Affaire Mécili: Bouteflika manœuvre en sous-main

bouteflikasarkozy.jpgwww.Bakchich.com, 10 mars 2009 |

La diplomatie algérienne a étrangement peu couiné lors de l’arrestation à Marseille d’un diplomate algérien dans le cadre de l’affaire Mécili, en août dernier… Des manœuvres politiques étaient en cours à Alger.
  

Encore un rebondissement dans l’affaire Mécili, du nom de cet opposant algérien assassiné devant son domicile parisien le 7 avril 1987. Le 27 février dernier, la chambre d’instruction de
la Cour d’appel de Paris a partiellement levé le contrôle judiciaire qui frappe un diplomate algérien mis en examen pour « complicité d’assassinat » dans le cadre de l’affaire Mécili, l’autorisant ainsi à rentrer dans son pays s’il le désire.

Mohamed Ziane Hasseni est le directeur du protocole du ministère algérien des Affaires étrangères en charge du cérémonial. Il a été arrêté le 14 août 2008 à l’aéroport de Marseille alors qu’il se rendait en France pour un voyage privé. En effet, en décembre 2007, le juge alors en charge de cet épineux dossier, Baudouin Thouvenot, avait délivré un mandat d’arrêt contre un certain capitaine Hassani pouvant également répondre à l’identité de Mohamed Ziane Hassani ou Hasseni. Depuis son arrestation, le diplomate, qui n’a jamais changé de version, affirme ne pas être la personne recherchée et se dit victime d’une homonymie. 

La diplomatie algérienne muette

Comme Bakchich l’a déjà raconté, très vite après l’arrestation de Mohamed Ziane Hasseni, plusieurs échanges discrets entre autorités françaises et algériennes ont suivi : coup de fil du Premier ministre Ahmed Ouyahia à Rachida Dati et, suite à des pressions en tous genres, ouverture la nuit du centre de détention français où le diplomate était embastillé pour que le consul général d’Algérie puisse lui rendre visite. 

Si la diplomatie algérienne s’active en coulisses dans les heures et les jours qui suivent l’arrestation de Mohamed Ziane Hasseni, elle reste par contre publiquement muette. Or, Alger a pour habitude de méchamment étriller l’ancien pays colonisateur dans le cadre d’affaires sensibles. Et pas seulement. 

On se souvient par exemple des déclarations antisémites, en novembre 2007, du ministre des Moudjahidines, Mohamed Cherif Abbès, toujours en poste. A quelques jours de l’arrivée de Nicolas Sarkozy en Algérie pour une visite officielle, il s’en était pris dans la presse aux « origines du président français » avant de déclarer que les « véritables architectes de l’arrivée de Sarkozy au pouvoir » est « le lobby juif qui a le monopole de l’industrie en France » ! 

En ce qui concerne l’arrestation de Mohamed Ziane Hasseni, il faudra attendre dix jours — soit le 24 août 2008 — pour que les autorités algériennes réagissent enfin officiellement. D’une manière on ne peut plus modérée : au détour d’une conférence de presse tenue à l’issue d’une réunion du conseil de gouvernement, le ministre de la Communication Abderrachid Boukerzaza a qualifié « d’incident regrettable » l’arrestation du diplomate qui «a été victime d’un traitement humiliant de la part de la police française». 

Manœuvres dans les coulisses d’El Mouradia 

Pour ce haut-fonctionnaire algérien qui souhaite garder l’anonymat, ce silence assourdissant n’a rien d’étonnant et relève de la volonté du président Abdelaziz Bouteflika qui a la main haute sur les affaires diplomatiques et notamment celles concernant la France. « Les diplomates du ministère des Affaires étrangères ont vite rédigé un communiqué dénonçant l’arrestation en France de leur collègue mais la présidence en a empêché la diffusion » affirme-t-il. Pour des raisons de politique politicienne qui feraient de Mohamed Ziane Hasseni une victime collatérale de jeux d’influence algéro-algériens au sommet de l’Etat. 

