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Archive pour le 23 janvier, 2009

Financement des entreprises: l’Algérie derrière le Maroc et la Tunisie

dinaralgerie10.jpgL’Algérie fait moins bien que le Maroc et la Tunisie dans le financement des entreprises selon une étude de Anima Network Investment. L’Algérie a cumulé le plus mauvais score dans une étude sur le financement des entreprises dans les pays du bassin méditerranéen, réalisée par l’institut européen Anima Network Investment. Avec une note de 2,5 seulement, elle ne devance que la Syrie (1,7) qui, elle, souffre d’un embargo international imposée par les capitales occidentales et la Palestine (2,3) dont la situation est instable du fait de la conjoncture géopolitique qu’on lui connaît et dont le score est très proche de celui de l’Algérie qui jouit pourtant de bien meilleures conditions. Le Maroc et la Tunisie ont respectivement obtenu 4,3 et 3,8. L’Algérie s’avère être un mauvais élève comparé à d’autres pays de la région en matière de garantie de crédits, dans le développement du capital risk, dans l’accès au marché des capitaux et dans le secteur de la micro-finance.

Selon l’organisme international «Work Bank investment climat assessments», la contribution des banques algériennes dans le financement de l’investissement ne dépasse pas les 20%. Cette institution souligne néanmoins que cette tendance n’est pas uniquement l’apanage de l’Algérie qui, d’ailleurs, fait mieux que l’Egypte (10%) dans ce domaine. Le financement de l’économie des entreprises en Algérie est encore plus problématique pour les petites et moyennes entreprises (PME). Source le Financier

« Il n’existe aucune mandat d’arrêt décerné par Interpol contre Rachid Mesli »

cajmesli.jpgPar Juan Gasparini/Tdh

Le Comité des ONG de l’ONU à New York a reçu lundi 19 janvier une plainte de l’Algérie contre la Commission Arabe des Droits Humains. Elle accuse cette dernière d’avoir parmi ses membres l’avocat Rachid Mesli, considéré un «terroriste» par le gouvernement algérien. Composé de 19 Etats, ce Comité devra décider vendredi prochain si la plainte est fondée et dans ce cas suspendre l’accréditation de cette ONG auprès des Nations Unis.

L’ambassadeur d’Algérie à Genève, Idris Jazaïry, avait critiqué en août 2008 devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU «l’inclusion» de la déclaration d’un membre d’une ONG «faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international pour appartenance à un groupe terroriste armé» dans le rapport concernant l’Examen Périodique Universel de son pays. Il a ajouté qu’«il nous est difficile d’admettre l’argument invoqué par les Nations Unies de séjour légal en Suisse et de représentation d’une ONG pour justifier de donner la parole au Conseil des droits de l’homme» à cette personne, qu’il n’a pas été identifiée nommément.

Rachid Mesli -puisque c’est de lui qu’il s’agit- fait partie de la Commission Arabe des Droits Humains, avec un bureau à Genève. Il est au bénéfice d’un permis de séjour en règle. Selon les autorités de l’ONU à Genève il n’existe aucune mandat d’arrêt décerné par Interpol contre Rachid Mesli. Celui-ci est aussi membre de l’ONG Alkarama, très active dans le concert des Nations Unies, connue par la présentation de rapports accusateurs contre certains pays arabes en matière de droits de l’homme. Alkarama a marqué un grand coup médiatique en juin 2008 en organisant la visite à Genève du journaliste soudanais Sami Mohieldin El Haj, de la chaine de télévision arabe Aljazeera, qui venait de sortir de sept ans d’emprisonnement à Guantanamo.

Pour la CEDH, la France doit regarder son passé en face

aussares.jpgLa Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a, le 15 janvier 2009, condamné la France dans l’affaire qui l’opposait aux éditeurs du livre polémique de Paul Aussaresses publié en 2001, dans lequel l’ancien général évoque et justifie la torture et les exécutions sommaires de la guerre d’Algérie.

Dans un ouvrage intitulé Services Spéciaux Algérie 1955-1957 et publié en 2001, le Général Aussaresses faisait état de ses activités durant la guerre d’Algérie – et notamment dans le Constantinois en août 1955. Il confirmait ainsi des propos tenus dans un entretien publié dans Le Monde en novembre 2000. Par la suite il devait compléter ses déclarations avec de nouvelles révélations – par exemple dans un nouvel entretien publié dans Le Monde en mars 2007. Le général Aussaresses reconnaît avoir utilisé la torture contre des membres du FLN et fait exécuter nombre de ses prisonniers. Et il affirme que ces pratiques étaient légitimes à la lueur des objectifs de l’époque.

