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Application du nouveau week-end: Guérir le mal des uns par le malheur des autres

week.bmpPar Youcef Aouchiche

Guérir le mal des uns par le malheur des autres n’est qu’une basse  forme de la  fuite en avant et du bricolage. Elle témoigne ainsi de l’incapacité, de l’ignorance , de la  culpabilité de nos responsables, et elle finira par tout bousculer dans le chaos.

 

Pour une décision qui se voulait purement d’ordre économique, l’instauration du week-end semi-universel n’a pas pu échapper aux manipulations politico-religieuses qui gangrènent les hautes sphères de l’Etat. Ainsi, le ministre de l’Education nationale et celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique n’ont pas trouvé mieux en vue de sauvegarder la sacralité du vendredi que d’opérer des changements radicaux sur le fonctionnement ordinaire de leurs établissements. Alors, pourquoi les pouvoirs publics ne peuvent pas affronter le tabou de cette journée, tenue morte jusqu’ici ? Quelles sont les répercutions de ces changements sur les élèves scolarisés et les étudiants ? Et à qui profite cette instrumentalisation ?

 

En exploitant l’amalgame, non justifié, entre la journée du vendredi et la prière du vendredi, Boubekeur Ben Bouzid et Rachid Haraoubia ont  opté  pour la réforme, pure et simple, de l’année scolaire et universitaire dans le seul souci est de ne pas travailler en cette journée. En effet, après les instructions du ministre de l’Enseignement supérieur, portant sur la sauvegarde du vendredi comme journée fériée, c’est au tour du ministre de l’Education d’annoncer une réforme globale de l’année scolaire en vue d’assurer une paralysie générale sur le vendredi sensé remplacé le jeudi avec l’application du nouvel agenda du Week-end.

Sans se rendre compte de l’intérêt des élèves et des étudiants, les deux responsables ont proposé la réduction des temps globaux des séances destinées à la formation des futurs cadres de la nation. Tandis que  le ministre de l’Enseignement supérieur s’est contenté de réduire la densité des cours, afin d’assurer  la non activité dans la journée du vendredi, son homologue de l’éducation a osé même proposer une séance de 45 minutes au lieu d’une heure, tout en prolongeant la durée de l’année scolaire.  Ces changements  qui perturberont certainement le fonctionnement des établissements liés aux deux institutions concernées, porteront préjudice au déroulement ordinaire et à l’intégrité de notre système d’enseignement.

Ces décisions  viennent confirmer le manque de courage en matière de la prise et de l’application des décisions politiques, pourtant,  cette dernière a été prise en plein conseil des ministres.  Par peur d’affronter l’islamisme politique, qui ne cesse de prendre des proportions alarmantes, ou par volonté de continuer et d’abuser  dans l’instrumentalisation de la religion à des fins purement politiques, les deux responsables ont prouvé leurs limites, quant à l’assurance de l’intérêt suprême de l’enseignement dans notre pays.

Cette peur et l’instrumentalisation qui profiteront en premier lieu aux islamistes radicaux et ne sert en aucun cas l’intérêt d’un pays qui n’a pas encore surmonté les douleurs d’une décennie noire, où les causes qui l’ont déclenchée sont presque identiques avec celles du laisser-aller d’aujourd’hui.  Par ailleurs, l’association des parents d’élèves qui a fortement applaudi M. Ben Bouzid, ne semble pas à la hauteur ni en mesure de prôner les problèmes des élèves, qui ne cessent pas de subir les affres des fameuses  réformes répétées de leur ministre. Cependant, le ministère de la Communication et les opérateurs téléphoniques et même la presse n’ont pas trouvé mieux que de préserver l’ancienne formule du week-end. Ainsi, ce qui s’est révélé comme démarche en vue de la rationalisation de l’activité économique nationale ne va être qu’un bricolage et un bouleversement de la semaine du travail. 

Alors, à quoi ce changement servira-t-il ? Le gouvernement aurait du changer le week-end pour la société portuaire et les  entreprises commerciales  pour éviter tant de souffrances et des bouleversements dans  la vie des Algériens.

Y.A

Commentaires

  1. Surfeur dit :

    Le week-end c’est samedi et dimanche, que le vendredi aille au diable, l’économique prime et la mondialisation n’a pas de religion…

  2. imad le ziamiste dit :

    Bravo youcef et merci pour ta contribution.a mon avis ya le point de qui tir profit de ce désfonctionement systematique de l’etat qu’il faut pas l’ignorer,certe c cet nomonklatura qui gouverne et leur serviteurs et fonctionaires(les oportunistes).c pour ca que c a leur interet de prondre des décisions non populaire.

  3. wahid dit :

    Vous posez dans votre article les vraies questions mais vous n’apportez aucune tentative de réponse. Sachez cependant que les arabes du golf ont adopté depuis très longtemps déjà le weekend Vendredi/ Samedi et par conséquent ont depuis l’aube épargné leurs économies de la longue hibernation hebdomadaire algérienne, le weekend le plus long au monde !!! (jeudi, vendredi, samedi et dimanche!) . L’équipe gouvernante se réveille bien tard en tâtonnant pour copier, toujours copier et mal copier, tantôt les marocains, tantôt les pays du golf ou encore les français. Les algériens seraient – ils à ce point que copieurs maladroits? Il est clair que le weekend idéal serait celui de samedi/dimanche et les fidèles peuvent fermer leurs échoppes pour aller manger et accomplir leur prière spéciale de vendredi et retourner normalement à leur travail comme au temps du prophète. Le Hadith de Mohamed est bien une preuve incontestable.

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