A l’été 2008, le président Bouteflika a réussi depuis plusieurs mois déjà à rallier les différents acteurs du pouvoir algérien à l’idée de son troisième mandat qu’il a officiellement obtenu lors de la révision de la Constitution en novembre 2008. Mais, selon plusieurs témoins privilégiés, l’ancien homme fort des années 90, le général Larbi Belkheir, n’est pas de cet avis. Il a été envoyé en exil doré au Maroc en 2005 par Bouteflika qui l’a nommé ambassadeur d’Algérie au royaume chérifien et lui tient rancœur. 

Faire taire le général Larbi Belkheir 

«Dans ce contexte, le président Bouteflika voulait faire taire Larbi Belkheir » explique un homme d’affaires bien au fait des joutes au sein du sérail algérien. Car, depuis quelque temps, le général, qui souffre d’une maladie rare des poumons, milite en coulisses contre le prolongement du bail de Bouteflika à El Mouradia, le palais présidentiel. 

«Alors que c’est lui qui a fait Bouteflika président en 1999, il disait qu’il le déferait et organisait des petites réunions pour rallier les gens à son point de vue » explique un témoin. « Abdelaziz Bouteflika est un tacticien machiavélique. Il ne lui a pas échappé qu’une absence de réaction officielle de l’Algérie suite à l’arrestation du diplomate ne manquerait pas de jeter le trouble et de remettre l’assassinat d’Ali Mécili et ses commanditaires sur le devant de la scène en excitant des journalistes français prompts à montrer du doigt les généraux algériens. En 1987, le général Larbi Belkheir occupait un poste clé puisqu’il était le chef de cabinet du président Chadli… ». 

Il faut savoir que dans une interview accordée au Nouvel Observateur en juin 2001, Hichem Aboud, un ancien chef de cabinet du directeur de la Sécurité militaire aujourd’hui réfugié en France, affirmait que l’assassinat d’Ali Mécili avait été commandité par la présidence algérienne de l’époque : « J’étais chargé du dossier du Moyen-Orient au cabinet du général Lakhal Ayat, le directeur central de la Sécurité militaire. (…) Le général Ayat a eu une réunion à la présidence avec Larbi Belkheir, qui était à l’époque directeur de cabinet du président Chadli. Des instructions lui ont alors été données pour monter une opération contre Mécili » a-t-il déclaré. 

Encore et toujours de la sobriété 

Toujours est-il que le général Belkheir a perdu la partie face au président Bouteflika. Comme Bakchich l’a révélé le 1er novembre 2008, il a dû quitter Paris (où, affaibli par la maladie, il se faisait soigner) pour rentrer à Alger le 30 octobre dernier : il était prévu qu’il soit entendu le lendemain par le juge Thouvenot dans le cadre de l’affaire Mécili… 

La diplomatie algérienne tenue d’une main de fer par Abdelaziz Bouteflika et la présidence est-elle pour autant devenue plus virulente publiquement au sujet du maintien sous contrôle judiciaire de Mohamed Ziane Hasseni et des lenteurs de la justice française que dénonce allègrement la presse algérienne ? Que nenni ! 

Plutôt que de se fendre d’une déclaration solennelle, voire de convoquer l’ambassadeur de France à Alger pour protester en bonne et due forme, le ministre des Affaires étrangères, Mourad Médelci, a privilégié une communication par dépêches de l’APS, l’agence de presse officielle algérienne, interposées. 

Par exemple, le 23 décembre 2008, Médelci s’est sobrement interrogé en ces termes : « nous ne comprenons pas pourquoi la justice française n’a pas pris la décision de non-lieu » avant de déclarer que Mohamed Ziane Hasseni « n’a rien à voir avec l’affaire pour laquelle il est mis en cause ». Faut-il comprendre que cette surprenante mansuétude signifie maintenant qu’un soutien public de Nicolas Sarkozy à la réélection d’Abdelaziz Bouteflika programmée pour avril 2009 serait le bienvenu ? 

Justice française : l’avocat de la famille Mécili voit rouge 

La famille d’Ali Mécili attend la vérité sur son assassinat depuis maintenant vingt-deux longues années. Pour leur avocat, Antoine Comte, le fait que la justice française accepte que Mohamed Ziane Hasseni puisse rentrer dans son pays est « la troisième fois que l’on tue Mécili ». 

