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Archive pour janvier, 2009

Le maire de Seddouk n’a pas démissionné

demission.gifL’information rapportée aujourd’hui par le quotidien La Dêpéche de Kabylie concernant la démission de M. Djamel Yallaoui, président de l’APC (FFS) de Seddouk dans la wilaya de Béjaia, est infondée. En effet, nous apprenons d’une source sûre que le maire de Seddouk n’a jamais remis le tablier et continue de gérer les affaires de sa commune. El Mouhtarem

La justification toute faite que c’est le DRS qui est responsable de tout n’a plus de raison d’être !

toufik.jpgL’intervention de l’ancien général Rachid Benyelles est opportune, je le crois. Il y a trop de signes qui confirment qu’il a raison. Bouteflika ne peut plus se cacher derrière les généraux et parler de la fameuse ligne rouge. Depuis longtemps déjà il a tous les pouvoirs, il peut éliminer qui il veut. Il l’a d’ailleurs fait, depuis 1999 tous les postes clés dans l’armée, la diplomatie, sans parler des gouvernements, des walis, des chefs de daïra etc… sont occupés par des pro Bouteflika ou de son clan.

Rien nous dit que les postes clefs du DRS ne sont pas également noyautés par des pro Bouteflika. On se demande d’ailleurs si le chef du DRS est encore véritablement le patron. Rien ne nous permet de mettre tout sur le dos de ce dernier. Je ne pense pas que ce corps ou les quelques personnes qui restent dans ce corps sont déterminantes. Bouteflika peut tout faire, et il ne fait rien, il jouit 24/24 de son pouvoir sans partage. Il consolide ses frères et son clan et il le fait en silence.

Ni Mediène, ni personne ne peut empêcher Bouteflika par exemple de nettoyer l’Algérie ou les escros et les vendeurs de drogue se partagent les millions de la corruption et des fraudes fiscales. Je ne pense pas qu’il y a un Algérien fusse-t-il du DRS qui empêcherait le pouvoir politique et administratif d’éradiquer les bidonvilles, ni de rechercher des solutions humaines aux harragas, ni de vouloir remettre au travail les Algériens en mettant en place des outils et des moyens de développement sur plusieurs années, enfin il y a tellement de choses à faire d’utile mais que personne ne prend en charge. Tous se préoccupent du troisième mandat, de la meilleure manière de rester assis comme toute l’Algérie est présentement en stand by inquiétant et démoralisant.

Il est vrai que beaucoup ne sont pas inquiets car ils ont vendu leur âme avec l’argent du contribuable et de l’Algérie et ils ne veulent pas de changement qui risque de leur poser une problème. Quand on a tous les pouvoirs et qu’on ne sait pas ou plus quoi en faire, on ne fait rien et on laisse le bateau chavirer et sombrer. La justification toute faite que c’est le DRS qui est responsable de tout, elle n’a plus de raison d’être, puisque tous les postes clés sont tenus par des proches de Bouteflika. La période ou une équipe de généraux dirigeaient l’Algérie est révolue ! En tout cas rien n’indique que la situation qui a prévalu pendant longtemps existe encore.

Aussi, quand on veut gérer un pays et qu’on en a rêvé pendant des années, qu’on le fait depuis plusieurs anneés, ne peut-on se sacrifier à sa tache, même mourir, beaucoup l’ont fait avant nous. Quand on veut accréditer l’idée qu’on ne peut rien faire car les DRS nous empêche de faire quoi que se soit, on ne s’accroche pas au poste, on le quitte.
Par Mohand

Message de Said Sadi à Barack Obama

barack20obama202.jpgA son Excellence Monsieur le Président OBAMA

Monsieur le Président,

Permettez-moi de saluer l’immense espoir que votre éclatant succès a redonné au peuple américain et à tous ceux qui attendent de votre pays un engagement en faveur de la paix, de la liberté et de la solidarité dans le monde.

Comme de nombreux citoyens, j’ai suivi la cérémonie de votre investiture pendant laquelle une attention planétaire faisait écho à la ferveur de vos concitoyens vivant, avec une légitime fierté, un changement politique majeur opéré de manière pacifique et dans le respect d’une constitution qui fut à l’origine de votre Nation.

