Investissements: Les chiffres contradictoires de Djezzy

djezzy.jpgPar F.B, Le Temps d’Algérie

En dépit des assurances exprimées récemment par le DG de Djezzy quant aux investissements consentis par la filiale d’Orascom Telecom en Algérie, certains observateurs restent sceptiques et s’interrogent sur la véracité des chiffres communiqués, à savoir 500 millions de dollars d’investissement par an.

Les rapports financiers établis ces trois dernières années par le groupe de Sawiris annonçaient plutôt une baisse des investissements, alors que les profits réalisés sont en forte augmentation.

L’investissement d’Orascom Telecom Algérie se chiffrait à 166 millions de dollars au troisième trimestre 2008, contre 222 millions de dollars durant la même période de 2007, soit une baisse de 49%, selon le rapport financier du groupe.

La déclaration du DG d’OTA, Tamer Al Mahdi, que les investissements s’élèvent à 500 millions de dinars, a étonné plus d’un en ce sens qu’elle a remis en cause les chiffres contenus dans les rapports financiers publiés périodiquement par la maison mère.

Ces données prouvent on ne peut plus clairement une réorientation en douceur de sa politique d’investissement en Algérie.

En matière de bénéfices, la tendance est par contre favorable à l’opérateur de la téléphonie mobile. Avec un nombre d’abonnés de plus 14 millions, Djezzy a réalisé en 2008 un bénéfice net de 580 millions de dollars, un résultat important qui n’a été réalisé par aucune entreprise étrangère de droit algérien.

Les bénéfices réalisés sont transférés à l’étranger, selon la Banque d’Algérie, dont la quasi-totalité sous forme de dividendes. Un acte qui a suscité les inquiétudes des autorités publiques, s’interrogeant sur les intentions de cet opérateur.

Il y a lieu de relever que les biens immobiliers exploités par OTA ne sont pas des propriétés, y compris le siège social de la direction générale à Dar El Beïda (banlieue est de la capitale). Il s’agit de locations de longue durée auprès de particuliers.

Ce phénomène tend à se généraliser, car la majorité des sociétés étrangères n’acquièrent pas des biens immobiliers en Algérie pour des raisons qui restent à explorer.

En matière d’investissements entrepris par Djezzy, les spécialistes en la matière demeurent méfiants, jusqu’à dire que les équipements de télécommunications installés ne sont pas aussi performants et innovants. Sur ce plan, l’opérateur devra donc convaincre ses détracteurs par des éléments purement techniques.

Prélèvement sans le consentement de l’abonné
S’agissant de l’élan de solidarité entretenu par OTA ces dernières années, il y a lieu aussi de relever que l’opérateur a prélevé 10 DA sur chaque rechargement de compte de communication de l’abonné. Ce qui n’a pas été apprécié par beaucoup d’abonnés, considérant que le geste de solidarité devait plutôt être pris en charge par les moyens financiers propres de l’opérateur.

Les dirigeants d’Orascom ont multiplié les erreurs jusqu’à vouloir vendre leur filiale algérienne, ce qui a irrité les autorités publiques. Les dernières mesures prises dans le cadre de la loi de finances complémentaire de 2009 et celles de l’an 2008 ont démontré la détermination de l’Etat à réguler le marché des télécommunications selon les intérêts du pays et de l’investisseur.

Les taxes introduites sur le chiffre d’affaires et les rechargements téléphoniques sont, entre autres, de nouvelles mesures illustrant la vision de l’Etat vis-à-vis de ce secteur évoluant depuis 2002 sans aucune contrainte ni exigence particulière, à l’exception du respect du cahier des charges d’exploitation d’une licence GSM auquel sont soumis les trois opérateurs algériens.

Face aux rumeurs distillées sur la vente de Djezzy et après l’histoire de l’entrée du groupe français Lafarge dans les cimenteries algériennes ayant racheté les parts d’Orascom Construction, l’Etat s’est prémuni cette fois-ci contre ces opérations de cession, en adoptant des textes de lois. Des dispositions qui verrouillent toute action ne profitant pas au pays.

L’article 62 de la loi de finances complémentaire de 2009 stipule que «l’Etat ainsi que les entreprises publiques économiques disposent d’un droit de préemption sur toutes les cessions de participations des actionnaires étrangers ou au profit d’actionnaires étrangers».

Pour combler le vide juridique qui existait auparavant dans ce type de transactions, les pouvoirs publics ont instauré des taxes de 15% sur les cessions d’actifs d’entreprises dans le cas où elles ne seraient pas reprises par l’Etat. De même, la loi sur les postes et les télécommunications ne permet pas la vente d’une licence de téléphonie mobile sans l’aval de l’autorité de régulation.

Commentaires

  1. kelam dit :

    est ce qu’il existe un pilote dans l’avion:il est regretable :il faut défendre économie de notre pays :la loi LCF 2009 montre qu’il y a un pilote la critique c’est bon mais reconnaitre c’est aussi bon,il faut la critique et l’inverse:pour mieux géré ce beau pays:il faut deux grand parties et ce battre sur le terrain:pour mieux et moins faire de faute:kelam

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