouvé au cours de cette année écoulée, reste déterminé à :

1- Défendre les intérêts moraux et matériels des travailleurs de l’éducation et en particulier ceux des enseignants, en luttant contre un statut particulier en régression qui ne répond nullement aux attentes des travailleurs, en luttant contre la précarisation dans l’école publique, pour la revalorisation du corps des enseignants et pour une retraite après 25 ans de service.

2- Défendre l’école publique qui se voit d’année en année attaquée insidieusement par :

 - Une loi d’orientation qui remet en cause des acquis de l’école publique.

- L’introduction d’un enseignement à deux vitesses que laisse prévoir l’introduction de l’enseignement professionnel.

- Le démantèlement de l’enseignement technique qui renforce l’atteinte à la souveraineté de l’économie nationale.                                                                                                

3- A œuvrer pour renforcer les liens de solidarité avec les travailleurs d’autres secteurs, à œuvrer pour créer l’unité d’action la plus large dans la fonction publique, loin de l’esprit partisan, tout en gardant son identité, pour agir en rangs serrés et frapper efficacement.

4- Œuvrer pour l’élargissement de la solidarité à un niveau international.

Repose en paix Osmane, ta lutte continue, car seule la lutte paie.

Alger, le 15 décembre 2008.

Qui est responsable ?

interrogation.gifQui a volé les 500 milliards de dollars de la décennie qui vient de passer ? Qui a détruit l’école, l’hôpital, l’université, l’agriculture, l’industrie…de l’Algérie ? Qui a assassiné Chabani, Abane, Khemisti, Boudiaf, Hachani, Matoub, Liabes, Boukhebza, Alloula, les moines de Tibhirine, Boucebeci, Merbah, Djaout, Khider, Krim… Hommes de grandes valeurs et patriotes sincères ?

Qui est responsable de la décennie noire (200.000 morts, des milliards de dégâts matériels, des centaines de milliers d’handicapés, des disparus à vie, des traumatismes psychiques touchant profondèment des enfants, des femmes, des viols par centaines,…) ? Qui est responsable des massacres des jeunes d’octobre 1988, jeunes de kabylie 2001, printemps berbère ?

Qui est responsable des harraga par milliers, de l’exil de centaines de milliers de cadres, ingénieurs, médecins, des jeunes par centaines de milliers qui vivent et travaillent dans des conditions inhumaines dans des pays étrangers (sans papiers, sans couverture sociale et sans espoir de toucher un jour la retraite), de l’explosion des millions de familles, de l’augmentation du banditisme, de la prostitution, de la drogue, du suicide (savez-vous monsieur Khaled, monsieur yazul combien de jeunes filles et hommes se suicident par jour en Algérie)…?

Qui est responsable de la corruption, d’une administration qui ne fonctionne que par la tchippa, d’une justice qui défend l’injustice et qui harcèle les victimes, de certains policiers qui terrorisent les faibles et se prostituent devant les puissants, la militarisation à entrouce de la kabylie, des incendies de nos forêts, d’une armée qui fait la guerre malgré elle à son peuple et à ses frères (dignes héritiers de l’ALN), du béni oui ouisme, de la majorité des partis d’opposition, des ministres, des députés et des sénateurs, d’une sécurité militaire qui assassine, torture, harcèle, persécute les hommes sincères de notre pays et qui protègent les voleurs, les traîtres, les hommes qui détruisent et qui gaspillent dans des futilités nos richesses, les richesse de toute un peuple et des générations futures…?

Qui est responsable des multiples viols de la constitution, de la falsification de notre histoire, de la haine et de la méfiance qui s’installent entre frères, du régionalisme, de nos divisions…?
La réponse c’est ceux qui t’ont envoyé ici pour déverser tes mensonges et insinuations perverses sur des hommes honnêtes, constants et propres. Leurs qualités sont innombrables. Lis leurs parcours ailleurs que dans la bouche de tes maîtres si tu veux savoir et te libérer de leur pouvoir. Si cela ne t’intéresse pas, c’est ton problème. Un jour tu sauras qui est qui, qui tue qui, qui divise qui uni, qui a volé et qui a donné, qui ment et qui dit la vérité, qui a fait la guerre et qui s’était caché… C’est à dire l’histoire de la vérité sur ton pays mais pas sur ses richesses qu’ils ont tant aimé. C’est pour ça qu’ils ont tant tué.
Fraternellement

Ammi Said

Farouk Ksentini: «Le juge d’instruction français veut compromettre l’Etat algérien»

ksen.jpg«Pour M. Hasseni, c’est un procès non équitable qui se prépare. Le juge d’instruction français veut compromettre l’Etat algérien et il est de notre devoir de dénoncer cette atteinte et de soutenir le diplomate algérien», a déclaré hier Me Farouk Ksentini, lors de la conférence-débat qu’il a animée, en compagnie de Me Miloud Brahimi, au forum d’El Moudjahid.

