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Rachid Tlemçani à El Watan: »Le pouvoir a tout fait pour créer la zizanie dans ces partis »

rachid.jpgPresque tous les partis politiques algériens ont souffert de frondes au sein de leurs structures. Les partis algériens couvent-ils, d’après vous, une crise chronique ?

Les partis politiques algériens traversent une crise profonde qui a un lien direct avec le régime politique qui les a enfantés. La naissance de ces partis politiques dans un cadre politique et socioéconomique bien défini ne pouvait conduire qu’à une crise structurelle en leur sein. Il est à signaler, par ailleurs, que le pouvoir a tout fait pour créer la zizanie dans ces partis. Ils ont tous subi un mouvement de fronde et de contestation. Et je pense qu’il y a une main invisible qui a favorisé la crise. A cela s’ajoute le problème de leadership. Tous les partis politiques, sans exception aucune, ont la maladie du «zaâma». Ils sont généralement basés sur un groupe qui provient d’une région ou d’un douar particulier. Une fois que le groupe prend la tête du parti, il refusera de céder sa part et de passer le flambeau aux autres générations. C’est ainsi que certains leaders sont en poste depuis la création de leur parti et que pas un seul d’entre eux n’a entre 35 et 40 ans. Les leaders politiques ont un pied dans le régime d’une façon ou d’une autre. 

Les partis politiques souffrent également de problèmes liés à l’opportunisme et à l’affairisme. Cela a-t-il des conséquences négatives sur leur fonctionnement et leur équilibre ? 

Les partis politiques traversent une crise de maturité politique. Il y a un business dans les partis. Le népotisme, le clientélisme, le zaâmisme, le tribalisme ont miné les formations politiques. Il y a évidemment les problèmes d’ordre structurel. Le système politique n’a pas intérêt à ce qu’il y ait des partis politiques forts, car cela remettrait en cause sa légitimité historique. Mais si le régime a réussi à semer la zizanie, c’est qu’il y avait des prédispositions au sein de ces mêmes partis politiques. 

La situation pourrait bien remettre en difficulté la crédibilité des partis politiques ? Ils participé à agrandir le fossé entre les citoyens et la classe politique ? 

Les conflits ont certainement aggravé la crise de crédibilité qui existe entre les citoyens et la classe politique. Cela était perceptible lors des dernières élections locales marquées par une guerre atroce pour la désignation des candidats. Les militants proposés par « la base » ont été rejetés par les états-majors des partis qui vivent généralement dans une bulle et ne connaissent pas les véritables problèmes de la société. A chaque rendez-vous électoral, les dissensions augmentent et se font sur la place publique. L’opinion publique ne peut pas méconnaître ce fait. 

Comment analysez-vous les problèmes que connaît actuellement le RCD ? Le fait que le même dirigeant soit à la tête de ce parti depuis deux décennies participe-t-il à créer un climat de tension ou est-ce que c’est plus profond que cela ?

Il y a évidemment un facteur interne lié au problème de leadership. Le fait qu’il n’y ait pas de renouvellement générationnel ravive les tensions. Toujours est-il que la part structurelle est importante. Les partis sont « noyautés » par le système. Si le parti refuse d’être au garde-à-vous, il aura des problèmes. 

Que pensez-vous de l’idée, relayée par les organes de presse, de la création d’un parti par le frère du Président ? 

A la veille des élections de 1999, j’avais déclaré que l’Algérie se dirige vers un parti unique. Cela se confirme aujourd’hui. Ce parti devra veiller à la pérennité du groupe au pouvoir. Il semble aujourd’hui que l’élite algérienne n’a pas d’idéologie ni de principe politique. De nombreux militants rejoindront les rangs de ce parti, d’autant qu’il y aura, selon l’expression populaire, « à boire et à manger ». L’Algérie deviendrait ainsi un pays « normalisé » comme les autres pays arabes. Ce parti devrait être soutenu par les puissances étrangères qui cherchent généralement la stabilité politique au détriment du développement. Amel.B

Commentaires

  1. raistaiwan@hotmail.com dit :

    appelez moi said moubarak !

  2. djamila bouhired hassiba ont dit dit :

    Le groupe qui dirige le pays va se perenniser davantage avec un renfort en provenance des divers petits partis satellitaire.Ce groupe va maintenant tenter de mieux s’organiser en montant un parti politique pour juste valider au yeux de l’opinion internationale la légalité de son existence.Une véritable décantation est en train de s’opérer et un autre paysage politique s’est dessiné.
    Meme les partis islamistes vont finir par se fonder dans cette nouvelle formation politique en gestation.Restera peut etre un seul parti d’opposition démocratique en l’occurence le Front des Forces Socialistes de Hocine Ait Ahmed qui lutte pour un ancrage national.Ce dernier,aura la tache difficile de se redéployer dans tout le pays.Il devrait se débarrasser de toutes les divergences qui le sapent et se porter résolument dans une perspective de rassemblement de toutes ses forces afin de proposer des idées novatrices au peuple.De cette maniere le FFS constituera dans les années à venir une véritable force de changement.

  3. salah nathali nath hand omoussa dit :

    il va allé chercher des democrates a ste.egidio

  4. fadhma nsoumer dit :

    A Salah
    PKOI san egedio ?Les démocrates existent en Algerie et si tu fais allusion au FFS tu te trompes bcp mon ami!Le FFS est un parti aux véritables pratiques démocratiques et n’a de leçons à recevoir de personne en la matiere!Vas fouiner ailleurs dans les joutes du systéme!

  5. salah nathali nath hand omoussa dit :

    je n’ai rien contre le ffs je suis desolé de te dire cela on ne peux manger avec le diable meme avec un longue cuillere si tu es un vrai democrate il faut que tu sache que je suis libre de mes pensées (a nana nsoumeur)

  6. massynyssa dit :

    Salut tous le monde je voudrai juste vous poser une question, est ce qu’on peut parler de démocratie on Algérie ? Pour ma pare c’est non pour quoi? par ce que la notion de démocratie et une notion étrangère a la culture algérienne ou tous se règle par le seul canal de la violence, cette dernière et absente dans le noyau fondateur de la vie sociale et politique qui est la (famille) alors comment voulait vous que cette notion si cher, un principe un mécanisme qui régie la vie politique de toute état qui respecte les liberté individuelle et le droit de choisir ses leadeurs et plus que ca la liberté et la démocratie peuvent permettre aux citoyens d’intervenir directement dans la vie politique (démocratie participative) est ce que vous trouvés que l’une des caractéristique cité
    Caractérise vraiment la société algérienne non bien sure alors quelque soit le partie politique on Algérie Savé que c’est un partie de façade qui pratique une politique totalement esthétique

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