26 février, 2009
Nouvelles révélations de Khalifa
“Au moment où l’on disait que j’allais faire faillite, j’avais acheté 28% des actions de la Société Générale (banque française)”, a révélé Abdelmoumene Khalifa devant le tribunal de Westminster à Londres. Selon Khalifa, la décision prise par la Banque d’Algérie en 2002 concernant le gel des activités d’El Khalifa Bank n’était pas motivée financièrement, mais politiquement. Elle visait ni plus ni moins qu’à déboulonner le groupe en privant les différentes filiales, comme Khalifa Airways, des ressources financières dont elle disposait au sein de l’établissement financier. “Si vous arrêtez les allées et venues de l’argent, une banque ne peut plus fonctionner”, a encore expliqué Khalifa.
Invité par son avocat à commenter la nomination successive de MM. Djellab et Badsi, respectivement administrateur et liquidateur d’El Khalifa Bank, il assure que leur mission consistait à gérer ce qui restait des fonds avant de les transférer au Trésor public. “M. Djellab a été récompensé peu de temps après en devenant le président-directeur général du CPA”, observe l’ex-golden boy. Celui-ci n’est pas plus tendre avec M. Badsi. Se faisant l’écho d’une des trois rencontres qu’il aurait eues avec le liquidateur d’El Khalifa Bank à Londres, il révèle que ce dernier lui avait fait “une offre rocambolesque” de 10 millions de dollars pour acheter son silence et sa promesse de ne plus remettre les pieds en Algérie. Khalifa accuse, par ailleurs, M. Badsi d’avoir déformé les propos qu’il a tenus au cours de ces fameuses entrevues londoniennes et de lui en avoir prêté d’autres, comme l’aveu qu’il aurait fait sur des actifs qu’il possède à la Barclays (banque britannique). “Je ne lui ai jamais parlé de Barclays. La seule chose qui me lie à cette banque est une carte de crédit”, certifie Khelifa.
S’exprimant sur les raisons qui l’ont poussé à quitter l’Algérie précipitamment et à trouver refuge au Royaume-Uni, l’ex-patron nie avoir fui le pays par crainte de poursuites. “Je suis parti pour des raisons sécuritaires. J’ai su que j’étais poursuivi une semaine après mon départ”, affirme-t-il. De son point de vue, les motifs des poursuites ne tenaient pas la route. “On m’a sorti une histoire d’assurance d’avions, en m’accusant d’avoir assuré directement les appareils à Londres, alors qu’il fallait d’abord passer par une compagnie algérienne. Or, nous avions toujours fait ça sans qu’il y ait eu le moindre problème”, clame Khalifa. Pour lui, le mandat d’arrêt lancé contre lui au moment des faits en 2003 avait uniquement pour but de le faire revenir en Algérie et de le neutraliser.
Ses sorties médiatiques hostiles au Président sont, à ses yeux, à l’origine de la cabale judiciaire dont il dit être victime. Il cite à cet égard des charges supplémentaires qui ont été jointes à son dossier, suite à la reprise de la diffusion de K-TV en 2004 et à son engagement dans une campagne défavorable à la réélection de Bouteflika. Khelifa révèle que le provider établi en Allemagne, ainsi que le locateur des studios d’enregistrement ont été contactés par les autorités algériennes pour se démarquer de K-TV. D’après lui, cette chaîne a finalement arrêté d’émettre pour des raisons financières. “Elle était trop chère”, observe Khelifa.
Réfutant les informations qui décrivaient sa retraite londonienne comme un exil doré, il dit avoir vécu à Putney, un quartier de Londres où il s’employait à mettre en place un journal en ligne. “Les gens disent que j’ai des milliards cachés quelque part, que j’ai volé les clients d’El Khalifa Bank. C’est faux. L’argent est en Algérie. Un jour, je le prouverai”, promet le patron déchu. La preuve de son innocence consiste, selon lui, dans l’abandon par la brigade économique et financière de Scotland Yard des poursuites pour blanchiment d’argent, suite auxquelles il a été arrêté en 2006. Source Liberté
Le candidat à la candidature pour l’élection présidentielle d’avril prochain, Ali Fawzi Rebaïne a fait l’objet de censure par lEntv et le CIP. Dans un communiqué rendu public hier, le président du parti AHD 54, dénonce et proteste contre certaines pratiques dont il a fait l’objet. «Le meeting que je devais organiser, le 20 février, au CIP a été annulé, sans même que je sois prévenu», a protesté M.Rebaine. Alors qu’il devait animer une conférence face à plusieurs journalistes de la presse écrite et audiovisuelle, le candidat a été abasourdi de constater qu’«aucun journaliste ne s’est déplacé pour couvrir l’événement», a-t-il ajouté. Concernant l’ENTV, le candidat, affirme, que certains passages de sa déclaration, tenus à sa sortie du Conseil constitutionnel, ont été censurés au JT 20H.
Commentaires(2)
Je n’ai pas entendu directement le ministre des Affaires étrangères pour connaître les termes précis qu’il a employés mais je connais l’ignorance des procédures par quelques confrères. Sachez tout de suite qu’il n’y aura pas de VERDICT. Le Droit ce n’est pas de la poésie où l’on peut faire dire aux mots ce qu’on veut. Un verdict est prononcé par une cour d’assises à l’issue d’un procès. On est quand même loin de cette situation. Les avocats du diplomate ont plaidé devant la chambre d’instruction de la cour d’appel qui est chargée de vérifier le travail du juge d’instruction. Ils ont déjà plaidé une première fois devant cette chambre sans obtenir de cause. Ils le font encore parce qu’ils estiment avoir de nouveaux éléments pour motiver leur requête. Si cette nouvelle demande est rejetée ça ne voudra pas dire que M. Hasseni est reconnu coupable ou condamné mais simplement qu’il restera inculpé en attendant les suites de l’enquête du juge d’instruction. Si la DECISION de la chambre d’instruction lui est favorable, elle donnera le signal d’un non-lieu (aquittement) ultérieur.
