Et s’ils osaient !?

pouvoir.bmpPar A. Mazari 

Donner un sens aux évènements nous permet, sinon de les comprendre, du moins d’essayer, de part le contexte de leur déroulement, de tirer de précieux enseignements qui nous éclairent incontestablement sur la psychologie des peuples qui les vivent. Et de là, par une forme de ressac salutaire, faire de nos échecs un formidable tremplin pour de meilleurs horizons, en s’attaquant aux origines du mal.
 
Le «Soir d’Algérie» révèle l’information selon laquelle un escroc se faisait passer pour un colonel de la gendarmerie. Par ce stratagème, l’individu a réussi à arnaquer plusieurs citoyens.
 
Au-delà du fait divers, essayons de comprendre ! Si ce faux-colonel a pu berner des citoyens, c’est que ces mêmes citoyens croient dur comme fer qu’un colonel est à même de solutionner n’importe quel problème.
 
Afin de mieux comprendre, raisonnons par l’absurde !
 
Ce fait divers aurait-il pu se dérouler en Suisse ?
 
Un colonel norvégien, en dehors des prérogatives que lui confère l’institution militaire, peut-il outrepasser ses compétences en allant marchander une ligne de crédit, un logement, un lot de terrain… dans un pays où le citoyen n’a pas besoin de ce genre d’interventions pour faire valoir ses droits ?
 
Un sujet danois pourrait-il jamais penser s’attacher les services d’un officier supérieur pour obtenir des privilèges ?
 
En fait, dans le subconscient des Algériens, un responsable est un affairiste en puissance. D’où la multiplicité des arnaques de ce genre. L’escroc le sait et l’intègre dans sa stratégie afin d’appâter ses victimes pour mieux les duper.


 
En effet, nous savons tous que cela n’est pas une légende et que beaucoup de responsables algériens – et c’est un euphémisme – à tous les échelons de quelques institutions que ce soit, usent et abusent de leurs positions dominantes pour faire des «affaires» et appuyer des passe-droits.
 
L’auteur lui-même ayant croisé, il y a quelques années en arrière, dans les escaliers d’une des directions des transports du pays, un ex-ministre de l’agriculture venant faire fonctionner son capital connaissance engrangé pendant qu’il était en fonction afin d’obtenir un agrément. 
 
Cela m’amène à évoquer, outre des institutions réellement démocratiques, la seule véritable crise qui mine le pays depuis l’indépendance : la perte de confiance des Algériens en leurs gouvernants.
 
Cet état de fait n’est nullement le fruit du hasard mais l’aboutissement logique d’un demi-siècle de sapement des mentalités par des comportements assassins qui ont fini par ébranler les fondements même de la nation, nous gratifiant d’un classement dont on se serait volontiers passé, celui de pays parmi les plus corrompus au monde.
 
La confiance gouvernants/gouvernés ne sera certainement pas rétablie en un tour de main, mais nécessitera un travail de longue haleine car le mal est profond et a endommagé gravement et durablement les mentalités.
 
Que faire?
 
Que l’Etat fasse montre d’une réelle volonté de se rapprocher du peuple par de la sincérité dans le discours suivie d’effet sur le terrain en mettant en exergue une véritable intention de changement en faisant table rase du passé et de ses considérations claniques et clientélistes.
 
Que le seul moteur qui devrait guider toute démarche ne soit rien d’autre que l’intérêt général. Qu’à tous les niveaux de la hiérarchie personne ne soit au dessus des lois. Que les postes de responsabilités n’incombent plus aux affairistes mais aux plus méritants intellectuellement et moralement s’entend, et que ces derniers rendent des comptes et démissionnent de leurs postes quand les résultats ne sont pas au rendez-vous, loin de toute forme de chasse aux sorcières.
 
Que l’opposition ne soit plus comme cul et chemise avec le pouvoir, mais fasse des propositions réalistes de sortie de crise et dénonce tous les dépassements qui nuisent au pays.
 
Que l’état réhabilite le travail et que la «réussite» par la filouterie et la prévarication n’aura plus de droit de citer dans notre pays.
 
Une telle politique ne tarderait pas à redonner droit d’espérer au peuple qui n’aura d’autre solution que d’adhérer à cette dynamique qui fera boule de neige et qui portera en ces germes une nouvelle ère basée sur la confiance entre les algériens, indispensable pour le décollage du pays et ce, dans tous les domaines. C’est tout le mal que je souhaite à mon pays.

Commentaires

  1. solitaire dit :

    entres le ghachi algerien et les colonels algeriens il ya une relation d’esclave et son maitre . vous n’avez qu’a lire les journalistes de liberté ,enahar ou « el chourouk « el ghouroub en faite pour voir a quel point ses énurgumenes sont préts a n’importe quoi devants leurs maitres généraux,meme a faire tomber leurs pantalons.la peur qui a envahit e hanté les algeriens fait suite a la décénie rouge et noir ou l’arméé algerienne a commis des crimes abominables allant jusqu’a couper les tetes et les exhiber dans les centres villes algerienne et puis rien n’a été fait .les barbares qui ont commis ses atrocités rarement égalés dans l’histoire vivent en toute impunité et tranquilité parmi le ghachi,qui n’ose meme pas ouvrir sa bouche pour dire non a cette incroyable injustice.oui ils ont tellement peurs parceque ils savent que les chefs de leurs armée sont des criminel,barbares qui n’hésiteront jamais en cas d’urgence a tuer celui qui se dresse devant eux. aprés avoir exerminé 250 milles algeriens tranquillement sans aucun soucis qui peut les arreter a part une révolution.

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