23 avril, 2009
« Moussa Touati est un mouton »
Dans un point de presse animé à Tlemcen, le député du FNA, Mohamed Benhamou, réagit aux déclarations de Moussa Touati accusant les militants de son parti de «zéros». «Nous ne sommes pas des zéros M. Touati, et si nous l’étions nous ne serions pas des députés !» Pour l’élu «la régression du FNA et l’échec cuisant à la présidentielle de M. Touati incombent justement à lui et à lui seul. Et lui (Touati) qui affublait le parti de zawaliya et était plutôt mouton que lièvre, a été finalement sacrifié et de quelle manière !» Reprochant au président du parti sa mauvaise stratégie et son égoïsme, il dira: «M. Touati s’était proclamé candidat sans concertation avec quiconque. Pourtant, nous lui avions conseillé de temporiser, de structurer le parti avant de ne pas se lancer dans une aventure dont les conséquences étaient connues d’avance. Aujourd’hui dépité, il fait endosser sa défaite à ses militants, c’est une insulte à toutes les femmes et tous les hommes intègres du parti. Qui veut-il induire en erreur avec ses déclarations ?», s’interroge-t-il. Selon M. Benhamou.
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Le ministre de la solidarité nationale, et de la communauté algérienne à l’étranger, Djamel Ould Abbes, a appelé hier le représentants du mouvement associatif de la wilaya de Biskra à se mobiliser pour le quatrième mandat de Abdelaziz Bouteflika. « Je vous demande de ne pas dormir et rester mobilisés, car le quatrième mandat est proche », a déclaré Ould Abbes. Et d’ajouter: « Il y a Dieu, il y a Bouteflika et nous sommes ses soldats ». Tout ça pour maintenir sa place au gouvernement. El Mouhtarem
Le tribunal de Sidi-M’hamed près la cour d’Alger a jugé et condamné par défaut un enfant âgé d’à peine 6 ans. Le dénommé Bouabdallah Billal est condamné à un blâme par jugement rendu le 2 mars 2009 sous le numéro de dossier 09/00020, ne bouclera ses 6 ans que le 25 mai prochain. Le petit Billal, qui est en classe préparatoire, a été jugé et condamné pour destruction de biens d’autrui. Son père, auquel le jugement a été signifié le lundi 20 avril, s’est rapproché hier du tribunal pour savoir de quoi il en retournait dans cette histoire à laquelle il a du mal à croire. Sur place, il s’est vu répliquer qu’il disposait d’une dizaine de jours pour pourvoir en cassation le jugement rendu. Ce qu’il fit. La cassation a été enregistrée sous le numéro 09/778.

Saïd Sadi a baissé le drapeau algérien, l’a rangé avec respect dans une armoire. Puis il a levé un pan de tissu noir pour exprimer son «deuil de la démocratie». Aussitôt des voix se sont mises à crier. Je ne suis pas militant du RCD, mais je ne comprends vraiment pas en quoi son président a fauté. Nos casernes ramènent les couleurs nationales, à chaque tombée du soir. La nuit, elles les font veiller par des sentinelles. Le lendemain, au lever du jour, elles les relèvent. Saïd Sadi a baissé l’emblème national. S’il ne l’a pas hissé, c’est parce qu’à ses yeux aucune lueur n’annonce l’approche d’un matin neuf dans le ciel de son pays. Il faut être mauvais Algérien pour ne pas, sinon partager, du moins comprendre sa hâte d’une Algérie républicaine. On peut contester le bien-fondé de son pessimisme, discuter de l’imprécision de ses cibles. On peut lui faire reproche de reporter sa déception sur les hommes, et de ne pas tenir compte des facteurs d’inertie qui, dans les pays de vieille tradition dictatoriale, jouent fréquemment à contrario des intentions et des compétences. Mais il faut couver une réelle malhonnêteté d’esprit pour ne pas reconnaitre dans cette impatience, la traduction pure et sincère de son amour pour le pays, pour ses compatriotes, pour la démocratie.



