11 juillet, 2009
Louisa Hanoune qualifie de «délires» le témoignage du général Buchwalter
La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Mme Louisa Hanoune a affirmé hier à Sfisef (Sidi Bel Abbès) que «les récentes révélations sur l’assassinat des moines de Tibéhirine ne manquent pas de susciter de nombreuses interrogations sur la nature des relations entre les différents services spéciaux français». «En politique il n’y a pas de hasard !», a-t-elle déclaré lors d’un rassemblement des militants de son parti à Sfisef. Mme Hanoune a qualifié de «délires» les accusations portées à l’encontre de l’ANP et appelé à la consolidation de la démocratie pour préserver la souveraineté nationale, rapporte El Watan.
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La presse algérienne revient samedi sur l’affaire des moines de Tibhirine, soulignant que la guéguerre entre les services français avait été à l’origine de l’assassinat des moines par le GIA qui avait revendiqué l’enlèvement et la tuerie. Et si l’affaire des moines de Tibhirine n’était qu’une « pure » affaire franco-française, s’interroge le quotidien El Watan en se basant sur des analyses d’observateurs. »Aujourd’hui, nombre d’observateurs s’interrogent s’il ne s’agit pas plutôt d’une affaire franco-française ? Pourquoi ? Aux yeux de certains observateurs, la réforme des services de renseignements français, engagée depuis près d’une année par Sarkozy, semble connaître des résistances, à différents niveaux », estime le journal.
Par Ammi Said 
Le président français Nicolas Sarkozy a assuré à nouveau jeudi qu’il n’y aurait « pas de secret défense » concernant l’assassinat en 1996 des moines de Tibéhirine en Algérie, alors que l’enquête sur ce crime vient de connaître un nouveau rebondissement. »Il n’y aura pas de secret défense sur cette affaire, que les choses soient claires », a insisté M. Sarkozy. « Pourquoi voulez vous qu’avec le président algérien, nos relations s’en trouvent bouleversées. La justice est saisie, que la justice dise la vérité, moi je m’en tiens quand même au communiqué numéro 44 du GIA en 1996 revendiquant l’assassinat des moines. Je n’ai accusé personne, je veux que la vérité soit faite », a-t-il ajouté. AFP 


A la question de savoir si les services de sécurité algériens lui ont rendu visite à la prison pour lui demander d’intervenir auprès des ravisseurs des moines de Tibhrine pour leur éventuelle libération, Abdelhak Layada, l’un des fondateurs du Groupe Islamique Armée (GIA), a déclaré aujourd’hui au quotidien El Khabar: « Les éléments des services de sécurité sont venus à la prison non pas pour me demander de jouer le médiateur, mais juste pour m’informer de l’enlévement des moines ». 



