Archive pour avril, 2009

Moussa Touati: “Le taux de participation ne dépassera pas 40%”

touati459423070.jpgLe candidat du FNA, Moussa Touati est revenu avec une conviction bien chevillée que les Algériens ne se rendront pas massivement aux urnes le 9 avril prochain. “Le taux de participation ne dépassera pas 40%”, a-t-il soutenu lors d’une conférence de presse animée hier au siège national de son parti. Pour M. Touati, les citoyens qui participent aux meetings du candidat et des partis du pouvoir l’ont fait sous la contrainte. Outre la fermeture des communes, les fonctionnaires sont eux aussi obligés d’y assister. Deuxio: les moyens de transport qui emmènent les citoyens aux meetings de Bouteflika appartiennent à l’État. Tertio : les conditions de vie des Algériens sont intenables. L’autre conviction de Moussa Touati est que la prochaine élection présidentielle connaîtra inévitablement un second tour. “Il est exclu que le candidat du pouvoir et de l’argent ou celui du peuple et de la vérité puisse gagner l’élection dès le premier tour. Il faut qu’il y ait un second tour”, clame-t-il. Source Liberté

Pour rappel: Rasseblement dimanche 5 avril 2009 à 14 h 30 au Cimetière du Père Lachaise

mec.bmpLe 7 avril 1987, l’avocat André-Ali Mécili, compagnon de Hocine Aït-Ahmed et porte-parole de l’opposition algérienne démocratique, était assassiné à Paris sur ordre des services secrets algériens. Dès le mois de juin 1987, son assassin présumé était expulsé en urgence absolue vers l’Algérie sans même avoir été présenté à un juge d’instruction. 

Vingt-deux ans après, alors qu’enfin, la justice se remettait en marche et que l’organisateur présumé de cet assassinat, le diplomate algérien Mohamed Ziane HASSENI, arrêté le 14 août 2008, à l’aéroport de Marignane, était mis en examen pour complicité d’assassinat, la raison d’État s’est à nouveau imposée : le 27 février dernier, la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris a en effet autorisé le suspect à quitter la France en levant partiellement le contrôle judiciaire auquel il était soumis depuis son arrestation. 

«Le pacte Paris-Alger scellé en 1987 est à nouveau reconduit ; les rapports malsains qui semblent devoir lier, toujours pour le pire, le régime algérien aux dirigeants de l’ancienne puissance coloniale, sont toujours aussi étroits et aussi forts», résumait, le 2 mars 2009, Hocine Aït-Ahmed. 

Plus que jamais, nous aurons besoin de toutes les énergies pour poursuivre ce si long combat pour la justice, venez nombreux et, loin des querelles partisanes et des jeux politiques, nous ferons le point, en présence d’avocats et de journalistes, sur les derniers rebondissements de l’affaire. Ensemble, nous rendrons hommage au militant, à l’homme qu’était André-Ali Mécili. 

Renonçons cette année aux gerbes officielles et aux étiquettes politiques, qu’une simple rose déposée sur sa tombe vienne témoigner de l’attachement de chacun.

Prix de certains produits agricoles

legumes.jpgPomme de terre 80/90 DA
Haricots verts 170 DA
Chou-fleur 120 DA
Carottes 60 DA
Tomates 120 DA
Oignons 60 DA
Laitue 60 DA
Fèves 70 DA
Navet 90 DA
Piment 200 DA
Courgettes 90 DA
Oranges 150DA

Source: Infosoir

Vasak:«Je n’avais jamais vu l’Algérie fermée à ce point»

arte.jpg« Algérie : présidentielle sous contrôle » de Vladimir Vasak , le samedi 4 avril à 19h00 ( 18h – H -Algérienne) sur Arte.

Par José Garçon (Rue89)

De retour d’Algérie, où se déroulera le 9 avril l’élection présidentielle, le journaliste Vladimir Vasak explique les difficultés d’exercer son métier dans ce pays.

A la veille de l’élection présidentielle qui entérinera sans surprise un troisième mandat du président Bouteflika, vous avez passé six jours en Algérie. Votre reportage, qui sera diffusé le 4 avril à 19 heures sur Arte, pourrait s’appeler «chronique d’un tournage impossible». C’est si difficile pour un journaliste de travailler dans l’Algérie de 2009 ?

