Robert Ménard, « asphyxié », annonce sa démissionne du Centre de Doha

L'ex-président de RSF, Robert Ménard, le 26 septembre 2008 à Paris

L’ex-président de RSF, Robert Ménard, a démissionné du Centre de Doha pour la liberté d’information dont il était le directeur depuis avril 2008, estimant qu’il ne lui était plus possible de travailler dans un climat de liberté, a-t-il annoncé mardi à l’AFP. Le directeur du Centre de Doha pour la liberté d’information, basé au Qatar, Robert Ménard, a annoncé mardi sa démission du centre créé en décembre 2007, se disant « asphyxié » par le manque de liberté.

« Aujourd’hui, le Centre est asphyxié. Nous n’avons plus ni la liberté ni les moyens de travailler », a déclaré Robert Ménard dans un communiqué, ajoutant avoir quitté l’organisation ainsi que son équipe.

« Certains responsables qataris n’ont jamais voulu d’un Centre indépendant, libre de s’exprimer en dehors de toute considération politique ou diplomatique, libre de critiquer le Qatar lui-même: or, comment être crédible si l’on passe sous silence les problèmes dans le pays qui vous accueille? », poursuit le Français dans son communiqué.

M. Ménard s’est plaint de la réticence de certains responsables à accepter la liberté du Centre, citant notamment le président de son conseil d’administration, cheikh Hamad ben Thamer Al Thani, également président du conseil d’administration de la chaîne satellitaire Al-Jazeera.

« Ces personnes n’ont jamais accepté l’idée de notre indépendance et de notre liberté de parole, a-t-il accusé. Elles n’ont eu de cesse de nous mettre des bâtons dans les roues et, ce faisant, de s’opposer aux engagements pris ».

Le fondateur de Reporters sans frontières (RSF) a cependant rendu hommage à l’émir du Qatar et à son épouse cheikha Mozah bint Nasser al-Masnad, soulignant que c’était la « première fois qu’une organisation internationale de défense de la liberté de la presse voyait le jour dans un pays du Sud ».

Le Centre de Doha a été créé en décembre 2007 par la fondation du Qatar, que préside l’épouse de l’émir, cheikha Mozah bint Nasser al-Masnad, et RSF.

Il a notamment mis en cause le manque de liberté de la presse dans la riche monarchie pétrolière du Golfe. Le 1er mai, le Centre de Doha avait déclaré que les médias au Qatar et dans la région étaient censurés et soumis à des lois restrictives.

Commentaires

  1. DAI- EL-KHEIR dit :

    Monsieur ménard vous étes journaliste et vous ne connaissez pas les traditions chez les émirs et les rais,je vois que depuis 2007 vous n’avez rien appris vous étes un hote chez eux dans leurs propriétes alors vous étes le bien venu , et faites comme chez vous et n’oubliez pas que vous étes chez M O I?

  2. amazigh67 dit :

    quand même Mr Menard,vous ne croyez tout de même pas que vous seriez libre et indépendant dans un pays arabe et en plus chez ces bédouins qui croient se tout permettre avec leurs pétrodollars ???

  3. achour dit :

    Est ce que vous êtes capable de critiquer le président français en France !!!
    Tout le monde sans exception sait qu’il est impossible de le critiquer et nous savons tous qui contrôlent la press en France. Sans oublier la décision de l’administration Bush de détruire Aldjazeera Qatari à Qatar !!!
    Qui a bombardé Aldjazeera en Afganistan, et ailleurs……..!!!
    Il faut reconnaitre qu’il n’y a aucune liberté de press ni en occident ni en orient, et que tous les journalistes sont sous contrôle des services respectifs de leurs pays ou des banquiers et des clans mafieux internationaux……Il suffit de se rappeler l’affaire des journalistes allemands qui espionnaient leurs propres collègues pour le compte des services allemands !!!

