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Archive pour juillet, 2009

Louisa Hanoune qualifie de «délires» le témoignage du général Buchwalter

hanoune1.jpgLa secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Mme Louisa Hanoune a affirmé hier à Sfisef (Sidi Bel Abbès) que «les récentes révélations sur l’assassinat des moines de Tibéhirine ne manquent pas de susciter de nombreuses interrogations sur la nature des relations entre les différents services spéciaux français». «En politique il n’y a pas de hasard !», a-t-elle déclaré lors d’un rassemblement des militants de son parti à Sfisef. Mme Hanoune a qualifié de «délires» les accusations portées à l’encontre de l’ANP et appelé à la consolidation de la démocratie pour préserver la souveraineté nationale, rapporte El Watan.

Affaire de Tibhirine: revue de presse

presse.bmpLa presse algérienne revient samedi sur l’affaire des  moines de Tibhirine, soulignant que la guéguerre entre les services français  avait été à l’origine de l’assassinat des moines par le GIA qui avait revendiqué  l’enlèvement et la tuerie. Et si l’affaire des moines de Tibhirine n’était qu’une « pure » affaire  franco-française, s’interroge le quotidien El Watan en se basant sur des analyses  d’observateurs.     »Aujourd’hui, nombre d’observateurs s’interrogent s’il ne s’agit pas  plutôt d’une affaire franco-française ? Pourquoi ? Aux yeux de certains observateurs,  la réforme des services de renseignements français, engagée depuis près d’une  année par Sarkozy, semble connaître des résistances, à différents niveaux »,  estime le journal. 

Le quotidien qui fait remarquer que « la nomination en juillet 2008 de  l’ancien ambassadeur de France à Alger, Bernard Bajolet, comme coordinateur  des services de renseignements français, directement rattaché à l’Elysée, n’aurait  pas été du goût des anti-réformateurs », note que « la dualité entre les différents  services de renseignements, notamment, la DST et la DGSE, est historique ». Selon El Watan le « désaccord » entre ces deux services dans l’affaire  des moines de Tibhirine était « manifeste », du fait que dès l’annonce de l’enlèvement  en avril 1996, deux visions du dossier se sont détachées, à savoir « l’une avec  la DST qui collaborait avec les services de renseignements algériens, l’autre  avec la DGSE et le ministère des Affaires étrangères français, qui feront cavalier  seul engageant des négociations secrètes avec le GIA ».  

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Qui dirige notre armée, notre police et notre gendarmerie ?

armee.jpgPar Ammi Said 

L’armée Algérienne, comme d’ailleurs la police, la gendarmerie et les services de sécurité sont constitués des enfants de l’Algérie. Ils doivent être là pour protéger les biens du peuple, les lois votées par des élus choisis par le peuple, les frontières de notre pays, la sécurité de toutes et de tous et notre économie des ennemis intérieurs et extérieurs.

Ils sont dirigés par qui ? Par des clans venus d’ailleurs et par les transfuges de l’armée française, tout le monde le sait et eux même ne le cachent plus. Et, que demandent-ils à l’armée, à la police, aux services de sécurité et à la gendarmerie, de nous mater, de nous humilier, de nous voler, de nous terroriser, de nous censurer, de nous emprisonner, de nous réprimer…Et, pourquoi, ils leur demandent tout ça ? Pour continuer à nous gouverner, à prospérer, à gaspiller, voler et dilapider nos richesses et celles des générations futures, à vivre dans le bonheur, la sécurité et la luxure, à dominer ceux qui s’opposent à leurs privilèges illicites et mal acquis…

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Hicham El Moussaoui*: « EMAAR: les vraies raisons d’un retrait »

emmarmgf.jpgAprès avoir défrayé la chronique locale durant plusieurs années, par des montants d’investissements faramineux, le géant émirati de l’immobilier EMAAR Properties a finalement dissout, le 4 juillet dernier, sa filiale algérienne chargée du suivi des investissements du groupe dans le pays. 