Beaucoup d’Algériens se sont rappelés ce 20 janvier que d’éminents dirigeants américains furent à leurs côtés pendant leur lutte pour l’Indépendance.

Pour vous avoir entendu à Boston en 2004, lors de la Convention des démocrates, je mesure à quel point la conviction d’un homme peut ressusciter l’espoir, entraîner l’enthousiasme et réveiller la générosité au-delà de son propre pays.

Monsieur le Président,

Nous sommes nombreux à avoir noté votre disponibilité pour contribuer à l’émergence d’une gouvernance transparente et au respect mutuel des peuples.

Sur ce chantier particulièrement, la nouvelle Amérique trouvera des nombreux partenaires fiables et déterminés dans nos contrées.

Je suis sûr que l’immensité du travail qui vous attend trouvera, à travers votre talent, les réponses les plus adaptées puisque la confiance, fondement de toute épopée, a accompagné votre candidature dès le premier jour. Saïd SADI Président du RCD

On ne sait pas où est l’argent des Algériens !

corruptionalgerie202375383.jpgLa question soulevée ci dessus (Les réserves de change de l’Algérie ont atteint 125,95 milliards de dollars à fin avril 2008, publié le 13 juillet 2008) est pertinente. C’est rare de voir de tels écrits qui tentent de vulgariser un domaine sensible où les riches deviennent plus riches et les pauvres s’appauvrissent.
Mais il y a aussi les nouveaux riches qui ne sachant pas quoi faire, laissent aller à la dérive leur fortune. Elle est transportée au grès du vent et du hasard. Nous ne pouvons pas donner un quelconque avis positif ou négatif sur la manière dont les avoirs des Algériens sont gérés. Ce qu’ont sait c’est le chiffre que donne épisodiquement les responsables de la Banque d’Algérie et le ministre des Finances. Ils sont souvent fiers d’annoncer un chiffre, plus il est gros, plus ils en sont fiers. Ils n’expliquent pas d’où il découle ni comment on le calcule et ils n’abordent jamais les pertes et profits.
On ne sait pas où est l’argent. On ne sait pas où il dort, on sait cependant qu’il diminue de valeur, c’est un fait avéré.

A un moment donné, on avait annoncé que 45 milliards de dollars étaient placés en bons du trésor américains en monnaie américaine, pourquoi ? On l’ignore….
Cette part seule de la richesse nationale aurait permis de sauver les moyens de production algériens en dérives, obsolètes ou simplement en jachères. Elle aurait permis d’éradiquer les bidons villes et de permettre à chacun de construire sa demeure. Elle aurait permis aussi de créer des milliers d’emplois réels et permanents. Elle aurait permis de doter nos universités de moyens de recherches et d’améliorer la situation des enseignants et des étudiants. Au lieu de cela, on donne nos moyens à des Etats pour financer leur développement moyennant une maigre rétribution. On fait comme les Moyen-orientaux comme si il pouvaient constituer un exemple pour nous Algériens qui avons une tout autre idée du partage.

Par delà l’exemple que vous avez cité, qui est réel, bien pris en main par des professionnels, on peut effectivement annuler et même faire fructifier les sommes mobilisées pour les paiements étrangers.
Il y a également un tas d’autres faits avérés qui font perdre à l’Algérie des sommes très importantes en devises … je ne cite pas les affaires de la téléphonie, ni celle des ports, ni celles des services en relations avec l’eau, l’assainissement, les aéroports, les hôtels, bientôt l’électricité et le gaz, ainsi que le réseau de ventes des carburants et j’en passe…
Pour tout cela, nous payons en devises les services de partenaires étrangers qui font le travail qu’on aurait pu laisser aux Algériens. Si on ne sait rien faire de nos têtes et nos bras, il ne reste plus qu’à donner en gérance l’Algérie toute entière Allah yastar… 

Je vais citer également un cas banal qui me vient à l’esprit, mais qui coûte beaucoup d’argent à l’Algérie inutilement. Je cite le cas de taxations d’office des douanes. En effet, pour certains produits, la douane fixe un barème de prix en donnant une fourchette de prix. Les chiffres sont fixés par la douane nationale, laquelle n’a pourtant aucune compétence pour le faire. Ces décisions sont prises par des bureaucrates sans grande expérience et sans étude préalable, elles sont de mon point de vue des crimes. Au motif de combattre la sous facturation (sport national des importateurs), au lieu de réfléchir et de trouver des parades judicieuses aux voleurs, on prend la décision la plus facile, mais qui a des conséquences fâcheuses pour l’image de l’Algérie à l’extérieur et pour la perte sèche en devise qu’elle engendre.