Le président de

la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme (CNCPPDH) considère que «le juge d’instruction fait fausse route car il ne s’agit dans cette affaire que d’une homonymie. A vrai dire, je ne comprends pas comment un juge d’instruction ne discerne pas cette erreur» et d’ajouter que le maintien sous contrôle judiciaire du diplomate «n’est pas justifié du point de vue du droit et constitue une atteinte grave aux droits de l’Homme».

Me Ksentini qui a affirmé de nouveau qu’il s’agit «d’un retour à la justice coloniale» a déclaré avoir fait état de la désapprobation de

la CNCPPDH dans cette affaire : «Nous n’avons pas eu de réponse pour le moment.» Source La tribune

Les Touareg du Sahara, des nomades en quête de reconnaissance

targ.bmpLAGOS (AFP) — Autrefois « maîtres du désert », les Touareg, nomades sahariens d’origine berbère, sont aujourd’hui paupérisés par des sécheresses meurtrières et en quête perpétuelle de reconnaissance.

La disparition de l’envoyé spécial de l’ONU Robert Fowler dimanche au Niger est venue rappeler que, même s’ils affirment ne pas être responsables de l’enlèvement de ce diplomate canadien, les mouvements touareg demeurent une constante dans le paysage de ce pays sahélien riche en uranium.

Selon des sources non officielles, Robert Fowler suivait ce « dossier touareg » de près.

Estimés par les experts de un à un million et demi, les Touareg vivent sur un territoire de près de 2 millions de km2, réparti entre le Niger, le Mali, l’Algérie, la Libye et le Burkina Faso.

Les « Kel tamacheq », ceux qui parlent la langue touareg (tamacheq) comme ils se désignent eux-mêmes – Touareg étant un nom d’origine arabe – sont les plus nombreux au Niger (environ 700.000) et au Mali (près de 300.000).

Seul peuple africain avec les Ethiopiens à avoir sa propre écriture, les Touareg sont caractérisés par le port d’un voile teinté d’indigo qui déteint sur la peau, d’où leur surnom « d’hommes bleus ».

A la tête du commerce caravanier et d’immenses troupeaux dans la première partie du XXe siècle, hostiles à la pénétration coloniale, ils sont peu à peu devenus les plus déshérités de la région du Sahel et du Sahara.

Ils ont également refusé la scolarisation pendant la colonisation, ce qui a affaibli leur position au moment des indépendances.

Les famines de 1973-74 et de 1984-85 voient la disparition de leurs troupeaux et des milliers de jeunes Touareg ont alors migré vers les villes, l’Algérie ou la Libye, où le leader libyen Mouammar Kadhafi en incorpora plusieurs milliers dans sa Légion islamique.

Une décennie plus tard, face à la dégradation de l’économie libyenne et la chute des cours du pétrole, les jeunes exilés ont été contraints au retour parfois forcé dans leurs pays avant de grossir rapidement les rangs des mouvements réclamant autonomie et développement contre les pouvoirs centraux malien et nigérien.

Les Touareg, qui ont alors remplacé leurs sabres, poignards et vieux fusils par des Kalachnikov et leurs dromadaires par des 4X4, entrent en rébellion le 7 mai 1990 au Niger et un mois plus tard au Mali.

Cette « guérilla des sables » va durer au moins cinq ans dans les deux pays, faisant officiellement plusieurs centaines de victimes et entraînant le déplacement de milliers de personnes vers la Mauritanie, le Burkina Faso et l’Algérie.

Dans les deux cas, les accords de paix ont abouti à une décentralisation des régions touareg, assortie d’une large autonomie de gestion.

Ils ont également permis au Niger et au Mali le désarmement des combattants touareg et leur intégration au sein de l’armée, les corps para-militaires et la fonction publique.

Faute d’application de ces accords à la lettre, plusieurs ex-leaders de l’armée malienne ont mené ces dernières années des actions de désertion et des attaques armées.

Au Niger, naît officiellement en février 2007 le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), qui a revendiqué depuis de nombreuses attaques contre des cibles militaires.

Le Front des forces de redressement (FFR), autre groupe rebelle touareg au Niger, a annoncé en janvier dernier le lancement d’une « bataille de l’uranium », minerai dont le Niger est le troisième producteur mondial. Les Touareg réclament que cette manne bénéficie davantage aux populations locales.

Au Mali voisin, le 11 mai 2007 à Tinzaouatène, près des frontières algérienne et nigérienne, une attaque des rebelles touareg maliens contre un poste avancé de l’armée malienne fait 10 morts et marqué le début de nouvelles violences dans le Nord.

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