En juin 1987, soit deux mois après l’assassinat de l’opposant, le tueur présumé, Abdelmalek Amellou, est arrêté par la police française mais expulsé sans vergogne en « urgence absolue » vers Alger par le duo Charles Pasqua-Robert Pandreau, respectivement ministre de l’Intérieur et responsable de la Sécurité publique. Ils n’attendront même pas la fin de la garde-à-vue du tueur présumé ! 

Par ailleurs, maître Comte relève que le contrôle judiciaire de Mohamed Ziane Hasseni a été partiellement levé avant même que ne soient communiquées au juge les conclusions d’une analyse graphologique effectuée à partir d’un ordre de mission de la sécurité militaire algérienne trouvée sur l’assassin présumé. Autre bizarrerie dénoncée par l’avocat : à ce jour, la justice n’a pas organisé une confrontation entre le diplomate et son unique accusateur, Mohamed Samraoui, un gradé algérien réfugié politique en Allemagne. 

Ce dissident a en effet affirmé en 2003 au juge Thouvenot que le diplomate était le fameux « capitaine Hassani » qui, en sa présence, avait versé à Amellou une partie de l’argent du contrat en Algérie, à l’été 1987. 

«Samraoui a dit qu’il ne pouvait pas venir en France car il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international délivré par Alger. Pourquoi, alors, ne pas organiser une confrontation par visio-conférence avec Mohamed Ziane Hasseni ? », s’interroge maître Comte. 

Enfin, comme l’avocat l’a révélé à Rue89, « à cinq jours d’intervalle, deux réquisitoires identiques au mot et à la virgule près, portant la même signature, ont abouti à une décision radicalement différente ! » Le premier, du 12 février 2009, concluait que la levée du contrôle judiciaire n’était pas d’actualité. Le second, du 17 février, donne son feu vert à cette levée. 

Décidément, vingt-deux ans après les faits, les voies de la justice française sur l’affaire Mécili demeurent impénétrables. Quand à Mohamed Ziane Hasseni, selon l’AFP, le Premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, a indiqué que depuis la levée partielle de son contrôle judiciaire, il préférait rester en France jusqu’à son acquittement. La justice doit, elle, encore se prononcer sur son sort.

Commentaires

  1. salim dit :

    je crois que le resultat sera comme celui de 1987; car si la france va incarcerer hassani donc elle ne va plus importer du petrol et du gaz gratuit!!!! c’est pour ça

  2. The Kbil dit :

    On n’a pas entendu ce journal faire du tapage autour de Sarkozy et de ses „ missions libératrices“ au Tchad et, la, au Mexique. Comment ne pas relever que dans ces deux cas, les français concernés étaient coupables et jugés comme tels.

    Il est vrai, qu’en France, il y a consensus sur de telles questions et toute la classe politique confondue se range derrière le Président de la République, la société civile, les medias…

    On aurait bien aime entendre Bakchich.com s’offusquer ou même Jose Garcon… pensez-vous !!

    Mais il est vrai que leur indignation est des plus sélectives et que, quand elle concerne l’Algérie, leur hypocrisie et leur hargne n’ont plus de limites.

    Alor que Florence Cassez a été reconnue coupable et condamnée, on nous présente la justice mexicaine comme médiévale, le procès comme entaché d’irrégularités et, o surprise, les protestations de l’accusée sur son innocence comme crédibles.

    Pour Mohamed Ziane Hasseni, alors même que l’instruction est toujours en cours et qu’il bénéficie toujours de la presomption d’innocence, on cherche à le salir a tout prix, a entacher la décision de justice récemment rendue…

    Deux poids, deux mesures…

    J’ai pense instructif de reproduire certaines réactions d’internautes sur le site bakchich.com, journal a la vertu décidemment bien sélective.

    mardi 10 mars:

    algériano a dit : on ne vous comprends plus messieurs les journaleux de bakchich, si le gouvernement algérien serait intervenu ,on lui reprocherait une ingérence dans un pays démocratique ou la justice est libre, alors que la France use de ce procédé qu’est l’ingérence en Afrique (affaire du tchad) et ces jours ci au Mexique (affaire Cassez) alors arrêtez de donner des leçons aux autres pays quand votre pays bafoue la justice d’autres pays ;en plus à ma connaissance ,l’innocence de ce Monsieur (diplomate de surcroit) est avérée et a subi différents test (graphologique ,ADN…) et n’a bénéficié d’aucune protection diplomatique comme c’est de coutume dans tous les pays civilisés ,dommage pour la famille Mecilli car je souhaite de tout cœur que le vrai assassin soit retrouvé et condamné. quand Sarkozy ou Kouchner s’ingèrent dans la justice des autres pays, c’est la démocratie
    quand les gouvernements d’autres pays surtout africains demandent justice à la France c’est de l’ingérence des dictatures. BALAYEZ DEVANT VOTRE PORTE AVANT.