Lorsque sur le marché mondial, pour un produit donné, le prix habituel connu et pratiqué au plan international et de +/-100 un fax d’un directeur opérationnel décide que le prix est de 200. Quand bien même les droits de douane seront calculés sur ce dernier chiffre, ce décision irrationnelle, illégale et antiéconomique participe à deux choses très négatives et incompréhensibles:
1. Elle permet à des sociétés étrangères de faire des gains substantiels puisqu’un produit qui coûte 100, rentre officiellement en Algérie à un prix de 200. Bien évidemment cela bénéficie aussi, sans doute, à quelques personnes qui tissent des ententes sur le dos de leur pays pour gagner beaucoup plus que ce qu’ils déclarent gagner en Algérie.
2. Elle augmente du double les prix des produits aux consommateurs en Algérie. 

Le volet des médicaments est encore plus sensible en ce sens que c’est seulement quelques privilégiés qui ont des accords et des ententes scabreuses avec certains laboratoires étrangers qui sévissent. Ils font la pluie et le beau temps. Les entraves au développement du générique en Algérie sont une manifestation de leur égoïsme maladif.

Quand on sait qu’en Europe par exemple, pour fixer un prix, il faut montrer et démontrer les différentes phases par lesquelles on est passé pour le décider, en Algérie, que ce soit en importation qu’en production locale, le contrôle n’existe pas. Et quand on fait semblant de l’instituer, comme le cas de certains produits en douane, on aggrave le problème et on facilite la fuite des capitaux de façons légales et insidieuses. 

En ce qui concerne la gestion du risque de change, il existe bien évidemment ceux qui ont les notions même rudimentaires sur la question, ils se limitent à quelques sociétés qui ont des compétences.
Au plan national, on vole au-dessus de ces questions sans s’y attarder d’autant que ces des derniers publics antaa adaoula.
Quand on se préoccupe plus de savoir combien nos ventes de pétrole et de gaz nous permettent d’engranger, on ne peut s’appesantir sur les pertes que notre manque de gestion engendre. Ce sont ces dernières qui nourrissent les appétits insatiables.

Il y a tellement de choses à faire. Mais qui passe des jours et des heures à réfléchir à ce que l’on perd tous les jours ? Lorsqu’on saura où est l’argent et de façon précise sans dissimulation aucune, peut-être alors il serait possible aux nationalistes spécialistes d’attirer l’attention et de faire du bruit pour être entendu par les personnes compétentes, c’est-à-dire celles dont le travail et la mission est d’y veiller.

Mais qui décide de cela, qui ordonne, le ministre certainement pas, le DG de la banque non plus qui alors ? Le Président ? Personne ne peut le dire … tous responsables et donc personne. Si demain la cagnotte se fondra comme neige au soleil, personne ne s’interrogera et personne ne sera responsable. Si on est capable de passer aux pertes sèches des centaines de milliers de personnes mortes, l’argent c’est tout de même plus facile. On se partage les excédents et le peuple n’y peut rien ne sait rien, il se tait.

Tous n’ont qu’une idée en tête, comment cacher au peuple la vérité ? Comment continuer à dissimuler les milliards logés dans des paradis fiscaux ? C’est ça leur préoccupation première et tout est fait dans cette optique. L’Algérie on s’en moque. Tant qu’il y a à prendre on s’accroche et on dit aux gens : regardez ailleurs… Lorsqu’il y aura des ennuis, ils partiront ailleurs, les plus honteux se cacheront et partiront tête baissée, la majorité trouvera une raison pour se donner raison. Par Mohand 

Diviser, isoler et casser la Kabylie étaient devenus une obsession pour les tenants du pouvoir

azazga.jpgAvez-vous vu comment est devenue la Kabylie belle et rebelle, nette et sans faille, unie et solidaire, propre et toute claire, combative et toujours fière, résistante et pacifique même dans les moments difficiles et Algérienne dans sa chair, son coeur, son esprit et ses gênes ? Les laboratoires du D.R.S malins, pervers, patients et déterminés et  par petites touches successives, douces et hypocrites se sont introduits en Kabylie et ils avaient entamé un travail titanesque et diabolique pour détruire cet édifice dont les racines étaient très profondes et très solides (faites des valeurs ancestrales immuables qui se transmettaient de génération en génération :dignité, solidarité, sagesse, fraternité, tolérance et Algérianité dans toute sa splendeur et sa beauté) qui avaient résisté à plusieurs envahisseurs aussi coriaces les uns que les autres.