Notre idée était de raconter l’Algérie d’aujourd’hui en parcourant l’un des projets-phares du président Bouteflika: l’autoroute Est-Ouest. Alors que nous avions demandé de filmer tout le tronçon Est, d’Alger à Annaba (ville d’où partent les harragas, ces jeunes qui quittent clandestinement le pays par la mer au péril de leur vie, ndlr), ainsi que l’université de Constantine, notre accréditation n’a finalement concerné que Alger-Constantine. Nos ennuis ont commencé dès le lendemain de notre arrivée quand nous sommes allés sans notre escorte officielle dans les ruelles de Constantine. Sans escorte, les gens parlent très librement, de leur envie de partir, de leur indifférence à l’égard d’une présidentielle jouée d’avance et qui ne changera rien au chômage des jeunes, à la pauvreté, à la malvie, à l’absence totale de perspectives. Ces premières 36 heures sont en fait le seul moment où nous avons pu travailler librement et recueillir la parole spontanée des Algériens. A partir de là, nous avons été escortés sans arrêt et nous avons même eu droit à un «message» par voie de presse. Le quotidien En Nahar a ainsi annoncé que les services de sécurité «enquêtaient» sur les «objectifs cachés d’une équipe d’Arte utilisant du matériel sophistiqué» qui «devait faire un reportage sur le projet du siècle, l’autoroute Est-ouest, et a changé de sujet en se rendant à l’université et en filmant à un kilomètre du chantier de l’autoroute»…

Vous êtes allé plusieurs fois en Algérie. Ce « verrouillage » est-il nouveau et que révèle-t-il ?

Je n’avais jamais vu l’Algérie fermée à ce point. Il y a dix ans, le pays vivait dans l’espoir de retrouver la paix. Il y a cinq ans, c’était le soulagement qu’elle soit revenue. Aujourd’hui, les jeunes savent que le pays est très riche, mais que leur vie ne change pas, qu’ils ne bénéficient en rien de cette richesse. De leur côté, les autorités ont très peur d’un taux de participation ridicule à la présidentielle car il constituera aussi un déclic permettant de comprendre que la situation dans ce pays n’est pas aussi claire que le fait d’avoir «vaincu le terrorisme» peut le laisser penser…Paradoxalement, il est plus facile de travailler en Biélorussie et même en Russie. On a donc choisi de montrer dans notre reportage les difficultés des journalistes, surtout quand on refuse de mettre en péril les Algériens avec lesquels on travaille, chauffeurs et interprètes notamment…

Votre film montre un fossé impressionnant entre des ministres débitant un discours creux sur les « générations futures » et des jeunes sans espoir…

Il y a effectivement un décalage incroyable entre la rhétorique d’énumération de ce pouvoir qui assène des réalisations, comme le font d’ailleurs tous les systèmes politiques fermés, et des jeunes que seule la peur de mourir en mer retient de fuir massivement. C’est pour cacher cette réalité là qu’on interdit aux journalistes d’aller à Annaba.

Sihem BENSEDRINE, refoulée à l’aéroport d’Alger

sihem.jpgSihem BENSEDRINE journaliste et  militante tunisienne des Droits de l’Homme, initiatrice de la radio indépendante KALIMA,  a été refoulée à son arrivée à l’aéroport d’Alger ce samedi  04 avril 2009 à 11 h en provenance de Paris. 

Mme BENSEDRINE, représentante du groupe de travail arabe sur le monitoring des medias AWG-MM, est invitée par
la LADDH pour participer au programme de monitoring des medias, initié par la ligue. 


La LADDH s’indigne contre  cette interdiction de territoire non justifiée   qui  vise une militante des droits de l’Homme connue pour son engagement  en faveur de  la démocratie en Tunisie. 

Elle  dénonce cette solidarité des  régimes  contre l’action des défenseurs des droits de l’Homme dans l’espace Maghrébin. Le Maghreb des peuples reste l’otage de l’union des régimes.   

Alger le 04.04.09 

Le président, Maître Mostefa BOUCHACHI

Karim Tabbou à El Watan:«Nous avons défié le mur de la terreur»

fs.jpg Le FFS a organisé des meetings et des manifestations ce week-end pour appeler au boycott de l’élection présidentielle. Pourquoi avoir attendu la dernière semaine de la campagne électorale ? Est-ce une volonté de la part du FFS d’effacer le passage du président candidat ? 