  

Si ce retrait était prévisible depuis un certain temps, les raisons ne sont pas pour autant claires: s’agit-il d’une faiblesse du groupe émirati face à la crise ou y a-t-il d’autres raisons liées à des carences de l’économie algérienne ? EMAAR paierait-t-il les conséquences de la crise financière ? Si l’on en croit l’évolution de l’action du groupe immobilier qui a perdu plus de 85% de sa valeur en 2008, on serait tenté de penser avec le ministre algérien des Finances, Karim Djoudi, que les raisons du retrait du groupe émirati sont liées à la crise financière et à une croissance mal maîtrisée à l’international. L’avènement de la crise économique avait donné un sérieux coup à ses investissements, notamment en Algérie en raison du tarissement des liquidités et de l’augmentation des primes de risque. Du coup, EMAAR a revu ses engagements par ordre de priorité. Mais, si la crise financière peut expliquer en partie la décision de gel et de révision des projets prioritaires, il n’en demeure pas moins qu’il reste à répondre à la question : pourquoi les projets d’EMAAR en Algérie ne sont-ils pas considérés comme prioritaires comme c’est le cas au Maroc et en Tunisie par exemple ?

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Moines de Tibéhirine/ Sarkozy: « Il n’y aura pas de secret défense »

sarkozychef.jpgLe président français Nicolas Sarkozy a assuré à nouveau jeudi qu’il n’y aurait « pas de secret défense » concernant l’assassinat en 1996 des moines de Tibéhirine en Algérie, alors que  l’enquête sur ce crime vient de connaître un nouveau rebondissement.   »Il n’y aura pas de secret défense sur cette affaire, que les choses soient claires », a insisté M. Sarkozy.  « Pourquoi voulez vous qu’avec le président algérien, nos relations s’en trouvent bouleversées. La justice est saisie, que la justice dise la vérité, moi je m’en tiens quand même au communiqué numéro 44 du GIA en 1996 revendiquant l’assassinat des moines. Je n’ai accusé personne, je veux que la vérité soit faite », a-t-il ajouté. AFP 

La sœur d’un moine de Tibéhirine au Figaro: «On leur doit la vérité»

moines.bmpINTERVIEW – Élisabeth Bonpain, membre de la famille Lebreton, est la sœur d’un des sept moines assassinés à Tibéhirine, frère Christophe.

La sœur d'un moine de Tibéhirine au Figaro: «On leur doit la vérité» dans Affaires en justice en Algérie coeur-Dans l’affaire des moines de Tibéhirine, seule la famille Lebreton et le père Veilleux (ancien procureur général de l’ordre des Trappistes) se sont constitués partie civile. Ils ont effectué ce choix fin 2003 car, jusque-là, «il n’y avait pas eu d’enquête ouverte sur ces assassinats ni en Algérie ni même en France», rappelle leur avocat Me Patrick Baudouin. Aujourd’hui, d’autres proches des moines assassinés réfléchiraient à se constituer partie civile à leur tour.

LE FIGARO. – Quelle a été votre réaction aux révélations du général Buchwalter qui ont remis l’affaire sur le devant de l’actualité ?
C’était le plus jeune des moines, il avait 45 ans quand il est mort. Il a fait sa coopération en Algérie dans une association d’aide aux handicapés et il est tombé amoureux de ce pays. Quand il a visité le monastère de Tibéhirine avec le père Carmona, du diocèse d’Alger, il a su que c’était là qu’il voulait faire sa vie. Il est revenu en France pour finir son noviciat et il est reparti en 1987 en Algérie. À Tibéhirine, il s’occupait du jardin et aimait particulièrement les relations avec les voisins du monastère. Il parlait évidemment du climat qui régnait dans le pays, mais restait toujours très sobre sur le sujet. Ces moines sont restés malgré les violences car l’Algérie les touchait au cœur. Ils n’avaient pas envie de fuir alors que leurs amis ne le pouvaient pas. Ils avaient voué leur vie à Dieu et aux Algériens.

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Moines de Tibhrine: Remiller (UMP) veut une mission d’information

remiller.jpgLe député UMP Jacques Remiller, secrétaire de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, a demandé jeudi que soit créée une mission d’information sur l’assassinat des moines français de Tibéhirine (Algérie) en 1996.

Entendu le 25 juin dernier par le juge d’instruction antiterroriste Marc Trévidic, le général François Buchwalter, ancien attaché militaire de l’ambassade de France à Alger entre 1995 et 1998, a affirmé que les sept religieux enlevés par le GIA n’ont pas été exécutés par ce dernier, mais ont en réalité péri lors d’une opération anti-islamiste de l’armée algérienne. Selon lui, Paris aurait été informé de cette « bavure » à l’époque mais aurait décidé de garder le silence.

Député-maire de Vienne (Isère) et président du Groupe d’étude à vocation internationale sur les relations avec le Saint Siège, M. Remiller a souhaité dans un communiqué « que toute la lumière soit faite » sur la mort des sept moines cisterciens ainsi que sur l’assassinat le 1er août 1996 de Mgr Pierre Claverie, évêque d’Oran.