    Gredin a dit :P as mal le commentaire au dessus. C’est vrai que ce n’est pas le moment de dénoncer les arrangements diplomatiques d’autre pays quand on a une en court au Mexique pour une civile reconnue coupable et que l’on a il y a peu, gracié un diplomate gangréné par la corruption de vente d’armes en Angola…

    ALI a dit : Si Bouteflika aurait intervenu, le diplomate algérien serait rentré en Algérie le jour même de son arrestation mais il savait qu’il était innocent, laissant la  » fameuse et libre »(sic) justice française mener son enquête. Sachez aussi pourquoi ne pas le dire amis journaleux de bakchich que le diplomate est toujours en France, jusqu’à la proclamation de son non lieu dans cette affaire franco-française (une justice de gauche et un gouvernement de droite), dont un algérien vient de subir les frais, j’espère qu’il demandera réparation pour cette injustice dont il a été victime et ce a cause du zèle (quand il s’agit d’algérien) de certains magistrats français. NB. Quand Bouteflika (alors ministre A.E) présidait l’assemblée des nations unies, vos ministres actuels usaient encore leurs pantalons sur les bancs des écoles

    fat32 a dit :Sarkozy est un veau, Boutef n’a pas besoin de son soutien, l’ Algérie est devenue un pays créancier, la france est un pays débiteur. Et c’est le créancier qui soutient le débiteur et pas l’inverse….
    Trop de théories tirées par les cheveux dans votre canard, une vision trop gauchiste de la réalité, trop complotiste….

    frank a dit :Algeriano a entièrement raison. Un diplomate algérien détenu dans les geôles françaises, sous prétexte qu’il pourrait avoir été, peut être, à la limite, commanditaire de l’assassinat de Mecili. Le juge a des preuves sérieux ou pas ? Ou se prend-il pour le justicier en mission civilisatrice ??

  3. mourad dit :

    bonsoir à toutes et à tous
    à the kilb
    une chose que vous que vous ne dit pas c’est que LA FRANCE (NICOLAS SARKOZY) intervient pour des simples citoyens de son pays par contre L’ALGERIE OFFICIELLE (HOUKOUMA usurpée)intervient uniquement que si un de la famille est toucher ,nous autres nous sommes des orphelins .je me demande quelle est la position de l’algerie officielle vis à vis des pleins d’injustices en algerie et dans le monde de ses citoyens et ainsi sur le l’assasinat de notre frére Ali MECILI .je me demande comment ces gens la peuvent dormir tranquilement et regarder face à eux leurs epouses leurs enfants ,je me demande.

  4. jazairia dit :

    vu l’heure tardive, je vais me limiter à dire ce que tout un chacun a pu observer quant aux réactions des médias français. en général, il y a un large consensus sur trois aspects, tous les trois relevant du domaine de la politique étrangère:

    1- les croisades sont ancrées dans les esprits, très profondément. l’ennemi public n°1 reste le musulman. le mieux dans ce domaine c’est de soutenir un musulman qui tape sur un autre musulman. certains se délectent littéralement de cette histoire du diplomate mis en examen grâce au témoignage de l’ex colonel Samraoui. aucun journaliste ne s’offusque, pour l’instant, du fait que le mis en examen est juste soupçonné d’être l’un des commanditaires ou plutôt complice des commanditaires, tandis que l’unique témoin à charge, lui est encore libre alors qu’il est passé aux aveux dans son livre et dans sa déposition face au juge Thouvenot. cette absurdité sera bien entendu revue et corrigée, car à mon sens il est plus que probable que Samraoui soit inculpé au terme de sa déposition. et alors là , ce sera la curée car c’est un musulman, doublé d’ex colonel de la sécurité algérienne, qui se retrouve un peu dans la mélasse à cause de ses mauvais génies, et qui est en fâcheuse posture dans tous les domaines.