Dans un contexte polémique, l’auteur fut condamné pour délit d’apologie de crimes de guerre. Le président directeur général et le directeur général de la société qui a publié cet ouvrage se virent quant à eux condamnés pour complicité de ce délit à des amendes de 15 000 €. Les condamnations furent confirmées en appel, puis en cassation.

Seuls les éditeurs ont saisi la Cour européenne des droits de l’Homme d’une requête alléguant d’une violation de leur droit à la liberté d’expression qui s’appuyait sur l’Article 10* de la Convention européenne de 1950.

Condamnation de la France

Le 15 janvier 2009, la CEDH s’est prononcée sur cette requête: invoquant l’article 10 de la Convention européenne, elle donne tort aux juridictions françaises d’avoir condamné les éditeurs pour apologie de crimes de guerre. La décision de la Cour repose essentiellement sur les deux points suivants :

«La publication d’un témoignage de ce type [...] s’inscrivait indubitablement dans un débat d’intérêt général d’une singulière importance pour la mémoire collective : [...] à savoir que non seulement de telles pratiques avaient cours, mais qui plus est avec l’aval des autorités françaises » (§ 49).

« Cela participe des efforts que tout pays est appelé à fournir pour débattre ouvertement et sereinement de sa propre histoire. [...] Sanctionner un éditeur pour avoir aidé à la diffusion du témoignage d’un tiers sur des événements s’inscrivant dans l’histoire d’un pays entraverait gravement la contribution aux discussions de problèmes d’intérêt général et ne saurait se concevoir sans raisons particulièrement sérieuses. » (§52)

Ce qui permet à la Cour de conclure :

« Au regard de ce qui précède, et compte tenu tout particulièrement de la singulière importance du débat d’intérêt général dans lequel s’inscrivait la publication de Services Spéciaux Algérie 1955-1957, les motifs retenus par le juge interne ne suffisent pas pour convaincre la Cour que la condamnation des requérants à raison de celle-ci était “nécessaire dans une société démocratique ”. Elle conclut en conséquence à la violation de l’article 10 de la Convention. » (§ 54)

*Article 10 – Liberté d’expression

1. Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontière. Le présent article n’empêche pas les Etats de soumettre les entreprises de radiodiffusion, de cinéma ou de télévision à un régime d’autorisations.

2. L’exercice de ces libertés comportant des devoirs et des responsabilités peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à l’intégrité territoriale ou à la sûreté publique, à la défense de l’ordre et à la prévention du crime, à la protection de la santé ou de la morale, à la protection de la réputation ou des droits d’autrui, pour empêcher la divulgation d’informations confidentielles ou pour garantir l’autorité et l’impartialité du pouvoir judiciaire.

Source: LDH Toulon

Le général Benyelles: « On souhaite à Bouteflika de renoncer à toute vie politique active »

benyellesrachid.jpgDans une contribution intitulée « L’armée, Bouteflika et le pouvoir » publiée dans El Watan du jeudi 22 janvier, le général à la retraite Rachid Benyelles a appelé les Algériens à boycotter les urnes lors de la prochaine élection présidentielle, « mais de manière encore plus massive que lors des scrutins précédents ». « Le boycott reste malheureusement le seul mode d’expression pour montrer à l’opinion nationale et internationale que les Algériens en ont assez de A. Bouteflika et de ses mascarades électorales. Le boycott est non seulement un devoir civique, mais un acte patriotique ».

Le général Benyelles a par ailleurs appelé à l’amorce d’un processus démocratique, « seul à même d’arrêter la descente aux enfers des dix dernières années ». Pour ce faire, l’ancien officier de l’ANP propose la suspension de la Constitution et les partis politiques, la dissolution du Parlement, et la remise du pouvoir à un gouvernement de transition qui aura pour tâche, dans les six à douze mois de son mandat, de gérer les affaires courantes et de mettre sur pied un Conseil national pour l’instauration de la démocratie (CNID). « Ce Conseil, limité à quelques dizaines de personnalités au-dessus de tout soupçon, représentatives des différentes composantes de la société algérienne, aurait pour mission d’élaborer les mécanismes institutionnels garantissant l’instauration de la démocratie », explique M. Benyelles.   « S’agissant de Bouteflika, ce qu’on peut lui souhaiter sincèrement, c’est un sursaut de clairvoyance pour renoncer non seulement à un troisième mandat, mais à toute vie politique active; qu’il rentre chez lui et qu’il prenne le repos que son âge et son état de santé exigent instamment ».

