23 juin, 2009
La Suisse et l’Algérie renforcent leur collaboration policière
Isolda Agazzi/InfoSud
Berne et Alger s’apprêtent à signer un protocole qui prévoit l’accompagnement des personnes expulsées par des policiers algériens. Certains se trouvaient récemment aux Pâquis
«On nous a présenté deux policiers en civil comme des officiels algériens qui vont collaborer avec la police genevoise, nous raconte un membre de l’Association des habitants et commerçants de la rue de Fribourg. En discutant avec eux, on a vu qu’ils avaient bien compris le dossier des petits prédateurs et nos craintes, non seulement par rapport à l’insécurité, mais aussi à la diversité et au risque de naissance de sentiments racistes.»
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L’objectif de la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) est d’atteindre «à court terme» une couverture moyenne de: «un policier pour 300 habitants», a indiqué hier à Tébessa Ali Tounsi. Le responsable de la DGSN a souligné que la concrétisation de cet objectif «contribuera à garantir la sécurité publique dans tous les recoins du pays.» Ali Tounsi a rappelé que la police algérienne forme actuellement «environ 15 000 policiers par an» pour atteindre, à la fin de l’année de 2010, le nombre de 200 000 policiers formés en cinq ans.
Le procédé utilisé pour subtiliser 21 milliards de dinars de la Banque nationale d’Algérie (BNA) consiste en la création légale d’au moins 9 entreprises fictives, gravitant autour d’une société principale, National A+ qui, elle, existe sur le terrain. La deuxième étape consiste en l’ouverture de 12 comptes: 9 à Cherchell, 2 à Koléa et 1 de National A+ à Bouzaréah. Puis vient la troisième étape durant laquelle interviennent les dépôts de chèques au nom de National A+ pour encaissement au profit des différentes sociétés fictives gérées par Achour par procuration. La quatrième étape consiste à laisser en suspens entre les agences toutes les écritures dans le but de laisser les opérations sans suite et assurer à Achour l’encaissement des chèques alors que les comptes ne sont pas approvisionnés. De Bouzaréah, les chèques sont transférés d’un compte à un autre d’une agence à une autre, jusqu’à ce qu’ils arrivent à Koléa où dans 80% des cas, ils sont encaissés et sortis dans des cabas, pour ne pas dire des camions, parce qu’il s’agit d’importantes sommes. Dans chacune des étapes, les accusés ont un rôle bien déterminé à jouer pour mener à bien ce procédé diabolique digne de la maffia italienne.
Par Ammi Said 