    2- les écrits sur l’Algérie et les algériens, notamment ceux anti algériens sont très vendeurs. les sentiments exacerbés des anciens colons nettement battus et renvoyés chez eux, comme de vulgaires malfrats, servent avant tout à laver l’honneur perdu. C pourquoi en règle générale les articles des journalistes français sont trempés dans l’encre de la perfidie ou au moins du doute et de la rumeur malfaisante. faites donc vous même l’expérience: il n’y a pas une seule émission TV française qui n’évoque l’Algérie ou a un rapport direct ou indirect avec l’Algérie. oui, je l’ai fait et je me suis aperçue que même les émissions de jeux et de divertissements, il y a toujours une question relative à l’Algérie. étonnant, non. nous qui sommes les anciens colonisés, ne parlons que rarement de la colonisation à la TV.
    alors il n’est pas étonnant que Bkchich.com, habituellement assez bien rencardé, tombe lui aussi dans la manipulation et la désinformation. oui bien sur, nous avons tous remarqué la lenteur de la réaction des officiels algériens alors que le Directeur du protocole du MAE, autant dire une personnalité assez proche du président actuel, est mise en examen. de nombreux internautes dont moi même avons blâmé cette attitude qui a eu pour résultat rapide de voir la mise en examen se prolonger, alors même que Mohamed Ziane Hasseni n’a strictement rien à voir avec l’horrible assassinat de feu Mécili.
    3- le troisième élément est franco-français. tous les journalistes français défendront tous (ou au minimum s’abstiendront)les prisonniers, les inculpés ou les mis examens français dans d’autres pays , Alors qu’il clament leur innocence. tentez de faire une petite recherche et vous verrez: pour un français « injustement condamné dans un peys étranger » tous ligués pour sa libération ou bien pour son transfert dans une cellule française. si un cas similaire se pose en france et concernant un algérien alors les plumes se déchainent : ingérence, tentative de subornation de clients … etc et j’en passe et des meilleures.

    ceci étant dit j’ai remarqué que Bakchich. com a eu l’intelligence de se servir des dernières déclarations de maitre Comte pour rapporter certains faits, je cite « Par ailleurs, maître Comte relève que le contrôle judiciaire de Mohamed Ziane Hasseni a été partiellement levé avant même que ne soient communiquées au juge les conclusions d’une analyse graphologique effectuée à partir d’un ordre de mission de la sécurité militaire algérienne trouvée sur l’assassin présumé. Autre bizarrerie dénoncée par l’avocat : à ce jour, la justice n’a pas organisé une confrontation entre le diplomate et son unique accusateur, Mohamed Samraoui, un gradé algérien réfugié politique en Allemagne. »

    des bizarreries dans ce dossier il y en a à la pelle. a commencer par les résultats de l’expertise graphologique. A mon avis les conclusions des experts doivent être aussi négatives que le sont ceux des tests ADN. sinon il n’aurait pas bénéficié de l’élargissement.

    quant à la confrontation , faire accroire que Samraoui veut se rendre à Paris mais que la chancellerie, ne fait pas bien son boulot c terriblement puéril.
    En vérité, Mohamed Ziane Hasseni a lui meme demandé la confrontation avec Samraoui. Par ailleurs; l’avocat des parties civiles souhaite en réalité faire accroire que le diplomate refuse la confrontation alors que comme je l’ai déjà dit; Mohamed Ziane Hasseni est serein et attend patiemment celle-ci.

  5. jazairia dit :

    A tous,

    il est évident que je ne suis pas l’auteure du poème dédié à AmmiSaid. malheureusement la réalité amère du quotidien a balayé loin de moi toutes les muses. donc cher Ammisaid, désolée mais c’est un ou une autre.

    M. l’Admin, étant donné que vous avez nos e mail, vous savez donc qu’il s’agit d’une imposture. j’attends de vous le correctif ou mise au point qui s’imposent. il est quand même scandaleux de constater que les auteurs d’ opinions divergentes sont la cible sytématiques de quolibets, d’insultes et autres amabilités et maintenant jusqu’à l’imposture.

    le contenu m’importe peu et je suis plutôt tolérante pour toutes les idées et modes d’expression mais là je m’insurge contre le procédé très malhonnête. je tiens à signaler que cela ne m’empêchera pas de continuer à exprimer mon opinion aussi librement que possible, en respectant tout le monde. merci de corriger cet abus.