L’interview de Haddam est claire et nette. Il appelle à participer à la farce électorale du régime. Il faut la lire et la relire. De plus Haddam a parlé en son nom personnel et même pas au nom de l’association qu’il a créée avec ses amis boulitiques: le MLJS. Ce mouvement n’est pas le FIS. Haddam a donc quitté le FIS. Pourquoi parlerait-il au nom de parti. El Khabbar est sincère, Abbassi Madani, le président du FIS a appelé au boycott des élections. Il a une position opposée à celle d’Anwar Haddam qui apelle à participer. Abassi Madani rejoint ainsi la position de pas mal d’Algériens qui forment cette forte tendance vers le boycott. Que le pouvoir annonce un grand score, cela ne change rien à la réalité des faits. Le mensonge et la falsification restent les méthodes préférées du pouvoir et de ses bouffons et relais.
Le président d’horreur de la LADDH, Ali Yahia Abdennour, a affrimé, dans un entretien à EL Khabar Hebdo, que l’assassint de Ali Mecili n’était pas politique. « Mecili était assassiné suite à la publication par Libre Algérie, qu’il dirigeait, d’un dossier sur la femme du président Chadli Bendjedid (…) Chadli avait convoqué son chef de cabinet Larbi Belkheir pour lui dire: « maintenant qu’ils citent nos femmes, il faut agir ». Chadli a donc agi pour défendre son honneur ». Voilà la réponse de l’ancien ministre de Houari Boumediènne. Ali Yahia a indiqué par ailleurs que Benbella avait financé Libre Algérie à coût de 800 millions de francs français ! Il a accusé par la suite Mohamed Samraoui de complicité dans l’assassnit de Ali Mecili. Il est vrai que Ali Yahia a perdu tous ses repères depuis qu’il a décerné le prix du courage à Hakim Lalam qui avait décrit, dans l’une de ses chroniques, comment il faut torturer les islamistes. Enfin, j’espère que le président du FFS s’exprimera sur l’affaire Mecili pour faire taire à jamais le nouvel allié de Hicham Aboud, Ali Yahia Abdennour. El Mouhtarem
Interrogé par El Khabar Hebdo sur la nécessité de poursuivre en justice l’ancien président Ahmed Benbella dans l’affaire de l’assassinat du colonel Mohamed Chaabani, le président d’horreur de la LADDH, Ali Yahia Abdennour a affirmé qu’il faut plutôt poursuivre en justice le système algérien. « Il est vrai que Benbella voulait devenir un zaïm, mais il faut reconnaitre que même Hocine Aït-Ahmed est atteint de la maladie du zaïmisme…Je ne vois pas de quel droit il désigne les membres du secrétariat du FFS, alors que cette prérogative revient au congrès », a déclaré A.Y.Abdennour. Au lieu de répondre à la question, Ali Yahia a préféré s’attaquer au président du FFS. Il est vrai que Da Abdennour âgé de 88 ans, toujours à la tête de la LADDH (zaïsme ?), était le premier à avoir trahi le FFS. »Il rejoint, pendant quelques mois, la dissidence politique armée du Front des forces socialistes. Il quitte les maquis de Kabylie pour gagner une place au comité central du FLN au congrès d’avril 1964. Après le coup d’Etat du colonel Boumediene contre le président Benbella, Ali Yahia devient ministre des Travaux publics puis ministre de l’Agriculture. Un poste qu’il quittera en décembre 1967″ El Mouhtarem
Le candidat à l’élection présidentielle du 9 avril prochain, Mohamed Saïd, a dénoncé un acte de censure lors de la retransmission télévisuelle de sa déclaration après le dépôt des signatures au Conseil constitutionnel. Dans un communiqué rendu public hier, Mohamed Saïd indique que «comparativement à d’autres candidats, trois paragraphes (de sa déclaration devant la télévision et la presse) ont été supprimés». Le candidat précise qu’il s’agit d’un passage sur l’annonce des résultats, le second pour saluer l’anniversaire de l’UGTA alors que le dernier paragraphe censuré concernait un rappel de la nationalisation des hydrocarbures et «notre besoin de ce genre de mesure aujourd’hui pour renforcer notre indépendance politique ». Le candidat «espère qu’il s’agit d’un acte isolé et non d’un cas qui peut se répéter à l’avenir». Synthèse d’El Mouhtarem
Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a affirmé hier à Oran que le verdict dans l’affaire du diplomate algérien, Mohamed Ziane Hasseni, détenu depuis l’été 2008 en France, sera prononcé le 26 février. Le ministre a précisé que le tribunal s’est réuni récemment et a décidé de rendre son jugement en tenant compte des données matérielles disponibles. M. Medelci a tenu à assurer que cette affaire, qu’il espère voir résolue le plus vite possible, ne risque pas d’affecter les relations algéro-françaises. Le ministre a précisé qu’il y a eu d’«intenses contacts diplomatiques» entre les deux pays pour une résolution «juste et définitive» de cette affaire. 