Mardi, Nicolas Sarkozy a promis de lever le secret défense « sur tout document que nous demandera la justice ». Réclamant « la vérité », le chef de l’Etat s’est dit « vraiment déterminé à ce que la lumière soit faite ». Selon lui, « il n’y a rien à cacher ». AP

Abdelhak Layada: «Les moines ont été tués par le GIA »

gia.jpgContacté hier par nos soins, l’ancien émir du GIA est catégorique: les services secrets français ont doublé les autorités algériennes et traité directement avec les ravisseurs: «Je dis au président français, si vous étiez honnête envers vous mêmes, d’abord puis envers votre poste de président de la République, vous n’auriez pas réagi de cette manière pour l’assassinat des sept moines. Vous réagissez de la sorte pour 7 moines alors que vous oubliez les crimes coloniaux commis en Algérie par les autorités françaises, notamment les crimes du 8 Mai 1945 ainsi que les essais nucléaires à Reggane qui ont fait des milliers de victimes et dont les conséquences sont toujours d’actualité.

Pour cette histoire de Tibhirine, une grande trahison a été commise par l’Etat français. Je dirai que c’est une double trahison des services secrets français, la DST et la DGSE. P r e m i è r e m e n t , envers les autorités algériennes, et deuxièmement, envers les groupes islamiques armés. En effet, les services secrets français n’ont pas informé les autorités algériennes quant à leurs négociations avec le GIA pour la libération de Abdelhak Layada. Quant à la deuxième trahison, il s’agit du non-respect par les Français de l’accord conclu avec le GIA pour la libération des moines.

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Etrange révélation de Layada, fondateur du GIA !

layada.jpgA la question de savoir si les services de sécurité algériens lui ont rendu visite à la prison pour lui demander d’intervenir auprès des ravisseurs des moines de Tibhrine pour leur éventuelle libération,  Abdelhak Layada, l’un des fondateurs du Groupe Islamique Armée (GIA), a déclaré aujourd’hui au quotidien El Khabar: « Les éléments des services de sécurité sont venus à la prison non pas pour me demander de jouer le médiateur, mais juste pour m’informer de l’enlévement des moines ».

Il est à se demander pourquoi nos « services » ont informé Layada de l’enlévement sans lui demander de prendre contatc avec les ravisseurs des moines ? El Mouhtarem

Mohand Arezki Boumendil, un chroniqueur sans scrupule !

dput.jpgIl s’appelle Mohand Arezki Boumendil (MAB). Il est journaliste et retraité de l’APN. Une fois par semaine, il écrit une chronique  politique dans le site TSA. « MAB » est un « grand » analyste politique…pour ceux qui ne le connaissent pas bien sûr. Je viens de lire une de ses chronique intitulée: « Paris cible l’armée nationale: y a-t-il des Algériens dans l’avion ? ». MAB prend la défense de l’armée algérienne dans l’affaire de Tibhirine (il est à de demander si elle en a vraiment besoin) et accuse les partisans du « Qui tue qui? » d’avoir monté une cabale contre l’Algérie !! « Treize ans après l’innommable tuerie qui a valu la mort aux sept moines de Tibéhirine, une véritable cabale est montée contre l’armée algérienne au nom du «Qui tue qui» si cher aux officines qui rêvent d’une république théocratique en Algérie », écrit l’ancien député.  

Il est à se demander tout d’abord si le président français Nicolas Sarkozy, auteur de la « théorie » « vaut mieux Bouteflika à la tête de l’Algérie qu’une république islamique », rêve d’une république théocratique en Algérie ? Le propos de MAB ne concerne que les officiels français qui se sont exprimés sur l’affaire de l’assassinat des moines de Tibhirine en 1996, puisqu’aucun politique algérien n’a, pour l’instant, commenté les déclarations du général français François Buchwalter .

Par ailleurs, de quelle crédibilité MAB peut-il se targuer, lui qui a mangé à tous les râteliers ? En 1991, il est élu député de Tigzirt sur la liste du FFS. En 1997, élu député sur la liste du RCD qu’il quitte au bout de deux ans. Il rejoint le CCDR de Abdelhak Brerhi. En 2004, il rejoint l’UDR de Amara Benyounes. En 2007, il se présente aux élections législatives sur la liste de l’ANR.  El Mouhtarem

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