Diviser, isoler (du reste de l’Algérie) et casser la Kabylie étaient devenus une obsession de toute seconde pour les tenants du pouvoir car ils savent que cela allait leur faciliter la tâche et allait leur permettre de continuer à régner sur l’Agérie d’une manière totale et définitive. Rendre la Kabylie ennemie des autres régions (ses soeurs) et rendre ces dernières ennemies de la Kabylie étaient un objectif à atteindre avant que cela ne soit trop tard. Car l’union de toutes les régions et de tout le peuple signeront à coup sur la fin de ce régime d’une autre époque, de ce régime usurpateur de notre victoire, de la victoire de ses martyres et de son peuple et de la victoire de notre dignité et de notre Algérianité, de ce régime des ventres toujours insatisfaits, des poches qui ne se remplissent jamais, de la hogra, de l’humiliation et du mensonge qui falsifie l’histoire, l’identité et la vérité de notre fraternité et ce régime venu d’ailleurs, envoyé pour continuer la colonisation et la dilapidation de nos richesses matérielles, intellectuelles et de nos valeurs communes.

Donc, affaiblir la Kabylie est une priorité pour ce régime criminel, sénile, violeur et voleur (coup d’oeil à justice et vérité) de notre beau pays pour cela il fallait mettre tout les moyens nécessaires. Il faut dire que ces dernières années, ils ont accéléré le projet car, ils ont peur de ne jamais y arriver d’autant que les autres régions commencent à se réveiller, à revendiquer et à s’opposer à eux. D’où l’arrivée en Kabylie de tous ses maux actuels: division, banditisme, feux de forêts, barrage de l’oued aïssi, l’exil de centaines de milliers de cadres, de jeunes, de médecins, d’ingénieurs, l’alcool à gogo, la drogue partout, la prostitution, fermeture des usines, la méfiance, la haine, le suicide, la terreur, les faux-vrais barrages, la destruction de thajmeth des villages, les revendications radicales, la disparition des enseignes des magasins de la langue arabe et de Tamazight (tout est en Français), le cadrage quasi totale de la Kabylie par l’armée, la gendarmerie et la police (dont le but de favoriser tout ses maux et d’instaurer un climat d’insécurité et de guerre permanente)…

En conclusion, ce pouvoir n’aime pas la Kabylie, n’aime aucune région de notre cher pays (d’ailleurs, il serait intéressant que nos frères blogueurs et blogueuses essayent de nous raconter ici, ce qui se passent vraiment dans leurs régions respectives) et n’aime pas l’Algérie et son peuple. Par contre, ils sont follement amoureux de ses richesses et de la puissance qu’elles leurs offrent pendant que le peuple souffrance terriblement dans la silence complice du monde entier. Vive une Algérie unie, fraternelle, solidaire, libre, juste, démocratique, solidaire, diverses, prospère et moderne. Vive nos valeureux martyres et vive ceux qui n’ont jamais fait de mal à notre Algérie d’hier, d’aujourdh’hui et de demain.
Fraternellement à toutes et à tous ! 
Ammi Said

Un cadre de Ahd 54 dénonce la candidature de Rebaïne

ahd.jpgL’annonce de la candidature de Ali Fawzi Rebaïne, président de Ahd 54, a faire réagir un cadre du parti. Membre fondateur et secrétaire national, Toufik Cherbal dénonce ladite candidature à travers un communiqué rendu public vendredi. «Nous avions proposé une alternative du parti qui consiste à ne présenter aucun candidat et appelé les autres formations d’opposition à en faire de même. Ce qui laisserait le pouvoir en place face à sa véritable identité devant l’opinion nationale et internationale.» Mais devant la persistance de Fawzi Rebaïne à maintenir sa candidature, le rédacteur du communiqué poursuit que «quels que soient les marchandages et tractations de coulisse, l’histoire et les citoyens retiendront l’essentiel et finiront par juger chacun sur ses faits et actes».