Revenant au contexte ayant précédé « l’élection » de A. Bouteflika en avril 1999, le général Benyelles a rappelé que dès le début du scrutin qui commençait, comme d’habitude, avec quelques jours d’avance dans le sud du pays et dans les corps constitués, les six candidats se trouvèrent confrontés aux appareils chargés de l’opération électorale qui interdisaient aux scrutateurs qu’ils avaient dépêchés sur les lieux d’accéder aux urnes et ce, dans le but évident de les empêcher de recueillir des informations sur la réalité du vote et son déroulement. Ils eurent beau dénoncer les abus constatés systématiquement dans tous les bureaux de vote, crier au scandale, menacer de se retirer de la course, ils s’étaient heurtés à un mur de silence. En désespoir de cause et en dernier recours, ils avaient demandé audience à Liamine Zeroual qui, en sa qualité de chef de l’Etat toujours en exercice, avait toutes les prérogatives pour faire respecter un minimum de droit. Il avait refusé de les recevoir, perdant ainsi l’occasion de partir en beauté….

« Devant pareil déni de justice, six des sept candidats en lice avaient pris la décision de se retirer de la «compétition», laissant Bouteflika seul, dans une élection qu’il continuait encore à qualifier de plurielle et démocratique. Proclamé vainqueur en dépit du boycott massif des urnes par les électeurs et de la réprobation unanime de la communauté internationale, il sera porté sur les fonts baptismaux par Zeroual lors d’une cérémonie de prestation de serment où les airs de la fanfare militaire et les congratulations réciproques se mélangeaient aux discours sur les mérites incomparables de la démocratie algérienne qui avaient permis un passage de témoins aussi exemplaire ! Un coup de force venait d’être consommé et les militaires en portaient l’entière responsabilité ». Synthèse d’El Mouhtarem 

Kabylie: A quoi sert d’avoir 10, 100 ou 1000 brigades ?

gendar.jpgLa gendarmerie algérienne n’a rien retenu des leçons du printemps noir. Le commandement qui devrait s’interroger comment réhabiliter le gendarme en Kabyle, estime que la situation n’est pas grave, parceque des citoyens du Djurdjura se sont dressés contre le complot visant à substituer à la Kabylie des interlocuteurs à la merci du pouvoir. La Kabylie n’a pas soutenu la gendarmerie, mais elle a refusé de jouer le jeu du séparatisme et du régionalisme xénophobe vers lesquels la poussait le pouvoir qui par la même occasion voulait solder ses comptes par clans interposés au plus haut sommet de l’Etat.

Personne en Kabylie ne veut interdire à la gendarmerie d’accomplir sa mission conformément aux textes de la loi fondamentale du pays. Mais les Kabyles refusent les dépassements, la corruption et les crimes impunis. Les journalistes algériens et tout particulièrement les correspondants locaux, doivent pour sauver ce qui reste à sauver dans l’honneur et la dignité de la corporation, se faire l’écho de ses dépassements et de ces crimes impunis, survenus bien après l’assassinat de 125 jeunes innocents. D’autant plus vrai que les auteurs de ces crimes sont connus de toutes et de tous. Belaid Abrika et ses amis ont failli être lynchés par ces mêmes gendarmes impliqués pour le compte d’officiers supérieurs dans la gestion des lieux de débauche et de la drogue en Kabylie.

La presse algérienne doit accomplir sa mission en disant toute la vérité sur les menaces qui pèsent sur certains parents dont les enfants ont été achevés à l’hôpital Med de Tizi-ouzou, et non à brouiller les pistes en disant que tel élu ou tel autre député gère des bars clandestins en Kabylie. Si la gendarmerie ne change pas de comportement et continue à refuser à servir les institutions et à proteger le citoyen; si la gendarmerie bafoue les lois de la république et se met inventer des délits et des faux barrages; si la gendarmerie continue à persecuter la Kabylie en vidant ses villages de leur substance grise, à quoi sert d’avoir 10 brigades, 100 ou 1000 brigades? Par Said Radjef

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