20 avril, 2009
Boukram (Lakhdaria): L’APC fermée par des villageois
Une cinquantaine d’habitants de Ferkioua, village relevant de la commune de Boukram, à quelque 70 km au nord-ouest de Bouira, ont fermé, hier matin, le siège de leur APC pour protester contre le choix d’un terrain, inapproprié, selon eux, pour la construction d’une mosquée. Boukram, pour rappel, est l’une des communes les plus déshéritées de la wilaya de Bouira. Son relief est très accidenté, ses habitants sont éparpillés et ses maigres ressources ne proviennent que des subventions de l’Etat. En somme, une commune exclue du développement local…jusqu’à preuve du contraire.
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Le mouvement pacifique de protestation observé depuis samedi par des jeunes devant le siège de l’APC d’El Marsa, sur le littoral ouest, se durcit. Les manifestants ont entamé, hier, une grève de la faim pour réclamer une intervention urgente des autorités centrales. «Nous souffrons du chômage, de l’exclusion et de la marginalisation et nous demandons à ce que l’exécutif communal soit limogé et remplacé par de nouveaux élus pour carence manifeste», a déclaré, hier, l’un des protestataires à EL Watan.
Pour absence de 11 harraga sur les 19 appelés à comparaître hier en citation directe, le procureur près le tribunal de Annaba a ajourné le procès au 10 mai 2009. Originaires de Annaba (9), Skikda (5), Alger (4) et un d’El Tarf, ils sont tous poursuivis pour tentative d’immigration clandestine. Une tentative qui avait échoué le 15 mars dernier, alors que ces 19 jeunes désœuvrés étaient à bord d’une embarcation de fortune, à 12 miles au nord de Cap Rosa (El Tarf) où ils ont été interceptés par les gardes-côtes d’El Kala (El Tarf) puis transférés à Annaba. Ils avaient embarqué à 4h du matin à partir de Sidi Salem (El Bouni), une plage déserte dans l’une des plus pauvres cités de Annaba à destination de Lampedusa (Italie). Agés de 22 à 34 ans, ces jeunes avaient été ramenés, auditionnés et ont passé la nuit dans les locaux des gardes-côtes de Annaba. Contacté, Zaïdi Abdelaziz, chef de la station maritime principale des gardes-côtes de la wilaya de Annaba a confirmé le report du procès en soulignant: «Nos services suivent de près les procès des immigrants clandestins jusqu’à clôture de leur dossier.»
Des centaines de jeunes émeutiers ont convergé simultanément vers les communes de Dréan, Chihani et Chbaïta Mokhtar pour crier leur courroux. A Dréan, le siège de la sûreté urbaine a été la cible des manifestants qui l’ont saccagé et brûlé. Tout a commencé à partir de la commune de Dréan, distante de 80 km du chef-lieu de wilaya d’El Tarf, où plusieurs dizaines de jeunes chômeurs ont crié leur détresse. En colère, ils ont revendiqué un contrat d’emploi dans le cadre des dispositions du dispositif d’appui d’insertion professionnelle (DAIP). D’autres ont scandé des propos dénonçant la politique de l’emploi dans leur commune et au niveau de la wilaya. Le mouvement a vite fait tache d’huile pour atteindre la commune de Chbaïta Mokhtar. Sans conteste, cette dernière a été la plus touchée par le mouvement de colère. Des centaines de jeunes émeutiers ont investi la RN16 reliant Annaba à Souk Ahras. A l’aide de pneus brûlés, de gros blocs de pierre, des troncs d’arbres et autres objets hétéroclites, ils ont bloqué la route nationale.«Nous dénonçons la pauvreté, le chômage et les conditions de vie misérables dans lesquelles nous vivotons», ont crié les protestataires jeunes et moins jeunes. Source El Watan