Le PNSD soutient la candidature de Bouteflika

pns.bmpLe Parti national pour la solidarité et le développement (PNSD) (???) a tenu son cinquième congrès ordinaire hier vendredi à l’hôtel El-Mahdi à Staouéli, à Alger. Des assises qui consacreront, sans surprise, Mohamed Cherif Taleb au poste de président du parti. Mohamed Cherif Taleb, qui a été réelu président du parti, a déclaré lors de son discours d’ouverture: «Beaucoup de journalistes m’ont posé la question de savoir si je me porterai candidat à la prochaine élection présidentielle. Hier également (jeudi, ndlr), j’ai ressenti à travers mes discussions avec tous les membres des délégations de wilaya à ce congrès, un désir manifeste de la base pour que je me présente à ces élections. Mais moi, aujourd’hui, je vous demande d’exprimer fort le soutien du PNSD à la candidature du moudjahid Abdelaziz Bouteflika pour un troisième mandat», rapporte Le Soir.

Ali Yahia Abdennour à Tlemcen: «L’Algérien est resté un sujet et non un citoyen…»

aliyahia03elkhabarcopy.jpgLa conférence sur «La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et la Dignité Humaine» a été animée ce jeudi (22 janvier) au CCF de Tlemcen par Me Ali Yahia Abdennour, président d’honneur de la LADDH.

D’entrée de jeu, le conférencier situera le problème de l’Algérie en faisant sa genèse depuis l’indépendance. «L’Algérie a obtenu sur le plan national son indépendance mais elle n’a pas libéré l’homme», soulignera-t-il. Il estime que depuis 1962, «on a eu des dirigeants qui ont un peu déconsidéré le socialisme en mélangeant le socialisme et le capitalisme d’État, en mélangeant le socialisme national et le national socialisme et au lieu de régler les problèmes, ils éliminent ceux qui en posent, ils ne règlent pas les contradictions, ils éliminent les contradicteurs…». Depuis cette date, l’Algérie est confrontée, selon lui, à deux problèmes: le peuple n’est pas souverain dès lors que ce n’est pas lui qui désigne ses représentants à toutes les institutions élues de l’État. «L’Algérien est resté un sujet et non un citoyen parce qu’il ne participe pas à la vie politique au niveau de la commune», dira-t-il. Il fera une transition en évoquant la décennie 90 marquée par l’ouverture dans le Sud de camps de détention (au nombre de 9), où «certains étaient détenus pour simple délit de prière». L’ex-président de la LADDH rappellera l’instauration, un 9 février 1992 avec l’arrivée de Boudiaf, de l’état d’urgence toujours en vigueur (17 ans) dont il fustigera le maintien.

«On ne peut pas manifester, même pour la question de la Palestine, alors que tout le monde a manifesté, même en Amérique, même en Israël, chez nous on ne nous a pas permis de manifester», déplorera-t-il. Me Ali Yahia Abdennour regrette que des manifestants qui ont marché pacifiquement soient poursuivis en justice. «Ça ne cadre pas, ça ne peut pas tenir, ça ne peut pas tenir», fulmine-t-il. Il clouera au pilori les trois partis de l’alliance (FLN, RND et MSP) qui ont essuyé un échec en termes de mobilisation à l’occasion de leur meeting de solidarité avec Ghaza. L’hôte du CCF exhumera la «question» de la torture pratiquée à la faveur de la décennie 90: «Ce qu’on a reproché au colonialisme français pendant la guerre d’Algérie, je vous affirme, et je pèse mes mots, on l’a dépassé… Une nation ne peut pas pardonner à ceux qui ont fait ça…».

Le militant des droits de l’Homme octogénaire (aujourd’hui âgé de… 88 ans) évoquera non sans humilité son militantisme dans le domaine «des droits de l’Homme qui sont mésestimés» : «Je prends mon cas, j’ai défendu tout le monde, sans prendre un sou». Abordant le champ des libertés, Me Ali Yahia Abdennour mettra en exergue l’importance de la liberté de l’information dans l’exercice du pouvoir, une liberté muselée à ses yeux : «On ne permet pas l’information, tout est bloqué, on ne permet pas aux gens d’apporter leur contribution… une télévision unique, une radio unique, qui ne parlent que de gouvernement, moi ça fait 25 ans que je ne suis pas passé à la télévision…», constate-t-il ulcéré. S’agissant de la corruption, le conférencier estime qu’« actuellement sur le plan économique et social, il y a deux Algérie : une qui va mourir de faim et une autre d’indigestion… ».