  6. Ammisaid dit :

    A Jazairia,
    Je sais que ce n’était pas de toi. Nos divergences se situent à un autre niveau. C’est quelqu’un qui deteste le F.F.S et qui s’exprime de cette façon. C’est aussi à nous de faire le tri entre debat idéologique, convictions et croyances et l’insulte, le brouillage des pistes…
    Salutations cordiales

  7. jazairia dit :

    Ammisaid,

    merci pour cette clarification. a bientôt.

  8. amina&amin dit :

    maître Comte relève que
    le contrôle judiciaire de Mohamed Ziane Hasseni a été partiellement levé avant même que ne soient communiquées au juge les conclusions d’une analyse graphologique effectuée à partir d’un ordre de mission de la sécurité militaire algérienne trouvée sur l’assassin présumé.

    Autre bizarrerie dénoncée par l’avocat :
    à ce jour, la justice n’a pas organisé une confrontation entre le diplomate et son unique accusateur, Mohamed Samraoui, un gradé algérien réfugié politique en Allemagne.

    Ce dissident a en effet affirmé en 2003 au juge Thouvenot que le diplomate était le fameux « capitaine Hassani » qui, en sa présence, avait versé à Amellou une partie de l’argent du contrat en Algérie, à l’été 1987.

    « Samraoui a dit qu’il ne pouvait pas venir en France car il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international délivré par Alger. Pourquoi, alors, ne pas organiser une confrontation par visio-conférence avec Mohamed Ziane Hasseni ? », s’interroge maître Comte.

    Enfin, comme l’avocat l’a révélé à Rue89,
    « à cinq jours d’intervalle, deux réquisitoires identiques au mot et à la virgule près, portant la même signature, ont abouti à une décision radicalement différente ! »
    Le premier, du 12 février 2009, concluait que la levée du contrôle judiciaire n’était pas d’actualité.
    Le second, du 17 février, donne son feu vert à cette levée.

    Décidément, vingt-deux ans après les faits, les voies de la justice française sur l’affaire Mécili demeurent impénétrables. Quand à Mohamed Ziane Hasseni, selon l’AFP, le Premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, a indiqué que depuis la levée partielle de son contrôle judiciaire, il préférait rester en France jusqu’à son acquittement. La justice doit, elle, encore se prononcer sur son sort.

    CONCLUSION
    nous irons au tribunal europeen pour demander un jugement equitable…
    POURQUOI laisser libre un aSSaSSin?

    Tendrement votre

  9. Idir 16 dit :

    Mon pere me disait souvent que la colere est mauvaise conseillere et la, on s’apercoit que ce sage adage paternel est plus que jamais d’actualite.

    Ainsi donc, Me Comte voit rouge.Et son coup de sang a induit un raisonnement tellement specieux qu’il prete a rire.

    Il soutient sans broncher que le fait que Mohamed Ziane Hasseni puisse rentrer en Algerie est « la troisième fois que l’on tue Mécili ». Or Mohamed Ziane hasseni a annonce qu’il ne rentrerait chez lui que lorsque son innocence sera reconnue . Il est toujours à Paris et cette décision, inattendue pour la plupart mais surtout pour ses détracteurs,a faussé tous les effets d’annonce des prophètes de malheur.

    Par ailleurs, Maître Comte relève que le contrôle judiciaire de Mohamed Ziane Hasseni a été partiellement levé avant même que ne soient communiquées au juge les conclusions de l’ analyse graphologique subie par le diplomate. Decidemment , le ridicule ne tue pas. Comment peut-on rendre Hasseni responsable des lenteurs et dysfonctionnements de la justice francaise ? A-t-il oui ou non subi les tests d’ADN et en ecritures ? la reponse est oui. Le reste n’est evidemment pas de son ressort.

    L’avocat de la partie civile dénonce, par ailleurs, le fait que la justice n’ait toujours pas organisé de confrontation entre le diplomate et son unique accusateur,le felon Mohamed Samraoui. Faut-il lui rappeler que cette confrontation a ete demandee par la defense et qu’elle aurait du avoir lieu en decembre dernier ? Elle n’a pu se tenir parce que le sieur Samraoui s’est defilé, invoquant des pretextes tellement gros que, meme ses supporters n’ont pu gober, lui qui promettait urbi et orbi qu’il serait a Paris le lendemain meme de sa convocation par le juge d’instruction. On sait depuis la valeur de ses promesses de gascon.