  4. aziz dit :

    quand il était aux commandes de RSF il n’avait jamais soufflé un mot sur les atrocités commis par israel, alors tes leçons de liberté garde les pour tes amis les sionistes

  5. Spectateur dit :

    Monsieur Ménard vous pensez que vous étes en algérie où le partie de la france vous mis à l’aise sur le dos des islamistes, le DOHA est dans la main des Quataris ( leurs propres enfants)

  6. Ammisaid dit :

    « Si tu parles tu meurs, si tu te tais tu meurs, alors parles et meurs » avait dis Mr Djaout avant de mourir, assassiné en bas de chez lui, sous le ragard de sa famille, Mr Menard. Vous qui savez que la liberté de la presse dans les pays gouvernés par des dictatures est impossible, Mr Menard, si: le journaliste ne risque pas sa vie, ne met pas en danger son salaire, n’a peur de subir les affres douloureux et humiliants de la prison et ne choisit entre le mensonge pour plaire et la vérité source de maux difficiles à prévoir et à supporter si par malheur les autorités t’ont en aversion, Mr Menard. Vous savez, aussi, Mr Menard que plusieurs journalistes des pays dits puissants, modernes et démocratiques, sont devenus des relais efficaces et permanents des cercles du pouvoir et des grandes entreprises qui preferent faire facilement des affaires et qui ne se soucient guère des droits de l’homme dans presque tout les pays de la terre. Vous savez, qu’ils sont bien payés, pour faire de la propagande, endormir les masses et faire admettre aux peuples certaines décisions du pouvoir qui consistent à aller faire la guerre à ceux qui risquent de les empêcher d’avoir un accés facile aux richesses de leurs sols (rappelez vous, Mr Menard de la guerre d’IRAK, de l’instabilité de plusieurs pays d’Afrique, du soutien apporté par l’occident aux dictatures qui acceptent de les servir et d’asservir leurs peuples sous le regard jouissif des supposés defenseurs des peuples et de la nature). Vous savez Mr Menard que dans vos démocraties majeures et mures, il y a encore; des sujets tabous, qu’il faut taîre, au rique de déplaire aux patrons des médias lourds: Il ne faut pas parler trop de la souffrance des Palistiniens, il ne faut pas trop critiquer israël, il ne faut pas trop parler de la décennie noire en Algérie, il ne faut pas trop critiquer les tyrans qui possédent le gaz et le pétrole, il ne faut dire la vérité qui rique de faire perdre des contrats aux pays qui parlent de la liberté d’expression et des droits de l’homme quand leurs intérêts sont menacés dans les pays o^les peuples sont devenus des sujets qui vivent dans la douleur, le deuil permanent et parfois la misère à grande échelle. Pour tout ça, nous vous disons Mr Menard, que la liberté d’expression, les libertés individuelles et les droits de l’homme sont et seront toujours une dorée rare là où vous aurez choisi de defendre les affaires au détriment de la souverainté des peuples à décider de leurs sorts.

  7. Taous dit :

    Qu’est-ce qu’il croyait Menard ?

    Et qu’on ne vienne pas nous parler de naïveté. Il a du être grassement rétribué pour assurer cette pseudo-vitrine de « liberté ».

    Ensuite, les déficits sont nombreux: hargne récurrente contre l’Algérie, la Palestine et autres errements…

    Vraiment non évènement !!!!!!!!!!

  8. salah nathali nath hand omoussa dit :

    sans oublier que son pere etait un fervant pieds noir pure et dure pour l’Algerie française et robert menart etait né en Algerie comme son pere

  9. Taous dit :

    oui, salah nathali nath hand omoussa,

    c’est ce que j »avais en tète en me référant à sa sempiternelle vindicte contre notre pays.

    cordialement.

  10. salah nathali nath hand omoussa dit :

    bravo Taous

  11. Taous dit :

    @ salah nathali nath hand omoussa

    Merci, mon frère.

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