Et de citer à l’appui de ses propos « des enfants de la nomenklatura qui dépensent chaque jour jusqu’à un million dans les boîtes de nuit… ». L’avocat plaide pour une solution pacifique des problèmes en «donnant maintenant le pouvoir à la génération (que nous avons) formée depuis l’indépendance: ces Algériens ont des capacités intellectuelles, du patriotisme, de la motivation, de l’énergie…». Vraisemblablement marqué par les événements de Ghaza, l’orateur estime qu’il y a une régression en matière d’humanisme dans le monde par rapport à l’avancée d’après la Seconde Guerre mondiale «quand nous voyons que l’Amérique détruit un peuple (les Irakiens), qu’Israël détruit un peuple (les Palestiniens), que les Européens pensent à leurs intérêts seulement, que la France, le pays des droits de l’Homme, ne l’est plus…».

Par ailleurs, le militant des droits de l’Homme n’omettra pas de parler des prochaines élections présidentielles: «Est-ce qu’on peut faire d’abord un bilan de ces dix ans (deux mandats), avec tout l’argent dont on a disposé, est-ce qu’on a décollé économiquement, est-ce qu’on a permis aux Algériens de vivre dans la dignité, l’honnêteté et la décence…». Le président d’honneur de la LADDH juge qu’il y a concentration de pouvoir synonyme de dictature: «Le pouvoir est personnalisé, centralisé, nous vivons une monarchie républicaine qui ne répond pas aux règles, on est revenu non pas à Bonaparte mais à Napoléon, c’est-à-dire si on prend ce qui se passe en Égypte, on revient aux pyramides et aux Pharaons…».

Aussi, faut-il changer de régime politique ou opérer un changement dans le régime ? Est-ce qu’il faut un changement de politique ou continuer la politique ? Deux questionnements en guise de mot de la fin…Le débat qui s’en suivra aura permis aux présents d’intervenir sur divers points tels que la Palestine, le principe de compétence universelle, Amnesty International, le MTLD, les syndicats…

Le Quotidien d’Oran

La date de l’élection du nouveau barreau d’Alger est fixée au 19 février

selini.jpgLe premier tour des élections du nouveau barreau d’Alger est fixé au 19 février prochain. La campagne électorale a débuté depuis mercredi dernier avec des regroupements tenus au niveau notamment du siège de la cour d’Alger, par les membres de l’ordre des avocats exerçant sous l’autorité de cette instance judiciaire, rapporte le JI. Pour rappel, le Conseil d’État s’est prononcé le 13 janvier dans le litige qui opposait maître Chaoui Abderzak, plaignant, au premier responsable du barreau d’Alger, en l’occurrence maître Selini Abdelmajid. Dans sa requête introductive, le plaignant a estimé que «le bâtonnier d’Alger ainsi que certains membres ont violé les règles relatives à la tenue et aux délibérations du scrutin qui a eu lieu en 2007. La partie demanderesse a affirmé dans sa doléance que «les concernés ont exercé des pressions sur de jeunes stagiaires pour voter en leur faveur».

Election présidentielle: 17 candidats à la candidature enregistrés

lievre1.jpgDix-sept candidats à la candidature à l’élection présidentielle ont déjà retiré leurs formulaires au niveau du ministère de l’Intérieur a affirmé jeudi dernier, lors de son passage à l’émission «Forum de jeudi» de la Chaîne II de la radio nationale, Mohamed Talbi, directeur général des libertés publiques et des affaires juridiques au ministère de l’Intérieur. «Ce sont des candidats issus de partis politiques et des indépendants», a indiqué Mohamed Talbi sans toutefois révéler l’identité de ces derniers. Par ailleurs, M. Talbi a rappelé que les candidats qui souscriront aux conditions de candidature doivent déposer leur dossier au niveau du Conseil constitutionnel au plus tard 15 jours après la convocation officielle du corps électoral.

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