    Une confrontation par visio-conference ? commode pour Samraoui qui, ainsi, ne prendra pas le moindre risque, lui qui craint desormais une mises en examen pour complicite dans d’assassinat de Ali Mecili ou, a tout le moins, une mise en examen pour non denonciation de crime et pour faux temoignage. La defense, quant a elle, continue d’exiger une confrontation physique, de visu, y compris generale avec Hichem Aboud qui a, devant le juge d’instruction, totalement disculpe Hasseni et mis en cause Samraoui.

    Pour conclure, le tort de la partie civile, ainsi que considere par d’aucuns dont Amer Ouali, aura ete de s’accrocher au pseudo temoignage de l’ancien colonel des services, pas catholique pour un sou dans cette affaire et de s’en contenter. C’est dommage pour la famille Mecili, flouee par une personne qui a ete partie prenante à ce crime d’etat et pour Mohamed Ziane Hasseni, dont la proximite homonymique avec le commanditaire presume Hassani lui aura valu bien des deboires.

    Mais ne dit-on pas que le crime ne paie pas et cela semble se vérifier pour Samraoui dont la crédibilité s’est émoussée au point de se réduire à une peau de chagrin et dont l’implication dans ce crime d’Etat ne peut continuer à etre occultée.

    Renseignements pris, il s’avère que le statut de réfugié peut etre révoqué dans certains cas, telles les affaires criminelles antérieures à l’obtention dudit statut. Samraoui pour les Allemands est désormais bien encombrant car il est comme ces piles qui s’usent à force d’avoir servi.Et lui a, d’évidence, beaucoup servi. Son statut me parait de plus en plus précaire, en tout cas il n’est pas un blanc seing come semble le considérer l’intéressé pour faire tout et n’importe quoi.

  10. Mohand dit :

    Je me demande QUI est le nouveau propagandiste de Bouteflika? peut être a-t-il un « office » gigantesque et caché, à l’image de Ben Ali en Tunisie, spécialement mis en place, au niveau de la Présidence, pour orienter les débats dans un sens puis dans un autre , en fonction de la tournure des événements. Un Joseph Goebbels Algérien.
    Comme en Allemagne il y avait « Paul Joseph Goebbels un homme politique allemand.
    Il se donna la mort à Berlin avec son épouse Magda, après avoir empoisonné leurs six enfants. Il fut ministre à l’Éducation du peuple et à la Propagande (1933-1945). Son nom reste indissolublement lié à l’emploi des techniques modernes de la manipulation des masses. Il est devenu synonyme des mensonges et des haines que sont capables de diffuser les propagandes des États totalitaires. »

    Quel est donc le Goebbels Algérien?

    Mohand

  11. Tinawiren dit :

    Je devais poster ce commentaire hier, mais je n’ai pas eu le temps. Aujourd’hui je poste une partie en espérant avoir contribué modestement à faire échec au déluge de calomnie et de l’intoxication qui vise un officier militaire qui démasqua et défia les démons algériens:

    On se doutait un peu qu’après le calme ce serait la tempête comme nous prévient l’adage. L’accalmie n’a pas duré longtemps. Les factionnaires de M. Hasseni ont pris du recul pour mieux sauter. Ils manquent deux tornades à cette tempête furieuse. Peut-être elles procèdent aux dernières retouches de leurs textes pour qu’ils soient conformes au modèle « haute facture ». Ou peut-être il y eut un changement de tactique. Sauf imprévu, on ne tardera pas à le savoir. Par contre, celles qui se sont déjà manifestées méritent de voir leurs noms du moins leurs si pacifiques pseudonymes utilisés pour baptiser les grandes tornades des eaux tumultueuses des caraïbes.

