9 septembre, 2009
Qui décide en France ?
Par J. Attali pour « Algérie Politique »
Les débats sur l’éventuelle suppression du juge d’instruction et sur la possible création d’une taxe sur la production de gaz carbonique révèlent une dérive inquiétante de l’esprit public: Tout se passe comme si, dans l’opinion, une décision annoncée par l’exécutif avait valeur de loi. On ne discute que de savoir si c’est au président ou au premier ministre de faire ces choix, et certains s’étonnent même que le juge d’instruction existe encore, ou que la taxe carbone ne soit pas déjà en application.
Et pourtant, en démocratie, et en particulier en France, depuis que notre pays est en République, c’est le parlement qui vote l’impôt et c’est lui qui décide de la réforme de nos instances judiciaires. La Vème république l’a confirmé, en précisant, par son article 34, les domaines où la loi est nécessaire, dont font partie l’impôt, et la réforme du pouvoir judiciaire. De plus, la très récente réforme constitutionnelle a considérablement renforcé le pouvoir du parlement, qui fixe en partie son ordre du jour, propose ses propres textes et peut plus facilement écarter les textes de l’exécutif.
La tentation pour l’exécutif d’empiéter sur le pouvoir du législatif est constante, quelles que soient les majorités ; les commentateurs l’y aident et les parlementaires, de la majorité et de l’opposition, semblent se laisser prendre à ce piège. Par révérence pour les uns. Par négligence pour les autres. Cette tentation va augmenter.
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Mohand pour « Algérie Politique »
L’Algérie a réalisé plus de 27 milliards de dollars de recette pétrolières durant les huit premiers mois de 2009, a indiqué mercredi le PDG de Sonatrach Mohamed Meziane. « Les recettes des hydrocarbures réalisées de janvier jusqu’à fin août 2009 ont atteint plus de 27 milliards de dollars », a déclaré M. Meziane à l’APS. Le ministre de l’Energie, Chakib Khelil, avait indiqué en avril que les recettes pétrolières de l’Algérie pourraient s’établir à 40 milliards de dollars en 2009 contre plus de 75 milliards de dollars en 2008.
Une évaluation établie par le Centre National d’Études et d’Analyses pour la Population et le développement (CENEAP) a fait remarquer que le taux d’analphabètes dans notre pays se situe aujourd’hui à 22%, soit 6 millions d’Algériens. Le Centre a recensé plus de 6 millions analphabètes en 2009 dont 60% sont des femmes et 75 % des enfants âgés entre10 et 15 ans.
Une étude menée par des étudiants en sciences de l’information a montré qu’à peine «15% d’Algériens continuent à regarder la télévision nationale». C’est ce qu’a révélé le Dr Said Adimi lors d’un séminaire sur l’audiovisuel organisé par le FLN. Le Dr Adhimi a plaidé pour l’ouverture du secteur de l’audiovisuel pour l’investissement privé national en se demandant «jusqu’à quand cette fermeture va durer». Dans une métaphore, il compare la télévision algérienne à «un véhicule auquel on veut (le pouvoir) faire porter une charge qu’il ne peut supporter». Pour lui la création de chaîne satellitaire destinées au monde arabe, à l’émigration, n’est ni plus ni moins que la démultiplication de la médiocrité qui caractérise la chainse mère. Synthèse d’El Mouhtarem/ Source La Voix de l’Oranie
Le diplomate algérien Mohamed Ziane Hasseni, interpellé en France en 2008 et placé sous contrôle judiciaire dans l’enquête sur l’assassinat de l’opposant Ali Mecili en 1987 à Paris, a déposé fin août une « requête aux fins de non-lieu », a-t-on appris mardi de source judiciaire. Plus de vingt ans après l’assassinat de l’avocat algérien dans le centre de Paris, cette affaire avait connu un rebondissement avec l’interpellation à Marseille (sud-est), le 14 août 2008, de M. Hasseni, chef du protocole du ministère algérien des Affaires étrangères. Hasseni, qui s’affirme depuis son interpellation victime d’une homonymie, a déposé fin août une requête aux fins de non-lieu. Le parquet n’a pas encore décidé s’il allait soutenir cette requête, a-t-on indiqué de même source. 





