31 mai, 2009
Ali Lemdani quitte le CNAPEST !
Après un long silence qui aura duré près de dix mois, je me résous à faire la présente déclaration, afin de répondre aux interrogations et aux appréhensions de nombreux collègues quant à mon engagement au sein du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (CNAPEST).
Après mûre réflexion, et par devoir de vérité et d’honnêteté intellectuelle pour les milliers de collègues qui ont foi dans le combat pour l’émergence d’un syndicat libre et autonome, imprégné des valeurs démocratiques, je viens solennellement annoncer ma décision de démissionner du CNAPEST.
Les motifs m’ayant contraint à prendre cette décision peuvent être résumés à travers les principaux points suivants :
1- L’absence de libre débat démocratique au sein du bureau national qui a dévoyé le CNAPEST de sa vocation originelle qui est d’être le fidèle représentant des revendications de la base. Ce n’est pas un secret pour personne de dire qu’aujourd’hui le syndicat est accaparé par un groupe très restreint de «super membres» qui agissent en maître des lieux et prennent toutes les décisions en solo, loint de tout débat transparent, les autres membres étant relégués au statut de figurants.
2 -Les conditions de préparation et d’organisation du premier congrès de mise en conformité, en juillet 2008, ont par ailleurs, définitivement balayé l’espoir de faire du CNAPEST un syndicat fonctionnant selon les règles de la démocratie et de la transparence.
Les signes annonciateurs d’une dérive ont commencé avec la préparation et l’organisation du congrès. Les «super membres» qui se sont autoproclamés organisateurs du congrès ont procédé, sans consultation préalable, à l’installation de la commission de préparation dont les membres se sont portés candidats à l’élection aux structures dirigeantes du syndicat en violation des règles élémentaires de la démocratie.
Lors du déroulement du congrès, l’opacité et le travail de coulisses ont été érigés en règle de fonctionnement. Ainsi le congrès s’est déroulé dans un verrouillage total. Parmi les irrégularités, on peut évoquer entre autres l’absence de l’installation de la commission de préparation de résultions et la non tenue d’une plénière. A la surprise générale des congressistes, les statuts du syndicat ont été amendés sans débat.
Sanctionnant mon engagement pour un fonctionnement démocratique du syndicat, le complot préparé en coulisses par le groupe des «super membres» qui a conduit naturellement au non renouvellement de mon mandat de membre de bureau national.
En contradiction avec les statuts du CNAPEST (article 10), les membres du bureau national, en acceptant récemment le détachement, se sont définitivement éloignés de la base et de la prise en charge de ses problèmes socioprofessionnels.
Dans ces conditions, vous comprendrez que ma décision est pleinement justifiée. Ma conscience, mes engagements pour la liberté syndicale et la liberté d’expression ne m’autorisent pas à apporter ma caution à un syndicat transformé en appareil, en totale déviation avec l’idéal voulu par les professeurs.
Commentaires(29)
Le RCD s’englue chaque jour davantage dans une crise structurelle de fonctionnement démultipliée par un isolement externe en voie d’être une impasse mortelle.
Le mercredi 27 mai 2009, la cour criminelle de Médéa a condamné à perpétuité Mohamed Baba Nedjar pour un crime qu’il n’a pas commis, comme il ne cesse de le clamer. 
Selon les statistiques du CNIS, l’importation de médicaments durant les quatre premiers mois de l’année 2009 a connu une hausse de près de 15 % par rapport à la même période de l’année 2008. La facture d’importation de médicaments continue ainsi de tendre à la hausse, en passant de 455,44 millions de dollars durant les quatre premiers mois de l’année écoulée à 523,55 millions pour la même période de l’année en cours. Pour le seul mois d’avril 2009, la facture a atteint 156,75 millions de dollars, en évolution de 4,44 % par rapport à celle du mois d’avril 2008.
Le président Bouteflika, accompagné du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, et son staff gouvernemental, s’était contenté de rendre visite aux participants étrangers et non aux entreprises nationales. Abdelaziz Bouteflika, silencieux, a entamé sa visite par le stand italien avant de bifurquer sur le stand français. Il a aussi fait une halte au niveau du stand américain avant de conclure sa visite expéditive par un petit arrêt au stand canadien. Les entreprises nationales, ayant pris part à cet événement, ont été laissées sur leur faim. Et pourtant, le Premier ministre n’a cessé de promettre monts et merveilles aux investisseurs nationaux, lors de la présentation de son plan d’action devant les membres des deux Chambres du Parlement. Mais un problème de fond se pose : la Foire internationale d’Alger devra désormais répondre impérativement au « cahier des charges » de type standard applicable à tous les pays. Extrait d’un article de Ali Titouche El Watan
Après l’exclusion, en avril, du député de Béjaïa et vice-président du parti, Djamel Ferdjellah, la direction national du RCD a procédé récemment à la suspension du député de Bouira, Ali Brahimi. Selon une source proche du parti de Saïd Sadi, M. Brahimi, membre de la direction du RCD, a été suspendu arbitrairement. «Ali Brahimi dérange depuis qu’il a émergé dans son travail de législateur. Il est devenu suspect depuis qu’il a déposé des propositions de lois au niveau de l’APN, notamment celle relative à l’abolition de la peine de mort en Algérie», explique notre source.
En guise de solidarité avec le jeune Mohamed Baba Nedjar, condamné mercredi à perpétuité par la cour criminelle de Médéa, la fédération du Front des forces socialistes (FFS) de la wilaya de Ghardaïa a appelé hier à une grève générale des commerçants pour la journée de demain. «AFIN de contenir la colère des jeunes contre un procès injuste et injustifié et pour exprimer pacifiquement leur rejet de cette situation, la fédération du FFS de Ghardaïa demande aux commerçants et artisans de la wilaya d’exprimer leur refus de l’injustice et des dépassements en observant une grève générale lundi 1er juin», a noté le communiqué du FFS. Pour rappel, Mohamed Baba Nedjar (24 ans) a été condamné le 6 juin 2006, en première instance, à la peine capitale pour une affaire de meurtre. En effet, le 20 octobre 2005, Baba Nedjar a été arrêté dans le cadre de l’affaire de l’assassinat de Bezine Brahim, président de l’antenne du Croissant-Rouge algérien, brûlé vif par deux personnes encagoulées. Après trois ans de prison et deux reports, l’accusé qui clame toujours son innocence, a été condamné à perpétuité. Un verdict qui a surpris la famille de l’accusé, ses avocats et le FFS. B. Ch.
La Fédération nationale des journalistes algériens (FNJA) a été créée, jeudi, au siège de la centrale syndicale UGTA en présence du ministre de la Communication, Azeddine Mihoubi et de Abdelmadjid Sidi Said. C’est Abdennour Boukhemkhem, journaliste à El Khabar, qui a été « élu » secrétaire général à l’issue des travaux constitutifs de la FNJA. A la fin des travaux, les « congressistes » triés au volet ont « élu » un bureau national constitué de 11 membres et désigné 71 membres du conseil national. Azzedine Mihoubi a appelé les journalistes à «respecter ce qui a été énoncé dans le programme du président de la République, notamment dans les messages adressés aux journalistes lors de la prestation de serment et à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse ».