    Un répit? Ce n’est peut-être pas un. Il a dû y avoir désapprobation du chef, réunion urgente, briefing et sale quart d’heure pour les nègres et les scribes. La compagnie des barbouzes a été rappelée à l’ordre et a été sommée de hausser le ton et d’augmenter la pression virtuelle sur le grand rebelle. Comme à l’accoutumée, elle pond encore sa haine épistolaire. Cette fois c’est sûr, les factionnaires seront plus directs et plus agressifs. Leur style a gagné, en grade, ainsi ils seront plus convaincants avec un nouveau style « haute facture  » et haute « dragée » uniforme, austère, musclé, menaçant et plus fulminant que jamais. Une pétarade sourde de brûlots intimidants à l’adresse du colonel Samraoui. Leurs messages convergent vers la seule issue possible rêvée à leurs seigneurs: l’exfiltration manu militari du colonel Samraoui.

    Mais, cette fois-ci, une petite surprise décevante. Elle est venue d’une voix que l’on a classée dans le groupe des inquisiteurs « civilisés ». Classement qui était en faîte une invitation diplomatique à dépassionner un débat tel que pourtant préconisé par le faux sage. Peine perdue, chassez le naturel, il revient au galop. Apparemment cette reconnaissance lui a attiré les foudres de ses maîtres menacés par les révélations de Samraoui. Ses chefs ont dû sauter à son collet, et ils ont dû montrer comment un barbouze algérien se conduit avec un déserteur de la trompe de Samraoui. C’est une possibilité. L’autre possibilité est qu’il soit carrément jeté hors de la salle de scribouillage et de brouillage pour être remplacé par un rustre moins avenant… Ou tout simplement, le « sage » de la compagnie était en réalité un faux sage… avec un visage multi usage « like the Mask », pétri dans la seule culture de la haine, un sauvage endoctriné ou un instruit ensauvagé aux griffes de qui maître Comte vient d’être lacérée sans ménagement. Fini le temps où le « sage » badinait à la tolérance et appelait à la sérénité et au débat contradictoire pour convaincre ses compatriotes. Maintenant, il s’adresse directement au colonel en pestant au passage sur tout ce qui désapprouve la tournure de l’instruction moins contraignante à M. Hasseni. Ses co-chargés de la mission se chargent de blâmer le modérateur qui a osé publier un « torchon » qui leur déplaît grandement. Le « sage » qui s’accrochait à notion religieuse de parjure pour espérer démontrer l’incohérence de son ancien supérieur, se débarrasse de son camouflage, fait feu avec ses chevrotines et sans aucun embarras, il nous fait découvrir son handicap inné, ou acquis de soudard, co-chargés de la mission anti-Samraoui.

    La danse des loups autour d’un mort enterré il y a 22 ans continue encore.

    Tant que l’avocat de Mme Mecili avait gardé le silence et la sérénité, il était respectable. Il a même bénéficié d’un satisfecit innatendu. Maintenant qu’il a eu le culot…de protester (avec retenu contrairement à maître Pelletier) contre la décision de nouveau juge en mettant à nu une anomalie qui aurait attiré l’attention de n’importe quel juriste, le voilà alors la cible de factionnaires infatigables, baveux de fiel. Comment se fait-il, effectivement, qu’un juge prenne deux décisions sur la base du même ensemble d’éléments du dossier d’instruction? C’est une question à ne pas poser devant les factionnaires…
    Chers Internautes il y a d’autres questions qu’il ne faut pas posées sur ce blog si vous voulez éviter la foudre du DRS et éviter le sort de Davilemac. Moi je ne les pose pas, car j’attends la suite de l’instruction, mais juste pour avertir les Internautes si jamais elles leur brûlent les lèvres…

    Pourquoi M. Hasseni se cache toujours des caméras?
    Pourquoi il ne fait pas de déclarations pour confirmer lui-même sa décision de rester en France pour prouver son innocence (tout le monde parle à sa place)?
    Pourquoi M. Hasseni ne désavoue-t-il pas le journaliste d’El Watan (Samy.O.A) qui prétend qu’au moment de l’émission du mandat d’arrêt international, il se trouvait bien en France et a dû prendre la poudre d’escampette, ce qui est une grave accusation?
    Pourquoi n’a-t-il pas bronché quand il a vu son nom et sa profession mentionner dans ledit mandat?

    Comme l’a si bien suggéré un internaute, factionnaires! À vos claviers, rampez! rien que de la « haute facture » SVP!et que ça saute!

    À suivre peut-être…

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