Tout d’abord, les meetings étaient organisés dans le cadre d’un programme d’activité fixé par le parti. Il est vrai que la première semaine, nous avons buté sur le refus de l’administration de nous délivrer des autorisations à Sidi Bel Abbès, à Batna et dans beaucoup d’autres wilayas. Contrairement aux affirmations de Zerhouni qui, officiellement, avait déclaré qu’il autorisait les activités de l’opposition, des ordres, des notes et des instructions officielles ont été donnés aux walis pour empêcher et interdire totalement les activités du FFS. Ce qui a fait que cette semaine, nous avons programmé nos activités sans tenir compte de l’avis de l’administration. Par conséquent, nous avons décidé d’investir la rue et de défier les autorités de Zerhouni. D’autant plus que si vous vous souvenez, Zerhouni avait déclaré que l’opposition était autorisée à mener des activités pour peu qu’elle trouve la population à qui parler. Nous avons montré et fait la démonstration que nous mobilisons la population, et nous avons fait cette démonstration à Béjaïa, à Tizi Ouzou et encore plus à Beni Ouartilène dans la wilaya de Sétif. Nous avons démontré que nous sommes aujourd’hui la force qui a réussi, sans payer les gens, sans recourir à la corruption, ni aux moyens de l’Etat, sans recourir à l’importation de la population, à prouver sur le terrain que nous avons une capacité de mobilisation qui dépasse totalement les prévisions du pouvoir.

Pourquoi cette concentration de la mobilisation et des marches en Kabylie ? 

Il ne s’agit pas d’une histoire de concentration de marches en Kabylie. Nous en avons fait la démonstration à Sétif et Bordj Bou Arréridj aussi. Malheureusement, nous sommes un parti qui subit les restrictions, même d’une certaine presse qui ne veut pas rapporter la réalité du terrain. D’ailleurs, jeudi, j’étais à Tizi Ouzou et à Béjaïa et, hier, à Sétif et Bordj Bou Arréridj, et ce samedi je serai à Tiaret et Ghardaïa. Vous voyez bien que notre activité est une activité ordinaire fixée suivant un calendrier. Même s’ils ont réussi à nous empêcher de tenir nos activités à Jijel, à Sidi Bel Abbès et à Batna, nous avons quand même pu arracher des actions concrètes sur le terrain. Des actions de mobilisation défiant le mur de la terreur, de la peur et cette logique uniciste qui est imposée aux Algériens. Nous avons pu en tout cas, que ce soit à Sétif ou à Béjaïa et Tizi-Ouzou, rendre la parole à la rue. Nous avons pu sortir la politique des salons d’Alger pour la mettre dans la rue. 

Votre campagne pour le boycott se poursuivra-t-elle jusqu’au 9 avril ? 

Bien évidemment ! Nous allons déployer tous les moyens dont nous disposons, même si nous subissons toutes sortes de contraintes et de persécutions, allant de la manipulation locale à la fomentation de démission de militants du FFS. Je viens d’apprendre que des militants ont démissionné à Chlef dans une commune où nous n’avons jamais eu de militants. Aujourd’hui, à chaque fois que quelqu’un veut se faire acheter par le pouvoir, il se proclame militant du FFS. Il n’est militant du parti que le jour de sa démission. Que dire des ordres qui ont été donnés aux services de sécurité de ne laisser aucune affiche du FFS collée ? Que dire aussi des militants de Béjaïa et de Tizi Ouzou arrêtés ? Ou encore du siège du FFS à Bordj Bou Arréridj qui subit actuellement un véritable encerclement par les services de sécurité ? Tous ces actes ont pour but de dissuader les militants du parti. Bien au contraire, ils ne font que renforcer la détermination de nos militants. Revenons à la question de savoir si nous l’avons fait pour effacer le passage de Bouteflika. Je dirais que nous avons plutôt prouvé que dans cette région les populations sont attachées à leur dignité et à leur honneur et plus que jamais elles seront mobilisées pour dire non au mensonge électoral et non au bricolage. 
 

