Disparition des journalistes: RSF tire la sonnette d’alarme

disparus.bmpPar Youcef Aouchiche
 
Le syndrome des disparitions traque toujours les journalistes. Frappée par la brutalité des régimes dictatoriaux ou par la sauvagerie des groupes armés et encore plus par la barbarie du terrorisme, cette catégorie de fonctionnaires souffre toujours du démon des assassinats et des disparitions qui ne cessent de guetter leurs vies. En se penchant sur cette question, l’organisation non gouvernementale (ONG) Reporters  sans frontières (RSF) a rappelé, hier, la gravité de la situation.

En publiant un rapport à la veille de la 26e Journée internationale des disparus, cette organisation a tiré la sonnette d’alarme quant à la prolifération de ce syndrome qui frappe la famille des médias. Selon ce document, les régions où sévissent les conflits sont les plus touchées et exposées à ce phénomène. Après avoir cité ces plusieurs  exemples, l’organisation s’est indignée de ces pratiques, qui agissent contrairement à la moralité humaine et les exigences professionnelles. En faisant allusion à l’implication de plusieurs et de différentes parties dans ces actes ignobles, l’ONG a estimé nécessaire la protection de cette frange de société.  «Qu’elles soient le fait d’agents de l’Etat ou de criminels locaux souhaitant régler leurs comptes, les nombreuses disparitions de journalistes rappellent que les ennemis de la liberté de la presse n’hésitent pas à utiliser les moyens les plus lâches et les plus odieux pour bâillonner les  professionnels des médias», a-t-elle clamé.

Ce rapport qui met en avant la gravité de la situation vient de confirmer, si besoin est, la ferme volonté des prédateurs de la liberté d’expression, d’où ils viennent ou quelle que soit leur nature, à réduire la libre parole au silence ou à la simple vocation de loyauté à ces derniers. 

N.B: Plus aucun journal algérien n’évoque les deux journalistes algériens disparus, Djamel-Eddine FAHASSI, radio, le 3/8/1995 et Aziz BOUABDALLAH, El Alem Essiyas, le 4/12/1997. El Mouhtarem

Commentaires

  1. Journaliste libre dit :

    Il ne faut rien attendre des journalistes algériens lâches et en plus désunis. Il font la courbette au régime qui les fait assassiner par ses groupes islamique armés et ils espèrent la protection de l’Etat, comme si cet Etat n’était pas le régime-même. Comment voulez-vous que ça s’arrête?

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