Que pensez-vous du choix du RCD d’opter pour le drapeau noir en signe de protestation contre cette élection ? 
Je pense que le RCD vient de porter gravement atteinte à l’un des symboles qui est l’emblème national, et pire encore, il vient de donner un créneau exploitable par le régime. Nous avons vu comment se sont manifesté toutes les organisations du pouvoir pour faire de l’acte du RCD un moyen de mobilisation. C’est vraiment un cadeau offert par Saïd Sadi au régime que de lui donner cette occasion d’essayer de détourner le sens du boycott de tous les Algériens et d’en faire un moyen de mobilisation autour d’un symbole. Encore une fois, le régime se voit repêché par Saïd Sadi, qui joue bien son rôle dans des moments comme celui-là et qui sert bien les intérêts du régime. C’est vraiment pervertir le sens du boycott que de donner l’occasion au régime d’alimenter une campagne qui n’a pas mobilisé la population, en jouant sur les sentiments patriotiques des Algériens. Par Nadjia Bouaricha

Le RCD hisse un drapeau noir à la place des couleurs nationales

rcd.jpgLe RCD hisse un drapeau noir à la place des couleurs nationales

Sur le fronton de son siège national, à Alger

Après avoir décidé de geler ses activités politiques, consécutivement à sa non-participation à l’élection présidentielle, le RCD se ressaisit et passe à l’action. Le parti de Saïd Sadi n’a pas trouvé mieux que de hisser un drapeau noir à la place du drapeau national sur la façade de son siège national à Alger, rapporte la chaîne 2 de la radio nationale, aujourd’hui.

Il n’est pas difficile de saisir la symbolique de cette action, pour le moins aussi curieuse que saugrenue: le RCD veut certainement exprimer, à sa façon, le deuil que représentent les élections présidentielles du 9 avril prochain.

Au lieu d’occuper le terrain et de renforcer les rangs du boycott, Saïd Sadi se singularise en voulant créer l’événement et réussir, par là, un coup médiatique. Déjà, la réaction de Mohamed  Teguia, le coordonnateur de la CNSSEP ne s’est  pas fait attendre, en condamnant, bien sûr «cet acte».

Au RCD, on se trompe même de drapeau… Ne serait-il pas une réaction à l’affiche pour le boycott diffusée par le FFS et son impact psychologique positif au sein des populations? Un drapeau « blanc » aurait été plus indiqué et approprié…

Par R.Z

Rallye Val d’Hydra-Benak pour Boutef

rallye.jpg

La direction de campagne du candidat Abdelaziz Bouteflika a organisé ce matin un « rallye » de soutien au chef de l’Etat.

Dalil Boubakeur: « Lorsque juifs et arabes s’unissent, ils font un travail merveilleux »

boubakeur.jpgExtait d’un entretien accordé par Dalil Boubakeur recteur de la Grande Mosquée de Paris à SVP Israël.

« Concernant les derniers évènements à Gaza, je crois personnellement que lorsque des organisations comme le Hamas bombardent pendant des années le territoire d’Israël, elles suscitent forcément des réactions d’Israël et exposent les populations palestiniennes à des représailles. Ce qui est irresponsables et très dangereux.

Pour répondre à votre question portant sur les actions à mener ensemble, il suffit de reprendre nos sources pour voir à quel point le Coran est apparu comme un jalon et dans le droit fil du message biblique d’Abraham ou de Moïse. C’est pourquoi, je souhaiterais aller très loin dans notre identité commune judéo-arabe. D’ailleurs, dans le Coran, il est écrit que le peuple juif est le peuple que Dieu a choisi.

– Originaire d’Algérie, quel enseignement tirez-vous de la coexistence entre les deux communautés dans ce pays?

– J’ai grandi en Algérie. Je me rappelle que nous disions alors – lorsque des juifs s’installaient dans un village – que la richesse venait avec eux et que s’ils partaient, la misère revenait. Il faut savoir que l’antisémitisme n’est pas une invention arabe mais typiquement européenne. Car être antisémite pour un arabe n’a aucun sens, car ce serait pour un sémite être contre soi-même. Juifs et arabes sont donc amenés, par la nature des choses, à se tenir la main.

– Quelle image avez-vous d’Israël ?
– J’ai souvent été invité en Israël et j’ai promis d’y aller. J’estime pourtant – étant donné ma fonction - que je dois auparavant convaincre ma communauté de l’intérêt de ce voyage. Concernant Israël, je le voie et l’admire comme un pays en pleine expansion et qui a d’énormes ­possibilités grâce à l’intelligence de sa population, surtout quand on voit comment le pays a mis en valeur ses terres, en comparaison aux terres de ses pays voisins… Israël est l’expression même de l’homme livré à la nature. D’où l’importance à mes yeux, de la connaissance et de l’intelligence humaine.

Karim Tabbou: « Aujourd’hui, le FFS a été une tribune pour tous les révoltés du pays »

tizielkhabar.jpgPar lounes guemache , TSA, le 03/04/2009

« Les marches et les meetings se sont déroulés dans de très bonnes conditions. Nous avons organisé ces démonstrations de rue pour montrer au pouvoir que les autorisations de s’exprimer librement s’arrachaient par la volonté populaire et non par des documents administratifs. Nous avons organisé ces manifestations pour prouver que la stratégie du pouvoir, basée sur l’intimidation, avait échoué.

A Tizi-Ouzou et à Béjaia, nous avons décomplexé la rue. Les deux avenues où les marches se sont déroulées portent le nom «avenue de la liberté». Mais ces dernières années, elles ont été interdites de toute liberté car elles étaient occupées par la police. Aujourd’hui, nous leur avons rendu leur indépendance !

Aussi bien à Tizi Ouzou qu’à Béjaïa, il y a eu une présence importante de citoyens, particulièrement des jeunes. J’ai été impressionné par le nombre de slogans scandés spontanément par ces jeunes manifestants. Aujourd’hui, le FFS a été une tribune pour tous les révoltés du pays. Il a été le porte- voix d’un peuple révolté qui a décidé de casser le mur de peur.

Ces manifestations ont-elles été préparées à l’avance par le FFS ou spontanément provoquées par la population?

Les deux. On a voulait accomplir des actes politiques de nature à adresser un message clair au pouvoir notamment au ministre de l’Intérieur pour lui signifier que nous n’avons peur ni de ses services de sécurité ni de ses menaces et encore moins de ses intimidations. De l’autre coté, les choses se sont décidées aussi sur place avec la population présente aux meetings. Celle-ci était prête à l’action car la colère a atteint un niveau explosif.

Ce qui s’est passé aujourd’hui à Tizi Ouzou et à Béjaïa constitue aussi une mise point à Bouteflika qui a fait dans le mensonge et dans la campagne théâtrale dans ces deux villes. Le président-candidat a été escorté par des milliers de policiers et il a importé des applaudisseurs pour fabriquer des images théâtrales d’un accueil chaleureux afin de les diffuser à la télévision.

Par ailleurs, durant son passage dans la région, Bouteflika a pratiqué le chantage économique. Les populations locales ont constaté aussi que la campagne du président est menée par la pègre locale et par des personnes qui ont des contentieux avec l’administration : prédateurs fonciers, personnes en délicatesse avec la justice ainsi qu’avec les services des impôts…La population observe avec beaucoup de colère cette pègre se proclamer des valeurs de Novembre 54 et de la démocratie.

Aujourd’hui, les populations des deux villes ont montré que tout cela n’est qu’une mascarade électorale. Elles ont prouvé que l’attachement de la région aux valeurs de la Soummam et à la liberté était inoxydable.

Nous l’avons souvent dit: Bouteflika c’est Mugabe. Chez Mugabe, il y le choléra, chez nous nous avons la corruption. Aujourd’hui, nous avons dénoncé ce processus mafieux. Nous avons brisé la peur et le silence.

Vous êtes attendu vendredi à Beni Ouarthilane dans la wilaya de Sétif et Bordj Bouarraridj. Comptez-vous organiser des marches dans ces deux localités ?

Avant même notre arrivée sur place, nous avons été destinataires d’informations inquiétantes: des militants du FFS ont été arrêtés à Bordj Bou Arreridj. Mais ceci n’est pas nouveau: mercredi soir, quatre militants du parti ont été arrêtés à Béjaïa. Cela ne nous empêchera pas de mener nos activités et notre combat pour la démocratie et les libertés. Ce vendredi, une fois sur place, nous déciderons du mode d’action approprié en fonction de la situation sur le terrain.

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